Série Time : Liar

Liar : la nuit du mensonge : Affiche

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Mini-série en 6 épisodes abordant le délicat cas du viol.
Titre : Liar / Liar : la nuit du mensonge
Chaîne d’origine : ITV
Diffusé en France sur TF1 / MyTF1
Série britannique
Genre : Drame, Thriller

Histoire :
Laura est un professeur récemment séparée qui n’est pas sûre d’être prête à s’engager à nouveau. Andrew est un chirurgien renommé dont le fils étudie dans l’école de Laura. Très vite, Andrew et elle se rencontrent, mais cela va avoir de graves conséquences que personne n’avait anticipé.

Titre :
En une nuit, tout peut changer.
Liar signifie simplement mensonge. Le titre apparaît souvent comme un rappel, à différents plans. Le mensonge est une affaire compliquée, il y a les « bons » mensonges, les « mauvais » mensonges, les mensonges pour protéger, voire même les omissions.

Mon avis/mes impressions :
Liar est une excellente série, d’une qualité qu’on aimerait voir plus souvent, avec un excellent jeu et une excellente histoire. Il y a beaucoup de justesse. On se sent vraiment dans la réalité, dans la vie telle qu’on peut la vivre, avec des hauts et ses bas bien souvent.
On a l’impression d’un gigantesque malentendu.
Les beaux paysages participent aussi à la qualité de la série, et nous emmènent ailleurs.
On a affaire à des adultes responsables, des gens intelligents, qu’on a plaisir à suivre, on a plaisir à suivre leurs échanges, discussions aussi.

Laura et Andrew sont en tête d’affiche, c’est donc eux qui sont concernés de près par l’affaire.
Laura est interprétée par Joanne Froggatt (Anna Smith de Downton abbey entre autre), elle joue une femme intelligente, indépendante, professeur. Elle assure dans son travail.
Andrew est interprété par Ioan Gruffudd (qu’on a pu repéré dans la trop courte série Forever comme disait mon magazine entre autres). C’était un grand plaisir de le retrouver. Il est chirurgien et a une très bonne réputation, également un fils.

Laura vient d’arrêter sa relation avec Tom, il vient de partir de la maison, apparemment ils ont toujours été bons amis, le resteront, mais en couple ça ne le faisait pas trop.
Le hasard de la vie fait se rencontrer Laura & Andrew, ils sortent ensemble, leurs échanges et leur dîner est un pur régal. D’ailleurs Andrew travaille avec la soeur de Laura : Katy. Et une autre chose fait un lien entre eux que je vous laisse découvrir (vous pouvez sans doute deviner avec les informations que vous avez XD).
Tout se passe merveilleusement bien, ils pourraient se revoir, entamer quelque chose. Mais Laura se réveille le lendemain matin, et elle se sent mal, nauséeuse, il y a des trous dans sa mémoire. En prenant du recul et en pensant à ce qu’elle ressent, elle pense avoir été violée.
Les choses deviennent ensuite compliquées. Laura tente d’en parler à la police, se faire examiner, discuter avec sa soeur qui reste un grand soutien mais ne comprend pas comment cela serait possible. Le duo d’inspecteurs est formé d’une jeune femme et d’un inspecteur assez âgé, ils font de leur mieux. Ils écoutent ce qu’elle dit, sans juger, en posant des questions.
Le cas fait parti de ceux qui sont compliqués, ivre, la femme a t’elle bien dit qu’elle n’était pas d’accord, pas de véritables violences.
Laura & Andrew restent totalement sur leur position, sans faille, on a l’impression que c’est un énorme malentendu, ou qu’il y a eu quelqu’un d’autre ensuite, ou que quelque chose de son passé l’a traumatisé, qu’ils se sont mal compris.
Autant pour elle que pour lui, c’est le parcours du combattant. Affronter le regard, les commentaires des autres. Risquer de faire s’effondrer sa réputation.
Laura n’a aucune intention de se laisser faire, de se taire, elle n’hésite pas à clamer haut et fort la vérité, sa vérité. Elle utilise même les moyens modernes, elle met par exemple un commentaire sur Facebook.
Mais en la voyant, en voyant combien elle est perturbée, comment douter ? Elle essaye de continuer à avancer, de ne pas se laisser briser, de continuer à donner cours, mais parfois elle n’en peut plus, elle craque.
Petit à petit, les choses se craquellent, on découvre des choses sur d’autres personnages, sur le passé d’Andrew et celui de Laura.
Laura en voulant agir peut également se nuire à elle-même, mais comment rester sans rien faire, alors que la police n’a pas vraiment l’air d’avancer ?
Quand le doute s’installe …

A la moitié de la série, nous savons la vérité. La série est toujours aussi prenante et intéressante, et glaçante à souhait.

Andrew est un homme qui a tout, pourquoi violerait-il une femme ? C’est même ce que des gens qui ne les connaissent pas lui ont répondu. Il a une meilleure situation, il est beau, il peut tout avoir.
Mais n’oublions pas non plus que le viol c’est aussi une prise de pouvoir sur l’autre, c’est aussi briser la personne.
Pourquoi Laura de son côté aurait-elle menti ? Folle ? Elle veut lui nuire ? Elle veut faire parler d’elle ? A cause de son passé ? Elle culpabilise d’avoir dit oui tout de suite ? …

Les maisons et les paysages sont également super agréables. J’aime bien son loisir aussi à Laura, qui lui permet de profiter de beaux paysages, d’être en harmonie avec la nature. Dès le début, elle nous montre son indépendance, en n’acceptant pas l’aide d’un gars pour faire quelque chose.

Tout est d’une grande justesse. Les sentiments et réactions des gens. Les différentes vies, les différents problèmes rencontrés. C’est vraiment une série de qualité que je ne peux que vous conseiller, sauf si vous êtes trop sensibles.
On a la vie de famille, les enfants, les personnes âgées, les choix de vie, des gens qui restent à la maison, des gens qui travaillent, des gens qui sont éloignés, des gens qui travaillent trop, des gens qui défient le système, un dialogue de qualité et intéressant, la vie qui continue, de savoir prendre du recul quand c’est nécessaire, de beaux paysages, la recherche de la vérité, des gens brisés qui changent de réactions, comportements, des gens qui ne veulent pas se taire, des gens qui ne veulent pas parler, etc.

La série est apparemment renouvelée.
Dans le dernier épisode, on sait qu’il nous manque une partie de l’histoire sur ce qui s’est vraiment passé.

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Séries Time : Thirteen & Absentia

Bonjour tout le monde,

On se retrouve enfin aujourd’hui, pour 2 bonnes séries, intéressantes, prenantes, difficiles, marquantes.
Il est conseillé de les voir sauf si vous êtes trop sensibles.

J’ai réuni ces 2 séries car j’ai beaucoup pensé dernièrement à ces 2 jeunes femmes et ce qu’elles avaient vécu, et au final j’y ai trouvé des similarités.
Il m’est venu un mot : Brisée.
Etre forte et courageuse ? Elles ont survécu ?  Oui, mais elles sont brisées, leur vies volées, leurs repères bafouées, faussées. On se demande même comment elles ont réussi à survivre, qui elles sont aujourd’hui, on est amené à avoir des doutes sur elles, tout en étant touché.
Quelqu’un est entré dans leur vie pour la faucher, la briser, la voler.
En prenant encore un peu de recul, ça m’a même fait penser au harcèlement, qui finalement consiste aussi à briser les gens, changer leurs repères, des relations qui deviennent malsaines …

Thirteen

Résumé :
Ivy Moxam, jeune femme de 26 ans, parvient à s’échapper de la cave qui a été sa prison durant les 13 dernières années. Elle retrouve alors sa famille et doit aider la police à arrêter son kidnappeur.

