BD Time : Le monde de Zhou Zhou tome 1 (Fiche)

Le monde de Zhou-Zhou, tome 1 par Zhao

Résumé :
Yu Zhou zhou, petite fille de 6 ans, entre à l’école. Elle a vécu jusqu’ici avec sa mère.. Heureusement, elle va bientôt faire la connaissance de Benz – Benz, un garçon de même âge qui pleure tout le temps (il a ses propres démons).
A la maison les difficultés s’accumulent, et Yu Zhou zhou va devoir s’installer chez la sa grand-mère. La petite fille doit désormais partager sa chambre avec deux cousines plus âgées qu’elle… Jalousies, premiers conflits et premières amitiés surtout, une nouvelle vie commence pour la petite fille.

Edité par Casterman
De Golo Zhao
Disponible en numérique
la série sera composée de 2 tomes, un seul tome est sorti à l’heure actuelle

Mon avis/mes impressions :

Une BD tout en couleur poétique et charmante.
La BD est très agréable à lire, les couleurs sont douces dans des tons pastels, la police de caractère est agréable et change selon, on peut très bien avoir du texte en blanc, et du texte en noir …
Du haut de ses 6 ans, Zhu Zhu n’a pas vraiment eu de chance, mais elle s’imagine des histoires, et vit sa vie tranquillement. Son monde est peuplé de super-héros.
Dès le début, le ton est agréable, on sourit en découvrant cette première planche qui peut nous remémorer des souvenirs et cette jeune fille.
Pourtant sa vie n’est pas tous les jours faciles, ni sa relation avec les autres. Elle a même du mal à pouvoir aller à l’école suite à un problème. Elle va vivre avec sa grand-mère et ses 2 cousines, seulement elle est loin de s’entendre avec elles.
Elle continue à se réfugier dans son monde, à parler seule, elle n’a pas vraiment de bonnes notes, pas de fleurs (bon point), elle ne fédère pas les foules, mais elle aussi a le droit de vivre et de profiter des bonnes choses. Il faut dire aussi qu’elle aime jouer, que rester concentrer en cours est difficile pour elle.
Mais elle a son ami Benz Benz qui n’a pas la vie facile lui non plus et pleure bien souvent. Sauf que quand elle va vivre chez sa grand-mère, ils doivent se dire au revoir.
Elle fait la rencontre d’autres jeunes garçons, un la taquine beaucoup mais semble vraiment s’intéresser à elle.
Du haut de ses 6 ans, elle tente de vivre sa vie pleinement, malgré l’absence de sa maman par moment, malgré les problèmes, malgré la dureté de la vie. On ne voit pas grand chose non plus. On verra juste quelque chose vers la fin.

Une BD touchante, poétique, adorable, pour passer un moment avec une petite fille chinoise. Elle est comme un bonbon amer (tendre mais parfois on ressent l’amertume de la vie)

On a quelques fois de beaux dessins pleine pages.
On a aussi des bonus à la fin de la BD pour nous expliquer mieux certains fonctionnement en Chine, c’est intéressant !

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BD Time : Balthazar au pays blême

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Résumé :
Saint-Pétersbourg, début du XXe siècle. Balthazar s’enfuit de l’orphelinat pour échapper aux sbires du terrible Raspoutine. Poussé toujours plus au Nord par ses poursuivants, le jeune garçon atteindra les confins de la Sibérie, où il découvrira à la fois le secret de ses origines et comment contrer les pouvoirs maléfiques du maître des ténèbres. Tout le merveilleux de la Russie éternelle convoqué pour un conte enlevé et flamboyant.

Sortie le 30/08/2017 chez Casterman
de Mathilde Domecq et François Corteggiani

Disponible en numérique

Mon avis/mes impressions :

Voilà une BD que je n’ai croisé nulle part, et qui a été une excellente surprise, la note s’est bonifié (a augmenté) au fil des pages.
Le graphisme n’est pas mal sans être exceptionnel, le tout en couleur. Il y a quelques bulles comme la manière dont débute l’histoire avec le texte et le format de la bulle que j’ai particulièrement adoré.
Le très joli truc en plus a aussi été le dessin en noir et blanc de toute beauté à chaque changement de chapitre. Ils sont juste magnifiques.
Ensuite, j’ai adoré l’ambiance russe avec Raspoutine, qui n’est pas sans rappelé Anastasia. J’ai adoré ma rencontre avec tous ces personnages. Le jeune Balthazar est orphelin, il va s’enfuir de l’orphelinat et être poursuivi, il va aller à la rencontre de sa destinée faite de dangers mais également de belles rencontres, d’un zeste de magie, et ce sera également l’occasion d’en savoir plus sur lui-même.
Son jeune ami le soutien, ça fait plaisir à voir, malgré qu’il se retrouve alors lui-même en danger.
Il y a également une dose d’humour, et beaucoup de choses à découvrir, des surprises nous attendent régulièrement.
Ce livre est une excellente surprise et découverte

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Lecture Time : Le Joyau tome 2 La Rose Blanche

Couverture Le joyau, tome 2 : La rose blanche

Fiche

Mon avis/mes impressions :
Une dystopie très intéressante et puissante, on est totalement pris dedans, le style très agréable et très fluide fait que les pages glissent comme un rien. On continue à apprendre des choses, on a plein de rebondissements et on tient compte des sentiments de chacun.

