Point visionnage

Je vais faire un petit point visionnage 🙂

J’ai revu Interstellar suite à sa diffusion sur France 2

Il dure presque 3h mais on ne voit pas le temps passé. J’ai l’impression de l’avoir trouvé encore plus puissant que la première fois. J’adore toujours autant Murphy petite ou grande, cette fille est géniale.
Le film nous présente un monde qui est en train de mourir, ce film fait terriblement écho au monde actuel et aussi à plein de questionnements.
Il y a également cette belle relation père-fille et ce sacrifice pour son travail à lui, mais encore plus grand que lui, pour l’humanité toute entière.
Il y a la relativité et le temps qui passe, mais ici c’est encore plus fort.
Les plans dans l’espace sont superbes. A certains moments, on a carrément plus de sons quelques temps, cela donne un côté réaliste (et me rappelle une discussion avec des collègues) mais aussi un côté très oppressant.

Elles… Les filles du Plessis (TV)

Déjà, cela fait plaisir de revoir les 2 dames de l’affiche, dont une que je connais par des enquêtes.
Ensuite le sujet est fort et intéressant, cela vaut le coup de le voir.
On a des mineures enceintes qui dérangent, et de tout dans les cas : amour de jeunesse, viol, etc.
Mais la société elle, ça la dérange énormément.
Du coup, on les parque dans des instituts pour qu’elles accouchent et qu’on ne la voit pas, elles ont une formation de secrétariat (car elles ne peuvent plus espérer mieux), etc.
On a aussi à un moment donné le déclenchement d’une lutte pour qu’on les reconnaisse et que leurs vies ne soient pas complètement brisées. C’est la partie la plus intéressante.
Pour son sujet, un téléfilm qui vaut la peine d’être vu, mais où la réalisation reste moyenne.

J’ai également essayé sur conseil un épisode d’Alex Hugo où j’ai apprécié le personnage d’Alex, les paysages, où les rustres qui ne réfléchissent pas m’ont énervé, où l’histoire était sympa, mais pourtant je n’ai pas trouvé ça bien. Il doit y avoir un problème dans la réalisation, le jeu des acteurs, parce que ça n’a pas pris des masses, alors qu’il y avait tous les éléments pour m’intéresser.

Je continue Conviction, qui est un succès, je suis contente de m’y être mise.

Et pour finir, un film que j’avais repéré, en me disant qu’il ne devrait pas plaire à tout le monde, ce qui doit être le cas, mais je suis contente de l’avoir vu : My Cousin Rachel

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On retrouve 2 acteurs formidables qui portent le film.
La première affiche, ils sont tous les 2 ensemble. On voit aussi un magnifique collier et un très beau jeu de miroir.
Sur la 2ème, on la voit tout en noir, et portant le voile, le deuil.
Le film a des airs de thriller mais avec classe, élégance et trouble.
Le film bénéficie d’une photographie et de paysages sublimes, qui font rêver.
C’est également agréable de voir des gens parlaient avec classe et élégance.
Philip, jeune orphelin, a eu la chance d’être recueilli par son cousin Ambrose, qu’il voit comme un père. Ambrose se marie avec Rachel (qui se retrouve la cousine de Philip, vous suivez toujours ?!), il ne l’a jamais vu et son cher Ambrose meurt alors qu’il a envoyé une lettre qui laisse à penser qu’elle lui voulait du mal.
Il y a également Louise, mais Philip ne la voit que quand la bonne amie alors qu’elle espère plus.
Pourtant Rachel n’a rien réclamé, elle n’est pas sur le testament. Il ne l’a jamais rencontré et échafaude des plans, le père de Louise le met en garde. Pourtant quand il la voit elle, Rachel et son comportement, tout change.
Alors que se passe-t-il vraiment ? Rachel est-elle une redoutable veuve noire ? Philip est-il paranoïaque ? Serait-il tellement tombée sous le charme de Rachel qu’il en aurait perdu la raison ? Souffre-t-il d’une maladie ? Rachel veut-elle juste être libre et ne pas être assujetti à un homme ? Tout est possible, tout est imaginable !
Philip possédera tout mais qu’à son 25ème anniversaire.
Il y a de quoi douter en permanence.
Un film troublant.

