Manga Time : Chat malgré moi tome 1 (Fiche)

Chat malgré moi Tome 1 par Wagata

Titre : Chat malgré moi
Titre japonais : Neko Hajimemashita
Scénario & Dessin : WAGATA Konomi
Editeur : Nobi nobi
Genre :  Animaux, Tranche-de-vie
Prix papier : 6.95€
Pas de format numérique

WAGATA Konomi est également l’auteur de Lusky, ami pour la vie, qui est également disponible en France, et tout est sorti.

Fiche MN

Titre :
Très bien trouvé, un jeune garçon qui devient un chat sans rien avoir demandé -> Chat malgré moi

Couverture :
Elle est dans le ton, on a un chat avec une drôle de tête, il nous montre une patte aussi. Une patte de chat est dessinée sur le numéro du tome. On a le jeune homme dans juste une petite boule mais ça montre que le chat c’est lui. On a des dessins de chats en arrière plan. Le titre est mis en forme et le C de manière spéciale. En tout cas, la couverture donne déjà très envie.

Histoire :
La vie du jeune Nao bascule après un terrible accident de la route : quand il reprend ses esprits, il se retrouve piégé dans le corps… d’un chat ! Pensant d’abord que ce n’est qu’un mauvais rêve, il va tester tous son potentiel de félin jusqu’à se rendre compte que la rue n’est vraiment pas faite pour lui… Heureusement, il va croiser la route de la jolie et maladroite Chika, une lycéenne qui vit seule et décide d’adopter ce petit chat peu ordinaire. Inconsciente de la réelle identité de son compagnon, Chika va le rebaptiser Nyao et commencer une nouvelle vie avec lui. D’aventures en aventures, Nyao parviendra-t-il à retrouver son corps humain ?

Mon avis/mes impressions :
Mignon et très drôle, j’ai passé un très bon moment et j’ai vraiment rit ce coup ci XD !
La façon dont les choses nous sont dites ainsi que les situations entraînent des moments cocasses et très drôles.
Il doit déjà se faire au fait d’être un chat et réalisé qu’il l’est vraiment, ensuite il se trompe par moment, et en apprend de plus en plus sur les chats, et en étant un être vivant aussi mignon il peut avoir accès à des choses insoupçonnées, où de son vivant garçon ça ne marchait pas.
D’un côté il réfléchit à comment il pourrait redevenir humain et d’un autre il se complaît dans sa vie de chat vu qu’il s’est trouvé une maîtresse sympa, qui est aussi une fille de son école.
Ex. Allez dans une litière, on le regarde faire, non pas possible, il aimerait bien aller au WC, mais sans se faire prendre.
Ou alors quand il apprend qu’un chat dort 14 heures par jour XD.

Pour moi, ce premier tome est une réussite. Ce manga s’adresse à tout le monde, petit et grand enfant, homme ou femme. Contrairement à Lusky qui s’adresse plus à public shojo, et qui aime les chiens.
C’est une thématique que j’aime beaucoup l’échange de corps, voir ce que l’autre ressent, comprendre l’autre en se mettant à son niveau. Ici, en plus, c’est un être humain qui a échangé avec un chat.
Les connaissances de Nao en chat ne sont pas tout à fait complètes et exactes, parfois il peut donc se faire des films et mal comprendre.
Le chat Nyao est un pur régal, ses expressions (visage/figure), ses positions. Il est très attachant.
Il y a aussi une bonne réflexion je trouve, des choses qui ne passerait pas pour un petit garçon humain, mais pour un petit mâle chat pas de problème.
On passe un très bon moment, et on rigole bien aussi. Je recommande à tout le monde :).

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Manga Time : Pillow bear tome 1 (Fiche)

Alors ce titre : un oreiller ours …
et cette couverture ? on en parle … ou pas …

Editeur : Akata
Dessin et scénario : KUMANOMATA Kagiji
Collection : WTF ?! – What The Fuck ?!
Nombre de tomes : 3
Fini chez nous (France) et au Japon.
Genre : comédie, tranche de vie