J’ai à nouveau beaucoup aimé ce tome, la lecture était de nouveau très fluide, très agréable.
Ca se laisse lire comme un petit pain ! La chose la plus horrible, c’est à nouveau la fin qui nous laisse à nouveau gravement en plan.
On comprend vite d’où sort le titre, les augures ont un rôle encore plus grand à jouer.
Si on le soupçonnait fortement avant, ici on a la confirmation que ce ne sont pas seulement les mères porteuses qui sont mal loties, que plusieurs gens sont en danger, n’ont pas eu le choix, ont été pris à leur famille.
Beaucoup de gens veulent retrouver leur liberté, renverser le gouvernement, la royauté.
Le livre est à nouveau très riche, l’univers continue à se développer, on continue à apprendre pas mal de choses.
Violet découvre plus qui elle est.
En même temps, tout est très bien abordé, les doutes, les envies de chacun, la soif de liberté, d’en avoir marre qu’on lui dicte quoi faire.
On sent le danger, la révolte qui gronde.
A qui se fier ? Comment s’y prendre ?

Un tome à nouveau passionnant
Je vous encourage très fortement à découvrir cette dystopie ! Vivement le prochain tome (je pense me jeter dessus une fois ma nouvelle lecture terminée)

Un nouveau succès pour la collectionR

Le tome 1 nous disait « Vous êtes plus précieuse que vous le pensez« .
Le tome 2 nous dit « Combien êtes-vous prête à payer pour la liberté ? »
Une grande question que les êtres humains ne doivent jamais oublier.

Il est aussi question de se dépasser, de ne pas seulement penser à soi, de risquer sa vie, car une fois sauvée c’est aussi difficile de se remettre en danger. Violet est aussi motivée par l’envie de protéger sa famille.

Un peu plus :
Violet va souffrir pour découvrir et maîtriser son pouvoir et également devoir prendre en main d’autres mères porteuses.
L’union fait la force !

Je vous laisse découvrir les détails par vous-mêmes et surtout entièrement les savourer. Nous reprenons pile où nous nous sommes arrêtés au tome 1 😉

Lecture Time : Le Joyau tome 1 & tome 1.5

Couverture Le joyau, tome 1Couverture Le joyau, tome 1.5 : La maison de la pierre

Résumé :
Qui dit Joyau dit richesse. Qui dit Joyau dit beauté. Qui dit Joyau dit royauté. Mais pour les filles comme Violet, le Joyau est avant tout synonyme de servitude. Et pas n’importe quelle servitude : Violet est née et a grandi dans le Marais avant d’être formée dans l’optique de devenir Mère-Porteuse pour la royauté. En effet, au sein du Joyau, la seule chose qui prime sur l’opulence et le luxe, c’est la descendance…
Achetée par la Duchesse du Lac lors de l’Enchère des Mères-Porteuses, Violet est accueillie d’une manière singulière qui donne le ton. Désormais connue sous l’appellation #197, elle va rapidement découvrir la brutale réalité qui sous-tend l’étincelante façade du Joyau : cruauté, trahisons et violence sourde sont les méthodes de la royauté.
Violet doit accepter ce sinistre quotidien… et tâcher de rester en vie. Mais c’est alors que naît une romance interdite entre elle et un séduisant jeune homme …

Attention, le résumé de base en révèle plus sur le jeune homme, si vous voulez gardé la découverte ne le lisez pas en entier.

D’Amy Ewin
Chez CollectionR
Disponible en numérique

Mon avis/mes impressions :

Le tome 1.5 est consacrée à la meilleure amie de Violet : Raven. Dans le tome 1 on a de sérieux doutes, ici ils sont confirmés dans une petite histoire d’une soixantaine de page et uniquement en numérique apparemment. Il n’est pas conseillé aux âmes sensibles. Ce que je regrette le plus c’est qu’on soit laissé dedans, ça aurait été bien d’aller plus loin jusqu’où on en est à la fin du tome 1. Non, pas pour les séances de tortures, mais pour relier encore mieux les choses (je ne peux pas vous en dire plus).

