Téléfilm Time et Sujet difficile : Le viol

Résumé :
Le 21 août 1974, dans les calanques de Marseille, deux jeunes touristes belges venues passer quelques jours de vacances en France sont agressées et violées par trois hommes.
Pendant quatre années, alors que leur entourage leur suggère d’oublier cet incident, ces deux jeunes femmes et leurs avocates vont se battre pour amener leurs agresseurs devant la cour d’assises d’Aix-en-Provence.
Pour cela, à deux reprises elles demandent au tribunal correctionnel de Marseille, ce qui était inconcevable à l’époque, de se déclarer incompétent pour juger cette affaire.
Finalement le 2 mai 1978, s’ouvre le procès aux assises…

Mon avis/mes impressions :

Aujourd’hui, on aborde un sujet très difficile et qui fâche à l’aide du téléfilm diffusé cette semaine sur France  3 (disponible en replay).
En ce qui concerne la réalisation, il lui manque quelque chose, mais ça reste un sujet important et fort, donc je conseille aux gens de le voir. Les choses sont bien abordées et assez importantes pour y consacrer un peu de temps, qu’on soit né femme ou homme.
Le téléfilm a également été suivi d’un débat.

Je rapproche beaucoup le viol du harcèlement car beaucoup de choses se ressemblent : il y a encore une loi de l’omerta dessus, c’est sous-estimé, c’est très grave et pourtant la société s’obstine à vouloir faire passer ça pour rien, la souffrance morale est mille fois pire que la souffrance physique, le comportement change, les blessures du coeur ne cicatrisent jamais (on peut juste apprendre à vivre avec), on culpabilise la victime (c’est ta faute tu ne fais pas comme c’est « normal », tu l’as provoqué … toutes les excuses sont bonnes). Je vous laisse découvrir celles auxquelles elles ont le droit dans ce cas.

Et si vous voulez que votre souffrance soit reconnue et punir les coupables, c’est un parcours du combattant où on vous dissuadera. C’est une des choses qui se passe dans le cas du téléfilm.
Ici, tout est allé plus loin, des femmes ont ouvert les yeux, on a voulu enfin faire reconnaître le viol comme un crime, même si la peine paraît bien minimale face à la souffrance infligée. Le harcèlement devrait l’être au même titre. On devrait punir ceux qui ont fait du mal, et leur donner des cours de rééducation, sans faire revivre l’horreur à la personne …
A partir du moment où on brise quelqu’un, c’est quand même comme si on la tuait.

Dans le cas du téléfilm on le voit très bien, leurs comportements changent, elles multiplient les serrures, elles fuient un homme qui leur pose une question …
Et pourtant, on cherche à leur dire que c’est pas si grave que cela, qu’au fond à un moment n’étaient-elles pas consentantes ? N’y ont-elles pas trouvées du plaisir ? Ne se sont-elles pas laissées faire ? (elles ne pouvaient juste plus se battre, et craignaient pour leurs vies). On déforme leurs propos. L’examen médical est odieux, on les refait souffrir. Beaucoup de personnes ne portent pas plainte, ce n’est pas qu’elles n’en souffrent pas mais s’exposer, reconnaître que c’est vrai, croire en ce système, c’est dur.

Evidemment, ce sont des situations très compliquées et difficiles souvent, pourtant ne me dites pas que ce n’est pas intolérable de détruire quelqu’un ? de le tuer à petits feux ? 

Elles passent par tout, l’envie de la justice, l’envie d’oublier (mais n’y arrivent pas), elles ont perdu leur insouciance, l’envie de faire justice elle même, l’envie d’attenter à leurs propres jours …

Et il y a le regard des autres ! On les accuse de trop en faire ! De faire d’une souris un éléphant ! Même leurs amis ! L’une a son travail en danger !
Dans les cas de harcèlement et de viol, il y a ces gens autour, qui ne vous font pas de mal, mais ont quand même l’air de trouver que c’est pas si grave que ça.

La partie du procès est très intéressante, très forte, de quoi réfléchir, et vu ce qu’on refait subir et comme ça traîne de quoi sérieusement s’interroger.
Sans parler dans le cas général de financer son avocat.

Les mots ont une importance capitale ! (Faites attention à ce que vous signez de manière générale)

On ne va pas hésiter à passer leur vie à la moulinette et elles avec.
La manière dont ces jeunes hommes déforment tout, et veulent persuader que cela n’a rien de grave est abjecte.

Deux choses graves qui ne devraient pas exister, comme si on n’avait déjà pas assez avec le reste.
C’est aussi fou, comme la vie peut tourner à l’horreur si rapidement, mais ensuite ça n’a rien de rapide pour se relever.

Un sujet glaçant et important. Cela reste le genre d’histoire très dure à voir.