Thirteen comme 13, 13 ans, l’âge qu’avait Ivy quand sa vie a changé à tout jamais. La série est aussi appelé Captive, qui a mon sens est plus parlant.
C’est une mini-série en 5 épisodes de 50-60 minutes dont s’est chargée la BBC. Un sujet brûlant vu comme jamais.

France 2 a pris le risque de lui faire prendre le relais de Broadchurch. Ce qui est quelque part une très bonne idée, c’est vraiment une série à voir et toute une réflexion.

Fiche SB

Mon avis/mes impressions :

 

Jodie Colmer porte remarquablement le rôle difficile de Jodie Comer, on sent sa perte de repère, sa fragilité, d’un autre côté elle aimerait aussi passé à autre chose et en a marre de parler à la police.

Les policiers chargées de l’enquête, un homme et une femme. La femme essaye de raisonner, rester distante voire froide, remettre en question ce que dit Ivy, reste très professionnelle (comme on pourrait dire).
L’homme est très touché, prend des risques part rapport à son travail, veut la confiance d’Ivy.

La série commence quand Ivy sort d’une maison. Dès lors, on ressent toute la tension dramatique.
Qu’est-il arrivé à Ivy ? Dit-elle tout ? N’est-ce pas trop dur d’en parler ? Que lui est-il arrivé pendant ces 13 ans ?
Ivy est une jeune femme adulte de 26 ans, mais elle a quitté sa famille à 13 ans. Tous ses repères ont été faussés. Comment se réadapter à la vie aujourd’hui ? Est-ce seulement possible ?
Pour l’entourage, c’est aussi très difficile, c’est de l’inespéré mais en même temps comment faire maintenant ? Maintenant, alors que tous ont plus ou moins continuer, reconstruit leur vie. La disparition d’Ivy a touché largement, elle a fait volé en éclat pas mal de choses, que ce soit côté famille ou amis, les choses n’ont plus été les mêmes.
Treize années plus tard, rien n’a changé et tout à changé. Les gens ont grandit, évolué, reconstruit tant bien que mal.

Il y a également les journalistes, qui ressemblent à des piranhas, à vouloir la photographier, lui parler, c’est juste atroce.

Qui l’a enlevé ? Comment cela a-t-il été possible ?
Des non-dits, des secrets jaillissent.
Ivy aussi frêle que manipulatrice. Ivy qui ne reconnaît plus le monde d’aujourd’hui.

Dès la fin de l’épisode 1, on a un retournement de situation.

Absentia

Résumé :
En enquêtant sur un tueur en série, une jeune femme du FBI disparaît. Elle est retrouvée six ans plus tard dans une cabane, entre la vie et la mort. Une fois rétablie, elle découvre que son mari a refait sa vie avec une femme qui élève son fils. C’est alors que les meurtres recommencent.

Une série en 10 épisodes de 52 minutes de AXN.
Elle a été diffusée par la chaîne Altice de SFR.

Fiche SB

Mon avis/mes impressions :

Stana Katic, que j’ai connu jouant Kate Beckett dans Castle, y incarne l’intelligente et troublante Emily Byrne. Elle n’est pas si éloignée que cela de son autre rôle, car elle est ici jeune agent du FBI. Mais à part ce métier, elle change radicalement et se fût un véritable plaisir de la retrouver, elle a assuré.

Emily a disparu il y a 6 ans, alors qu’elle enquêtait sur un serial killer. Son mari, également agent du FBI s’est remarié avec Alice, il avait perdu tout espoir. Ils avaient un fils, adorable, Flynn.
Et voilà qu’on la retrouve in extremis dans des conditions difficiles. Comment Emily a survécu 6 ans ? Quel traitement a-t-elle subi ? Comment reconstruire sa vie ? Mais pour l’instant, elle ne le peut pas, elle doit savoir ce qui est arrivé et mettre fin à ce « jeu » malsain, surtout que tout recommence, que des morts pleuvent, et qu’on doute d’elle-même.

Emily est très forte, elle sait très bien se débrouiller, c’est impressionnant. On sent le côté policier.
Warren Byrne est le père d’Emily, et la personne qui lui est la plus fidèle. Les discussions que les gens ont avec lui sont assez intéressantes voire mouvementées.
Jack Byrne est le frère d’Emily, alors qu’elle l’a quitté médecin, elle le retrouve représentant de matériel médical. Apparemment, il aurait très mal vécu sa perte, sombrer dans l’alcool et se serait fait licencier.
Nick est son mari. Enfin, l’était. Mais en revoyant Emily, on sent qu’il l’aime toujours, qu’il a beaucoup d’affection pour elle. Il ne l’a pas quitté par choix a priori, mais il a refait sa vie et la croyait morte.
Flynn est son fils, elle a le droit de le voir, mais c’est très difficile pour eux deux. Ils ne savent pas toujours quoi se dire. Et il appelle Alice maman.
Alice est l’autre femme. Celle que Nick a choisi et épousé après Emily. A priori, elle a l’air d’un ange, intelligente, mais elle ne semblait pas travailler. Elle s’occupe avec beaucoup d’affection de Flynn. Elle tente de tolérer la situation, cela aura fait d’elle un monstre sinon, mais par moment elle a du mal, et sans doute peur d’être un second choix, de tout perdre. Contrairement à Anna de la fille du train, il est difficile de simplement la détester.

Petit à petit des révélations sont faites, des secrets dévoilés. Et le doute s’installe. Emily finit par avoir toute la police à ses trousses. Victime ou coupable ? Et où trouver de l’aide ? Tout semble se liguer de plus en plus contre elle. Si c’est une victime, qui l’aurait piégé ? Et surtout pourquoi ?

Des scènes peuvent ici aussi être difficile à soutenir, comme la cuve d’eau. Ce que semble représenter l’image.

Digne d’un bon thriller, elle commence et c’est plutôt intéressant et au fur et à mesure, on est de plus en plus happé dedans, et on veut la suite ! On veut savoir !
On doute de tout le monde !
Si je me rappelle bien, ça a commencé a sacrément décoller après l’épisode 3.

Les histoires qui nous sont contées finissent vraiment, de ce côté là je n’ai pas eu de problème.

Thirteen est une mini-série, donc totalement terminée. C’est intéressant de plonger plus profondément dans ce genre d’histoire mais aussi glaçant.
Absentia, tout dépend de ce qu’ils voudraient nous raconter. Rien de choquant en tout cas s’ils s’arrêtent là non plus. Mais s’ils font quelque chose de qualité, je reste partante pour une suite.
Les musiques participent très bien à l’ambiance qui s’en dégage.

Quoi qu’il en soit, je ne regrette pas de les avoir vu.

Série Time : Mindhunter Saison 1

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Titre : Mindhunter

Une série créée par : David Fincher et Charlize Theron

Chaine : Netflix

Année : 2017

Episodes : 10 épisodes entre 35min et 60min

Genre : Drame – Thiller – Histoire

Avec : Jonathan Groff, Holt McCallany, Anna Torv, Hannah Gross, Cameron Britton…

Renouvelé pour une saison 2

Résumé :
À la fin des années 1970, deux agents du FBI font avancer la criminologie en s’intéressant à la psychologie du meurtre et en se rapprochant de monstres hélas bien réels.