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Série Time : Atypical

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Résumé :
Atypical raconte le passage à l’âge adulte de Sam, un jeune autiste de 18 ans en quête d’amour et d’indépendance. À la fois drôle et douloureux, ce cheminement à la découverte de lui-même bouleverse toute sa famille dont les membres, confrontés aux changements qui affectent leur propre existence, se posent cette question fondamentale : que signifie être normal ? (source : Allociné)

Il y a 8 épisodes qui font grosso modo entre 30 et 40 minutes, oui il y a des variations assez étranges de plusieurs minutes entre les épisodes.

Fiche série SB

Izana, je lui ai ajouté des points, j’ai valorisé l’exercice de la mangaka et de la suivre depuis le début de sa vie.
Atypical, je lui ai enlevé des points, car des choses me dérangent, et je ne l’ai pas suivi depuis qu’il est petit.

J’aime que le titre soit atypique. J’aime tellement qu’on questionne qu’est-ce que la normalité ?

Mon avis/mes impressions :
J’ai apprécié cette série, mais contrairement aux autres je lui reproche son côté trop soap family, et ne pas assez entré dans ce sujet très intéressant. J’aimerai beaucoup suivre quelqu’un de différent du début à la fin, voir comment il/elle s’adapte et peut arriver à construire une vie (?!) dans une société si codifiée, qui vous fait vivre l’enfer dès que vous n’entrez pas dans le moule. Mention spéciale à la soeur de Sam. J’ai aussi trouvé très bizarre même si ça a quelque chose de mignon, qu’on s’intéresse comme ça pile à Sam qui va avoir une petite amie. On dirait une envie pour lui d’essayer comme les autres.
Par contre, je salue netflix d’oser abordé des thèmes importants, qui dérangent la société quelque part.
Et j’ai adoré quelques réparties tellement bien senties.
La série garde un schéma ultra classique, où j’ai levé les yeux au ciel par moment, bon c’est humain aussi quelque part, mais elle fédère beaucoup de monde et ça c’est important.

Nous suivons Sam, un jeune adolescent, différent de la norme. Un adolescent comme les autres en apparences, avec sa maman et son papa, et une soeur.
Seulement, il est différent. Il a un ami, sympa et fidèle mais un sacré loulou, il a sa soeur qui n’hésite pas le défendre et ne laisse pas passer des situations hallucinantes même pour d’autres. Il a un petit boulot dans un magasin. Il a fait toute une préparation pour l’assurer  mais on ne le voit pas (dommage). Il voit sa psy, Julia, qui l’aide à décoder les comportements, la société.
Il aime l’Antarctique, les manchots…il pourrait en parler des heures, c’est dur pour lui de comprendre que ça n’intéresse pratiquement personne d’autres. Il est diagnostiqué autiste, et vit avec ce qu’on appelle des neurotypiques.
Lui, il ne comprend leurs codes, il ne supporte pas le bruit.
Lui, il est franc, direct, sincère, et franchement ça fait du bien.
Quelque part, il est logique et moins compliqué, mais comment trouvé alors sa place ?
Il y a des choses dont il est privé, certaines qui peuvent être vraiment amusantes, mais dur pour lui, trop de monde, trop de bruit.

Sa famille aimante, ce n’est pas tous les jours faciles. La mère y a consacré beaucoup de temps, d’énergie, elle fréquente un groupe. Son père, gentil, a eu beaucoup de mal, il aurait voulu partager des choses avec son fils, mais lui ne s’y intéresse pas, il a du mal à nouer le dialogue. La soeur de Sam construit aussi sa vie, et classiquement quand un enfant est « différent », il retient un peu toute l’attention.

Venez suivre la vie adolescente de Sam, venez rencontré sa famille, ses camarades. Voir ce qui est différent pour lui. Les difficultés rencontrées.
Chacun doit tenter de faire un pas vers l’autre. Mais Sam ne peut pas juste changer et répondre à une « norme ».

PS : Je croise les doigts pour une saison 2.

Si le sujet vous intéresse, j’ai regardé il y a quelques mois une série intéressante, moins facile à voir : The A Word.

Série Time : Sweet Vicious Saison 1

Résumé :
Durant la journée, Jules est la parfaite étudiante américaine. Elle fait même partie d’une des confréries de son université. Mais cette dernière garde un lourd secret : elle a été victime d’un viol commis sur le campus. Bien décidée à faire payer le responsable et à empêcher que cela ne se reproduise, Jules décide de faire justice, elle-même, la nuit. Aidée par Ophelia, une étudiante en droit, hacker et dealer, elle part en quête de vengeance… (Source : Allociné)

La saison 1 est composée de 10 épisodes d’environ 45 minutes.
Série diffusée sur MTV

J’ai découvert cette série par l’intermédiaire de mon amie tachan.