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Cinéma : Demain tout commence

Résumé :
Samuel vit sa vie sans attaches ni responsabilités, au bord de la mer sous le soleil du sud de la France, près des gens qu’il aime et avec qui il travaille sans trop se fatiguer. Jusqu’à ce qu’une de ses anciennes conquêtes lui laisse sur les bras un bébé de quelques mois, Gloria : sa fille ! Incapable de s’occuper d’un bébé et bien décidé à rendre l’enfant à sa mère, Samuel se précipite à Londres pour tenter de la retrouver, sans succès. 8 ans plus tard, alors que Samuel et Gloria ont fait leur vie à Londres et sont devenus inséparables, la mère de Gloria revient dans leur vie pour récupérer sa fille… (Source : Allociné)

Mon avis/mes impressions :
Pour une fois, on se retrouve avec un bon film français, touchant, même si parfois ça a l’air un peu idéalisé. C’est un très bon moment à passer, le meilleur rôle d’Omar Sy. On ne croirait pas que c’est un film français, il a marché comme marche des films américains, anglais sur moi. Comme quoi ils peuvent faire quelque chose de bien ! Un joli hymne à la vie !

Samuel (incarné par Omer Sy) vit une vie très tranquille, à la baba cool, le genre de personne qu’une partie de moi-même a envie de baffer à ne rien prendre au sérieux, faire n’importe quoi. On ne sait même pas vraiment s’il a fait des études, aucune attache, il anime un centre de vacances je dirai, la plage, la mer, les vacances, le bateau. Il fait la fête, couche avec plein de filles même plusieurs en même temps. Il ne se prend pas la tête, énerve sa patronne mais en même temps ramène des clients et les fait revenir avec sa chaleur, sa joie de vivre, qui sonne a priori assez naturelle.
Mais un jour, une jeune dame vient, elle lui annonce qu’ils ont couché ensemble il y a un an et lui présente son bébé. Là, il se livre à un jeu de mot, il est perdu. Et voilà qu’elle dit qu’elle va payer le taxi et le laisse, et qu’elle se casse avec le taxi (oui, elle abandonne sa fille à un inconnu, voire pratiquement)
Désemparé, et prenant la vie comme elle vient (c’est ce que je dirai), il la poursuit à l’aéroport, mais la rate, et va à Londres. Là, il est perdu, dans cet endroit où il ne connaît ni la langue ni la ville, adieu soleil et mer, bonjour pluie. Il ne se débrouille pas trop bien en anglais. Pour certain, la vie peut offrir de drôles d’opportunité, suite à une bévue et une rencontre voici son avenir pas si mal assuré que cela dans un métier certes original.
C’est absolument étonnant qu’il reste là bas, ne fait pas de test de paternité, ne la confie pas à la DDASS. Elle est là, et il l’intègre plus ou moins laborieusement à sa vie, sans se poser plus de questions. Il se bat d’abord pour retrouver sa mère, puis en sa mémoire invente des histoires.
Samuel, toujours aussi baba cool, mais avec une fille maintenant. Dans son malheur, cette rencontre a été une chance énorme, il a maintenant une vie un peu plus stable, un beau foyer, il y a mis sa joie de vivre, ses pétillements dedans. Il a une maison et une façon de fonctionner incroyable par moment. Il use toujours autant de ses charmes, atouts mais sans coucher à tout va.
L’histoire est belle, touchante, assez incroyable avec une très belle double lecture.

Samuel a sa fille Gloria, il fait tout pour elle, mais ne maîtrise toujours pas vraiment son anglais, c’est elle qui traduit pour lui. Il semble conserver des comportements que la société qualifierait d’irresponsable. Il ferait tout pour elle. Ils forment un magnifique duo à l’écran qui nous fait rire, nous touche en plein coeur. C’est un papa plein d’amour pour sa fille.

Mais un jour la mère revient. Et si tout cela n’était pas si simple ?

Mention spéciale à Bernie qui est une crème et une aide précieuse.
Mention spéciale à Gloria qui est une super jeune fille, intelligente, dynamique …

Ce film est beau, touchant, nous fait passer du rire aux larmes, nous entraîne. On ne peut pas être sûr avant la fin, les derniers mots qui nous sont donnés. C’est aussi un hymne à la vie, et d’en profiter. Et une réflexion sur qu’est-ce qu’un parent ? C’est aussi un humain, qui ne peut pas tout savoir, qui a ses défauts, mais c’est surtout important d’être présent pour son enfant, bien l’élever, passer du temps avec lui pour tisser des liens, lui donner de l’amour, de la confiance en lui.