Fiche MN

Histoire :
Wataru est un lycéen introverti, et pour ne rien arranger, il a une passion peu avouable : il est littéralement dingue de peluches ! Il les collectionne, les affectionne… sans vergogne ! Jusqu’au jour où, pris pour cible par des camarades de classe, il s’enfonce dans les tréfonds d’une salle de jeux. Il se retrouve alors nez à nez avec une vieille machine abandonnée. Mais dans ce distributeur-là, se trouve une peluche unique en son genre : l’homme-peluche-ours, Mofutarô !!! Ce dernier, en tant que peluche digne de ce nom, ne veut qu’une seule chose : être câliné par Wataru ! Mais le pauvre lycéen, déjà mal dans sa peau, n’a pas très envie de faire des free hugs avec un homme à moitié dénudé… Son quotidien en sera profondément bouleversé, surtout que Mofutarô n’est pas le seul homme-peluche à débarquer dans le monde des humains !

Mon avis/mes impressions :
J’ai pris ce manga en prenant un énorme risque, surtout que j’ai réussi à avoir les tomes 2 & 3 avant le 1er. Mais je me suis dit que pour une lecture ça devrait quand même le faire.
La collection WTF, je vous avouerai, n’est pas non plus un franc succès avec moi. J’ai lu pas mal de gens se payait des barres de rire avec ce manga. Ce n’est pas non plus des barres, mais il a réussi à me faire rire quelques fois.
L’idée de base est assez sympathique, on pense aussi un peu au yaoi, à cause de ce qui est suggestif. Mais ce que j’ai le plus apprécie et ce pour quoi ils ont réussi à ne pas être en échec total avec moi c’est toutes les idées proposées, la réelle évolution, et la rencontre de nouveaux personnages. Egalement, Wataru, qui est touchant et mécompris avec sa passion des peluches, voire carrément mal vu par d’autres gens.
J’ai aussi particulièrement aimé la référence à l’école de formation des peluches, et on en reparle plusieurs fois, y a des choses bien vus, qui pris en peluche sont finalement asssez normales, mais prise humainement, serait choquante.
Tout comme une peluche sur le lit de Wataru, c’est mignon, pas choquant, ça décore, mais un gars à moitié à poil ça détonne, met mal à l’aise, fout en l’air la décoration.
Une peluche c’est doux, on la serre dans ses bras, mais l’homme peluche on n’a pas trop envie quand même.
Ce sont donc plutôt de bonnes idées bien exploitées, et une lecture ça le fait totalement 🙂
J’ai bien choisi quand commencer, il y a un chapitre consacré à Noël. D’ailleurs l’homme peluche aimerait à tout prix faire un cadeau à son maître, oui dit comme ça, ça fait tendancieux. Et ils en jouent à fond.

Manga Time : Dernière heure tome 3

Fiche

Dernière heure, tome 3 par Yû

Je me sens touchée, perdue, aussi doux que brutal, et poétique. Sur un sujet dur et poignant.
Le graphisme est toujours aussi beau et soigné.
Autant ceux qui restent ou ceux qui partent vivent cette guerre, la ressente, vive ses conséquences au quotidien.
On a de simples instants de vie parfois, de bons petits plats mijotés. C’est touchant.
Les premières pages sont tout en couleur et ça fait du bien aux yeux.
Il y a des tensions au sein du groupe de jeunes, des doutes, de la peur pour l’avenir.
Il y a ces mystères : l’ennemi, le lapin, le cube. Une personne qui a l’air d’être la seule à entendre le lapin, une autre qui a l’air de voir à travers lui quand il le représente sur son dessin.
Il y a cette île qui nous révèle un bien étrange mystère sur la procréation, sur comment un couple a un enfant et que depuis la guerre il n’y en a pas eu.
Qui sont les gens de cette île ?
Il y a l’ennemi, l’apparence, le doute, la peur !
Il y a cet enfant dont le père peignait la guerre, il participait à sa façon, sans aller au front, mais ça ne passait pas, et on lui faisait payer. Les gens oublient souvent qu’on ne voit pas tous le monde de la même manière, qu’on ne ressent pas les choses de la même façon, qu’on ne les voit pas pareillement, qu’on n’a pas tous les mêmes compétences.

Venez également retrouvé l’avis de tachan si juste qui touche en plein coeur : ici
« C’est doux, poétique et en même temps dur et sombre, j’adore. » Exactement !

Manga Time : Fûka tome 5

Fuka T05 par Seo

Une très jolie couverture comme à chaque fois, avec un joli jeu de couleur, et Fûka qui se saisit du micro pour chanter.