Comment anticiper la folie quand on ignore comment fonctionnent les fous ? Deux agents du FBI imaginent une enquête aux méthodes révolutionnaires et se lancent dans une véritable odyssée pour obtenir des réponses.
En 1977, à l’aube de la psychologie criminologique et du profilage criminel au sein du FBI, les agents Holden Ford et Bill Tench vont s’entretenir avec plusieurs tueurs en série pour tenter de comprendre leur façon de penser et ainsi acquérir des connaissances afin de résoudre des affaires criminelles.

Fiche SB

Du coup, ça fait un peu chasseur d’esprit, de tête…remarque ils chassent du difficile XD -> profiler/profileur
Ah tiens, en cherchant un peu je suis tombée sur une information intéressante ici : le livre Mindhunter, dans la tête d’un profileur a inspiré cette série.

Pour le visionnage, je vous conseille d’être en forme. Vous pouvez enchaîner, mais ça peut aussi être difficile. Le 1er épisode était sympa, mais il lui manquait quelque chose, mais c’est encore mieux ensuite, et prenant.

Réservé à un public mûr et averti.

Mon avis/mes impressions :

Cette série se passe aux prémices de ce que l’ont a nommé ensuite serial killers / tueurs en série. Un nouveau type de criminel a appréhendé. Alors que la plupart du temps l’assassin connaît sa victime, et a une raison particulière (jalousie amoureuse, prendre la place du collègue pour avoir la promotion, pour avoir de l’argent, pour un héritage, etc.). Ici, cela semble sortir de nulle part et désarçonne pas mal de monde.
Ici, nous plongeons de manière très intéressante dans l’étude de ces criminels hors du commun, et quoi de mieux pour les appréhender que de discuter avec eux ! Logique, mais aussi difficile.

La série est très intéressante, glaçante, dérangeante, aborde plein de pistes de réflexion. On commence vraiment quand ces criminels n’avaient pas l’appellation qu’on leur connaît si bien aujourd’hui. C’est également le début de l’art du profilage.
Les 2 agents du FBI en charge sont intéressant et viennent avec leur histoire et personnalité. Plus tard, une universitaire les rejoint.
Même si nos 2 agents du FBI donnent des cours itinérant, cela n’a pas été une sinécure d’aller plus loin, de lancer une étude, de faire des entretiens avec eux, etc.
L’ambiance est très bien retracée, et la musique contribue à l’effet que fait la série sur nous !
Nous croisons différents serial killers enfermés ou libres, et la tension est à son comble.

Holden est une nouvelle recrue au FBI, prêt à bosser dur, à s’intégrer, avec ses idées. Amené dans cette nouvelle étude, il va se donner à fond. Il est bien apprêté, classe et élégant. Il n’hésite pas à défendre ses idées. Parfois, il ne voit pas où est le mal. Ce n’est pas toujours facile pour lui, surtout que son sujet n’est pas trop reconnu. Et il a un côté ambitieux.
Il va rencontrer sa petite amie, Debbie, de manière originale, elle est pleine de vie, de fougue, elle le fait bouger, l’initie à des jeux, parfois ils se disputent aussi, Holden a un côté jaloux. Debbie lui offre aussi son intelligence et ses connaissances, elle étudie la sociologie, c’est intéressant, à un moment donné elle va aussi se poser la question de quel travail elle va pouvoir faire avec ces études. Elle lui donne souvent des idées.
Bill est dans les sciences comportementales, il va prendre Holden sous son aile. Il sait bien s’y prendre avec les gens, trouver les bons mots, ne pas avoir l’air trop supérieur, des choses sur lesquelles Holden a du mal. Ils vont faire la route pour leurs cours. Et bien plus encore. Cela ne l’empêche pas d’avoir quelques soucis dans sa vie personnelle, dont un grand qu’il a bien du mal à résoudre.
Docteur Wendy Carr est une universitaire de haut niveau, elle va mettre une touche féminine, et universitaire, des connaissances, proposer l’étude, proposer de s’y impliquer totalement. Elle a l’air sûre d’elle, très professionnelle, peut être même un peu froide. Elle nous réserve également quelques surprises, notamment sur sa vie personnelle. Elle n’apparaît pas de suite. Elle voit dans leur travail quelque chose de grande importance, sur lequel il faudrait travailler à plein temps.
Holden, Bill et Wendy forment un bon trio, assez intéressant. C’est le début de leur équipe de recherche sur ces criminels pas comme les autres.
Holden, Bill, Wendy et Debbie sont des personnages très intéressant, chacun avec son caractère et intelligent.

Holden et Bill ont parfois du mal avec leur chef, à se justifier également.

Rencontrer, apprendre à connaître et comprendre les serial killers est difficile, éprouvant. Même pour nous à travers l’écran, il y a des moments très éprouvants. On peut également se poser la question de la limite à ne pas franchir, du danger que cela peut être de chercher à rentrer dans la tête de ces criminels hors du commun. Ils peuvent très bien être mariés, gentils à l’extérieur, intelligent…
Il est clair qu’ils dérangent, qu’ils interrogent, qu’ils ont tout bousculé. 

Déjà Holden avec sa jeunesse, sa fougue, ses idées, a du mal parfois, du mal avec les limites, car même si se mettre au même niveau que l’autre peut être un bon moyen de le faire craquer, lui faire croire qu’on le comprend, trouver le levier, il se pose aussi la question de l’effet que ça fait sur soi-même, de la limite à ne pas franchir. Il y a une grande majorité d’hommes parmi eux, ici on ne croisera aucune femme. Il y a également souvent une dimension perverse et sexuelle.
A la base, ça n’existait pas, on ne faisait pas attention à ses meurtres décousus en première apparence. Certains en ont même eu en marre, en quête de reconnaissance, ils se sont laissés arrêtés.
Ces meurtres a priori sans rapport ont un schéma. Il faudra trouver pour chacun celui qui lui correspond, également son levier. Parfois, leurs histoires nous glacent, et on s’interroge également sur un système qui a laissé ce genre de chose se faire, mais une fois la limite franchie il est trop tard pour eux.
D’ailleurs, Holden s’intéresse aussi sur la prévention, car c’est bien gentil tout cela, mais si on pouvait l’arrêter avant que ces atrocités soient commises ce serait mieux, si on pouvait l’empêcher de franchir la limite, empêcher la bascule. Holden se mêle d’un cas intéressant et très tendancieux, compliqué.
En tout cas, ça a contribué à l’incertitude de la société et que plus personne n’était à l’abri. Ici, les victimes étaient en majorité des femmes.

Ils peuvent très bien visiter plusieurs fois un serial killer (ils ont mis en place un processus aussi), des enquêtes peuvent s’étaler sur plusieurs épisodes.
Bill & Holden voyagent beaucoup.

Il y a encore largement de quoi faire et on en voit un se promener un tranquillement, du coup je serais partante pour une saison 2. C’est parfait, puisque ce sera le cas ^^.

Série Time : Stranger Things

Aujourd’hui, on se retrouve pour une très bonne série qui a fonctionné du tonnerre sur moi. J’ai nommé Stranger Things.
Je salue également le coup de maître d’avoir sorti la saison 2 dans la période angoisse, frisson, juste avant Halloween, c’est juste parfait !