Sans que cela soit un coup de coeur, c’est une excellente lecture, où les pages défilent comme un rien, le style est très agréable, c’est plutôt bien vu, de bons rebondissements. On est facilement totalement pris dedans.
Mélange de la sélection et the handmaid’s tale. On pense vraiment à ces 2 là en découvrant le monde du joyau.
Avec un peu de recul, même à the curse.
C’est la découverte d’un monde terrifiant encore plus selon sa classe sociale. La lecture est très fluide, très agréable, l’histoire est prenante et on suit une jeune femme intelligente, qui ne se faisait pas d’illusion non plus sur le monde.

Quand on rencontre Violet, elle est déjà à l’institut la préparant à être mère porteuse. C’est avec elle qu’on découvre le monde dans lequel on est tombé, comment il fonctionne. Violet est une jeune femme intelligente, qui suit les règles du mieux qu’elle peut tout en se faisant aucune illusion, en remettant en cause ce qu’on lui dit. Raven est sa meilleure amie, elle l’a aidé lors de son arrivée à l’institut et est beaucoup plus rebelle et révoltée. Lily, elle croit tout, naïve, mais attachante, elle y croit dur comme fer, et suit tous les potins.
Ces jeunes filles ont été arrachées à leurs foyers car un test les a prédisposé pour être mère porteuse. Il y a également une belle dimension fantastique avec les augures, c’est important, quelque part magique, mais elles en payent le prix à l’utilisation, et elles n’ont aucune véritable idée de ce qui les attend, et de ce à quoi cela va leur servir.
Y a-t-il vraiment un endroit mieux ? On voit que la vie qui les aurait attendu était bien pénible et difficile, oui mais seulement il y avait plus de libertés.
On découvre le passé et comment elles en sont arrivées là au fil de l’eau.
Violet, Raven, Lily et tant d’autres sont arrivées à la fin de leur formation, maintenant voilà qu’elles perdent leur identité et sont de simples numéros de lot, qui vont être vendues aux enchères.
On leur tourne cela comme une belle mission, comme un honneur, vu qu’elles peuvent enfanter. Oui, il y a des problèmes de natalité.
Mais comment vont-ils s’y prendre ? Quel futur ?
Violet est devenue le lot 197 acquise par quelqu’un du joyau, par une des maisons fondatrices, mais quel honneur !
Ces dames sous les apparats, les airs, la richesse vont vous dégoûter, même si Violet aurait pu tomber bien pire.
On donne une belle chambre à Violet, de bons repas, de drôles de règles, on récompense et on punit. Bref, sa vie ne lui appartient plus vraiment, encore pire qu’au centre. Livrée à elle-même dans un nouveau monde qui pourtant brille tant, et sous-entend tout autant d’indicibles horreurs.
Alors qu’elle tente de rester en vie, de profiter des quelques personnes sympathiques qu’elle a croisé, qu’elle s’inquiète d’enfanter l’enfant d’une autre, qu’elle a plein de choses en tête, par hasard son regard croisera celui d’un homme, et là tout va changer pour elle, ça lui rappelle aussi qu’elle est une personne à part entière, une humaine, et non un jouet.
Est-ce que cela vaut le coup pour cet amour interdit de tout risquer ? L’aime-t-il seulement sincèrement ? Est-ce un piège ? Est-ce vrai ? Et quel avenir dans leurs conditions respectives ? Violet n’a jamais connu d’homme, jamais un amour dans ce sens là.

Violet ne connait que l’endroit où elle est née, que l’institut, que ce qu’on lui a appris. Elle se méfie, mais n’a guère le choix. Privée de sa liberté, elle tente de survivre. Elle est conciliante, ce qu’il faut pour survivre mais elle est et reste Violet Lasting et non un simple numéro de lot, lot 197. Moyen classique pour se détacher de l’humain derrière, l’oublier. On l’a acheté, elle appartient à quelqu’un. Une société pas si éloignée de la nôtre qui fait réfléchir, où seuls quelques nantis sont vraiment privilégiés, mangent à leurs faims, et pourtant se livrent des jeux macabres et malsains.

Un univers intéressant, riche et plein de surprises (Chut, c’est à vous de découvrir maintenant)

Attention risque : à la fin du tome 1 qui a mis les pièces en place, vous aurez envie de vous jeter sur le tome 2. Je suis d’ailleurs en train de le lire et il est tout aussi bien, fluide, intéressant.