Cinéma Time : Point films

Le petit Nicolas
Les vacances du petit Nicolas

M6 a eu la bonne idée 2 mardi soir à une semaine près de nous plonger dans les aventures du petit Nicolas. Ce petit a quelque chose d’attachant. Il est de classe moyenne : ses parents ne sont ni vraiment pauvre ni vraiment riche.
Cette saga est désopilante, on rigole bien et on passe vraiment de bons avec eux. Les enfants peuvent avoir une de ces imaginations débordantes o_O.
Quand il est avec ces potes, c’est encore plus de bêtises par moment, plusieurs cerveaux qui réfléchissent mais pas forcément de la bonne façon XD.
Cela ne se passe pas dans nos années mais quelques temps avant (vers 1960).
Le premier film reste meilleur que le 2ème, mais on passe quand même de bons moments dans le 2ème aussi.
Et aussi ces chers enfants changent d’avis comme de chemise loool.
Dans le 1er film, un pote de Nicolas a eu un petit frère, il note certaines choses qui ont changé, et d’un coup Nicolas note les mêmes, s’inquiète, croit qu’il va être abandonné comme le petit poucet… Une imagination débordante et des discussions pas assez claires XD.
Dans le 2ème film, on dit un au revoir tonitruant à l’école, puis Nicolas part en vacances, là il va inventer des choses, croyant encore un drôle de truc, et faire la rencontre de plein de potes différents.
Les parents sont touchant à un moment donné ^^.
Alors, oui ça peut être exagéré, formaté, oui comme le petit Nicolas a grandi le temps de faire le 2ème film, c’est quelqu’un d’autre qui a pris sa place (et y avait un autre truc bizarre). Mais ce sont de bonnes détentes pour l’été à voir et revoir.

Diana 

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Je l’ai pris comme un film à part et c’est intéressant de suivre une princesse alors qu’elle n’est plus une princesse. Malheureusement, j’ai trouvé qu’il lui manquait quelque chose.
Diana a la bonne idée de se servir de son pouvoir pour tenter de faire bouger les choses, s’investir dans des causes, mais elle ne cesse d’être traquée par des « pseudo-journalistes » à scandale, des paperazzis, parfois elle en joue, mais souvent elle est agacée de perdre son intimité. Autant ces combats ont à être connu, mais son intimité devrait lui appartenir. Elle tombe amoureuse d’un médecin étranger, qui est très attaché à sa carrière, même s’il tombe sous le charme de la femme, il a bien du mal avec l’image de Diana, et surtout de risquer d’être suivi comme cela, tout le temps. Diana tente de tenir le coup jusqu’à l’effondrement, l’épuisement. Jusqu’à ce qu’ironiquement le fait d’avoir été princesse, d’être connue la prive de quelque chose d’important pour elle.
Le film a de grosses lenteurs.
La dernière scène est poignante. C’est vraiment fou comme certains humains ont une aura qui attire les autres.

Jeu trouble / Come and Find Me

J’aime bien son titre en anglais : Viens et trouve moi. Vous n’en avez pas entendu parler ? Normal, il est sorti direct en VOD sans passer par la case cinéma, et ça se tient comme ça. Un thriller sympathique à voir une fois.
J’ai beaucoup aimé voir le couple construire sa vie par flashback, partager de tendres moments, parfois ils se disputaient aussi.
Un jour, Claire, sa future femme, sa fiancée, sa promise disparaît. David commence alors à chercher là où il ne faut pas. Mais qu’est-il arrivé à Claire ? Qui est-elle vraiment ? L’a-t-elle seulement aimée ? (et comment aurait-elle pu simuler à un tel point ?) Quelqu’un l’a enlevé ? Est-elle partie ? N’a-t-elle pas eu le choix ? POURQUOI ?
A première vue, lui semble avoir un métier stable, et elle semble plus dans l’émotionnel. C’est aussi sympathique de voir quelqu’un passionné par la photo, en faire en noir et blanc, dans un espace dédié pour les développer ..
Leur rencontre est inattendue, sympathique, et le début du film commence sur un drôle de jeu XD. Il y a des moments tendres, adorables, de vie tout simplement, et aussi la quête de la vérité.
Beaucoup aurait renoncé, mais David ne renonce pas, il veut retrouver Claire et enfin savoir la vérité (coup assez classique mais pas pour le commun des mortels XD).

Série Time : Sweet Vicious Saison 1

Résumé :
Durant la journée, Jules est la parfaite étudiante américaine. Elle fait même partie d’une des confréries de son université. Mais cette dernière garde un lourd secret : elle a été victime d’un viol commis sur le campus. Bien décidée à faire payer le responsable et à empêcher que cela ne se reproduise, Jules décide de faire justice, elle-même, la nuit. Aidée par Ophelia, une étudiante en droit, hacker et dealer, elle part en quête de vengeance… (Source : Allociné)

La saison 1 est composée de 10 épisodes d’environ 45 minutes.
Série diffusée sur MTV

J’ai découvert cette série par l’intermédiaire de mon amie tachan.