Fiche série SB

Mon avis/mes impressions :
Une série a priori sous des airs adolescents avec des beuveries et tout le toutim, ce côté là j’ai du mal, mais la série a su se montrer originale, sympathique, intéressante, alliant avec brio des moments sombres et de légèretés. Ils ont fait un très bon travail sur cette série qui aborde un thème atroce : le viol. La série ne fait que se bonifier, le duo improbable a priori des 2 filles (Jules et Ophélia) est superbe. Les sentiments et l’horreur de ce que provoque cette situation, comme le harcèlement de manière générale est vraiment très bien rendu, comme l’injustice subie.

Jules est une jolie blonde, intelligente, pleine de vie, elle fait partie d’une sororité, elle a sa meilleure amie Kennedy. Elle sait parler aux filles, et aux hommes. Elle est belle, pétillante. Pourtant, elle a subi une grave agression, un viol, qui l’a changé à jamais. Comme la plupart des humains, et on retrouve cela sur la majorité des jeunes femmes que l’on croise, avant elles n’avaient pas peur, et maintenant c’est un travail énorme de reconstruction de soi-même, d’acceptation, de comprendre ce qui s’est passé et que non ce n’était pas normal.
Cette jeune femme qui n’en a pas l’air comme ça est devenue une justicière pour réparer l’infamie subie par les jeunes femmes violées, et ces hommes qui n’ont en vraiment rien à faire, et ne voit pas le mal. Elle est devenue une combattante hors pair. D’ailleurs, au fur et à mesure des épisodes, on retrace de plus en plus ce qui s’est passé pour elle, son changement, sauf comment elle a appris à se battre ainsi.
Ophelia, elle est rebelle avec ses cheveux verts, geek, douée avec les ordinateurs, vendeuse de drogue, belle aussi à sa manière et intelligente. Elle confond assez vite le justicier, c’est houleux au départ, et pour des raisons propres à elle, elle n’a rien subi de ce genre, elle va aider Jules. Quand même à deux, ce sera plus facile.
Toutes les 2 ont des amis, des amoureux.
Jules réagit maintenant au quart de tour, elle est plus méfiante, elle a du mal à être trop proche d’un garçon, d’être touché, il ne faut surtout pas la prendre par surprise, elle dit que tout va bien alors que parfois elle craque, qu’elle a mal, si mal, qu’elle n’est plus elle-même. Quelque part réaction typique après ce qu’elle a subit, et même du harcèlement en général.

Vont-elles réussir à ne pas se faire prendre ? Elles affrontent une situation très difficile aussi après leur rencontre. Est-ce que Jules dira la vérité un jour aux siens ? (elle a changé et les autres notamment Kennedy ne comprennent pas). Peut-elle réussir à être dans la même pièce que celui qui a bousillé sa vie ? (car oui ça peut ruiné une vie, des gens). Comment sera perçu ce qu’elles font ? C’est aussi grisant que dangereux ! Réussiront-elles à s’en sortir ? Est-ce que cela sert à quelque chose ? Réussiront-elles à ne pas se tromper d’ennemi ? Se feront-elles découvrir par quelqu’un et comment réagira cette personne ? Comment Jules va-t-elle continuer à vivre ? Arrivera-t-elle à nouveau à faire confiance, être avec quelqu’un ? Sa thérapie à elle, ce qui lui fait du bien, c’est de rendre la justice. Aurait-elle pu s’en sortir en portant plainte ? Est-ce que légalement ils font quelque chose ? Peut-on vraiment faire confiance au système ? Et son image ?

Il y a vraiment plein de choses à découvrir, des surprises, des retournements de situation, du rire, de la joie, de l’action. Et des sentiments très justes, proches de la réalité.

D’ailleurs, ça fait plaisir de voir certains jeunes hommes qui trouvent aussi cela abominable et révoltant.

Ainsi, je ne peux que vous recommander cette série, qui avec la fin peut nous promettre une bonne saison 2.

Déconseillé aux personnes sensibles, il y a un disclaimer surtout après un certain nombre d’épisodes.