Fiche

J’averti bien aimablement tout le monde de la nécessité d’avoir lu au minimum les 4 premiers tomes ou d’aimer être spoilé pour continuer la lecture de cet article (si ce n’est pas le cas arrêtez-vous là).
Si vous avez lu les 4 premiers tomes, n’hésitez pas non plus à lire le 5ème tome et revenir ensuite.
Oui, c’est toujours aussi bien, c’est vraiment bon puissant, prenant, et là ils ont osé, telle la vie.

Bien,  je vous aurais averti.

La fin du tome 4 faisait peur, mais vraiment ils ont osé aller loin, telle la vie, telle la réalité qui peut parfois être implacable et terriblement dure.

Attention au résumé du tome 5.

Comme beaucoup de fois, chacun a sa façon de réagir, même si on ne va pas à un enterrement, ça ne veut pas dire qu’on n’aimait pas cette personne. Mais quand on aime quelqu’un, c’est juste tellement dure d’accepter cette réalité. Ne pas voir le corps, faire semblant que tout va bien, pourquoi c’est arrivé ? Comment continuer ?
Yû se laisse complètement aller, il ne va plus à l’école, il cherche les coups, il évite les endroits où il a des souvenirs d’elle.
Tout le monde avance tant bien que mal.
Il se pose aussi la question du groupe, de l’intérêt de continuer sans elle. Et comme on est réaliste aussi de la possibilité de continuer sans elle.
Et maintenant que les autres membres ont trouvé un moyen d’avancer, comment à nouveau changer d’avis ? Faire face aux gens avec qui ils se sont engagés ? Le feront-ils ? Croiront-ils assez en eux, en Yû, en eux sans Fûka, avec qui tout a commencé. Peuvent-ils supporter d’être avec des gens, de reformer le groupe, mais sans elle, qui était l’unité, la joie de vivre, l’espoir, elle qui y croyait dur comme fer ?
En tout cas, Sara a avancé dans sa relation avec les autres. Tous les autres avaient trouvé quelque chose dans la musique, quelque chose à eux, quelque chose où ils peuvent s’épanouir tous ensemble.
J’ai autant de mal à réaliser qu’eux, ça fait vraiment mal.
Cela aurait pu être un bête accident, avec plus ou moins de séquelles, ici la faucheuse est passée, mais Fûka vit toujours à travers eux, leurs cœurs et les nôtres. Elle a laissé son empreinte. Niveau mangaka quelques mots sont laissés eu début aussi. Comme les personnages, on a l’impression de faire un mauvais rêve, un cauchemar.
C’est bien abordé, plus les questionnements.

Manga Time : Moving Forward tome 6

Fiche

Moving Forward, tome 6 par Nagamu

Cette fois-ci c’est beaucoup plus classique, beaucoup de noeuds au cerveau et les affres de l’adolescence et de l’amour dans toute leurs splendeurs.
Par contre, il y a quelques phrases bien senties qui portent à réflexion.
Outa a été très maladroit dans le dernier tome en voulant se faire pardonner, ici il le fait avec plus de subtilités et en montrant qu’il l’a un minimum observé.
Sazuku aimerait joué avec d’autres musiciens, il en a pris conscience en étant poussé dans le tome 5 par Kuko et par le vieux homard, il prend donc son courage à deux mains et lui demande des cours.

Il y a également une très jolie sortie au parc entre 2 amis.
Des amis qui tiennent à leur amitié et ne veulent pas la perdre.
On remarque aussi l’incidence sur sa propre vie du regard de l’autre, également le poids de ses mots. Que ce soit des compliments comme tu es doué pour ça, ou des reproches, des choses méchantes tu es nul(le), inutil(e). Cela marque la personne dans un sens comme dans l’autre. Il faut veiller à faire la part des choses, également avoir différents retours, de différentes personnes.
Outa est par exemple très doué en dessin, dans son enfance on l’a beaucoup complimenté à ce sujet, ça l’a motivé à continuer à dessiner.
Une jolie série que j’encourage tout le monde à lire en tout cas.