Fiche série SB

Mon avis/mes impressions :
Une série a priori sous des airs adolescents avec des beuveries et tout le toutim, ce côté là j’ai du mal, mais la série a su se montrer originale, sympathique, intéressante, alliant avec brio des moments sombres et de légèretés. Ils ont fait un très bon travail sur cette série qui aborde un thème atroce : le viol. La série ne fait que se bonifier, le duo improbable a priori des 2 filles (Jules et Ophélia) est superbe. Les sentiments et l’horreur de ce que provoque cette situation, comme le harcèlement de manière générale est vraiment très bien rendu, comme l’injustice subie.

Jules est une jolie blonde, intelligente, pleine de vie, elle fait partie d’une sororité, elle a sa meilleure amie Kennedy. Elle sait parler aux filles, et aux hommes. Elle est belle, pétillante. Pourtant, elle a subi une grave agression, un viol, qui l’a changé à jamais. Comme la plupart des humains, et on retrouve cela sur la majorité des jeunes femmes que l’on croise, avant elles n’avaient pas peur, et maintenant c’est un travail énorme de reconstruction de soi-même, d’acceptation, de comprendre ce qui s’est passé et que non ce n’était pas normal.
Cette jeune femme qui n’en a pas l’air comme ça est devenue une justicière pour réparer l’infamie subie par les jeunes femmes violées, et ces hommes qui n’ont en vraiment rien à faire, et ne voit pas le mal. Elle est devenue une combattante hors pair. D’ailleurs, au fur et à mesure des épisodes, on retrace de plus en plus ce qui s’est passé pour elle, son changement, sauf comment elle a appris à se battre ainsi.
Ophelia, elle est rebelle avec ses cheveux verts, geek, douée avec les ordinateurs, vendeuse de drogue, belle aussi à sa manière et intelligente. Elle confond assez vite le justicier, c’est houleux au départ, et pour des raisons propres à elle, elle n’a rien subi de ce genre, elle va aider Jules. Quand même à deux, ce sera plus facile.
Toutes les 2 ont des amis, des amoureux.
Jules réagit maintenant au quart de tour, elle est plus méfiante, elle a du mal à être trop proche d’un garçon, d’être touché, il ne faut surtout pas la prendre par surprise, elle dit que tout va bien alors que parfois elle craque, qu’elle a mal, si mal, qu’elle n’est plus elle-même. Quelque part réaction typique après ce qu’elle a subit, et même du harcèlement en général.

Vont-elles réussir à ne pas se faire prendre ? Elles affrontent une situation très difficile aussi après leur rencontre. Est-ce que Jules dira la vérité un jour aux siens ? (elle a changé et les autres notamment Kennedy ne comprennent pas). Peut-elle réussir à être dans la même pièce que celui qui a bousillé sa vie ? (car oui ça peut ruiné une vie, des gens). Comment sera perçu ce qu’elles font ? C’est aussi grisant que dangereux ! Réussiront-elles à s’en sortir ? Est-ce que cela sert à quelque chose ? Réussiront-elles à ne pas se tromper d’ennemi ? Se feront-elles découvrir par quelqu’un et comment réagira cette personne ? Comment Jules va-t-elle continuer à vivre ? Arrivera-t-elle à nouveau à faire confiance, être avec quelqu’un ? Sa thérapie à elle, ce qui lui fait du bien, c’est de rendre la justice. Aurait-elle pu s’en sortir en portant plainte ? Est-ce que légalement ils font quelque chose ? Peut-on vraiment faire confiance au système ? Et son image ?

Il y a vraiment plein de choses à découvrir, des surprises, des retournements de situation, du rire, de la joie, de l’action. Et des sentiments très justes, proches de la réalité.

D’ailleurs, ça fait plaisir de voir certains jeunes hommes qui trouvent aussi cela abominable et révoltant.

Ainsi, je ne peux que vous recommander cette série, qui avec la fin peut nous promettre une bonne saison 2.

Déconseillé aux personnes sensibles, il y a un disclaimer surtout après un certain nombre d’épisodes.

Manga Time : Assassins tome 3 (Fin)

Assassins, tome 3 par Sato

Mon avis/mes impressions :
Le manga bénéficie d’une bonne qualité d’édition et d’un beau graphisme. Sa thématique était originale et aurait pu être touchante, elle l’était en partie. Mais son côté WTF, vicieux, barré, n’importe quoi ne m’a pas plus, et ça était de pire en pire.
Oui, y a de sacrés malades mais bon c’est dur d’avaler la pilule avec ce personnage.
Bref, essai raté alors qu’on avait un bon début.

Dans ce tome, on voit comment Suzuki, notre jeune tueuse est tombée là dedans, il y a aussi un côté vicieux là dedans, mais intéressant et touchant.
Un lien qu’elle n’aurait jamais pensé avoir la lie pour toujours et à jamais quoi qu’il arrive à ce garçon, Jinsuke, qu’elle a sauvé, même si aujourd’hui parfois elle se demande pourquoi.
Quel avenir pour eux 2 ?! Fin de l’histoire avec ce tome.