Série Time : Harlan Coben Time

J’ai passé un peu de temps avec 2 séries :
The Five est réalisé par Harlan Coben, la série est britannique
Juste un regard est adapté d’un livre d’Harlan Coben, la série est française

Les 2 sont des thrillers intéressant, prenant, troublant, dingue quelque part…comme toujours, ça n’aide pas à faire confiance aux humains.

The Five

Résumé :
Ce thriller émotionnel raconte l’histoire d’un petit garçon, Jesse, qui disparaît, après avoir été intimidé par son frère Mark et trois de ses amis, Pru, Danny et Slade. Vingt ans plus tard, Danny est devenu détective. Il apprend que l’ADN de Jesse a été retrouvé sur une scène de meurtre. Il est toujours vivant, là, quelque part.
(Source : Premiere.fr)

Série en 10 épisodes

Mon avis/mes impressions :
Cette série met en scène un groupe d’amis, on les voit jeunes, on voit ce qu’ils sont devenus, comme le temps a passé, mais comme leurs liens restent forts. On se rend aussi compte qu’après la disparition du petit Jesse plus rien n’a jamais été comme avant. D’une certaine manière ils culpabilisent, pour des bêtises d’enfant, parce que Jesse était plus jeune que eux et qu’ils voulaient en profiter juste eux parfois, et pas toujours l’avoir dans les pattes. Comme toujours, on a des non-dits, des choses qui ont été tu, où finalement on s’est dit que ça ne ferait pas avancer l’affaire, qu’on ne voulait pas se nuire. Seulement, on peut ainsi fausser des informations utiles.
Petit à petit, on découvre des vérités, des petites, des grosses, de plein de personnages, pas seulement notre groupe d’amis. Un des personnages est devenu policier, il a donc un accès direct aux informations.
Quand l’ADN de Jesse est retrouvé sur une scène meurtre, cela participe également aux retrouvailles. Il y a aussi ses parents, qui comme notre groupe d’amis ne s’en sont jamais vraiment remis, chacun à avancer à sa façon. Parfois c’est même étonnant, il y a la fuite, les faux-semblant. Par exemple la doctoresse est emmêlée dans ses sentiments, elle a pourtant construit une famille, une vie, elle est intelligente, mais ça ne l’empêche pas de faire des erreurs, même prendre des choses pour tenir le coup.

Tout se mêle, entre autre à un serial killer à vous faire frémir, qui joue avec la police (alors même qu’il est en prison), mais quel espoir ? Jesse est-il vaiment vivant ? Si oui, dans quelles conditions ? Qu’a-t-il fait pendant tout ce temps ? Pourquoi ne pas être revenu ? Est-il mort dans le passé ? Est-il mort dans le présent ? Nos jeunes amis sont grands maintenant, cette affaire les a marqué, ils feront tout pour découvrir la vérité tout en espérant revoir Jesse. Des fausses pistes, des faux-semblants, des vérités à déterrer, ce ne sera pas facile !

Juste un regard

Résumé :
Si toute votre vie n’était qu’un mensonge ? Si l’homme que vous avez épousé quinze ans plus tôt n’est en fait pas celui que vous croyez ? Pour Eva Beaufils, il a suffi d’un regard sur une vieille photo pour que son univers bascule… Bastien, son mari, disparaît soudain. Eva n’a alors plus qu’un objectif : le retrouver à tout prix, même si cela met en péril leurs enfants et ravive les cicatrices de son propre passé. Car Eva le sait, ce n’est qu’au bout de ce voyage qu’elle trouvera réponse à sa question… L’amour est-il plus fort que le mensonge ?