Dans l’histoire à part, on a une jeune fille qui traîne beaucoup de bagages, pour parer à tout et aussi aider les autres, et un jeune homme qui gueule fort. La fille se trouve pas assez doué, pas assez belle, pas assez tout, et c’est le moyen qu’elle a trouvé pour être utile. En attendant, cela lui fait un certain poids tout le temps. Les autres ne font-ils que l’utiliser ?
On a toujours une certaine manipulation, un côté utilitariste quelque part, mais tant qu’elle est bienveillante, et non malveillante, ça passe. Après il faut faire la part des choses et ses choix.

Manga Time : Moving Forward tome 5

Fiche

Un excellent tome où j’ai pensé à mon dernier livre aussi (a good girl), toute la réflexion autour des sentiments, de l’être et du paraître.
Ce tome pourrait très bien faire pleurer une partie d’entre vous à chaudes larmes, il est très touchant, émouvant, il donne des nœuds au cerveau et dégage réflexion et prise de recul par rapport à soi-même aussi.
Kuko se confronte à Outa, mais c’est différent dans ses rêves.
Ici, nous confrontons pas mal 2 façons de faire : intérioriser ses sentiments ou les extérioriser. Ne pas dire forcément tout ce qu’on pense tout le temps, ou être très naturel : rire quand on est joyeux, pleurer quand on est triste, même si c’est devant l’autre, dans la rue, au travail, à l’école. Et vous que faites vous ? Une chose que laquelle nous pouvons évoluer, réfléchir, peut-être faire cas par cas, selon les personnes, selon les situations.
Nous pouvons même envier tout comme considéré comme un extraterrestre la façon de faire de l’autre si différente de nous.
On peut aussi être influencé par la culture, comment on a été élevé, les réactions des autres…
On parle aussi maladroitement peut-être de force et de faiblesse, qui peuvent influencer sur ce qu’on décide de faire.
Il n’y a aucune solution qui est à 100% génial. Chacune a ses avantages et ses travers.
Kuko est choquée, car comme beaucoup d’entre nous elle se découvre une part sombre, c’est difficile à accepter mais il le faut, cela n’en fait pas quelqu’un de méchant. Et il faut bien qu’elle s’extériorise un minimum avant que cela craque pour de bon. Elle se rend compte que parfois elle a considéré les autres de haut, elle ne comprenait pas leurs façons de faire, d’être, qu’elle considérait comme faible.
Bref, une très jolie réflexion.
J’ai aussi beaucoup aimé le dialogue, l’échange que Kuko a eu avec son père, aussi ce moment où le vieux fait venir un jeune à lui pour partager quelque chose d’unique.
Mention spéciale à la dernière histoire aussi qui met Ibu en avant, déjà j’aime beaucoup la complicité qu’elle a avec sa maman, ce partage de passion.

Il faut aussi se rappeler que ce sont des adolescents qui se découvrent.

Cinéma Time : Jun, la voix du coeur

Le film a une affiche très belle et poétique, tout comme son titre.
On regrettera qu’on ait pas le droit de le voir sur grand écran, qu’il n’y ait pas eu de sortie cinéma sur ce titre.
J’ai eu très envie de voir ce film depuis que Kazé nous en a parlé sur les réseaux sociaux.

Le film est également connu sous les noms anglais et japonais :
The Anthem of the Heart
Kokoro ga sakebitagatterunda
Il dure environ 2 heures (1h59)
Un film de Tatsuyuki Nagai et Ken Sakamoto
Ecrit par Mari Okada
Avec Sora Amamiya, Yoshimasa Hosoya, Inori Minase…
Studio : A-1 Pictures
Il est disponible en
– DVD
– Blu-Ray
– Edition DVD + Blu-Ray -> Collector (avec un livret du 96 pages)
Edité par Kazé
Grosso modo le prix varie entre 15€ et 35€ selon le lieu où vous le prenez et le type d’édition.
Disponible en japonais sous-titré et même en français (bien si vous voulez le faire découvrir à des gens réticents à sortir du français, à lire des sous-titres).
On regrettera aussi qu’il ne semble pas y avoir de bonus spécialement intéressant, enfin juste un livret dans la collector
En streaming sur ADN

Fiche SB

Résumé :
Jun Naruse porte en elle le poids des regrets suite à un événement de son passé, elle en devient muette. L’histoire nous entraîne aux côtés de 4 camarades de classe qui ne semblent pas se connaitre vraiment mais qui doivent travailler ensemble sur un projet scolaire. Ils ont été choisi par leur professeur pour participer au comité et être en charge du projet présenté par leur classe. Il se dessine alors un collectif au mélange inattendu.