Encore ça allait, sauf quand justement le dit personnage était là.
En tout cas, vous aurez de quoi être surpris.

Cinéma Time : Before I Fall / Le Dernier Jour de ma Vie

Résumé :

Une élève de Terminale se rend compte qu’elle est peut-être en train de revivre sans cesse le dernier jour de sa vie jusqu’à ce qu’elle fasse les choses bien. (Source : Allociné)

Adapté du livre Le Dernier Jour de ma vie de Lauren Oliver

Mon avis/mes impressions :

Before I fall est peut être un film typiquement adolescent, mais c’est aussi tellement plus. Il aborde un sujet des plus intéressants et nous permet de fissurer tous les masques.
Et si vous deviez vivre éternellement la même journée ? Si rien de ce que vous faisiez n’y changeait rien ?

Before I Fall, avant que je ne tombe, avant que je réfléchisse, que je remette les choses en perspective.
La dernier jour de ma vie, mais elle n’est pas réellement morte, elle revit la même journée perpétuellement.

Samantha dite Sam est une adolescente à qui semble tout réussir, famille aimante, groupe d’ami, petit ami, pas de problème majeur à l’école, de santé ou autre.
Elle n’est pas vraiment méchante, mais elle n’hésite pas non plus à suivre le groupe, et donc à en rajouter une couche. Elle n’est pas vraiment gentille, car elle a oublié des choses essentielles, elle n’a plus beaucoup de contact avec sa famille, se souci de l’amour, de ses amitiés, ça ne la gêne pas de dire ou faire des choses méchantes, elle ne perd pas son temps avec certaines personnes. Bref, une adolescente dans toute sa splendeur. Les 4 filles ont quelque chose d’attachant, leur amitié, et en même temps on voit l’effet de groupe par moment. Le film ne récèle donc rien de spécial au départ, oui ces petits adolescents sont même énervants, ils n’ont pas l’air non plus de se tuer au travail ou de se soucier de leurs cours. Il disent des méchancetés, vont à des fêtes etc, la plupart. Ceux qui ne sont pas comme eux, qui sont considérés comme les « faibles » (je n’aime pas ce terme) en font les frais, à croire qu’il faut absolument emmerder l’autre, alors quoi ils ne se sentent pas vivre sinon ?!

Comme je dis toujours le harcèlement, le rejet c’est compliqué. Et cette vie qui ne tient qu’à un fil. Encore une journée passée 100 à l’heure, et là l’accident, ça aurait pu être la fin, mais Sam se réveille dans son lit, et tout recommence, c’est exactement pareil sauf si elle change la donne.

Classiquement, elle remet tout en question, elle a du mal à accepter la vérité. Et puis petit à petit, elle remet les choses en question autour d’elle, elle en marre de ces petits jeux qui se répètent inlassablement, elle réfléchit à ce qui est vraiment important, à ce qu’elle ressent vraiment, à comment les choses ont pu évoluer ainsi, elle se confronte à des gens, elle apprend des choses, des vérités qui ont de quoi vous faire rire jaune. Elle renoue avec sa famille, elle gueule d’abord un bon coup sur ses amies, puis la fois suivante renoue avec elles. Elle ose dire aux gens qui comptent pour elle que c’est le cas, qu’ils comptent, qu’elle les aime !

La musique participe bien à l’ambiance du film.

Tout a une nouvelle perspective pour elle, vu que ce qu’elle fait ce jour là, elle n’en a pas les répercussions, vu que le jour suivant n’arrive jamais. Elle ignore ce qui se passe, comment casser la boucle, si elle est en Enfer, si c’est une punition, elle réfléchit plus sur ses actes, la mort n’a plus la même perspective pour elle (si elle meurt, elle revient). Tout change !

La fin est assez abrupte, mais ce film vaut surtout pour ses réflexions et ce qui se dégage une fois le masque fissuré !
Ce ne serait peut être pas une mauvaise idée de temps en temps oublier la routine, se poser pour réfléchir sur soi, sur les autres, sur ses actions, sur ce qu’on désire vraiment, ce qui compte vraiment, si c’est juste la société qui a poussé à faire ce choix ….

