Séries Time : Thirteen & Absentia

Bonjour tout le monde,

On se retrouve enfin aujourd’hui, pour 2 bonnes séries, intéressantes, prenantes, difficiles, marquantes.
Il est conseillé de les voir sauf si vous êtes trop sensibles.

J’ai réuni ces 2 séries car j’ai beaucoup pensé dernièrement à ces 2 jeunes femmes et ce qu’elles avaient vécu, et au final j’y ai trouvé des similarités.
Il m’est venu un mot : Brisée.
Etre forte et courageuse ? Elles ont survécu ?  Oui, mais elles sont brisées, leur vies volées, leurs repères bafouées, faussées. On se demande même comment elles ont réussi à survivre, qui elles sont aujourd’hui, on est amené à avoir des doutes sur elles, tout en étant touché.
Quelqu’un est entré dans leur vie pour la faucher, la briser, la voler.
En prenant encore un peu de recul, ça m’a même fait penser au harcèlement, qui finalement consiste aussi à briser les gens, changer leurs repères, des relations qui deviennent malsaines …

Thirteen

Résumé :
Ivy Moxam, jeune femme de 26 ans, parvient à s’échapper de la cave qui a été sa prison durant les 13 dernières années. Elle retrouve alors sa famille et doit aider la police à arrêter son kidnappeur.

Thirteen comme 13, 13 ans, l’âge qu’avait Ivy quand sa vie a changé à tout jamais. La série est aussi appelé Captive, qui a mon sens est plus parlant.
C’est une mini-série en 5 épisodes de 50-60 minutes dont s’est chargée la BBC. Un sujet brûlant vu comme jamais.

France 2 a pris le risque de lui faire prendre le relais de Broadchurch. Ce qui est quelque part une très bonne idée, c’est vraiment une série à voir et toute une réflexion.

Fiche SB

Mon avis/mes impressions :

 

Jodie Colmer porte remarquablement le rôle difficile de Jodie Comer, on sent sa perte de repère, sa fragilité, d’un autre côté elle aimerait aussi passé à autre chose et en a marre de parler à la police.

Les policiers chargées de l’enquête, un homme et une femme. La femme essaye de raisonner, rester distante voire froide, remettre en question ce que dit Ivy, reste très professionnelle (comme on pourrait dire).
L’homme est très touché, prend des risques part rapport à son travail, veut la confiance d’Ivy.

La série commence quand Ivy sort d’une maison. Dès lors, on ressent toute la tension dramatique.
Qu’est-il arrivé à Ivy ? Dit-elle tout ? N’est-ce pas trop dur d’en parler ? Que lui est-il arrivé pendant ces 13 ans ?
Ivy est une jeune femme adulte de 26 ans, mais elle a quitté sa famille à 13 ans. Tous ses repères ont été faussés. Comment se réadapter à la vie aujourd’hui ? Est-ce seulement possible ?
Pour l’entourage, c’est aussi très difficile, c’est de l’inespéré mais en même temps comment faire maintenant ? Maintenant, alors que tous ont plus ou moins continuer, reconstruit leur vie. La disparition d’Ivy a touché largement, elle a fait volé en éclat pas mal de choses, que ce soit côté famille ou amis, les choses n’ont plus été les mêmes.
Treize années plus tard, rien n’a changé et tout à changé. Les gens ont grandit, évolué, reconstruit tant bien que mal.

Il y a également les journalistes, qui ressemblent à des piranhas, à vouloir la photographier, lui parler, c’est juste atroce.

Qui l’a enlevé ? Comment cela a-t-il été possible ?
Des non-dits, des secrets jaillissent.
Ivy aussi frêle que manipulatrice. Ivy qui ne reconnaît plus le monde d’aujourd’hui.

Dès la fin de l’épisode 1, on a un retournement de situation.

Absentia

Résumé :
En enquêtant sur un tueur en série, une jeune femme du FBI disparaît. Elle est retrouvée six ans plus tard dans une cabane, entre la vie et la mort. Une fois rétablie, elle découvre que son mari a refait sa vie avec une femme qui élève son fils. C’est alors que les meurtres recommencent.

Une série en 10 épisodes de 52 minutes de AXN.
Elle a été diffusée par la chaîne Altice de SFR.

Fiche SB

Mon avis/mes impressions :

Stana Katic, que j’ai connu jouant Kate Beckett dans Castle, y incarne l’intelligente et troublante Emily Byrne. Elle n’est pas si éloignée que cela de son autre rôle, car elle est ici jeune agent du FBI. Mais à part ce métier, elle change radicalement et se fût un véritable plaisir de la retrouver, elle a assuré.

Emily a disparu il y a 6 ans, alors qu’elle enquêtait sur un serial killer. Son mari, également agent du FBI s’est remarié avec Alice, il avait perdu tout espoir. Ils avaient un fils, adorable, Flynn.
Et voilà qu’on la retrouve in extremis dans des conditions difficiles. Comment Emily a survécu 6 ans ? Quel traitement a-t-elle subi ? Comment reconstruire sa vie ? Mais pour l’instant, elle ne le peut pas, elle doit savoir ce qui est arrivé et mettre fin à ce « jeu » malsain, surtout que tout recommence, que des morts pleuvent, et qu’on doute d’elle-même.

Emily est très forte, elle sait très bien se débrouiller, c’est impressionnant. On sent le côté policier.
Warren Byrne est le père d’Emily, et la personne qui lui est la plus fidèle. Les discussions que les gens ont avec lui sont assez intéressantes voire mouvementées.
Jack Byrne est le frère d’Emily, alors qu’elle l’a quitté médecin, elle le retrouve représentant de matériel médical. Apparemment, il aurait très mal vécu sa perte, sombrer dans l’alcool et se serait fait licencier.
Nick est son mari. Enfin, l’était. Mais en revoyant Emily, on sent qu’il l’aime toujours, qu’il a beaucoup d’affection pour elle. Il ne l’a pas quitté par choix a priori, mais il a refait sa vie et la croyait morte.
Flynn est son fils, elle a le droit de le voir, mais c’est très difficile pour eux deux. Ils ne savent pas toujours quoi se dire. Et il appelle Alice maman.
Alice est l’autre femme. Celle que Nick a choisi et épousé après Emily. A priori, elle a l’air d’un ange, intelligente, mais elle ne semblait pas travailler. Elle s’occupe avec beaucoup d’affection de Flynn. Elle tente de tolérer la situation, cela aura fait d’elle un monstre sinon, mais par moment elle a du mal, et sans doute peur d’être un second choix, de tout perdre. Contrairement à Anna de la fille du train, il est difficile de simplement la détester.