Album jeunesse : Mes premières lunettes

Mes premières lunettes par Kusunoki

Résumé :
Une petite fille apprend qu’elle doit porter des lunettes pour la première fois de sa vie. Préoccupée par la réaction de ses camarades de classe, elle fait tout pour ne pas avoir à en choisir une paire chez l’opticien et pour ne pas les porter. Mais le lendemain, surprise ! Sa maman porte des lunettes, tout comme sa maîtresse ! Peut-être que ce n’est pas si difficile que ça, d’avoir des lunettes ?

Un livre réconfortant et dédramatisant un problème touchant de plus en plus d’enfants.

 

Fait partie de la collection 1,2,3, Soleil
Edité par Nobi nobi

Mon avis/mes impressions :

Mes premières lunettes a un dessin fin, réaliste, sympa.
Les premières fois c’est toujours quelque chose de marquant. Ici, c’est la première fois que la petite fille va avoir des lunettes, à hauteur d’enfant c’est quelque chose d’important, surtout qu’elle se voit dans le regard de l’autre. Ce qu’elle constate c’est que c’est la seule à porter des lunettes, et elle fait un refus total. Si encore cela lui donnait un super pouvoir ce serait bien plus intéressant. Les séquences où on montre ce que ça pourrait faire sont bien trouvées et amusantes avec les images qui vont avec. Elle ne comprend pas non plus, on lui dit que c’est pour une raison et bizarrement on lui dit d’autres choses comme tu es jolie avec.
Les adultes vont l’aider à lui faire accepter les lunettes avec patience et gentillesse en montrant que eux aussi en ont, là ça passe tout de suite mieux.
Je trouve sympa de voir effectivement qu’on accepte mieux quand on n’est pas la seule, c’est quand même pas de chance que personne autour d’elle n’en porte au départ. Mais ça paraît irréaliste à réaliser si on on en a pas pour une certaine raison.
Le truc qui n’a pas changé : ces camarades de classe qui veulent essayer ses lunettes, sauf que je rappelle que ça ne peut pas aller vu que les lunettes sont adaptées à la vue d’une personne et attention lors de la manipulation.

Comme toujours, c’est un plaisir de retrouver une histoire de nobi nobi tendre et touchante, elle s’adresse plus aux petits (d’où sa présence dans la collection 1,2,3 Soleil) mais les adultes peuvent également la lire et sourire s’ils sont un peu ouvert d’esprit.

 

BD Time : Les petites victoires

Les petites victoires par Roy

Résumé :
Comment dire à son fils tant désiré qu’il est le plus formidable des petits garçons malgré le terrible diagnostic qui tombe comme un couperet : autisme, troubles psychomoteurs, inadaptation sociale…

C’est le combat que va mener ce père, resté uni à sa femme malgré leur séparation, pour transformer ensemble une défaite annoncée en formidables petites victoires.

Petit mot sur l’édition : celle ci est en noir & blanc, les dessins ne sont pas beaux, mais correct, simples et assez réaliste. J’ai juste été un peu choquée que tout était en noir et blanc et descendue de 1 à 2 points la note (babelio, livraddict).
C’est survolé, mais on nous avait prévenu, et c’est vraiment une histoire à lire !
Malgré tout, cette fois ci je n’ai pas été aussi généreuse que les autres ^^’
Si jamais juste noté certaines choses je l’aurai été tout autant, mais pas pour l’ensemble, même si je suis d’accord que c’est touchant et à lire !
La BD est finie mais sans être vraiment finie !

Mon avis/mes impressions :
C’est une très belle et touchante histoire sur un enfant né différent, et l’amour d’un père. Ce qui est aussi important et marquant c’est qu’au-delà de l’autisme, c’est une belle leçon pour tous les parents, d’aimer et accepter son enfant comme il est et non comme on voudrait qu’il soit, de l’aider à s’enrichir, s’épanouir.

Marc et Chloé s’aiment. Tout naturellement au bout d’un moment ils font un bébé, ils s’étaient également fait une promesse. Marc a un travail plus dans l' »émotionnel », il dessine des BD. Il n’est pas forcément bien jugé par les amies de sa femme, mais Chloé sait ce qu’il fait pour elle. Il a des attentions pour sa femme et son fils qui font grand plaisir à voir, à prendre en exemple ! Ils ont du respect l’un pour l’autre et ceci durera.
Le diagnostic tombe vite et au début Marc réagit mal, mais arrivera à prendre du recul dessus. Je suis par contre très déçue que le couple reste séparer comme si c’était impossible d’être avec Olivier tout le temps.
Chloé a beaucoup de patience, elle a la chance de faire de bonnes études et avoir par la suite un métier qui rapporte bien apparemment.
Tous les 2 restent présent pour leur fils à leur manière.