Résumé :
A Hawkins, en 1983 dans l’Indiana. Lorsque Will Byers disparaît de son domicile, ses amis se lancent dans une recherche semée d’embûches pour le retrouver. Dans leur quête de réponses, les garçons rencontrent une étrange jeune fille en fuite. Les garçons se lient d’amitié avec la demoiselle tatouée du chiffre « 11 » sur son poignet et au crâne rasé et découvrent petit à petit les détails sur son inquiétante situation. Elle est peut-être la clé de tous les mystères qui se cachent dans cette petite ville en apparence tranquille…
(Source : Allociné)

Genre : Drame, Fantastique, Thriller
Diffusé sur Netflix
Saison 1 de 8 épisodes diffusés pour la première fois en juillet 2016
Saison 2 de 9 épisodes diffusés pour la première fois en octobre 2017
Renouvelé pour une saison 3
Fiche SB

La série est l’occasion de revoir Wynona Ryder.

Mon avis/mes impressions :
Des choses étranges se passent dans un petit village sans histoire, où comme ils disent rien d’excitant ne se passe jamais.
Stranger things se traduit choses étranges.

Tout d’abord, mais au final pourquoi j’ai autant aimé Stranger Things :
– pour l’ambiance : l’ambiance est génial, on est en plein dans les années 1980, et plein de clins d’oeil sont faits.
– pour la musique : la musique est une partie intégrale de l’histoire, elle donne l’ambiance, le ton, elle nous plonge directement dedans.
– pour la bande d’amis geek : j’aime énormément l’amitié qu’ils partagent entre eux, la loyauté, le fait qu’ils soient différent mais pas seuls.
– pour l’originalité de l’histoire.
– pour la psychologie.

Il y a tout un tas de petites choses qui font qu’elle prend, elle fonctionne même avec des gens qui ne sont pas trop thriller, voire qui redoute les vilaines bêtes, les monstres.

Chaque fois par exemple que je les vois avec le talkie walkie, je souris, c’est bien sympa comme moyen de communication, leur truc à eux, et il n’y avait pas encore les portables à l’époque.

J’aime le fait qu’on se retrouve entre 2 mondes, y compris le fait qu’il y a de quoi douter, c’est quand même assez dur à avaler comme pilule.
Eleven a été une superbe surprise dans la saison 1. Mais qu’est-elle devenu ?

Saison 1 :
Revisionnage de la série et je la fais découvrir en même temps 🙂

Nous voilà dans la petite ville d’Hawkins, où nous faisons connaissance avec 4 garçons dans le vent (ou plutôt enfourchés sur leur vélo). Un moyen de transport bien pratique pour ces jeunes. Même si tout le monde a sa maison, on sent les différences de niveau de vie sociale. On a également un étrange centre scientifique, une disparition d’enfant (Will) et une autre qui s’est échappé (Eleven/Elf). On voit aussi que même s’ils sont amis (les jeunes), ils ont leurs disputes, et du mal avec les autres jeunes. C’est assez marrant quand ils mêlent à tout cela leur côté geek, quête, leurs jeux et références, ils donnent même du coup des noms sortis d’autres univers, de leurs jeux. Evidemment, cela nuit aussi grandement à leur crédibilité, cela en plus d’être des enfants.
La disparition de Will secoue surtout sa famille et ses amis. Les autres étaient concernés de loin sont touchés mais moins grandement. Jim Hopper assure déjà dans son rôle de policier, il se retrouve face à une vraie affaire, ce qui le change de ce qu’il a connu ces dernières années depuis son arrivée à Hawkins. Il porte aussi en lui le poids de son passé. Nancy et Steve ne sont pas méchants, mais avec des comportements typiquement adolescent et énervant par moment. Barbara, la meilleure amie de Nancy, a bien du mal avec elle en ce moment.
Eleven va être recueillie après quelques péripéties par nos jeunes amis. Elle entraînera quelques disputes dans le groupe. Mais après qu’ils aient compris quelque chose, elle restera avec eux et les aidera. Car oui, nos jeunes amis font aussi tout de leur côté pour retrouver Will (malgré les interdictions). Du côté de la famille de Will, Joyce et Jonathan cherchent aussi, Joyce a l’air constamment au bord de la crise de nerf, et les choses étranges qui se passent autour d’elle n’arrangent rien ! Mais où Will a-t-il bien pu disparaître ? Que lui est-il arrivé ? Est-ce le seul concerné ?
J’aime beaucoup Elf qui découvre la vie de tous les jours, des mots, des objets du quotidien tout en étant une jeune fille forte et courageuse. Le groupe d’amis a beaucoup plus de tensions, car il y a des doutes, de la méfiance envers Elf, mais tous ont à coeur de sauver leurs amis. Et suite à un évènement, pour Nancy ce qui se passe va commencer à devenir important aussi et va naître une nouvelle association.

Saison 2 :
J’ai vu la saison 2 le week-end de sa sortie (et mis le reste en pause) j’ai passé un excellent moment grâce à eux.
Le début de la saison 2 était très déstabilisant, on y revient plus tard, mais c’est vrai que même s’il y a de l’idée, c’est un peu bizarre mis comme cela.
Ensuite, on retourne dans la ville d’Hawkins, et là je me suis déjà sentie mieux, en terrain connu.
Sans rien révéler d’important sur la saison, il y a quelques personnages dont un nouveau  personnage (tout juste arrivé en ville) qui m’ont énormément plu, ils ont assurés, même un autre quand les autres étaient aux abonnés absent. Un autre nouveau (aussi tout juste arrivé en ville) qui m’a énormément déplu, une façon de faire qui n’est vraiment pas bonne.
J’ai adoré tout le mélange, toutes ces petites choses. Comme Dustin ouvert et scientifique qui prend cette décision, mais qui lui permet d’étudier certains points et nouer une relation à part (peut-être).
J’ai adoré qu’on donne la part belle à des filles qui savent sacrément bien se défendre en répartie, voire dans d’autres domaines selon.
J’ai adoré l’ambiance des salles d’arcanes des jeux. Et tout l’ambiance à nouveau des années 1980.
J’ai adoré l’unité dont ils font preuve.
On a plein de petites choses distillées pour unir ce qu’on a déjà vu et ce qu’on voit maintenant.
J’ai cette fois-ci complètement adoré l’union inter-générationnelle, autant enfants et adultes que pré-ado et adolescent.
On a plein de petits problèmes rencontrés que plein de gens ont sans doute vécu, mais ici où il se passe vraiment des choses étranges, tout cela prend une toute autre dimension : les cauchemars, arrivé à intégrer un groupe, etc.
La mère de Will n’est cette fois ci pas en reste, elle y croit, et elle est prête à tout pour son fils.
On y voit les dangers de la science. Une chose merveilleuse, mais qui mal utilisée a de quoi mettre très mal à l’aise.
Qui m’a beaucoup plu et autres  ? (spoiler) (surligné à vos risques et périls pour révéler le texte)
Jim Hopper qui a assuré de main de maître son travail de policier, et qui en plus a accueilli Eleven, et qui garde ce secret.
Max (Maxine), la nouvelle, avec forte répartie et qui assure aux jeux vidéos.
Bob (le nouveau copain de la mère de Will), un type qui a l’air de rien mais qui a été extraordinaire. Il fait preuve d’intelligence et de patience avec Will.
Steve, le petit copain de Nancy, qui ne s’est pas très bien débrouillé avec elle, tombe dans le piège de Bill, mais qui a su assurer quand on a eu besoin de lui
Le docteur, où on ne savait pas trop pendant un moment
Bien sûr, les petits étaient un régal à retrouver.
Le duo Nancy et Jonathan superbe, digne de journaliste XD.
La mère de Will (Joyce) a beaucoup plus assuré ce coup-ci ! 
Et quel plaisir de revoir Eleven/Elf, qui part également à la quête de son passé et de ses pouvoirs psychiques, qui a de vraies disputes parents/enfants avec Jim.