Petit à petit des révélations sont faites, des secrets dévoilés. Et le doute s’installe. Emily finit par avoir toute la police à ses trousses. Victime ou coupable ? Et où trouver de l’aide ? Tout semble se liguer de plus en plus contre elle. Si c’est une victime, qui l’aurait piégé ? Et surtout pourquoi ?

Des scènes peuvent ici aussi être difficile à soutenir, comme la cuve d’eau. Ce que semble représenter l’image.

Digne d’un bon thriller, elle commence et c’est plutôt intéressant et au fur et à mesure, on est de plus en plus happé dedans, et on veut la suite ! On veut savoir !
On doute de tout le monde !
Si je me rappelle bien, ça a commencé a sacrément décoller après l’épisode 3.

Les histoires qui nous sont contées finissent vraiment, de ce côté là je n’ai pas eu de problème.

Thirteen est une mini-série, donc totalement terminée. C’est intéressant de plonger plus profondément dans ce genre d’histoire mais aussi glaçant.
Absentia, tout dépend de ce qu’ils voudraient nous raconter. Rien de choquant en tout cas s’ils s’arrêtent là non plus. Mais s’ils font quelque chose de qualité, je reste partante pour une suite.
Les musiques participent très bien à l’ambiance qui s’en dégage.

Quoi qu’il en soit, je ne regrette pas de les avoir vu.

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Cinéma Time : Wind River

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Résumé :

Cory, traumatisé par un événement de son passé, travaille comme chasseur de coyotes et autres prédateurs. Il trouve le corps violé d’une adolescente dans une région désertée, et aide une agent du FBI à en trouver qui est responsable.

Fiche SB

Durée : 1h50
Les 2 acteurs principaux sont Jeremy Renner et Elizabeth Olsen qui sont sur l’affiche et son très bien dans leurs rôles.
Genre : Drame, thriller

Mon avis/mes impressions :

Là où règne le silence, la neige. Là où les règles ont changé. Là où règne le froid et tout est recouvert de son blanc manteau, même si on n’est pas en hiver, un fâcheux événement se produit qui va entraîner une jeune agent du FBI et un chasseur blessé par son passé à la quête de la vérité.
Voilà, un bon thriller qui se passe dans une ambiance à part, assez froide et tendue. Mère nature est loin de faciliter cette délicate enquête.
Il règne dans ce coin de Wyoming à Wind river, un côté sauvage et brute de décoffrage.
Les paysages sont beaux et sauvages.
Le thriller est surprenant de bout en bout, les dernières scènes étaient difficiles à  soutenir. C’était hallucinant et à vomir, et on va encore plus loin ensuite.
J’en suis encore toute retournée.

Nous rencontrons d’abord cet endroit sauvage et loin de tout, sous la neige, qui nous subjugue par la beauté qu’il dégage. Cet endroit, ce paysage, est quelque part un personnage important lui aussi.
Nous faisons ensuite la connaissance du chasseur (Jeremy Renner / Cory Lambert). Petit à petit, on voit sa force, mais aussi les tensions, que malgré son intelligence et sa force, il n’a pas pu empêcher quelque chose qui le mine depuis, et il a dû apprendre à survivre. Quand on le voit faire, il dégage du charisme, il fait bien les choses, il piste, se prépare, tire au bon moment. C’est un bon pisteur et chasseur, d’ailleurs vu sa connaissance de la région et sur la demande de la jeune agent du FBI, il  va l’assister.
Un corps est retrouvé, une jeune femme.
Une jeune agent du FBI (Elizabeth Olsen / Jane Banner) va sur place, comme elle était la plus proche. Elle n’était pas du tout préparé à un tel climat et doit affronter la population locale.
Le médecin légiste ne peut conclure à un homicide, un meurtre, même si tout le monde sait que c’est à cause d’autre chose et donc comme un meurtre. J’ai apprécié que Jane prenne à coeur de rendre justice à cette jeune femme, de considérer cela comme un meurtre et de mener l’enquête. Personne ne pourra lui envoyer de l’aide avec un tel rapport, alors avec la police locale, et avec l’aide de Cory, elle se lance dans cette chasse qui s’avère compliqué, déjà avec ce temps qui efface les traces.
Nous allons nous promener en moto-neige, un moment très sympa.
Jane et Cory forment un très bon duo, tous les deux sont motivés pour découvrir la vérité. Elle s’interroge d’ailleurs sur ses motivations à lui.
Ici, tout est différent, si vous vous blessez, une ambulance va mettre un certain temps à venir … Ce qui change pas mal les règles par rapport à la ville. Ici, il faut avoir force psychologique et mentale et se battre pour sa survie.
Petit à petit, ils avancent dans leur enquête. Vers la fin, on revient visuellement sur ce qui est arrivé à la jeune femme (Natalie) et la force et le courage dont elle a fait preuve, et le dénouement de l’enquête, et c’est vraiment quelque chose ! Jusqu’au final, avec cette phrase qui nous assène un nouveau choc.

Le film s’inscrit apparemment dans une saga Le Nouvel Ouest (Sheridan) :
Le 1er : Sicario
Le 2ème : Comancheria
Le 3ème : Wind River

Il peut être vu indépendamment.

 

Série Time : Mindhunter Saison 1

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Titre : Mindhunter

Une série créée par : David Fincher et Charlize Theron

Chaine : Netflix

Année : 2017

Episodes : 10 épisodes entre 35min et 60min

Genre : Drame – Thiller – Histoire

Avec : Jonathan Groff, Holt McCallany, Anna Torv, Hannah Gross, Cameron Britton…

Renouvelé pour une saison 2

Résumé :
À la fin des années 1970, deux agents du FBI font avancer la criminologie en s’intéressant à la psychologie du meurtre et en se rapprochant de monstres hélas bien réels.

Comment anticiper la folie quand on ignore comment fonctionnent les fous ? Deux agents du FBI imaginent une enquête aux méthodes révolutionnaires et se lancent dans une véritable odyssée pour obtenir des réponses.
En 1977, à l’aube de la psychologie criminologique et du profilage criminel au sein du FBI, les agents Holden Ford et Bill Tench vont s’entretenir avec plusieurs tueurs en série pour tenter de comprendre leur façon de penser et ainsi acquérir des connaissances afin de résoudre des affaires criminelles.