Adapté du livre Juste un regard de Harlan Coben

Série en 6 épisodes

Mon avis/mes impressions :
Eva a construit une vie, tout semble équilibré et allé pour le mieux, jusqu’au jour où son mari disparaît. Elle va donc appeler la police, comprendre qu’elle est loin de tout savoir, se poser des questions, chercher son mari et la vérité. Et par la même occasion se confronter à son passé refoulé, et peut être mieux l’éclairer. Elle semble beaucoup tenir à son mari, elle protège ses enfants, entre autre en taisant la vérité, mais sa fille n’est pas dupe et d’une bonne aide. Assez classiquement, elle a ce collègue, bon pote, toujours là pour elle, il aurait peut être souhaité plus.
Eva a assisté dans sa jeunesse à un concert qui a mal tourné, elle a été surnommé ensuite par les journaux l’ange des catacombes. Je vous laisse découvrir les détails par vous-mêmes.
Eva ne va pas hésiter à voir les gens, remuer les choses, entre autre elle tombe sur une photo qui l’interpelle. Son pote et sa fille aideront aussi.
On découvre que depuis ce qu’elle a vécu elle conserve un étrange lien avec une certaine personne. Lui pourrait-il l’aider ?
Ici, c’est un homme noir, a l’air redoutable, qui va vous faire frémir, il y a quand même des passages où on se pose des questions, mais bon admettons.
Bref, ici, on va aussi de surprise en surprise, et on déterre la vérité petit à petit.
Que lui a caché son mari ? Peuvent-ils continuer ensemble ? Qu’est ce que cache son passé ? Avec les nouvelles informations, que faire ? Et va-t-elle récupéré son mari vivant et le veut-elle toujours ?
Le format est beaucoup plus classique que la 1ère histoire.

Cela reste 2 thrillers prenant à suivre, avec une préférence pour la série britannique.

Série Time : The Handmaid’s Tale

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Résumé :

Dans un monde dystopique où la femme est au centre du pouvoir car elle est en voie de disparition, chaque femme est séparée en trois classes : les Épouses qui ont le pouvoir, les Marthas qui s’occupent de la Maison et enfin les Servantes écarlates dont l’unique rôle est la reproduction.

Dans ce futur où la reproduction se fait rare à cause de la pollution, la religion prend le pas sur la politique dans une sorte de gouvernement totalitaire.

Defred (Offred en VO) va venir raconter son histoire de Servante écarlate… une vie pleine de souffrances.

Adapté du livre La Servante écarlate de Margaret Atwood

Adapté du film The Handmaid’s Tale

1ère saison de 10 épisodes d’environ 50-60 minutes

Mon avis/mes impressions :
Hanmaid’s tale nous raconte une histoire qui n’a rien d’un conte fée, mais qui est un futur possible, ni vraiment proche, ni vraiment éloigné de nous, comme dans toute dystopie des choses touchent, interpellent. Un formidable travail a été réalisée sur cette série diffusée par Hulu. Glaçante à souhait, on ne s’en relève pas si facilement !

Cette histoire est aussi un livre (1985) et un film ( 1990) qui datent. J’ignore si ils sont aussi bons. Si quelqu’un passe et connaît.
On a aussi pu revoir Alexis Bledel qui n’a rien perdu de sa beauté, son intelligence et son âme rebelle, ça fait plaisir !

June (jouée par Elisabeth Moss) nous entraîne dans sa vie de servante appelée servante écarlate, petit à petit on découvre son monde, y compris sa vie d’avant. On est souvent très mal à l’aise, cela semble aseptisé, glaciale, il y a de l’idée, mais y a aussi de quoi glacer le sang !
D’ailleurs personne d’autre ne l’appelle encore June. Bien sûr, on peut se demander pourquoi se laisser faire ? Pourquoi ne pas se rebeller ? Mais ce n’est guère si évident, elles ont été en quelque sorte dressées, conditionnées. Est-ce qu’elles ne sont plus humaines pour autant ? Bien sûr que non. Est-ce qu’elles ne désirent pas autre chose ? A votre avis ?! Elles n’ont pas vraiment eu le choix. On peut aussi se poser la question de supporter cette vie à tout prix ou de l’abandonner.

Ces filles ont été dans un centre, où elles ont subi une manipulation mentale à grande échelle, qui continue. Il y a la tenue, la formation au centre, la déshumanisation, elles portent un prénom qui peut changer, elles doivent appeler celle qui les forment et les surveillent tante (Nous on aura essentiellement à faire à tante Lydia), comme si c’était la famille. Elles vont faire des courses, peuvent ainsi prendre l’air mais toujours accompagnées d’une autre fille, elles peuvent se tenir compagnie et se surveiller. On leur parle d’accomplir un devoir, et l’acte sexuel est très encadré, fait d’une manière originale, avec la position aussi, pour ne pas exclure la femme du couple, comme si alors ce n’était pas un viol. Et les hommes peuvent-ils s’en contenter ? sans sentiment ? avec leur femme qui regarde ?
On les dit importantes, vitales, car fertiles mais on a volé leur vie, elles ne sont là que pour être une pondeuse, une fois l’enfant de la famille né, et allaité, à la maison suivante.
Ne pensent-elles pas à s’enfuir ? Mais pour aller où ? Il faut au moins changer de pays. Il y a des gardes à chaque coin de rue.
Là encore, on a utilisé la religion, une sorte, comme un prétexte fallacieux, comme une tromperie, comme si on pouvait tout justifier avec.