(Bon, j’ai pris un peu de 2 résumés différents, plus remanié).

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Mon avis/mes impressions :

C’est un très beau film qui s’adresse à tout le monde, petits et grands enfants. Passionné du Japon, de mangas et autres, ou non. 
Le film bénéficie d’une image sublime *o*. L’animation est belle et toute en sensibilité. On sent très bien les sentiments des gens, leurs mouvements.
La musique est très belle et s’intègre au film. Il faut aussi savoir qu’on a de la musique classique, de la musique très connue, qui touche direct en plein coeur, qui évoque des choses pour la majeur partie d’entre nous (j’ai ajouté un point au film avec cela).
Le film aborde avec subtilité et brio le pouvoir des mots, de la communication, et ses difficultés à plein de niveaux, et pas seulement pour Jun.
Le film revêt une dimension fantastique, qui est plus de l’ordre de l’imagination débordante d’une jeune fille.

On commence l’histoire aux frontières du réel, il y a un château, et une petite fille rêve d’aller au bal du château, de rencontrer le prince, elle est subjuguée par ce lieu. Vous verrez quand vous saurez ce qu’est le lieu, la terrible ironie.
C’est notre Jun, encore petite et pleine de vie. Beaucoup de gens lui disent que c’est un moulin à paroles, ça ne lui fait pas trop plaisir d’être appelée ainsi.
Un jour, elle surprend quelque chose, qui elle la fait rêver avec son imagination débordante, qu’elle ne comprend pas, elle en parle en toute innocence, et à jamais sa vie va changer. Elle se sent responsable, mais elle n’a quand même fait que dire la vérité, elle n’y peut rien.
Pendant tout le film, on est cerné par les oeufs aussi (tamago). Oui, vous verrez une partie très fun.
Ainsi, Jun vit comme si on lui avait lancé une malédiction. Elle fait penser à quelqu’un qui a subi un choc traumatique, qui l’a rendu muette.
Je reste aussi assez marquée par le fait que finalement rien n’est fait à ce sujet, et que la mère de Jun se soucie surtout des rumeurs, de l’image que sa fille renvoie.

Leur professeur leur fait un coup fourré en nommant Jun et 3 autres personnes pour le comité. Mais même si c’est eux le comité, c’est au final toute la classe qui sera concernée.
Ils sont différents, a priori ne s’entendent pas spécialement, mais vont devoir travailler ensemble, et même pire arriver à fédérer la classe entière.
On a entre autre Jun Naruse, muette, mais qui sait parler. On a ses essais pour dire ce qu’elle pense, ce que ça déclenche en elle (ce n’est pas rien). Daiki Tasaki, bourru, qui s’est blessé à l’épaule, ne peut plus jouer au baseball pour le moment et le vit très mal. Takagami Sagaki, qui vit avec ses grand parents (mais où sont ses parents ?), et qui lui essaye de lier connaissance avec Jun.

Le passé s’en mêle pour un peu tout le monde, les difficultés de communication pas mal de ces jeunes y sont confrontés. Oui, les mots peuvent blesser, mais parfois il faut aussi qu’ils sortent, avant que tout explose.

Le mal être de Jun, les mots qui sont difficiles à sortir, ce qu’elle ressent, les mots qui sortent mais difficilement, le prix qu’elle paye en sortant des mots (je vous laisse découvrir), tout cela a est très bien rendu, très expressif. Mais son coeur s’exprime lui aussi. Ses hochements de tête, ses expressions, cela fait partie de la communication, certes non verbal. Elle échange aussi pas mal par écrit par moment.

Le projet va dériver d’une certaine façon sur une comédie musicale. Jun arriverait à mieux s’exprimer en chantant, elle aurait l’illusion que là cela va mieux, que la malédiction ne fait pas effet. Autant dire que persuader tous les membres de comité, puis toute la classe d’un tel projet sera ardu.
Le projet est une bonne chose, il leur apprend à faire avec les autres, à contribuer, à socialiser, à faire avec les compétences et les aptitudes de chacun, à faire un travail d’équipe.

Jun arrivera-t-elle à nouveau à parler correctement ? Pourront-ils tous dire ce qu’ils ont sur le coeur ? Exprimer ce qu’ils ressentent vraiment ? Pourront-ils mener à bien une comédie musicale ? La mère de Jun ira-t-elle mieux ? Pourra-t-elle à nouveau communiquer avec sa fille, ouvrir les yeux sur elle ?