Fiche SB

Du coup, ça fait un peu chasseur d’esprit, de tête…remarque ils chassent du difficile XD -> profiler/profileur
Ah tiens, en cherchant un peu je suis tombée sur une information intéressante ici : le livre Mindhunter, dans la tête d’un profileur a inspiré cette série.

Pour le visionnage, je vous conseille d’être en forme. Vous pouvez enchaîner, mais ça peut aussi être difficile. Le 1er épisode était sympa, mais il lui manquait quelque chose, mais c’est encore mieux ensuite, et prenant.

Réservé à un public mûr et averti.

Mon avis/mes impressions :

Cette série se passe aux prémices de ce que l’ont a nommé ensuite serial killers / tueurs en série. Un nouveau type de criminel a appréhendé. Alors que la plupart du temps l’assassin connaît sa victime, et a une raison particulière (jalousie amoureuse, prendre la place du collègue pour avoir la promotion, pour avoir de l’argent, pour un héritage, etc.). Ici, cela semble sortir de nulle part et désarçonne pas mal de monde.
Ici, nous plongeons de manière très intéressante dans l’étude de ces criminels hors du commun, et quoi de mieux pour les appréhender que de discuter avec eux ! Logique, mais aussi difficile.

La série est très intéressante, glaçante, dérangeante, aborde plein de pistes de réflexion. On commence vraiment quand ces criminels n’avaient pas l’appellation qu’on leur connaît si bien aujourd’hui. C’est également le début de l’art du profilage.
Les 2 agents du FBI en charge sont intéressant et viennent avec leur histoire et personnalité. Plus tard, une universitaire les rejoint.
Même si nos 2 agents du FBI donnent des cours itinérant, cela n’a pas été une sinécure d’aller plus loin, de lancer une étude, de faire des entretiens avec eux, etc.
L’ambiance est très bien retracée, et la musique contribue à l’effet que fait la série sur nous !
Nous croisons différents serial killers enfermés ou libres, et la tension est à son comble.

Holden est une nouvelle recrue au FBI, prêt à bosser dur, à s’intégrer, avec ses idées. Amené dans cette nouvelle étude, il va se donner à fond. Il est bien apprêté, classe et élégant. Il n’hésite pas à défendre ses idées. Parfois, il ne voit pas où est le mal. Ce n’est pas toujours facile pour lui, surtout que son sujet n’est pas trop reconnu. Et il a un côté ambitieux.
Il va rencontrer sa petite amie, Debbie, de manière originale, elle est pleine de vie, de fougue, elle le fait bouger, l’initie à des jeux, parfois ils se disputent aussi, Holden a un côté jaloux. Debbie lui offre aussi son intelligence et ses connaissances, elle étudie la sociologie, c’est intéressant, à un moment donné elle va aussi se poser la question de quel travail elle va pouvoir faire avec ces études. Elle lui donne souvent des idées.
Bill est dans les sciences comportementales, il va prendre Holden sous son aile. Il sait bien s’y prendre avec les gens, trouver les bons mots, ne pas avoir l’air trop supérieur, des choses sur lesquelles Holden a du mal. Ils vont faire la route pour leurs cours. Et bien plus encore. Cela ne l’empêche pas d’avoir quelques soucis dans sa vie personnelle, dont un grand qu’il a bien du mal à résoudre.
Docteur Wendy Carr est une universitaire de haut niveau, elle va mettre une touche féminine, et universitaire, des connaissances, proposer l’étude, proposer de s’y impliquer totalement. Elle a l’air sûre d’elle, très professionnelle, peut être même un peu froide. Elle nous réserve également quelques surprises, notamment sur sa vie personnelle. Elle n’apparaît pas de suite. Elle voit dans leur travail quelque chose de grande importance, sur lequel il faudrait travailler à plein temps.
Holden, Bill et Wendy forment un bon trio, assez intéressant. C’est le début de leur équipe de recherche sur ces criminels pas comme les autres.
Holden, Bill, Wendy et Debbie sont des personnages très intéressant, chacun avec son caractère et intelligent.

Holden et Bill ont parfois du mal avec leur chef, à se justifier également.

Rencontrer, apprendre à connaître et comprendre les serial killers est difficile, éprouvant. Même pour nous à travers l’écran, il y a des moments très éprouvants. On peut également se poser la question de la limite à ne pas franchir, du danger que cela peut être de chercher à rentrer dans la tête de ces criminels hors du commun. Ils peuvent très bien être mariés, gentils à l’extérieur, intelligent…
Il est clair qu’ils dérangent, qu’ils interrogent, qu’ils ont tout bousculé. 

Déjà Holden avec sa jeunesse, sa fougue, ses idées, a du mal parfois, du mal avec les limites, car même si se mettre au même niveau que l’autre peut être un bon moyen de le faire craquer, lui faire croire qu’on le comprend, trouver le levier, il se pose aussi la question de l’effet que ça fait sur soi-même, de la limite à ne pas franchir. Il y a une grande majorité d’hommes parmi eux, ici on ne croisera aucune femme. Il y a également souvent une dimension perverse et sexuelle.
A la base, ça n’existait pas, on ne faisait pas attention à ses meurtres décousus en première apparence. Certains en ont même eu en marre, en quête de reconnaissance, ils se sont laissés arrêtés.
Ces meurtres a priori sans rapport ont un schéma. Il faudra trouver pour chacun celui qui lui correspond, également son levier. Parfois, leurs histoires nous glacent, et on s’interroge également sur un système qui a laissé ce genre de chose se faire, mais une fois la limite franchie il est trop tard pour eux.
D’ailleurs, Holden s’intéresse aussi sur la prévention, car c’est bien gentil tout cela, mais si on pouvait l’arrêter avant que ces atrocités soient commises ce serait mieux, si on pouvait l’empêcher de franchir la limite, empêcher la bascule. Holden se mêle d’un cas intéressant et très tendancieux, compliqué.
En tout cas, ça a contribué à l’incertitude de la société et que plus personne n’était à l’abri. Ici, les victimes étaient en majorité des femmes.

Ils peuvent très bien visiter plusieurs fois un serial killer (ils ont mis en place un processus aussi), des enquêtes peuvent s’étaler sur plusieurs épisodes.
Bill & Holden voyagent beaucoup.

Il y a encore largement de quoi faire et on en voit un se promener un tranquillement, du coup je serais partante pour une saison 2. C’est parfait, puisque ce sera le cas ^^.