On va donc surtout suivre le père et ses efforts, ses questionnements. C’est la partie la plus intéressante et prenante. Le titre de la BD est très bien trouvé : les petites victoires. Il travaille longtemps et fait preuve de patience avec son fils, il ne suit pas tout ce que les institutions lui ont dit et qui le choque. Il dit des choses marquantes et importantes qui doivent toucher tous les parents. Il parle des désirs, espoirs qu’on a à travers son enfant et qu’il faut le prendre comme on nous le donne. On ne choisit pas. Ici, il doit déjà apprendre à comprendre son fils, tenter de se mettre à sa place. Il n’a pas tort qu’au niveau institution on a des papiers austères, des médicaments … Je n’aime pas trop qu’ils en parlent comme d’une maladie. J’aime comment Marc bouscule les choses, tout en ayant du respect pour les méthodes des autres.
Comme il dit aussi, lui il ne s’intéresse pas à tout en général, mais à l’autisme de son fils. Petit à petit, Olivier apprend des choses, à interagir avec des gens aussi.

Il fait des jeux avec lui, lui montre des choses, interagit avec lui, le pousse à interagir avec les autres, veille à ce qu’il développe plusieurs compétences, instaure des récompenses, des traditions plutôt. Il prend des moments pour lui aussi. Il distingue ce qui est caprice, et reste le chef ! Il est aux petits soins pour son fils tout en voulant le rendre autonome. Beaucoup de gens auraient des choses à apprendre de cette BD et de Marc et Chloé XD (vu ce que je croise par moment)

Les différences gênent souvent les humains, que ce soit de comportement, ou autre. Au-delà de ce que l’on a qualifié d’autisme, c’est une belle histoire sur l’acceptation de l’autre et de ses différences, qui peuvent également nous enrichir. C’est le combat d’un père pour son fils, c’est l’amour d’un père pour son fils.

Marc est sincère, il essaye de dire ce petit mantra, celui qui reste bloquer dans sa gorge au départ, qu’Olivier est plus formidable des petits garçons (comme c’est le sien).
Les parents peuvent aussi éprouver de la culpabilité, être mal, ici on ne voit pas trop cela, « juste » que le papa a du mal avec le diagnostic.

Moment marquant : A un moment, Marc se rend compte de combien le regard des autres peut être dévastateur, il essaye de l’oublier.

Moment touchant : Il apprend à son fils à regarder dans les yeux (couverture)
A un moment un petit garçon qui joue avec Olivier, dit à Marc que son fils est bizarre, et s’il n’a pas un problème au cerveau. Marc lui dit alors qu’Olivier est différent mais qu’il aime bien joué avec lui, et le petit gars répond que lui aussi il aime jouer avec Olivier.

Autre superbe moment : Marc parle de l’accompagnement, la confiance à donner à son enfant, et que ça va l’aider à avancer, à croire en lui !

Dans un monde où le travail prédomine, et le présentéisme, et il nous reste pas tant de temps que cela, où le regard des autres se fait inquisiteur, où le harcèlement moral n’es pratiquement pas géré, on peut aussi se poser la question de l’investissement à faire, qui peut être bien cruel et difficile. Et de quelle vie il aura dans ce monde aussi beau que cruel ?!

Une BD à lire en tout cas.

BD Time : Les cochons dingues

Les cochons dingues par Dufreney

Edité par Delcourt
de Laurent Dufreney (Auteur), Magali Paillat (Auteur), Miss Prickly (Illustrations)

Disponible en numérique

Résumé :
Ils sont très mignons et aiment grignoter, dormir, faire de drôles de petits bruits, grignoter et dormir encore. Ce sont…les cochons d’Inde ! Une BD qui va bouleverser l’idée que l’on se fait de ces adorables rongeurs.

Mon avis/mes impressions :
Pour commencer, avez vous vu le jeu de mots, nous sommes avec des cochons dindes et le titre s’appelle les cochons dingues XD
Le titre se veut très humoristique, mais ces adorables petites boules de poil nous font fondre. Chacun à son petit caractère. La fin est très pédagogique et permet de se rendre compte de la réalité à assumer si on veut un ou des cochons dindes comme animaux de compagnie.
Dans cette petite histoire avec nos adorables compagnons, nous suivons César, le tout nouveau cochon dinde qui arrive au parc. Le parc est très beau, il y a de la place, on voit qu’on est aux petits soins pour eux. Seulement César vient d’une ferme, où il était à l’air libre avec d’autres animaux, et là il se sent dépassé et emprisonné, il rêve d’évasion et tente de le faire comprendre aux autres, qui ne comprennent pas et se sentent très bien dans leur grand parc.

Un adorable moment, une histoire toute mignonne, à passer avec nos amis les cochons dindes.