Mention spécial aux grand-parents de Tagakami, à leur gentillesse. A leur manière, sans reproche et avec une main tendue, ils savent être là pour quelqu’un qui en a beaucoup besoin.

Les âmes sensibles risquent de fondre en larmes dans les dernières minutes du film.

Une pépite que je vous encourage vivement à découvrir.

Manga Time : Le mari de mon frère tome 4 (Fin)

On se retrouve pour la suite et fin tout en émotion d’une très belle série qui a su aborder des thèmes difficiles/compliqués de manière intéressante et avec subtilité.
Par contre, j’ai relevé une grosse erreur d’orthographe (d’accord) dans ce tome.

Fiche

Le mari de mon frère, tome 4 par Tagame

Couverture :
Sur la couverture, nous retrouvons 3 personnages auxquels nous nous sommes beaucoup attachés depuis cette première rencontre forte en émotion : Yaichi, Kana et Mike. Une belle famille <3. Le ciel est lui aussi très beau avec un arc-enc-ciel et tout le monde a l’air heureux et sourient.

Nous avons également une page couleur, ce qui est toujours très appréciable et n’oublier pas de soulever la couverture pour quelques surprises, l’emploi du temps c’était bien amusant XD.

Ce tome est également vendu dans un coffret. La chose bien c’est qu’Akata a autant pensé à ceux qui n’ont pas encore commencé la série qu’à ceux qui l’ont déjà commencé, ce qui n’est pas bien c’est que cela coûte plus cher et que dans certaines librairies le tome seul n’était même pas proposé o_O.

Mari de mon frère (le) - Coffret intégral

Personnellement, j’ai dit non, ok c’est joli, mais je n’ai pas envie de payer plus cher pour un carton.

Mon avis/mes impressions :

Tout a une fin, même si j’aurai bien envie de me balader au Canada. On retrouve cette famille pas comme les autres qu’on a appris à connaître et à aimer, qui a l’air épanoui et où chaque membre participe. D’ailleurs Yaichi nous dit de très jolis phrases à la fin, dans le dernier chapitre, et ça lui a permis de faire son deuil aussi.

3 semaines dans une vie, si c’est long et si peu à la fois. Ils ont perdu Ryoji, Yaichi a des regrets sur la mauvaise communication à la fin, mais avec la visite de Mike, le mari de son frère, c’est l’occasion de renouer avec la famille, et de redécouvrir son frère. Ce n’est pas forcément une situation facile à accepter, mais Mike est un nounours adorable, barbu, gentil et toujours prêt à aider. Yaichi peut ainsi discuter de son frère, voir combien il était épanoui et heureux sur des photos, et faire son deuil.
A la maison, la vie s’écoule chaque jour, la majeure partie du temps paisiblement, tout le monde participe (très bien) même la petite Kana. Tous sont solidaires.
Mais entre le fait que Yaichi élève seul sa fille, et que son frère ait été homosexuel et que Mike loge chez eux, ça ne passe pas toujours bien auprès d’autres personnes. Pourtant les enfants eux sont beaucoup plus ouverts, compréhensifs et tolérants. S’ils s’aiment mutuellement, et que ça signifie qu’ ils sont bien ensemble, ils se marient, ça leur va. Parfois c’est surtout s’ils reproduisent les schémas des parents, ou voit qu’ils sont mal à l’aise, qu’ils s’interrogent ou sortent de drôles de choses. En toile de fond, on a aussi Roméo & Juliette, car les gens ne voulaient pas qu’ils se marient, et les enfants ont du mal à comprendre pourquoi tout le monde étaient contre eux avec leurs yeux innocents, ce qui leur permet aussi par moment d’être très directs dans leurs propos ^^
Yaichi va se faire convoquer à l’école, ça gêne que Kana parle autant de son oncle, et j’ai beaucoup aimé ses réponses et comment il arrive à remettre les choses en place.