Manga Time : Moving Forward tome 6

Fiche

Moving Forward, tome 6 par Nagamu

Cette fois-ci c’est beaucoup plus classique, beaucoup de noeuds au cerveau et les affres de l’adolescence et de l’amour dans toute leurs splendeurs.
Par contre, il y a quelques phrases bien senties qui portent à réflexion.
Outa a été très maladroit dans le dernier tome en voulant se faire pardonner, ici il le fait avec plus de subtilités et en montrant qu’il l’a un minimum observé.
Sazuku aimerait joué avec d’autres musiciens, il en a pris conscience en étant poussé dans le tome 5 par Kuko et par le vieux homard, il prend donc son courage à deux mains et lui demande des cours.

Il y a également une très jolie sortie au parc entre 2 amis.
Des amis qui tiennent à leur amitié et ne veulent pas la perdre.
On remarque aussi l’incidence sur sa propre vie du regard de l’autre, également le poids de ses mots. Que ce soit des compliments comme tu es doué pour ça, ou des reproches, des choses méchantes tu es nul(le), inutil(e). Cela marque la personne dans un sens comme dans l’autre. Il faut veiller à faire la part des choses, également avoir différents retours, de différentes personnes.
Outa est par exemple très doué en dessin, dans son enfance on l’a beaucoup complimenté à ce sujet, ça l’a motivé à continuer à dessiner.
Une jolie série que j’encourage tout le monde à lire en tout cas.

Dans l’histoire à part, on a une jeune fille qui traîne beaucoup de bagages, pour parer à tout et aussi aider les autres, et un jeune homme qui gueule fort. La fille se trouve pas assez doué, pas assez belle, pas assez tout, et c’est le moyen qu’elle a trouvé pour être utile. En attendant, cela lui fait un certain poids tout le temps. Les autres ne font-ils que l’utiliser ?
On a toujours une certaine manipulation, un côté utilitariste quelque part, mais tant qu’elle est bienveillante, et non malveillante, ça passe. Après il faut faire la part des choses et ses choix.

Manga Time : Moving Forward tome 5

Fiche

Un excellent tome où j’ai pensé à mon dernier livre aussi (a good girl), toute la réflexion autour des sentiments, de l’être et du paraître.
Ce tome pourrait très bien faire pleurer une partie d’entre vous à chaudes larmes, il est très touchant, émouvant, il donne des nœuds au cerveau et dégage réflexion et prise de recul par rapport à soi-même aussi.
Kuko se confronte à Outa, mais c’est différent dans ses rêves.
Ici, nous confrontons pas mal 2 façons de faire : intérioriser ses sentiments ou les extérioriser. Ne pas dire forcément tout ce qu’on pense tout le temps, ou être très naturel : rire quand on est joyeux, pleurer quand on est triste, même si c’est devant l’autre, dans la rue, au travail, à l’école. Et vous que faites vous ? Une chose que laquelle nous pouvons évoluer, réfléchir, peut-être faire cas par cas, selon les personnes, selon les situations.
Nous pouvons même envier tout comme considéré comme un extraterrestre la façon de faire de l’autre si différente de nous.
On peut aussi être influencé par la culture, comment on a été élevé, les réactions des autres…
On parle aussi maladroitement peut-être de force et de faiblesse, qui peuvent influencer sur ce qu’on décide de faire.
Il n’y a aucune solution qui est à 100% génial. Chacune a ses avantages et ses travers.
Kuko est choquée, car comme beaucoup d’entre nous elle se découvre une part sombre, c’est difficile à accepter mais il le faut, cela n’en fait pas quelqu’un de méchant. Et il faut bien qu’elle s’extériorise un minimum avant que cela craque pour de bon. Elle se rend compte que parfois elle a considéré les autres de haut, elle ne comprenait pas leurs façons de faire, d’être, qu’elle considérait comme faible.
Bref, une très jolie réflexion.
J’ai aussi beaucoup aimé le dialogue, l’échange que Kuko a eu avec son père, aussi ce moment où le vieux fait venir un jeune à lui pour partager quelque chose d’unique.
Mention spéciale à la dernière histoire aussi qui met Ibu en avant, déjà j’aime beaucoup la complicité qu’elle a avec sa maman, ce partage de passion.

Il faut aussi se rappeler que ce sont des adolescents qui se découvrent.

Série Time : Stranger Things

Aujourd’hui, on se retrouve pour une très bonne série qui a fonctionné du tonnerre sur moi. J’ai nommé Stranger Things.
Je salue également le coup de maître d’avoir sorti la saison 2 dans la période angoisse, frisson, juste avant Halloween, c’est juste parfait !

Résumé :
A Hawkins, en 1983 dans l’Indiana. Lorsque Will Byers disparaît de son domicile, ses amis se lancent dans une recherche semée d’embûches pour le retrouver. Dans leur quête de réponses, les garçons rencontrent une étrange jeune fille en fuite. Les garçons se lient d’amitié avec la demoiselle tatouée du chiffre « 11 » sur son poignet et au crâne rasé et découvrent petit à petit les détails sur son inquiétante situation. Elle est peut-être la clé de tous les mystères qui se cachent dans cette petite ville en apparence tranquille…
(Source : Allociné)

Genre : Drame, Fantastique, Thriller
Diffusé sur Netflix
Saison 1 de 8 épisodes diffusés pour la première fois en juillet 2016
Saison 2 de 9 épisodes diffusés pour la première fois en octobre 2017
Renouvelé pour une saison 3
Fiche SB

La série est l’occasion de revoir Wynona Ryder.

Mon avis/mes impressions :
Des choses étranges se passent dans un petit village sans histoire, où comme ils disent rien d’excitant ne se passe jamais.
Stranger things se traduit choses étranges.

Tout d’abord, mais au final pourquoi j’ai autant aimé Stranger Things :
– pour l’ambiance : l’ambiance est génial, on est en plein dans les années 1980, et plein de clins d’oeil sont faits.
– pour la musique : la musique est une partie intégrale de l’histoire, elle donne l’ambiance, le ton, elle nous plonge directement dedans.
– pour la bande d’amis geek : j’aime énormément l’amitié qu’ils partagent entre eux, la loyauté, le fait qu’ils soient différent mais pas seuls.
– pour l’originalité de l’histoire.
– pour la psychologie.

Il y a tout un tas de petites choses qui font qu’elle prend, elle fonctionne même avec des gens qui ne sont pas trop thriller, voire qui redoute les vilaines bêtes, les monstres.

Chaque fois par exemple que je les vois avec le talkie walkie, je souris, c’est bien sympa comme moyen de communication, leur truc à eux, et il n’y avait pas encore les portables à l’époque.