Lecture Time : Izana, la voleuse de visage

Couverture Izana : La voleuse de visage

Résumé :
Dans le monde d’Izana, il y a le dedans et le dehors. Le dehors, c’est tout ce qui s’étend au-delà des murs de la maison : le soleil, les arbres, les autres… tout ce qu’elle n’a jamais vu autrement que dans ses livres ou à travers les carreaux. Car depuis sa naissance, elle vit recluse, bien à l’abri entre quatre murs.

Si d’ordinaire, la laideur n’est pas un crime, il règne dans le village une terrible superstition. Autrefois se seraient affrontées une sorcière d’une grande laideur et une prêtresse d’une grande beauté : la première, victorieuse, aurait volé son apparence à la seconde. Depuis lors, toute petite fille laide née une certaine année est tuée sur-le-champ, sous peine de porter malheur aux habitants. Cette légende est même le thème d’une pièce de théâtre qui se joue chaque été. Izana y découvre pour la première fois, dans le rôle de la prêtresse, sa propre cousine. Née la même année qu’elle, Namino a été épargnée grâce à sa beauté extraordinaire…

Jusqu’où iriez-vous pour obtenir la beauté du diable, pour prendre le visage de votre choix ? À quel point l’apparence d’un être influence-t-elle son destin ? Dans une petite ville à l’atmosphère envoûtante, où des légendes séculaires restent terriblement vivaces, une adolescente marquée par le sort décide de briser les chaînes de son destin.

par Daruma Matsuura chez Lumen

Fiche LA

Oh conte cruel … Oh croyances folles !
Oh légende … toi qu’on préfère croire … mais quelle était ton but à l’origine ? N’a-t-elle pas été déformé avec le temps ?
Si je suis née laide, n’ai-je point le droit de vivre ?
Oh gens étroits d’esprit, si on ne suit pas votre code, vous nous condamnerez.

Mon avis/mes impressions :

Izana & Kasane :
Izana est la mère de Kasane, celle avec qui a tout débuté. Le prénom Kasane vous dit-il quelque chose ? Oui, c’est l’excellent manga Kasane, la voleuse de visage. Izana n’est autre que la mère de la jeune fille.
Nous allons enfin pouvoir répondre à certaines questions : celle du rouge à lèvre, et comment on a découvert ces pouvoirs, ainsi que ces limites (mais qu’à la fin).
Une merveilleuse façon de se faire rencontrer le monde des livres et des mangas 🙂 <3.

Couverture
Une très belle jeune femme nous apparaît sur la couverture, dans un miroir brisé où elle se retrouve légèrement déformée, mais sa beauté est toujours palpable.

Histoire :
Dans un village à l’esprit étriqué, l’horreur, l’innomable arrive. Une femme brave tous les interdits, une autre est comme privée de sa vie, mais quand même dans une forme de sécurité. Mais le temps passe, les sentiments, les hormones, la recherche de la vérité et des événements précipitent la tragédie et le changement d’un destin. Mais comment pourrait-on vraiment lui en vouloir ? Elle qu’on a rejeté, privé de sa vie, voulu tuer dès sa naissance pour sa différence.

Une femme du nom de Chigusa qui a un certain passif, certaines raisons, mais aussi une envie de refuser l’horreur assiste à l’accouchement de la mère d’Izana, et fait croire qu’elle est morte. Car c’est le terrible destin qui l’attendait. Elle prend l’enfant secrètement sous son aile sur la demande de sa mère : Kazura.
Chigusa ne devra jamais être découverte par les membres du village et surtout une certaine famille. Partir n’était sans doute pas simple, envisageable pour elle.
Ce petit village a sa façon de fonctionner, il y a une forme d’entraide, mais malheur a celui qui s’opposerait et serait isolé. Il y règne aussi de drôles de légendes. Et lorsque la quête de la vérité commencera, on aura encore plus de quoi être mal à l’aise et écoeuré surtout lorsqu’une terrible vérité jaillira.
Izana vit avec Chigusa sans jamais sortir, elle ne connaît pas les codes en société, mais ne manque pas d’éducation pour autant. A part son visage, c’est une petite fille bien portante et adorable. Tant qu’elle ne voit pas le reflet du regard de l’autre, elle ne prend pas vraiment conscience de cette différence qui gêne.
Elle tentera un jour une sortie qui lui fera très mal.
Elle aura aussi un endroit à part pour vivre.
Ce n’est pas facile de s’organiser et forcément il lui manque des choses.
Par l’intermédiaire de Chigusa, elle fera la connaissance houleuse d’un jeune homme, qui est aussi une occasion de découvrir de nouvelles choses, de parler à quelqu’un. Il a aussi une histoire compliquée, mais jouera un rôle essentiel dans la vie d’Izana.
Et il y aura aussi ce chercheur, ensemble par intermédiaire de lettres ils vont à la quête de la vérité, mais Izana a des sentiments qui commencent à naître.