Une série que je recommande fortement à tout le monde de découvrir si ce n’est pas déjà fait, elle a vraiment un truc à part !

Mention spéciale à leur professeur de sciences de la vie et de la terre (SVT) 🙂

Je pense avoir une préférence pour la saison 2, surtout qu’à ce moment là il y a moins de doute, et plus de solidarité.

Séries Time : Angoisse, Frissons, Halloween

Bonjour tout le monde,

Si on parlait de quelques séries propices à l’ambiance Halloween, et la période plus large d’octobre/novembre, de quoi frissonner.

The Sinner

The Sinner

Histoire :
Une jeune mère est prise d’une rage soudaine en public et commet un acte de grande violence, sans pouvoir expliquer pourquoi. Un inspecteur de la police va enquêter sur son cas et découvrir les lourds secrets enfouis dans son inconscient.

Série en 8 épisodes.
Créée par Derek Simonds (2017)
Avec Jessica Biel, Christopher Abbott, Dohn Norwood plus
Nationalité Américaine
Genre Drame, Thriller
Statut Terminée
Chaîne USA
Format 45 minutes

Diffusé sur Altice Studio

Jessica Biel joue le rôle de la jeune mère dépassée par son acte : Cora.
C’est une série intéressante, glaciale, oppressante, avec une certaine lenteur, qui a de quoi vous retourner l’estomac.
Alors que l’affaire aurait dû être simple, plein de gens l’ont vu commettre ce meurtre, mais c’est une mère de famille comme tant d’autres, elle a sa vie, ce n’est pas une tueuse en série, alors pourquoi ? Cette musique aurait déclenché quelque chose en elle ?
Pratiquement tout le monde se désintéresse d’elle à part un policier qui ne se satisfait pas de ce qu’ils savent. Pourquoi a-t-elle tué cet homme ? C’est un bon policier, dans sa vie personnelle c’est une autre histoire, certains de ces choix sont assez spéciaux.
Cora et l’inspecteur vont avoir un travail énorme à faire, il semblerait que des choses sont terrées à l’intérieur de Cora. Mais si elles y sont enfouis si profondément, ce n’est peut être pas pour rien. On va aller dans le passé de Cora, voir sa soeur psychopathe par moment mais aussi endurant une souffrance terrible, qui a un moment nous sera extrêmement touchante, ses parents qui nous mettront très mal à l’aise surtout cette mère, son petit-ami. Le passé de Cora s’avère épineux. Alors qu’est-ce qui est à pousser Cora à tuer cet homme ? Est-il vraiment un pur inconnu pour elle ? Si vous avez le coeur solide, les boyaux bien accrochés, entrez dans cette sombre danse ! Le final devrait vous scotcher quand même !

Broachurch Saison 3

Histoire :
Trois ans ont passé depuis la mort de Danny Latimer et le procès du coupable.
Alec Hardy et Ellie Miller ont une nouvelle affaire : Patricia Winterman a été violée lors d’une soirée et les premiers éléments indiquent qu’un prédateur sexuel est dans les environs de Broadchurch.

Créée par Chris Chibnall (2013)
Avec David Tennant, Olivia Colman, Jodie Whittaker plus
Nationalité Britannique
Genre Drame, Policier
Chaîne ITV
Statut Terminée
Format 52 minutes

Diffusé sur France 2, en VOD …

Broadchurch est une série qui a eu un grand succès bien méritée et connue moultes adaptations du coup.
La série est porté par le duo de flic que forme Miller & Hardy (Olivia Colman & David Tennant) qui est excellent.
L’originalité de cette saison 3 est d’abordé une autre forme de crime : un viol, toujours dans ce petit village sans histoire, où généralement rien d’intéressant ne se passe comme ils disent. On sent aussi le poids du passé, l’enquête est à part, mais la vie continue pour beaucoup de gens. Pour les Latimer, c’est une autre histoire, ils prennent une partie de l’histoire, mais c’est quand même intéressant, cela montre bien qu’on efface pas tout aussi simplement. Alors que Beth a bien rebondi et aide notre victime, son homme a bien plus de mal et en oublie par moment que les autres membres de sa famille sont encore vivant eux.
Le viol se produit lors d’une fête, sur une dame qui est déjà maman, donc déjà d’un certain âge et pas un modèle de beauté non plus, tout un tas de questions se posent sur la cause et aussi finalement pourquoi l’avoir attaqué elle. Pas mal de gens ont des choses à cacher, ce qui les rend coupable par moment, ce qui complique la tâche des inspecteurs pour déceler la vérité. Même la victime aura quelques révélations à faire. Oui, ce sont tous des humains, et certains choses ils aimeraient les garder pour eux.
On remarquera quand même comparé à la France, aux USA, à ce qu’on voit d’habitude, la douceur et la gentillesse du traitement de la victime, qui est considérée comme telle et traitée avec beaucoup de respect et de considération (ça fait plaisir à voir). J’ai aussi adoré Hardy qui insiste sur le fait que tous les hommes ne sont pas comme ça. Il y a quand même quelques messieurs avec des comportements bien abjects et de porc.
Pour Hardy, ce n’est pas toujours facile non plus, il s’occupe de sa fille, qui traverse quelque chose qu’il ne voit pas au premier abord.
J’ai détesté la jeune fliquette et heureusement qu’ils la remettaient en place, elle m’a exaspéré au plus haut point.
De plus, se pose aussi la question, est-ce que c’est sa seule victime ? Ce genre d’affaire peut éveiller quelques consciences.
Il y a aussi l’impact de l’affaire sur la vie de tous les jours, déjà le regard quand quelqu’un est au courant, mais aussi sans savoir qui est coupable, on impose de faire attention, la vie de toutes les femmes est impactée. A certains moments voir tout le monde se mettre ensemble pour dire non, on ne se laissera pas faire et on veut vivre notre vie tranquillement est beau et bouleversant.
Une enquête rondement menée, avec respect pour une victime de viol, et des secrets déterrées, un très beau duo de policiers qui ne déçoivent pas. Le final est très tordu et à vomir. Normalement, vous devriez avoir quelques surprises.

Sinon ma série du week-end serait parfaite niveau ambiance aussi : Stranger things saison 2
Je n’ai plus trop de temps, mais c’était super, l’ambiance et la musique sont géniales, j’adore l’amitié qu’ils partagent. On essayera d’en parler plus longuement 😉

Point visionnage

Je vais faire un petit point visionnage 🙂

J’ai revu Interstellar suite à sa diffusion sur France 2

Il dure presque 3h mais on ne voit pas le temps passé. J’ai l’impression de l’avoir trouvé encore plus puissant que la première fois. J’adore toujours autant Murphy petite ou grande, cette fille est géniale.
Le film nous présente un monde qui est en train de mourir, ce film fait terriblement écho au monde actuel et aussi à plein de questionnements.
Il y a également cette belle relation père-fille et ce sacrifice pour son travail à lui, mais encore plus grand que lui, pour l’humanité toute entière.
Il y a la relativité et le temps qui passe, mais ici c’est encore plus fort.
Les plans dans l’espace sont superbes. A certains moments, on a carrément plus de sons quelques temps, cela donne un côté réaliste (et me rappelle une discussion avec des collègues) mais aussi un côté très oppressant.