Mais en général, la condition féminine est une réelle catastrophe. Même pour la femme du couple. En gros on a les servantes (dites Servante écarlate), les domestiques (cuisine, ménage) (dites Martha) et celles qui a priori s’en tirent bien mais en fait non, comme la femme du commandant (dites Epouse). Mais elles n’ont plus voix au chapitre, n’exercent plus de métier.

C’est un monde où peu de bébés survivent, June quand elle a l’air plus vivante, plus humaine, nous montre déjà un monde dur, austère.
Mais quand on voit ce qu’ils ont fait sous des prétextes fallacieux, et comme elles se sont retrouvées prisonnières de leur sort, le sang se glace !
June tente de garder espoir, pense à sa famille. Elle se plie beaucoup, mais reste humaine.
On ne cesse d’apprendre des choses, avoir des surprises, on passe par toute la panoplie de sentiments possibles. Certains moments sont aussi jouissifs. On voit que derrière le masque, ce monde est des plus diaboliques.

Les femmes des commandants, des hommes qui occupent un haut rang sont tout en vert. On ne nous a pas expliqué les couleurs.
Les servantes en rouge et blanc. Le rouge se repère bien, peut se confondre avec le sang.
Leurs cheveux sont cachés, et ce qu’elles ont sur la tête cache le visage, on cache le côté femme, humaine. A certains moments spécifiques, elles enlèvent le chapeau.

Une série excellente, prenante, intéressante et glaçante à voir si vous en avez le courage, déconseillé aux âmes sensibles et aux personnes cardiaques.

La saison 1 se termine en nous laissant à bout de souffle, et dans le doute. Avec aussi une belle note d’espoir. Nous aussi, on veut y croire.

Série Time : Incorporated Saison 1

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Résumé :
En 2074, les bouleversements climatiques ont changé la donne et les multinationales, qui ont pris le contrôle, se font la guerre pour se partager le marché et les ressources naturelles. Ceux qui travaillent pour elles jouissent du confort dans des zones vertes protégées. Les autres sont livrés à eux-mêmes dans les zones rouges. Un jeune homme déterminé s’introduit dans l’une de ces grandes corporations pour déjouer le système et une autre chose. (Source Allociné)

Fiche de la série SB

La saison fait 10 épisodes d’environ 45 minutes. Elle a été annulée, ce sera donc la seule saison. Malheureusement, la fin laisse supposer une suite.
Malgré tout, je vous conseille totalement de la voir.

Série de la Sy-Fy

Mon avis/mes impressions :
Incorporated est une très bonne série de science fiction, d’anticipation sur un monde pas si éloigné du notre, qui nous fait réfléchir, qui est aussi douce que cruelle. Quand on gratte la surface, notre sang se glace. En ce temps, c’est l’entreprise la reine, et une fin de contrat est rude.

Parfois, je ne les comprends vraiment pas, d’avoir annulé une série avec une très bonne thématique. Mais même ça ne m’aurait pas forcément dérangé qu’ils arrêtent mais s’ils font une vraie fin (vous n’avez plus qu’à la faire dans votre tête :s).

Ce que j’ai le plus aimé : c’est une série avec une thématique intéressante, forte, qui fait diablement réfléchir.

Le monde semble cool, mais très vite il donne aussi l’impression d’être aseptisé, froid, austère. Les gens travaillent toujours, le gouvernement a été trop incompétent, et c’est maintenant les entreprises qui dirigent. Malheureusement la loi du profit, de faire mieux que son voisin règne en maître, et on n’a toujours pas compris que faire plein d’heures ce n’est pas forcément l’idéal, déjà pour un humain, et même rentable, vu que allez tenir la cadence.
La technologie est plutôt bien avancée, des choses qu’on nous avait promises, qu’on n’a toujours pas, ou auxquels on avait pensé, ils l’ont.
Des écrans tactiles, la voiture qui conduit tout seul, même de choisir votre bébé, etc.
On nous fait miroiter le cadre standard, avec sa petite maison, sa petite femme. Mais tout de suite il se dégage une impression cachée, que tout n’est pas si idyllique.
Effectivement, très vite, tout se fissure, c’est réputé être une chance d’être de ce côté, confort assuré, mais il faut suivre, et un faux pas peut vraiment vous coûter cher. La maison va avec la fonction, elle s’étend aussi selon. Et de l’autre côté, tout semble plus humain et horrible à la fois, il faut se battre pour survivre, etc.
Comme de nos jours, j’ai parfois l’impression que les gens boivent pour oublier, se déstresser, là bas c’est aussi le cas, et en plus ils vont dans une zone plus dangereuse.