J’aime le fait qu’on se retrouve entre 2 mondes, y compris le fait qu’il y a de quoi douter, c’est quand même assez dur à avaler comme pilule.
Eleven a été une superbe surprise dans la saison 1. Mais qu’est-elle devenu ?

Saison 1 :
Revisionnage de la série et je la fais découvrir en même temps 🙂

Nous voilà dans la petite ville d’Hawkins, où nous faisons connaissance avec 4 garçons dans le vent (ou plutôt enfourchés sur leur vélo). Un moyen de transport bien pratique pour ces jeunes. Même si tout le monde a sa maison, on sent les différences de niveau de vie sociale. On a également un étrange centre scientifique, une disparition d’enfant (Will) et une autre qui s’est échappé (Eleven/Elf). On voit aussi que même s’ils sont amis (les jeunes), ils ont leurs disputes, et du mal avec les autres jeunes. C’est assez marrant quand ils mêlent à tout cela leur côté geek, quête, leurs jeux et références, ils donnent même du coup des noms sortis d’autres univers, de leurs jeux. Evidemment, cela nuit aussi grandement à leur crédibilité, cela en plus d’être des enfants.
La disparition de Will secoue surtout sa famille et ses amis. Les autres étaient concernés de loin sont touchés mais moins grandement. Jim Hopper assure déjà dans son rôle de policier, il se retrouve face à une vraie affaire, ce qui le change de ce qu’il a connu ces dernières années depuis son arrivée à Hawkins. Il porte aussi en lui le poids de son passé. Nancy et Steve ne sont pas méchants, mais avec des comportements typiquement adolescent et énervant par moment. Barbara, la meilleure amie de Nancy, a bien du mal avec elle en ce moment.
Eleven va être recueillie après quelques péripéties par nos jeunes amis. Elle entraînera quelques disputes dans le groupe. Mais après qu’ils aient compris quelque chose, elle restera avec eux et les aidera. Car oui, nos jeunes amis font aussi tout de leur côté pour retrouver Will (malgré les interdictions). Du côté de la famille de Will, Joyce et Jonathan cherchent aussi, Joyce a l’air constamment au bord de la crise de nerf, et les choses étranges qui se passent autour d’elle n’arrangent rien ! Mais où Will a-t-il bien pu disparaître ? Que lui est-il arrivé ? Est-ce le seul concerné ?
J’aime beaucoup Elf qui découvre la vie de tous les jours, des mots, des objets du quotidien tout en étant une jeune fille forte et courageuse. Le groupe d’amis a beaucoup plus de tensions, car il y a des doutes, de la méfiance envers Elf, mais tous ont à coeur de sauver leurs amis. Et suite à un évènement, pour Nancy ce qui se passe va commencer à devenir important aussi et va naître une nouvelle association.

Saison 2 :
J’ai vu la saison 2 le week-end de sa sortie (et mis le reste en pause) j’ai passé un excellent moment grâce à eux.
Le début de la saison 2 était très déstabilisant, on y revient plus tard, mais c’est vrai que même s’il y a de l’idée, c’est un peu bizarre mis comme cela.
Ensuite, on retourne dans la ville d’Hawkins, et là je me suis déjà sentie mieux, en terrain connu.
Sans rien révéler d’important sur la saison, il y a quelques personnages dont un nouveau  personnage (tout juste arrivé en ville) qui m’ont énormément plu, ils ont assurés, même un autre quand les autres étaient aux abonnés absent. Un autre nouveau (aussi tout juste arrivé en ville) qui m’a énormément déplu, une façon de faire qui n’est vraiment pas bonne.
J’ai adoré tout le mélange, toutes ces petites choses. Comme Dustin ouvert et scientifique qui prend cette décision, mais qui lui permet d’étudier certains points et nouer une relation à part (peut-être).
J’ai adoré qu’on donne la part belle à des filles qui savent sacrément bien se défendre en répartie, voire dans d’autres domaines selon.
J’ai adoré l’ambiance des salles d’arcanes des jeux. Et tout l’ambiance à nouveau des années 1980.
J’ai adoré l’unité dont ils font preuve.
On a plein de petites choses distillées pour unir ce qu’on a déjà vu et ce qu’on voit maintenant.
J’ai cette fois-ci complètement adoré l’union inter-générationnelle, autant enfants et adultes que pré-ado et adolescent.
On a plein de petits problèmes rencontrés que plein de gens ont sans doute vécu, mais ici où il se passe vraiment des choses étranges, tout cela prend une toute autre dimension : les cauchemars, arrivé à intégrer un groupe, etc.
La mère de Will n’est cette fois ci pas en reste, elle y croit, et elle est prête à tout pour son fils.
On y voit les dangers de la science. Une chose merveilleuse, mais qui mal utilisée a de quoi mettre très mal à l’aise.
Qui m’a beaucoup plu et autres  ? (spoiler) (surligné à vos risques et périls pour révéler le texte)
Jim Hopper qui a assuré de main de maître son travail de policier, et qui en plus a accueilli Eleven, et qui garde ce secret.
Max (Maxine), la nouvelle, avec forte répartie et qui assure aux jeux vidéos.
Bob (le nouveau copain de la mère de Will), un type qui a l’air de rien mais qui a été extraordinaire. Il fait preuve d’intelligence et de patience avec Will.
Steve, le petit copain de Nancy, qui ne s’est pas très bien débrouillé avec elle, tombe dans le piège de Bill, mais qui a su assurer quand on a eu besoin de lui
Le docteur, où on ne savait pas trop pendant un moment
Bien sûr, les petits étaient un régal à retrouver.
Le duo Nancy et Jonathan superbe, digne de journaliste XD.
La mère de Will (Joyce) a beaucoup plus assuré ce coup-ci ! 
Et quel plaisir de revoir Eleven/Elf, qui part également à la quête de son passé et de ses pouvoirs psychiques, qui a de vraies disputes parents/enfants avec Jim.

Une série que je recommande fortement à tout le monde de découvrir si ce n’est pas déjà fait, elle a vraiment un truc à part !

Mention spéciale à leur professeur de sciences de la vie et de la terre (SVT) 🙂

Je pense avoir une préférence pour la saison 2, surtout qu’à ce moment là il y a moins de doute, et plus de solidarité.

Séries Time : Angoisse, Frissons, Halloween

Bonjour tout le monde,

Si on parlait de quelques séries propices à l’ambiance Halloween, et la période plus large d’octobre/novembre, de quoi frissonner.