A la fin, nous avons un très joli petit mot de l’auteur, on voit aussi les recherches, et un petit mot pour les lecteurs 🙂

Bilan de la série :
Une très bonne série à lire et à relire
Un beau dessin (seinen) très agréable
Beaucoup d’émotions et de réflexion
Oser aborder la famille monoparentale ou du moins différente
Oser aborder l’homosexualité d’une manière innovante (plus que ce que j’ai pu voir dans les séries, films)
Des personnages attachants, gentils, qui participent
Les enfants qui offre des moments de belle réflexion avec leur innocence et leur franc parler
Yaichi qui se remet lui même en question
Mike le nounours canadien, un super gars, qu’on n’oubliera pas de sitôt
Avoir un peu d’anglais
Page couleur
Une édition plutôt bonne en général

See you again !

Manga Time : Good Morning Little Briar-Rose Tome 1 (Fiche)

Couverture Good Morning Little Briar-Rose, tome 1

Titre traduit: Ohayou, Ibarahime
Dessin : MORINO Megumi
Scénario : MORINO Megumi
Editeur VF : Akata
Type: Shojo
La série date déjà de 2014 dans son pays d’origine : Japon et arrive chez nous.
Prix papier : 6.95€
Non disponible en numérique, d’ailleurs il n’y a aucune disponibilité numérique du catalogue d’Akata.
Série terminée en 6 tomes (on sait donc déjà le nombre total)
Sortie du 1er tome en France le 12 octobre 2017

Fiche MN

Résumé :
Parce qu’il souhaite prouver à son père qu’il pourra arrêter ses études à la sortie du lycée, le jeune Tetsu a commencé à travailler comme employé de maison pour la prestigieuse famille Karasawa. à la demeure surnommée « la maison au sommet de la colline », le lycéen se doit de respecter une seule règle : ne pas surtout pas s’approcher de la petite annexe du jardin, dans laquelle réside cloîtrée la jeune fille malade de la famille Karasawa. Pourtant, un jour, son regard croisera celui de la mystérieuse Shizu. Aussitôt attiré par son sourire empli de tristesse, Tetsu se permet alors de braver l’interdit… Il ne s’imagine pas encore les nombreux secrets qui entourent la jeune fille. Qui est-elle vraiment ?

Good Morning Little Briar-Rose - Manga

Akata nous a promis sur les réseaux sociaux qu’on ne serait pas déçu. Ils ont fait une sacré publicité autour de ce titre et d’un autre, en nous promettant de l’originalité. D’ordinaire, j’ai pris pour habitude de ne pas trop en attendre des gens etc. mais ici ils nous ont serinés. Mais tout va bien, en tout cas pour ce titre, promesse tenue.

Titre & Couverture :
Le titre nous dit bonjour dans des teintes grises et roses. Après on a une histoire de petite, de rose et de ronce. D’ailleurs on se demande aussi si c’est de la rosée matinale ou des larmes qui perlent sur eux.
La fille et le garçon (Shizu et Tetsu) sont dans les bras l’un de l’autre, comme ensemble contre le monde entier, Shizu se repose sur lui de tout son être. Et Tetsu regarde ailleurs.
La nature reprend ses droits aussi autour d’eux, avec la plante verte un peu partout.
On a un joli encadrement autour aussi

Mon avis/mes impressions :

Le nouveau titre des éditions Akata permet de découvrir une nouvelle mangaka.
Les dessins sont beaux, subtiles, les émotions et les mouvements très joliment capturés. Il y a du mystère, de l’originalité, de la poésie. Nos 2 jeunes adolescents ont un passé, nous cachent encore des choses, mais en se trouvant ils commencent à nouer une relation particulière malgré tout.