Elles… Les filles du Plessis (TV)

Déjà, cela fait plaisir de revoir les 2 dames de l’affiche, dont une que je connais par des enquêtes.
Ensuite le sujet est fort et intéressant, cela vaut le coup de le voir.
On a des mineures enceintes qui dérangent, et de tout dans les cas : amour de jeunesse, viol, etc.
Mais la société elle, ça la dérange énormément.
Du coup, on les parque dans des instituts pour qu’elles accouchent et qu’on ne la voit pas, elles ont une formation de secrétariat (car elles ne peuvent plus espérer mieux), etc.
On a aussi à un moment donné le déclenchement d’une lutte pour qu’on les reconnaisse et que leurs vies ne soient pas complètement brisées. C’est la partie la plus intéressante.
Pour son sujet, un téléfilm qui vaut la peine d’être vu, mais où la réalisation reste moyenne.

J’ai également essayé sur conseil un épisode d’Alex Hugo où j’ai apprécié le personnage d’Alex, les paysages, où les rustres qui ne réfléchissent pas m’ont énervé, où l’histoire était sympa, mais pourtant je n’ai pas trouvé ça bien. Il doit y avoir un problème dans la réalisation, le jeu des acteurs, parce que ça n’a pas pris des masses, alors qu’il y avait tous les éléments pour m’intéresser.

Je continue Conviction, qui est un succès, je suis contente de m’y être mise.

Et pour finir, un film que j’avais repéré, en me disant qu’il ne devrait pas plaire à tout le monde, ce qui doit être le cas, mais je suis contente de l’avoir vu : My Cousin Rachel

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On retrouve 2 acteurs formidables qui portent le film.
La première affiche, ils sont tous les 2 ensemble. On voit aussi un magnifique collier et un très beau jeu de miroir.
Sur la 2ème, on la voit tout en noir, et portant le voile, le deuil.
Le film a des airs de thriller mais avec classe, élégance et trouble.
Le film bénéficie d’une photographie et de paysages sublimes, qui font rêver.
C’est également agréable de voir des gens parlaient avec classe et élégance.
Philip, jeune orphelin, a eu la chance d’être recueilli par son cousin Ambrose, qu’il voit comme un père. Ambrose se marie avec Rachel (qui se retrouve la cousine de Philip, vous suivez toujours ?!), il ne l’a jamais vu et son cher Ambrose meurt alors qu’il a envoyé une lettre qui laisse à penser qu’elle lui voulait du mal.
Il y a également Louise, mais Philip ne la voit que quand la bonne amie alors qu’elle espère plus.
Pourtant Rachel n’a rien réclamé, elle n’est pas sur le testament. Il ne l’a jamais rencontré et échafaude des plans, le père de Louise le met en garde. Pourtant quand il la voit elle, Rachel et son comportement, tout change.
Alors que se passe-t-il vraiment ? Rachel est-elle une redoutable veuve noire ? Philip est-il paranoïaque ? Serait-il tellement tombée sous le charme de Rachel qu’il en aurait perdu la raison ? Souffre-t-il d’une maladie ? Rachel veut-elle juste être libre et ne pas être assujetti à un homme ? Tout est possible, tout est imaginable !
Philip possédera tout mais qu’à son 25ème anniversaire.
Il y a de quoi douter en permanence.
Un film troublant.

Série Time : Atypical

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Résumé :
Atypical raconte le passage à l’âge adulte de Sam, un jeune autiste de 18 ans en quête d’amour et d’indépendance. À la fois drôle et douloureux, ce cheminement à la découverte de lui-même bouleverse toute sa famille dont les membres, confrontés aux changements qui affectent leur propre existence, se posent cette question fondamentale : que signifie être normal ? (source : Allociné)

Il y a 8 épisodes qui font grosso modo entre 30 et 40 minutes, oui il y a des variations assez étranges de plusieurs minutes entre les épisodes.

Fiche série SB

Izana, je lui ai ajouté des points, j’ai valorisé l’exercice de la mangaka et de la suivre depuis le début de sa vie.
Atypical, je lui ai enlevé des points, car des choses me dérangent, et je ne l’ai pas suivi depuis qu’il est petit.

J’aime que le titre soit atypique. J’aime tellement qu’on questionne qu’est-ce que la normalité ?

Mon avis/mes impressions :
J’ai apprécié cette série, mais contrairement aux autres je lui reproche son côté trop soap family, et ne pas assez entré dans ce sujet très intéressant. J’aimerai beaucoup suivre quelqu’un de différent du début à la fin, voir comment il/elle s’adapte et peut arriver à construire une vie (?!) dans une société si codifiée, qui vous fait vivre l’enfer dès que vous n’entrez pas dans le moule. Mention spéciale à la soeur de Sam. J’ai aussi trouvé très bizarre même si ça a quelque chose de mignon, qu’on s’intéresse comme ça pile à Sam qui va avoir une petite amie. On dirait une envie pour lui d’essayer comme les autres.
Par contre, je salue netflix d’oser abordé des thèmes importants, qui dérangent la société quelque part.
Et j’ai adoré quelques réparties tellement bien senties.
La série garde un schéma ultra classique, où j’ai levé les yeux au ciel par moment, bon c’est humain aussi quelque part, mais elle fédère beaucoup de monde et ça c’est important.

Nous suivons Sam, un jeune adolescent, différent de la norme. Un adolescent comme les autres en apparences, avec sa maman et son papa, et une soeur.
Seulement, il est différent. Il a un ami, sympa et fidèle mais un sacré loulou, il a sa soeur qui n’hésite pas le défendre et ne laisse pas passer des situations hallucinantes même pour d’autres. Il a un petit boulot dans un magasin. Il a fait toute une préparation pour l’assurer  mais on ne le voit pas (dommage). Il voit sa psy, Julia, qui l’aide à décoder les comportements, la société.
Il aime l’Antarctique, les manchots…il pourrait en parler des heures, c’est dur pour lui de comprendre que ça n’intéresse pratiquement personne d’autres. Il est diagnostiqué autiste, et vit avec ce qu’on appelle des neurotypiques.
Lui, il ne comprend leurs codes, il ne supporte pas le bruit.
Lui, il est franc, direct, sincère, et franchement ça fait du bien.
Quelque part, il est logique et moins compliqué, mais comment trouvé alors sa place ?
Il y a des choses dont il est privé, certaines qui peuvent être vraiment amusantes, mais dur pour lui, trop de monde, trop de bruit.

Sa famille aimante, ce n’est pas tous les jours faciles. La mère y a consacré beaucoup de temps, d’énergie, elle fréquente un groupe. Son père, gentil, a eu beaucoup de mal, il aurait voulu partager des choses avec son fils, mais lui ne s’y intéresse pas, il a du mal à nouer le dialogue. La soeur de Sam construit aussi sa vie, et classiquement quand un enfant est « différent », il retient un peu toute l’attention.

Venez suivre la vie adolescente de Sam, venez rencontré sa famille, ses camarades. Voir ce qui est différent pour lui. Les difficultés rencontrées.
Chacun doit tenter de faire un pas vers l’autre. Mais Sam ne peut pas juste changer et répondre à une « norme ».

PS : Je croise les doigts pour une saison 2.

Si le sujet vous intéresse, j’ai regardé il y a quelques mois une série intéressante, moins facile à voir : The A Word.