The Sinner

The Sinner

Histoire :
Une jeune mère est prise d’une rage soudaine en public et commet un acte de grande violence, sans pouvoir expliquer pourquoi. Un inspecteur de la police va enquêter sur son cas et découvrir les lourds secrets enfouis dans son inconscient.

Série en 8 épisodes.
Créée par Derek Simonds (2017)
Avec Jessica Biel, Christopher Abbott, Dohn Norwood plus
Nationalité Américaine
Genre Drame, Thriller
Statut Terminée
Chaîne USA
Format 45 minutes

Diffusé sur Altice Studio

Jessica Biel joue le rôle de la jeune mère dépassée par son acte : Cora.
C’est une série intéressante, glaciale, oppressante, avec une certaine lenteur, qui a de quoi vous retourner l’estomac.
Alors que l’affaire aurait dû être simple, plein de gens l’ont vu commettre ce meurtre, mais c’est une mère de famille comme tant d’autres, elle a sa vie, ce n’est pas une tueuse en série, alors pourquoi ? Cette musique aurait déclenché quelque chose en elle ?
Pratiquement tout le monde se désintéresse d’elle à part un policier qui ne se satisfait pas de ce qu’ils savent. Pourquoi a-t-elle tué cet homme ? C’est un bon policier, dans sa vie personnelle c’est une autre histoire, certains de ces choix sont assez spéciaux.
Cora et l’inspecteur vont avoir un travail énorme à faire, il semblerait que des choses sont terrées à l’intérieur de Cora. Mais si elles y sont enfouis si profondément, ce n’est peut être pas pour rien. On va aller dans le passé de Cora, voir sa soeur psychopathe par moment mais aussi endurant une souffrance terrible, qui a un moment nous sera extrêmement touchante, ses parents qui nous mettront très mal à l’aise surtout cette mère, son petit-ami. Le passé de Cora s’avère épineux. Alors qu’est-ce qui est à pousser Cora à tuer cet homme ? Est-il vraiment un pur inconnu pour elle ? Si vous avez le coeur solide, les boyaux bien accrochés, entrez dans cette sombre danse ! Le final devrait vous scotcher quand même !

Broachurch Saison 3

Histoire :
Trois ans ont passé depuis la mort de Danny Latimer et le procès du coupable.
Alec Hardy et Ellie Miller ont une nouvelle affaire : Patricia Winterman a été violée lors d’une soirée et les premiers éléments indiquent qu’un prédateur sexuel est dans les environs de Broadchurch.

Créée par Chris Chibnall (2013)
Avec David Tennant, Olivia Colman, Jodie Whittaker plus
Nationalité Britannique
Genre Drame, Policier
Chaîne ITV
Statut Terminée
Format 52 minutes

Diffusé sur France 2, en VOD …

Broadchurch est une série qui a eu un grand succès bien méritée et connue moultes adaptations du coup.
La série est porté par le duo de flic que forme Miller & Hardy (Olivia Colman & David Tennant) qui est excellent.
L’originalité de cette saison 3 est d’abordé une autre forme de crime : un viol, toujours dans ce petit village sans histoire, où généralement rien d’intéressant ne se passe comme ils disent. On sent aussi le poids du passé, l’enquête est à part, mais la vie continue pour beaucoup de gens. Pour les Latimer, c’est une autre histoire, ils prennent une partie de l’histoire, mais c’est quand même intéressant, cela montre bien qu’on efface pas tout aussi simplement. Alors que Beth a bien rebondi et aide notre victime, son homme a bien plus de mal et en oublie par moment que les autres membres de sa famille sont encore vivant eux.
Le viol se produit lors d’une fête, sur une dame qui est déjà maman, donc déjà d’un certain âge et pas un modèle de beauté non plus, tout un tas de questions se posent sur la cause et aussi finalement pourquoi l’avoir attaqué elle. Pas mal de gens ont des choses à cacher, ce qui les rend coupable par moment, ce qui complique la tâche des inspecteurs pour déceler la vérité. Même la victime aura quelques révélations à faire. Oui, ce sont tous des humains, et certains choses ils aimeraient les garder pour eux.
On remarquera quand même comparé à la France, aux USA, à ce qu’on voit d’habitude, la douceur et la gentillesse du traitement de la victime, qui est considérée comme telle et traitée avec beaucoup de respect et de considération (ça fait plaisir à voir). J’ai aussi adoré Hardy qui insiste sur le fait que tous les hommes ne sont pas comme ça. Il y a quand même quelques messieurs avec des comportements bien abjects et de porc.
Pour Hardy, ce n’est pas toujours facile non plus, il s’occupe de sa fille, qui traverse quelque chose qu’il ne voit pas au premier abord.
J’ai détesté la jeune fliquette et heureusement qu’ils la remettaient en place, elle m’a exaspéré au plus haut point.
De plus, se pose aussi la question, est-ce que c’est sa seule victime ? Ce genre d’affaire peut éveiller quelques consciences.
Il y a aussi l’impact de l’affaire sur la vie de tous les jours, déjà le regard quand quelqu’un est au courant, mais aussi sans savoir qui est coupable, on impose de faire attention, la vie de toutes les femmes est impactée. A certains moments voir tout le monde se mettre ensemble pour dire non, on ne se laissera pas faire et on veut vivre notre vie tranquillement est beau et bouleversant.
Une enquête rondement menée, avec respect pour une victime de viol, et des secrets déterrées, un très beau duo de policiers qui ne déçoivent pas. Le final est très tordu et à vomir. Normalement, vous devriez avoir quelques surprises.

Sinon ma série du week-end serait parfaite niveau ambiance aussi : Stranger things saison 2
Je n’ai plus trop de temps, mais c’était super, l’ambiance et la musique sont géniales, j’adore l’amitié qu’ils partagent. On essayera d’en parler plus longuement 😉

Téléfilm Time et Sujet difficile : Le viol

Résumé :
Le 21 août 1974, dans les calanques de Marseille, deux jeunes touristes belges venues passer quelques jours de vacances en France sont agressées et violées par trois hommes.
Pendant quatre années, alors que leur entourage leur suggère d’oublier cet incident, ces deux jeunes femmes et leurs avocates vont se battre pour amener leurs agresseurs devant la cour d’assises d’Aix-en-Provence.
Pour cela, à deux reprises elles demandent au tribunal correctionnel de Marseille, ce qui était inconcevable à l’époque, de se déclarer incompétent pour juger cette affaire.
Finalement le 2 mai 1978, s’ouvre le procès aux assises…

Mon avis/mes impressions :

Aujourd’hui, on aborde un sujet très difficile et qui fâche à l’aide du téléfilm diffusé cette semaine sur France  3 (disponible en replay).
En ce qui concerne la réalisation, il lui manque quelque chose, mais ça reste un sujet important et fort, donc je conseille aux gens de le voir. Les choses sont bien abordées et assez importantes pour y consacrer un peu de temps, qu’on soit né femme ou homme.
Le téléfilm a également été suivi d’un débat.