Izana a vécu de manière cachée, à cause du village, à cause de légendes, elle n’en est pas moins une humaine qui a besoin d’amour, qu’on croit en elle, de s’épanouir. Les choses se font petit à petit, événement par événement, découverte par découverte, on est nous même mal à l’aise, on se questionne, et l’horrible vérité se fait jour. Izana décide de vivre, tout comme elle aurait pu décider de mourir, mais aussi de rétablir une certaine justice. On ne peut pas juste la blâmer, elle veut la vie dont ils l’ont privé toutes ces années, et elle ira jusqu’au bout !

Le livre est bien fait, très agréable à lire, on sent une tension dans le village et on a envie d’en savoir plus, on s’attache à Izana. Il change de ce qu’on peut lire habituellement.
Il a un côté poétique, intrigant et horrible à la fois.

J’espère que des gens qui découvriront ce livre par hasard, ça leur plaira et ils auront envie de lire le manga
Et inversement que ceux qui lisent le manga auront très envie de lire le livre et découvrir comment Izana a grandi.

La seule chose c’est qu’on en a fini avec le village, mais qu’on aimerait quand même savoir comment Izana a fait, s’est organisé ensuite. Petite fille est devenue grande….une femme…avec des envies et des désirs.

Izana comme Kasane, si elles avaient eu un beau visage, leurs vies auraient été différentes.

Les personnages sont très vrais, aucun n’est vraiment parfait : ni Chigusa, ni Izana, ni le jeune garçon que prend Chigusa ensuite, ni le chercheur.
Même s’il n’en reste pas moins que Chigusa a pris des risques énormes, qu’elle lui a permis de vivre, qu’elle a assumé sa charge financière et autre.

Au fond, qui sont vraiment les monstres ?

Lecture Time : La passe-miroir tome 3 – La mémoire de Babel

Couverture La Passe-Miroir, tome 3 : La mémoire de Babel

Résumé : (à lire à vos risques et périls)
Thorn a disparu depuis deux ans et demi et Ophélie désespère. Les indices trouvés dans le livre de Farouk et les informations livrées par Dieu mènent toutes à l’arche de Babel, dépositaire des archives mémorielles du monde. Ophélie décide de s’y rendre sous une fausse identité.

La passe-miroir et le blog : Je n’ai pas fait le tome 1 car je n’avais pas commencé à écrire les avis, le tome 2 je pense par mauvais timing, le tome 3 a failli suivre le même chemin :s

Mon avis général sur la passe-miroir sans spoilers :
C’est une excellente saga très prenante, très intéressante, très riche, écrit par une française : Christelle Dabos.
A ce que j’ai vu c’est donc ces 3 seuls et premiers livres et quelle saga ! Je comprends les gens qui pensent à HP (Harry Potter). Toutes mes félicitations et très bonne continuation à elle.

C’est assez important pour le souligner, mais au bout de 3 tomes on est toujours aussi pris dans l’histoire, on a toujours des surprises, des choses à découvrir. Une série que je ne peux que conseiller, avec un univers très riche et intéressant.

Le seul problème c’est qu’on se fait toujours laisser en plan à la fin des tomes.

L’univers est riche, on a de la magie, plein de pouvoirs différents, et à chaque tome on a eu de nouvelles découvertes, plein de surprises.
Ophélie a un pouvoir intéressant, elle est belle à sa manière mais pas par rapport à des standards physiques, elle est intelligente, mais elle est aussi toute douce, en retrait, maladroite, avec sa fidèle écharpe. Rien ne laisse présager qu’elle va être au centre que quelque chose d’énorme. Elle est assez invisible la plupart du temps pour les autres, y compris sa famille :'(.
Ophélie est très attachante, et elle va vraiment en voir de toutes les couleurs !