Manga Time : Moving Forward tome 4

Moving Forward - tome 4 (4) par Nagamu

Aussi touchée qu’agacée par ce tome, avec toujours Kobe, en toile de fond, qui nous donne vraiment envie d’aller y faire un tour.
Est-ce vraiment si grave qu’i se soit inspiré d’elle ?
D’après ce que j’ai vu d’une certaine manière et selon les circonstances voire les gens qui on est confronté on peut tous être fort et faible.
Kuko doit s’éloigner d’Outa pour laisser du temps, quelqu’un d’autre la sollicite même dans ce sens.
On ressent toujours ce spleen adolescent, mais de manière douce et touchante, et parfois un peu agaçante comme dans ce que nous raconte la mangaka, et comme dans la police de caractère utilisée.
Kobe porte une marque indélébile, que la plupart du temps on oublie, car il faut bien continuer à avancer, et on ne va se morfondre 24h sur 24.
Dans ce tome, on a l’apparition d’un nouveau personnage qui a un lien avec un autre, Morika, une belle jeune fille, assez franche. Apparemment elle dit directement ce qu’elle pense toujours. Est-ce vraiment le cas ? Qu’est ce qui fait et comment savoir qu’on est vraiment amoureux ?
Le titre continue à bénéficier de belles images, et d’un lieu qui rajoute quelque chose, ainsi que la jolie idée que la miss pratique sur son blog, mais il faut oser prendre ces positions avec risque de public.

BD Time : Adieu Monde Cruel !

Adieu monde cruel par Rousselot

Résumé :
Séparés, ils ont raté leur vie… Ensemble, vont-ils réussir leur mort ?
A la faveur d’une rencontre anonyme sur internet, trois hommes et une femme se donnent rendez-vous à l’aube sur la place d’une grande ville. Sans échanger noms ni prénoms, ils entrent dans une voiture, abandonnent leurs téléphones et quittent la ville.
Le mode opératoire de leur funeste projet, décidé d’un commun accord, semble bien en place : L’endroit, l’ambiance, les derniers mots. Bref, il y a plus qu’à…
Seulement rien ne va se passer comme prévu. Car si vivre seul n’est pas toujours facile, vouloir en finir en groupe est loin d’être simple et peut vous réserver quelques surprises..

de Stéphane Massard, Jean Rousselot et Nicolas Delestret (2017)

Fiche LA

Mon avis/mes impressions :
Cette BD est une jolie surprise.

Le dessin est sympa.
On tourne quelque part à la dérision, pourtant le sujet est sérieux, et on se demande comment ils en sont arrivés là, à prendre une telle décision.
Quand on débute, ils se rejoignent, on dirait vraiment que c’est pour préparer un sale coup, un crime (braquage, meurtre …). Ils ne savent ni leur prénom, ni leur âge, ni leur profession, ni la raison de cette envie d’en finir avec la vie définitivement.
On voit quelques bribes, et petit à petit comme rien ne se passe comme prévu, des choses se dévoilent.
Adieu le joli plan bien préparé, plein de bâtons dans les roues.
On note aussi qu’ils aimeraient en finir ensemble sans souffrir, et que leurs réactions restent très humaines et touchantes. Ils n’ont pas vraiment les réactions de gens allant commettre un tel acte. Ils se soucient de choses, comme toujours, comme tout le monde.
Alors que va-t-il arriver à ce petit groupe réunit pour un bien sombre projet ?
La couverture est belle et impacte, ils sont réunis mais comme prêt à se faire sauter la tête.
Une lecture sympathique que je ne regrette pas d’avoir eu l’occasion de faire.

Anime Time Coup de coeur : Masked Noise

Masked noise est aussi connu sous son nom japonais Fukumenkei Noise.

Il appartient à la saison printemps 2017, diffusé sur j-one et sur adn. Sur adn, cherchez sous son nom japonais.

Fukumenkei Noise

L’anime contient 12 épisodes. On pourrait très bien avoir une suite, une autre saison *croisons les doigts*.
Bonne nouvelle, Glénat sort aussi le manga en France, et je vous en ai déjà parlé.

Résumé:
Nino est une petite fille qui passe son temps à chanter avec son premier amour Momo, mais un jour il part avec ses parents. Laissée seule, elle a du mal, et un jour sur la plage elle rencontre Yuzu qui compose sur le sable, sa voix réclame de chanter. Mais un jour, lui aussi il part sans prévenir.
Nino marquée, est toujours intéressée par la chanson, elle espère les retrouver un jour grâce à sa voix.

Plusieurs années passent, Nino, jeune lycéenne se retrouve enrôlée dans le club d’orchestre de son lycée. Et un beau jour, tous les deux refont surface dans sa vie.

Mon avis/mes impressions :
Cacher ses sentiments. S’exprimer en musique 🎶. Faire entendre sa voix. Cet anime a été un coup de coeur, beaucoup d’émotion en est ressorti.
La musique est aussi un moyen de communiquer pour eux, de s’émanciper, de faire quelque chose ensemble, d’apprendre à être dans un groupe, voire de fuir la réalité. On est entraîné au rythme de la musique, mais on a aussi un aperçu du monde du showbusiness, de ses difficultés, et des situations particulières notamment avec Yuzu, Momo, et Nino.
Yuzu et Momo ont une famille compliquée, surtout leurs mères.