Série Time : Sweet Vicious Saison 1

Résumé :
Durant la journée, Jules est la parfaite étudiante américaine. Elle fait même partie d’une des confréries de son université. Mais cette dernière garde un lourd secret : elle a été victime d’un viol commis sur le campus. Bien décidée à faire payer le responsable et à empêcher que cela ne se reproduise, Jules décide de faire justice, elle-même, la nuit. Aidée par Ophelia, une étudiante en droit, hacker et dealer, elle part en quête de vengeance… (Source : Allociné)

La saison 1 est composée de 10 épisodes d’environ 45 minutes.
Série diffusée sur MTV

J’ai découvert cette série par l’intermédiaire de mon amie tachan.

Fiche série SB

Mon avis/mes impressions :
Une série a priori sous des airs adolescents avec des beuveries et tout le toutim, ce côté là j’ai du mal, mais la série a su se montrer originale, sympathique, intéressante, alliant avec brio des moments sombres et de légèretés. Ils ont fait un très bon travail sur cette série qui aborde un thème atroce : le viol. La série ne fait que se bonifier, le duo improbable a priori des 2 filles (Jules et Ophélia) est superbe. Les sentiments et l’horreur de ce que provoque cette situation, comme le harcèlement de manière générale est vraiment très bien rendu, comme l’injustice subie.

Jules est une jolie blonde, intelligente, pleine de vie, elle fait partie d’une sororité, elle a sa meilleure amie Kennedy. Elle sait parler aux filles, et aux hommes. Elle est belle, pétillante. Pourtant, elle a subi une grave agression, un viol, qui l’a changé à jamais. Comme la plupart des humains, et on retrouve cela sur la majorité des jeunes femmes que l’on croise, avant elles n’avaient pas peur, et maintenant c’est un travail énorme de reconstruction de soi-même, d’acceptation, de comprendre ce qui s’est passé et que non ce n’était pas normal.
Cette jeune femme qui n’en a pas l’air comme ça est devenue une justicière pour réparer l’infamie subie par les jeunes femmes violées, et ces hommes qui n’ont en vraiment rien à faire, et ne voit pas le mal. Elle est devenue une combattante hors pair. D’ailleurs, au fur et à mesure des épisodes, on retrace de plus en plus ce qui s’est passé pour elle, son changement, sauf comment elle a appris à se battre ainsi.
Ophelia, elle est rebelle avec ses cheveux verts, geek, douée avec les ordinateurs, vendeuse de drogue, belle aussi à sa manière et intelligente. Elle confond assez vite le justicier, c’est houleux au départ, et pour des raisons propres à elle, elle n’a rien subi de ce genre, elle va aider Jules. Quand même à deux, ce sera plus facile.
Toutes les 2 ont des amis, des amoureux.
Jules réagit maintenant au quart de tour, elle est plus méfiante, elle a du mal à être trop proche d’un garçon, d’être touché, il ne faut surtout pas la prendre par surprise, elle dit que tout va bien alors que parfois elle craque, qu’elle a mal, si mal, qu’elle n’est plus elle-même. Quelque part réaction typique après ce qu’elle a subit, et même du harcèlement en général.

Vont-elles réussir à ne pas se faire prendre ? Elles affrontent une situation très difficile aussi après leur rencontre. Est-ce que Jules dira la vérité un jour aux siens ? (elle a changé et les autres notamment Kennedy ne comprennent pas). Peut-elle réussir à être dans la même pièce que celui qui a bousillé sa vie ? (car oui ça peut ruiné une vie, des gens). Comment sera perçu ce qu’elles font ? C’est aussi grisant que dangereux ! Réussiront-elles à s’en sortir ? Est-ce que cela sert à quelque chose ? Réussiront-elles à ne pas se tromper d’ennemi ? Se feront-elles découvrir par quelqu’un et comment réagira cette personne ? Comment Jules va-t-elle continuer à vivre ? Arrivera-t-elle à nouveau à faire confiance, être avec quelqu’un ? Sa thérapie à elle, ce qui lui fait du bien, c’est de rendre la justice. Aurait-elle pu s’en sortir en portant plainte ? Est-ce que légalement ils font quelque chose ? Peut-on vraiment faire confiance au système ? Et son image ?

Il y a vraiment plein de choses à découvrir, des surprises, des retournements de situation, du rire, de la joie, de l’action. Et des sentiments très justes, proches de la réalité.

D’ailleurs, ça fait plaisir de voir certains jeunes hommes qui trouvent aussi cela abominable et révoltant.

Ainsi, je ne peux que vous recommander cette série, qui avec la fin peut nous promettre une bonne saison 2.

Déconseillé aux personnes sensibles, il y a un disclaimer surtout après un certain nombre d’épisodes.

Série Time : Harlan Coben Time

J’ai passé un peu de temps avec 2 séries :
The Five est réalisé par Harlan Coben, la série est britannique
Juste un regard est adapté d’un livre d’Harlan Coben, la série est française

Les 2 sont des thrillers intéressant, prenant, troublant, dingue quelque part…comme toujours, ça n’aide pas à faire confiance aux humains.

The Five

Résumé :
Ce thriller émotionnel raconte l’histoire d’un petit garçon, Jesse, qui disparaît, après avoir été intimidé par son frère Mark et trois de ses amis, Pru, Danny et Slade. Vingt ans plus tard, Danny est devenu détective. Il apprend que l’ADN de Jesse a été retrouvé sur une scène de meurtre. Il est toujours vivant, là, quelque part.
(Source : Premiere.fr)

Série en 10 épisodes

Mon avis/mes impressions :
Cette série met en scène un groupe d’amis, on les voit jeunes, on voit ce qu’ils sont devenus, comme le temps a passé, mais comme leurs liens restent forts. On se rend aussi compte qu’après la disparition du petit Jesse plus rien n’a jamais été comme avant. D’une certaine manière ils culpabilisent, pour des bêtises d’enfant, parce que Jesse était plus jeune que eux et qu’ils voulaient en profiter juste eux parfois, et pas toujours l’avoir dans les pattes. Comme toujours, on a des non-dits, des choses qui ont été tu, où finalement on s’est dit que ça ne ferait pas avancer l’affaire, qu’on ne voulait pas se nuire. Seulement, on peut ainsi fausser des informations utiles.
Petit à petit, on découvre des vérités, des petites, des grosses, de plein de personnages, pas seulement notre groupe d’amis. Un des personnages est devenu policier, il a donc un accès direct aux informations.
Quand l’ADN de Jesse est retrouvé sur une scène meurtre, cela participe également aux retrouvailles. Il y a aussi ses parents, qui comme notre groupe d’amis ne s’en sont jamais vraiment remis, chacun à avancer à sa façon. Parfois c’est même étonnant, il y a la fuite, les faux-semblant. Par exemple la doctoresse est emmêlée dans ses sentiments, elle a pourtant construit une famille, une vie, elle est intelligente, mais ça ne l’empêche pas de faire des erreurs, même prendre des choses pour tenir le coup.

Tout se mêle, entre autre à un serial killer à vous faire frémir, qui joue avec la police (alors même qu’il est en prison), mais quel espoir ? Jesse est-il vaiment vivant ? Si oui, dans quelles conditions ? Qu’a-t-il fait pendant tout ce temps ? Pourquoi ne pas être revenu ? Est-il mort dans le passé ? Est-il mort dans le présent ? Nos jeunes amis sont grands maintenant, cette affaire les a marqué, ils feront tout pour découvrir la vérité tout en espérant revoir Jesse. Des fausses pistes, des faux-semblants, des vérités à déterrer, ce ne sera pas facile !