Le titre a des dessins d’une grande douceur et subtilité.
Tetsu est déjà mature, il sait se débrouiller pour assurer sa vie. Il a des relations tendues avec son père, et ne pense qu’à gagner de l’argent. Il en fait beaucoup, voire trop. Mais pourquoi autant ?
Il va travailler dans une grande maison, où règne une histoire étrange, la jeune fille de la famille vivrait dans l’annexe, elle serait trop malade, et personne ne l’aurait jamais vu. Tetsu redoute les histoires de fantômes, qui font peur.
On pourra aussi de temps en temps avoir des flashbacks avec Tetsu enfant.
Tetsu fait donc son travail aux mieux, on peut compter sur lui, sur sa force, sur sa jeunesse.
Et pourtant, il tombe très vite sur une étrange jeune fille, et quelque chose se noue entre eux (alors qu’on a bien dit que personne ne l’avait vu). Le fil rouge du destin a l’air de les avoir lié ensemble. Mais là, autant lui que nous, nous nous interrogeons, et plus on avance, plus on s’interroge. Est-elle malade ? Pourquoi n’a-t-elle pas le droit de sortir ? Pourquoi sa famille n’est même pas venue la voir une seule fois depuis tant d’années ?
Tetsu avait si bien tout planifié, mais devant elle, il ne peut rester indifférent. Une relation commence à se nouer. Ils passent du temps ensemble. Il l’a fait sortir pour voir la pluie d’étoiles. Et une autre fois, elle sort d’elle-même à sa recherche. Il comprend de moins en moins pourquoi cette jeune femme est enfermée. Mais quand il la revoit, un jour, alors il comprend encore moins ce qui se passe.
Nous abordons là un premier problème, un premier jet assez connu, mais pas utilisé tant que cela, après que notre esprit ait pensé à plein de choses. Mais très vite, on nous complexifie tout, de manière originale. Et on est sans doute encore loin de tout savoir.
Tetsu est intéressé par elle et intrigué, mais il a aussi peur de perdre son travail si on découvre qu’ils se voient en cachette malgré l’interdiction formelle.

Mais qui est-elle vraiment ?

J’ai hâte de voir où cette série va nous emmener !

Pensez également à déshabiller votre manga, pour avoir les petites histoires bonus. Quelques bonus à la fin du manga, plus des remerciements, nous ne sommes pas déranges en cours de lecture.

Manga Time : ReLife tome 6

Fiche

Manga - Manhwa - ReLIFE Vol.6

Couverture

On retrouve Arata avec un air perdu sur la couverture, mais qui a l’air d’arriver à faire sa cravate (oui pendant un temps il n’y arrivait plus -_-) et quelqu’un qui l’observe en coin.

Mon avis/mes impressions :

C’est à chaque fois un immense plaisir de retrouver ReLife (sauf pour mon portefeuille). Je suis étonnée qu’un point n’ait pas encore été abordé.
Ce tome m’a fait passer par un mélanger d’émotions, il remue également beaucoup de choses et donne un sacré coup. Je suis toujours aussi horrifiée et scandalisée par le passé d’Arata, ces premiers mois dans la vie active et une société. Malheureusement, ça fait aussi terriblement écho à la société actuelle et aux problèmes économiques voire même de caractères qui peuvent empêcher de tenter ailleurs. En même temps, Arata est dégoûté de la société et n’est pas sûr que ce sera mieux ailleurs, qu’il ne sera pas à nouveau exploité et que certains comportements seront infâmes. Et ça fait mal, très mal !
En dehors de ça, le travail que fait ReLife en étudiant à fond les dossiers est quand même un sacré travail, intéressant, prenant, et en plus ils jouent les lycéens (même si ça donne un côté harceleur aussi).
Chizuru arrive à aller vers les autres maintenant, même des fois à faire le premier pas. Elle reste directe. Je l’adore toujours autant et je suis contente de la voir avoir des amis.
D’ailleurs, l’air de rien, Arata peut influencer la vie de ses amis, comme il est un lycéen comme eux en apparence, il y a des moments où cela a plus de poids qu’un adulte, où c’est mieux accepté, car ils sont dans la même « galère » quelque part aussi, mêmes situations.
Arata va voir que son passé ne s’est pas juste évaporé, que ça a marqué, il n’est pas timide certes mais ça a dû être très dur pour lui de répondre à ces questions, il s’en sort vraiment pas mal et surtout n’édulcore pas la triste réalité, bien évidemment il ne parle pas de sa relife.
On se concentre aussi un peu sur Ogata. Et c’est vraiment un chouette gars, il participe au mieux pour sa famille sans même leur en vouloir, c’est extrêmement touchant, et malgré tout ce qu’il à a faire il réussi à maintenir un bon niveau.
Il y a beaucoup de taquineries sur des gens qui seraient en fait amoureux mais qu’en est-il vraiment ? Y a-t-il quelques prises de conscience ? Avec quelques remarques bien senties cela débloquerait-il des points ?
Arata redécouvre aussi le plaisir des grandes vacances, qui peuvent malheureusement être ternie par des rattrapages. Dans la vie active, il n’a plus autant de vacances -_-.

Une superbe série tout en couleurs que je recommande toujours autant <3.