Il faut savoir que pour moi le manga a un peu souffert au départ de la comparaison machinale que je faisais avec l’excellent Lovely Love Lie.
De plus, c’est toujours dommage quand on traite de musique, car il manque le son dans le manga (livre), même si on a vraiment l’impression que les notes de musique se dégage des pages, ce qui est un point positif.
Je suis immédiatement pour ma part tombée sous le charme de l’anime, et était prise d’une passion, beaucoup d’émotions s’en dégageait.
Bref, j’aimais bien Masked Noise et l’anime lui a apporté un second souffle de vie, j’ai adoré avoir la couleur, les personnages qui s’animent sous mes yeux, et la musique qui pulse.

Le speech de départ a un côté fleur bleue, dingue et dramatique. Très ironiquement, alors qu’elle se remettait, l’autre disparaît aussi. Et bien sûr, ils réapparaissent en même temps ! Et en plus ils sont dans la musique, vraiment, dans le showbiz. Je vous dis un truc de dingue, alors que Nino est simple lycéenne, marquée par ses sentiments passés et la musique.
Nino espère toujours les revoir, que grâce à sa voix elle pourra être retrouvée.

On apprend des choses, notamment sur Yuzu et Momo, mais il est clair qu’on est encore loin de tout savoir. Une partie très intéressante, importante, mais avec des airs de tragédie sur le passé du groupe de Yuzu est passé sous silence dans l’anime.
Tous les 2 en disparaissant brutalement, chacun avait ses raisons et était encore jeune et dépendant de sa famille, ont marqué Nino.

Comme dans le manga, j’ai beaucoup aimé l’amitié qui se forge entre Yuzu et Momo quand ils ne savent encore rien, les efforts de Nino et sa progression pour faire partie du groupe. Elle n’a pas forcément été bien acceptée tout de suite par tout le monde, en plus elle remplace Mio. Elle est surnommée par Yuzu, Alice.

Avec tous ces surnoms employés, parfois la vérité, les liens ont un peu tardé à sa faire.

Les managers sont également présent, et impliqués dans leurs groupes respectifs. Une idée peut être soumise, mais il faut pouvoir la transformer en argent.

Le groupe se cache sous des masques.

Le point culminant de l’anime est le Rock Horizon Festival où « Alice » va tout déchirer, emporté par la foule, elle a conscience qu’il faut réussir à garder le public, et n’hésitera pas à tout donner, tout bousculer, le tout avec un regard déterminé.

Momo est très énervant, contradictoire, on dirait qu’il a beaucoup de mal à assumer ses sentiments réels, et il nous frustre totalement de ce côté là.

Un film live est prévu, affaire à suivre.
Peut être aurons nous une suite à l’anime ?! Ce serait cool
Le manga continue sa parution. J’espère que l’anime aura contribué à le faire connaître, surtout que quand on gratte un peu la surface, il y a des choses intéressantes, et c’est bien sympa de se faire entraîner par eux aussi.

En attendant, on devrait se retrouver pour la suite du manga, je suis au tome 4, et justement je me dirigeais vers le rock horizon festival.

 

Cinéma Time : Point films

J’ai décidé de faire un point film pour réussir à tout aborder. en priorisant mes 2 derniers films qui sont des expériences à eux seuls.

Mes 2 derniers films sont Okja et The Last Girl. Ces 2 jeunes filles ont encore l’innocence et la fraîcheur de la jeunesse. Quelque part, on peut trouver pas mal de points communs sur des histoires différentes, mais avec une société qui va mal, des adultes désabusés, qui ont perdu ce qu’elles ont encore pour le moment. Elles sont une belle raison à elles seules de tenter ces films qui sortent vraiment de l’ordinaire, et apportent des réflexions.