Et si on parlait de ce tome 3 ?
Ophélie a au départ retrouver plus ou moins sa vie d’avant. Mais après tout ce qu’elle a vécu, rien n’est plus pareil, rien ne peut être comme avant. Mais où est Thor, c’est la grande question ? Va-t-elle le retrouver ? Et quelles vont être leurs relations alors ? Que peuvent-ils faire de leurs énormes découvertes ?
Ophélie avec l’aide d’un ami s’échappe, après quelques recherches, elle prend une grande décision, elle va aller à Babel, seule.
Là-bas elle sera d’abord complètement perdue, ses livres ne lui ont pas vraiment dit qu’il fallait à tout prix respecter le code vestimentaire. Dans son malheur, elle rencontre quelqu’un pour l’aider, il lui permet aussi de mieux appréhender Babel. Après une visite d’un lieu, elle comprend vite que celui auquel elle veut avoir accès lui est refusée. Elle devra être acceptée par l’école, durement étudiée, se confronter aux autres. Il y a peu d’élus. Seule, dans un monde inconnu,  sur Babel, ayant perdu des choses, sous une autre identité, elle va tenter d’arriver à faire l’impossible à première vue. On sent très fortement les différences de classes sociales :(.
Ophélie a été malmené dans le tome 2, elle a dû oublier sa position sociale et se faire discrète, mais du coup a eu beaucoup à subir, mais a aussi pu voir les coulisses.
Et c’est reparti, pour avoir l’accès à un endroit qui pourrait lui donner l’information qu’elle cherche, la vérité qu’elle cherche. En danger sous sa véritable identité, elle en change, mais utilise une petite partie de son passé pour tenter de décrocher le saint graal, seulement là aussi elle va en voir de toutes les couleurs, elle a énormément de choses à apprendre, acquérir, ils sont durs, exigeants, et en plus elle doit aussi survivre aux bassesses de ses camarades de classe.

On suit beaucoup Ophélie, mais un autre endroit aussi avec un bébé qui fait quelque chose d’hors du commun, un pouvoir bien singulier, pour un si petit être.

à regarder à ses risques et périls sans dévoilement total qui répond à la question mais reverra-t-on Thor dans ce tome ?
Oui, elle va revoir Thor, non, il ne la serre pas dans ses bras. Il est froid, sous une gentillesse difficile à voir par moment. C’est très dur pour elle d’être si près et si loin de lui en même temps. Pour en savoir plus, lisez votre tome

Ophélie cherche dans plein de livres la vérité, quelque chose qui leur sera utile vue la situation qui se profile. Elle se fiche du job en tant que tel mais doit en passer par là ! Elle est livrée à elle-même dans ce tome. Elle ne sait pas à qui faire confiance, mais à certains moments il faut bien qu’elle l’accorde, ou au moins en parcimonie.
Quel est le bon livre ? Y a-t-il une information intéressante, utile ? Arrivera-t-elle à protéger son identité ? ses intentions ? A rester en vie ? …

Vivement le prochain tome, le 4, qui sera donc le dernier si j’ai bien suivi !

Le mot Babel nous rappelle également la tour de Babel, et nous fait penser à des choses diverses et variées.

 

BD Time : Adieu Monde Cruel !

Adieu monde cruel par Rousselot

Résumé :
Séparés, ils ont raté leur vie… Ensemble, vont-ils réussir leur mort ?
A la faveur d’une rencontre anonyme sur internet, trois hommes et une femme se donnent rendez-vous à l’aube sur la place d’une grande ville. Sans échanger noms ni prénoms, ils entrent dans une voiture, abandonnent leurs téléphones et quittent la ville.
Le mode opératoire de leur funeste projet, décidé d’un commun accord, semble bien en place : L’endroit, l’ambiance, les derniers mots. Bref, il y a plus qu’à…
Seulement rien ne va se passer comme prévu. Car si vivre seul n’est pas toujours facile, vouloir en finir en groupe est loin d’être simple et peut vous réserver quelques surprises..

de Stéphane Massard, Jean Rousselot et Nicolas Delestret (2017)

Fiche LA

Mon avis/mes impressions :
Cette BD est une jolie surprise.

Le dessin est sympa.
On tourne quelque part à la dérision, pourtant le sujet est sérieux, et on se demande comment ils en sont arrivés là, à prendre une telle décision.
Quand on débute, ils se rejoignent, on dirait vraiment que c’est pour préparer un sale coup, un crime (braquage, meurtre …). Ils ne savent ni leur prénom, ni leur âge, ni leur profession, ni la raison de cette envie d’en finir avec la vie définitivement.
On voit quelques bribes, et petit à petit comme rien ne se passe comme prévu, des choses se dévoilent.
Adieu le joli plan bien préparé, plein de bâtons dans les roues.
On note aussi qu’ils aimeraient en finir ensemble sans souffrir, et que leurs réactions restent très humaines et touchantes. Ils n’ont pas vraiment les réactions de gens allant commettre un tel acte. Ils se soucient de choses, comme toujours, comme tout le monde.
Alors que va-t-il arriver à ce petit groupe réunit pour un bien sombre projet ?
La couverture est belle et impacte, ils sont réunis mais comme prêt à se faire sauter la tête.
Une lecture sympathique que je ne regrette pas d’avoir eu l’occasion de faire.