Je rapproche beaucoup le viol du harcèlement car beaucoup de choses se ressemblent : il y a encore une loi de l’omerta dessus, c’est sous-estimé, c’est très grave et pourtant la société s’obstine à vouloir faire passer ça pour rien, la souffrance morale est mille fois pire que la souffrance physique, le comportement change, les blessures du coeur ne cicatrisent jamais (on peut juste apprendre à vivre avec), on culpabilise la victime (c’est ta faute tu ne fais pas comme c’est « normal », tu l’as provoqué … toutes les excuses sont bonnes). Je vous laisse découvrir celles auxquelles elles ont le droit dans ce cas.

Et si vous voulez que votre souffrance soit reconnue et punir les coupables, c’est un parcours du combattant où on vous dissuadera. C’est une des choses qui se passe dans le cas du téléfilm.
Ici, tout est allé plus loin, des femmes ont ouvert les yeux, on a voulu enfin faire reconnaître le viol comme un crime, même si la peine paraît bien minimale face à la souffrance infligée. Le harcèlement devrait l’être au même titre. On devrait punir ceux qui ont fait du mal, et leur donner des cours de rééducation, sans faire revivre l’horreur à la personne …
A partir du moment où on brise quelqu’un, c’est quand même comme si on la tuait.

Dans le cas du téléfilm on le voit très bien, leurs comportements changent, elles multiplient les serrures, elles fuient un homme qui leur pose une question …
Et pourtant, on cherche à leur dire que c’est pas si grave que cela, qu’au fond à un moment n’étaient-elles pas consentantes ? N’y ont-elles pas trouvées du plaisir ? Ne se sont-elles pas laissées faire ? (elles ne pouvaient juste plus se battre, et craignaient pour leurs vies). On déforme leurs propos. L’examen médical est odieux, on les refait souffrir. Beaucoup de personnes ne portent pas plainte, ce n’est pas qu’elles n’en souffrent pas mais s’exposer, reconnaître que c’est vrai, croire en ce système, c’est dur.

Evidemment, ce sont des situations très compliquées et difficiles souvent, pourtant ne me dites pas que ce n’est pas intolérable de détruire quelqu’un ? de le tuer à petits feux ? 

Elles passent par tout, l’envie de la justice, l’envie d’oublier (mais n’y arrivent pas), elles ont perdu leur insouciance, l’envie de faire justice elle même, l’envie d’attenter à leurs propres jours …

Et il y a le regard des autres ! On les accuse de trop en faire ! De faire d’une souris un éléphant ! Même leurs amis ! L’une a son travail en danger !
Dans les cas de harcèlement et de viol, il y a ces gens autour, qui ne vous font pas de mal, mais ont quand même l’air de trouver que c’est pas si grave que ça.

La partie du procès est très intéressante, très forte, de quoi réfléchir, et vu ce qu’on refait subir et comme ça traîne de quoi sérieusement s’interroger.
Sans parler dans le cas général de financer son avocat.

Les mots ont une importance capitale ! (Faites attention à ce que vous signez de manière générale)

On ne va pas hésiter à passer leur vie à la moulinette et elles avec.
La manière dont ces jeunes hommes déforment tout, et veulent persuader que cela n’a rien de grave est abjecte.

Deux choses graves qui ne devraient pas exister, comme si on n’avait déjà pas assez avec le reste.
C’est aussi fou, comme la vie peut tourner à l’horreur si rapidement, mais ensuite ça n’a rien de rapide pour se relever.

Un sujet glaçant et important. Cela reste le genre d’histoire très dure à voir.

Cinéma : Demain tout commence

Résumé :
Samuel vit sa vie sans attaches ni responsabilités, au bord de la mer sous le soleil du sud de la France, près des gens qu’il aime et avec qui il travaille sans trop se fatiguer. Jusqu’à ce qu’une de ses anciennes conquêtes lui laisse sur les bras un bébé de quelques mois, Gloria : sa fille ! Incapable de s’occuper d’un bébé et bien décidé à rendre l’enfant à sa mère, Samuel se précipite à Londres pour tenter de la retrouver, sans succès. 8 ans plus tard, alors que Samuel et Gloria ont fait leur vie à Londres et sont devenus inséparables, la mère de Gloria revient dans leur vie pour récupérer sa fille… (Source : Allociné)

Mon avis/mes impressions :
Pour une fois, on se retrouve avec un bon film français, touchant, même si parfois ça a l’air un peu idéalisé. C’est un très bon moment à passer, le meilleur rôle d’Omar Sy. On ne croirait pas que c’est un film français, il a marché comme marche des films américains, anglais sur moi. Comme quoi ils peuvent faire quelque chose de bien ! Un joli hymne à la vie !

Samuel (incarné par Omer Sy) vit une vie très tranquille, à la baba cool, le genre de personne qu’une partie de moi-même a envie de baffer à ne rien prendre au sérieux, faire n’importe quoi. On ne sait même pas vraiment s’il a fait des études, aucune attache, il anime un centre de vacances je dirai, la plage, la mer, les vacances, le bateau. Il fait la fête, couche avec plein de filles même plusieurs en même temps. Il ne se prend pas la tête, énerve sa patronne mais en même temps ramène des clients et les fait revenir avec sa chaleur, sa joie de vivre, qui sonne a priori assez naturelle.
Mais un jour, une jeune dame vient, elle lui annonce qu’ils ont couché ensemble il y a un an et lui présente son bébé. Là, il se livre à un jeu de mot, il est perdu. Et voilà qu’elle dit qu’elle va payer le taxi et le laisse, et qu’elle se casse avec le taxi (oui, elle abandonne sa fille à un inconnu, voire pratiquement)
Désemparé, et prenant la vie comme elle vient (c’est ce que je dirai), il la poursuit à l’aéroport, mais la rate, et va à Londres. Là, il est perdu, dans cet endroit où il ne connaît ni la langue ni la ville, adieu soleil et mer, bonjour pluie. Il ne se débrouille pas trop bien en anglais. Pour certain, la vie peut offrir de drôles d’opportunité, suite à une bévue et une rencontre voici son avenir pas si mal assuré que cela dans un métier certes original.
C’est absolument étonnant qu’il reste là bas, ne fait pas de test de paternité, ne la confie pas à la DDASS. Elle est là, et il l’intègre plus ou moins laborieusement à sa vie, sans se poser plus de questions. Il se bat d’abord pour retrouver sa mère, puis en sa mémoire invente des histoires.
Samuel, toujours aussi baba cool, mais avec une fille maintenant. Dans son malheur, cette rencontre a été une chance énorme, il a maintenant une vie un peu plus stable, un beau foyer, il y a mis sa joie de vivre, ses pétillements dedans. Il a une maison et une façon de fonctionner incroyable par moment. Il use toujours autant de ses charmes, atouts mais sans coucher à tout va.
L’histoire est belle, touchante, assez incroyable avec une très belle double lecture.