Okja

monfilmdusoir en a joliment parlé, je suis tombée sous le charme de l’image, j’ai regardé la bande annonce, et moi aussi j’ai eu envie de faire la connaissance de Mija et Okja.
Le film est à réservé à un public mûr et averti dans sa dernière demi-heure. J’étais sous le charme encore d’Okja, j’ai donc laissé défilé le générique, et y a une scène tout à la fin ^^’.
Okja ressemble à une fable poétique au départ, quand on est avec Mija et son grand-père. Leur relation a l’air unique et touchante, Okja devient un personnage à part entière, comme un membre de la famille. Okja a l’air d’un animal fantastique, tellement attachant, mais il faut avoir beaucoup d’espace.
On passe pas mal de temps en Corée du Sud, où on parle le coréen (je ne suis pas si dépaysée vu que je regarde des kdrama), on a la traduction, mais ça ajoute comme un monde ailleurs, à part, ils n’ont pas l’air d’avoir grand chose, mais avec tout cet espace et cette liberté, ils ont également l’air d’avoir tellement plus.
Okja fait parti d’un projet de super cochon, sa destinée n’a rien de très sympathique. Les affaires et la science paraissent bien cruels, sous couvert de bonnes intentions. Mais tout est transformé comme un spectacle pour masquer la vérité, masque le traitement réservé.
Il faut bien manger, mais les affaires faites sans considération mettent toujours aussi mal à l’aise. On ne voit pas vraiment comment ont évolué les autres super cochons. On n’a pas vu la rencontre entre la toute petite Mija et le tout petit super cochon. En tout cas, avec Mija il a été bien traité, a reçu de l’amour, on a vraiment l’impression qu’il lui répond.
Et quand la réalité des adultes les rattrapent, quand l’heure est venue de dire au revoir à son super cochon, à Okja, et qu’elle est destinée à alimenter des gens, Mija ne l’entend pas de cette oreille, ainsi qu’un groupe protecteur des animaux.
J’ai beaucoup rit pendant le film et était touchée par la relation unique entre Mija et Okja. A un moment donné, on voit bien que les autres super cochons ressentent des choses aussi.
Une expérience que je vous conseille de tenter.

Le film permet aussi de retrouver Tilda Swinton en femme d’affaire. Jake Gyllenhaal en scientifique & présentateur fou (est-il vraiment scientifique ?). Ainsi que Devon Bostick, Lily Collins et Paul Dano.

The Last Girl – Celle qui a tous les dons

C’est un sacré film à réserver à un public mûr et averti, mais il m’a manqué quelque chose pour que ça prenne vraiment. C’est un film de zombies (je ne suis pas spécialement fan des zombies) d’un genre à part.
Il n’y a pas vraiment de gentils, de méchants, vu qu’au fond tout le monde se bat pour survivre. C’est également une histoire qui met très mal à l’aise.
Mélanie est très touchante, intelligente, rusée, elle apprend de tout ce qu’elle peut, elle garde le sourire en toute circonstance. Elle a une énergie débordante.
Le complexe fait peur, et sur le coup on pourrait se demander ce qui a pris à ses militaires qui semblent garder de jeunes enfants en otage dans des conditions horribles. Mais ils assistent à des cours, on leur enseigne des choses. Bien vite, on nous détrompe, ces enfants peuvent se transformer en un instant, Mélanie lutte contre cette vérité, et elle arrive à la retarder, mais pas indéfiniment. Nous sommes dans un monde où la race humaine est en voie d’extinction, beaucoup ont été transformés en zombie, et ne sont plus eux mêmes. Aucun vaccin n’est disponible pour le moment, juste un gel antibloquant. Ne vous faites pas mordre ! Mais ces enfants ont l’air encore si humains, serait-ce une possibilité de trouver un vaccin ? serait-ce l’avenir de l’humanité ?
C’est l’occasion de retrouver Gemma Arterton (Helen Justineau) dans le rôle de la professeur, qui s’implique de trop émotionnellement avec les enfants, ce qu’on lui reproche. Elle développe une relation encore plus particulière avec Mélanie. Néanmoins le Sgt. Eddie Parks veut lui faire voir la vérité, et il ne la mettra pas l’écart pour autant, elle gardera de l’importance, un rôle. Il faut dire qu’en ces temps hostiles chaque humain qui l’est encore est précieux.
On retrouve également Glenn Close dans le rôle du Dr. Caroline Caldwell, une scientifique qui veut créer le vaccin qui sauvera les gens, et est prête à tout. Elle pose pas mal de questions à Mélanie. Dans quel but ? Et ce choix de numéro ? …
Mélanie se pose des questions, interagit avec son environnement, pose des questions, et agit en conséquence. Elle se bat pour survivre, vivre avec détermination.

On parle aussi d’un téléfilm avec Saoirse Ronan : 17 ans de captivité (pour le moment disponible sur le replay de TF1)

Ce téléfilm aborde un sujet dur et poignant que j’ai commencé à aborder avec la série Thirteen (je n’ai vu que l’épisode 1 pour le moment qui m’a retourné).
Malgré la présence de Saoirse, il m’a manqué quelque chose. Il n’en reste pas moins que c’est un sujet fort et poignant. Que la vie a continué pour les gens, mais que elle, sa vie était différente, qu’il y a des choses qu’elle n’a pas vécu, pas apprise, que sa maison n’est plus sa maison, que ses parents sont des étrangers, qu’elle a perdu tous ses repères. Malgré la psychologue, cela reste difficile. Sa maman va essayer une méthode bien particulière en dernier recours. Mais comment cette jeune femme peut retrouver ses marques ? ne pas décevoir son entourage ? Elle doit apprendre à vivre pour elle-même maintenant.

Bon, je vais en rester avec ceux là, ça fait quand même de trop de tout remonter XD.