Juste un regard

Résumé :
Si toute votre vie n’était qu’un mensonge ? Si l’homme que vous avez épousé quinze ans plus tôt n’est en fait pas celui que vous croyez ? Pour Eva Beaufils, il a suffi d’un regard sur une vieille photo pour que son univers bascule… Bastien, son mari, disparaît soudain. Eva n’a alors plus qu’un objectif : le retrouver à tout prix, même si cela met en péril leurs enfants et ravive les cicatrices de son propre passé. Car Eva le sait, ce n’est qu’au bout de ce voyage qu’elle trouvera réponse à sa question… L’amour est-il plus fort que le mensonge ?

Adapté du livre Juste un regard de Harlan Coben

Série en 6 épisodes

Mon avis/mes impressions :
Eva a construit une vie, tout semble équilibré et allé pour le mieux, jusqu’au jour où son mari disparaît. Elle va donc appeler la police, comprendre qu’elle est loin de tout savoir, se poser des questions, chercher son mari et la vérité. Et par la même occasion se confronter à son passé refoulé, et peut être mieux l’éclairer. Elle semble beaucoup tenir à son mari, elle protège ses enfants, entre autre en taisant la vérité, mais sa fille n’est pas dupe et d’une bonne aide. Assez classiquement, elle a ce collègue, bon pote, toujours là pour elle, il aurait peut être souhaité plus.
Eva a assisté dans sa jeunesse à un concert qui a mal tourné, elle a été surnommé ensuite par les journaux l’ange des catacombes. Je vous laisse découvrir les détails par vous-mêmes.
Eva ne va pas hésiter à voir les gens, remuer les choses, entre autre elle tombe sur une photo qui l’interpelle. Son pote et sa fille aideront aussi.
On découvre que depuis ce qu’elle a vécu elle conserve un étrange lien avec une certaine personne. Lui pourrait-il l’aider ?
Ici, c’est un homme noir, a l’air redoutable, qui va vous faire frémir, il y a quand même des passages où on se pose des questions, mais bon admettons.
Bref, ici, on va aussi de surprise en surprise, et on déterre la vérité petit à petit.
Que lui a caché son mari ? Peuvent-ils continuer ensemble ? Qu’est ce que cache son passé ? Avec les nouvelles informations, que faire ? Et va-t-elle récupéré son mari vivant et le veut-elle toujours ?
Le format est beaucoup plus classique que la 1ère histoire.

Cela reste 2 thrillers prenant à suivre, avec une préférence pour la série britannique.

Série Time : The Handmaid’s Tale

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Résumé :

Dans un monde dystopique où la femme est au centre du pouvoir car elle est en voie de disparition, chaque femme est séparée en trois classes : les Épouses qui ont le pouvoir, les Marthas qui s’occupent de la Maison et enfin les Servantes écarlates dont l’unique rôle est la reproduction.

Dans ce futur où la reproduction se fait rare à cause de la pollution, la religion prend le pas sur la politique dans une sorte de gouvernement totalitaire.

Defred (Offred en VO) va venir raconter son histoire de Servante écarlate… une vie pleine de souffrances.

Adapté du livre La Servante écarlate de Margaret Atwood

Adapté du film The Handmaid’s Tale

1ère saison de 10 épisodes d’environ 50-60 minutes

Mon avis/mes impressions :
Hanmaid’s tale nous raconte une histoire qui n’a rien d’un conte fée, mais qui est un futur possible, ni vraiment proche, ni vraiment éloigné de nous, comme dans toute dystopie des choses touchent, interpellent. Un formidable travail a été réalisée sur cette série diffusée par Hulu. Glaçante à souhait, on ne s’en relève pas si facilement !

Cette histoire est aussi un livre (1985) et un film ( 1990) qui datent. J’ignore si ils sont aussi bons. Si quelqu’un passe et connaît.
On a aussi pu revoir Alexis Bledel qui n’a rien perdu de sa beauté, son intelligence et son âme rebelle, ça fait plaisir !

June (jouée par Elisabeth Moss) nous entraîne dans sa vie de servante appelée servante écarlate, petit à petit on découvre son monde, y compris sa vie d’avant. On est souvent très mal à l’aise, cela semble aseptisé, glaciale, il y a de l’idée, mais y a aussi de quoi glacer le sang !
D’ailleurs personne d’autre ne l’appelle encore June. Bien sûr, on peut se demander pourquoi se laisser faire ? Pourquoi ne pas se rebeller ? Mais ce n’est guère si évident, elles ont été en quelque sorte dressées, conditionnées. Est-ce qu’elles ne sont plus humaines pour autant ? Bien sûr que non. Est-ce qu’elles ne désirent pas autre chose ? A votre avis ?! Elles n’ont pas vraiment eu le choix. On peut aussi se poser la question de supporter cette vie à tout prix ou de l’abandonner.

Ces filles ont été dans un centre, où elles ont subi une manipulation mentale à grande échelle, qui continue. Il y a la tenue, la formation au centre, la déshumanisation, elles portent un prénom qui peut changer, elles doivent appeler celle qui les forment et les surveillent tante (Nous on aura essentiellement à faire à tante Lydia), comme si c’était la famille. Elles vont faire des courses, peuvent ainsi prendre l’air mais toujours accompagnées d’une autre fille, elles peuvent se tenir compagnie et se surveiller. On leur parle d’accomplir un devoir, et l’acte sexuel est très encadré, fait d’une manière originale, avec la position aussi, pour ne pas exclure la femme du couple, comme si alors ce n’était pas un viol. Et les hommes peuvent-ils s’en contenter ? sans sentiment ? avec leur femme qui regarde ?
On les dit importantes, vitales, car fertiles mais on a volé leur vie, elles ne sont là que pour être une pondeuse, une fois l’enfant de la famille né, et allaité, à la maison suivante.
Ne pensent-elles pas à s’enfuir ? Mais pour aller où ? Il faut au moins changer de pays. Il y a des gardes à chaque coin de rue.
Là encore, on a utilisé la religion, une sorte, comme un prétexte fallacieux, comme une tromperie, comme si on pouvait tout justifier avec.

Mais en général, la condition féminine est une réelle catastrophe. Même pour la femme du couple. En gros on a les servantes (dites Servante écarlate), les domestiques (cuisine, ménage) (dites Martha) et celles qui a priori s’en tirent bien mais en fait non, comme la femme du commandant (dites Epouse). Mais elles n’ont plus voix au chapitre, n’exercent plus de métier.

C’est un monde où peu de bébés survivent, June quand elle a l’air plus vivante, plus humaine, nous montre déjà un monde dur, austère.
Mais quand on voit ce qu’ils ont fait sous des prétextes fallacieux, et comme elles se sont retrouvées prisonnières de leur sort, le sang se glace !
June tente de garder espoir, pense à sa famille. Elle se plie beaucoup, mais reste humaine.
On ne cesse d’apprendre des choses, avoir des surprises, on passe par toute la panoplie de sentiments possibles. Certains moments sont aussi jouissifs. On voit que derrière le masque, ce monde est des plus diaboliques.

Les femmes des commandants, des hommes qui occupent un haut rang sont tout en vert. On ne nous a pas expliqué les couleurs.
Les servantes en rouge et blanc. Le rouge se repère bien, peut se confondre avec le sang.
Leurs cheveux sont cachés, et ce qu’elles ont sur la tête cache le visage, on cache le côté femme, humaine. A certains moments spécifiques, elles enlèvent le chapeau.

Une série excellente, prenante, intéressante et glaçante à voir si vous en avez le courage, déconseillé aux âmes sensibles et aux personnes cardiaques.

La saison 1 se termine en nous laissant à bout de souffle, et dans le doute. Avec aussi une belle note d’espoir. Nous aussi, on veut y croire.