Samuel a sa fille Gloria, il fait tout pour elle, mais ne maîtrise toujours pas vraiment son anglais, c’est elle qui traduit pour lui. Il semble conserver des comportements que la société qualifierait d’irresponsable. Il ferait tout pour elle. Ils forment un magnifique duo à l’écran qui nous fait rire, nous touche en plein coeur. C’est un papa plein d’amour pour sa fille.

Mais un jour la mère revient. Et si tout cela n’était pas si simple ?

Mention spéciale à Bernie qui est une crème et une aide précieuse.
Mention spéciale à Gloria qui est une super jeune fille, intelligente, dynamique …

Ce film est beau, touchant, nous fait passer du rire aux larmes, nous entraîne. On ne peut pas être sûr avant la fin, les derniers mots qui nous sont donnés. C’est aussi un hymne à la vie, et d’en profiter. Et une réflexion sur qu’est-ce qu’un parent ? C’est aussi un humain, qui ne peut pas tout savoir, qui a ses défauts, mais c’est surtout important d’être présent pour son enfant, bien l’élever, passer du temps avec lui pour tisser des liens, lui donner de l’amour, de la confiance en lui.

Cinéma Time : Point films

Le petit Nicolas
Les vacances du petit Nicolas

M6 a eu la bonne idée 2 mardi soir à une semaine près de nous plonger dans les aventures du petit Nicolas. Ce petit a quelque chose d’attachant. Il est de classe moyenne : ses parents ne sont ni vraiment pauvre ni vraiment riche.
Cette saga est désopilante, on rigole bien et on passe vraiment de bons avec eux. Les enfants peuvent avoir une de ces imaginations débordantes o_O.
Quand il est avec ces potes, c’est encore plus de bêtises par moment, plusieurs cerveaux qui réfléchissent mais pas forcément de la bonne façon XD.
Cela ne se passe pas dans nos années mais quelques temps avant (vers 1960).
Le premier film reste meilleur que le 2ème, mais on passe quand même de bons moments dans le 2ème aussi.
Et aussi ces chers enfants changent d’avis comme de chemise loool.
Dans le 1er film, un pote de Nicolas a eu un petit frère, il note certaines choses qui ont changé, et d’un coup Nicolas note les mêmes, s’inquiète, croit qu’il va être abandonné comme le petit poucet… Une imagination débordante et des discussions pas assez claires XD.
Dans le 2ème film, on dit un au revoir tonitruant à l’école, puis Nicolas part en vacances, là il va inventer des choses, croyant encore un drôle de truc, et faire la rencontre de plein de potes différents.
Les parents sont touchant à un moment donné ^^.
Alors, oui ça peut être exagéré, formaté, oui comme le petit Nicolas a grandi le temps de faire le 2ème film, c’est quelqu’un d’autre qui a pris sa place (et y avait un autre truc bizarre). Mais ce sont de bonnes détentes pour l’été à voir et revoir.

Diana 

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Je l’ai pris comme un film à part et c’est intéressant de suivre une princesse alors qu’elle n’est plus une princesse. Malheureusement, j’ai trouvé qu’il lui manquait quelque chose.
Diana a la bonne idée de se servir de son pouvoir pour tenter de faire bouger les choses, s’investir dans des causes, mais elle ne cesse d’être traquée par des « pseudo-journalistes » à scandale, des paperazzis, parfois elle en joue, mais souvent elle est agacée de perdre son intimité. Autant ces combats ont à être connu, mais son intimité devrait lui appartenir. Elle tombe amoureuse d’un médecin étranger, qui est très attaché à sa carrière, même s’il tombe sous le charme de la femme, il a bien du mal avec l’image de Diana, et surtout de risquer d’être suivi comme cela, tout le temps. Diana tente de tenir le coup jusqu’à l’effondrement, l’épuisement. Jusqu’à ce qu’ironiquement le fait d’avoir été princesse, d’être connue la prive de quelque chose d’important pour elle.
Le film a de grosses lenteurs.
La dernière scène est poignante. C’est vraiment fou comme certains humains ont une aura qui attire les autres.

Jeu trouble / Come and Find Me

J’aime bien son titre en anglais : Viens et trouve moi. Vous n’en avez pas entendu parler ? Normal, il est sorti direct en VOD sans passer par la case cinéma, et ça se tient comme ça. Un thriller sympathique à voir une fois.
J’ai beaucoup aimé voir le couple construire sa vie par flashback, partager de tendres moments, parfois ils se disputaient aussi.
Un jour, Claire, sa future femme, sa fiancée, sa promise disparaît. David commence alors à chercher là où il ne faut pas. Mais qu’est-il arrivé à Claire ? Qui est-elle vraiment ? L’a-t-elle seulement aimée ? (et comment aurait-elle pu simuler à un tel point ?) Quelqu’un l’a enlevé ? Est-elle partie ? N’a-t-elle pas eu le choix ? POURQUOI ?
A première vue, lui semble avoir un métier stable, et elle semble plus dans l’émotionnel. C’est aussi sympathique de voir quelqu’un passionné par la photo, en faire en noir et blanc, dans un espace dédié pour les développer ..
Leur rencontre est inattendue, sympathique, et le début du film commence sur un drôle de jeu XD. Il y a des moments tendres, adorables, de vie tout simplement, et aussi la quête de la vérité.
Beaucoup aurait renoncé, mais David ne renonce pas, il veut retrouver Claire et enfin savoir la vérité (coup assez classique mais pas pour le commun des mortels XD).