Le monde, le contexte, la réflexion, c’est très prenant et intéressant.

Nous somme avec Ben Larson, le parfait employé. C’est aussi un programmeur de génie, qui vous surprendra.
Il est marié à Laura, qui elle aussi aura des choses à nous révéler, et qui n’est pas la fille de n’importe qui dans ce système.

Seulement, Ben Larson cache encore bien plus de choses. Son masque se fissure, et quand le danger approche on tremble pour lui.

Que veut Ben ? Jusqu’où ira-t-il ? Quels sont les secrets des gens ? de ce monde ? …

Sans tout vous dévoiler, les flashbacks s’en chargeront, Ben est en fait Aaron, il a grandi de l’autre côté, son dossier est faux, et il cherche Elena, la fille qu’il aime et qu’on lui a enlevé. Je n’en dis pas plus ^^
C’est bien gentil, mais comment peut il espérer que le poids des années n’est pas fait son oeuvre ?

Une série que je vous recommande pour l’univers mis en place !
Je vous en dis un peu plus mais pas trop ci-dessus, c’est invisible, surligné si vous voulez savoir.

Bande annonce 01

Bande annonce 02

Série Time : Big little lies

Et donc, la suivante :

Big little lies

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Résumé :
Trois femmes, trois mères, à la vie apparemment parfaite, sont mêlées à une histoire de meurtre s’étant produit lors d’une soirée parents élèves dans une école. (Source : allociné)
Adapté du livre Petits secrets, grands mensonges de Liane Moriarty

Série de HBO en 7 épisodes.

Mon avis/mes impressions :
Big little lies bénéficie d’un excellent casting, des gens qu’on a plaisir à revoir. Cette série bénéficie également d’un décor de rêves, de merveilleux paysages, nous permet de nous en mettre plein les yeux, faire un tour à la plage, à la mer.
Elle a un côté très soap, oui peut rappeler Desperate Housewives, et par moment complètement ridicule.
On sait très vite qu’il y a un mort mais jusqu’à la toute fin on ignore qui est la personne, on ignore pourquoi, on voit des brides de témoignages, de jugements. La cause nous est donné tout du long. Et on ignore jusqu’à la dernière seconde qui l’a vraiment tué.
Les masques se fissurent mais malgré des différends, des différences, de belles alliances se créent aussi.

Page du casting
Vous avez pu en voir sur les images.

Mention spéciale au générique d’ouverture.
Mention spéciale aux enfants : Chloé et Ziggy, mignons, adorables, matures, intelligents …

Jane vient d’arriver en ville avec son fils Ziggy. Une petite ville paradisiaque au niveau paysage. Elle en dérange certains mais d’où vient-elle ? où est le père ? Mais on ne sait rien d’elle…
Pour ne rien arranger, lors de son premier jour d’école son fils se fait désigner comme le méchant petit bonhomme qui a fait du mal à la gentille petite fille. Mais où est la vérité ? Que s’est il vraiment passé ? Eh Oh chercher vraiment !!!
Ni la petite fille n’a à être victime, ni le petit garçon à être stigmatiser s’il n’a rien fait, ce qu’il clame haut et fort.
Bref, on dirait un prétexte pour déclencher les hostilités, et on se sert des enfants pour régler ses comptes.
L’école tente toujours de faire sa bien pensante, de voir les parents, de discuter,  d’avoir sa petite chanson, elle a l’air génial par moment, et d’autres me met mal à l’aise, ça se passe derrière leur dos, personne ne voit rien, personne ne fait rien, mais les adultes se livrent leurs petites guerres.
Et pendant un long moment, personne n’a vraiment l’air de s’en inquiéter, de chercher la vérité.
Heureusement pour Jane, elle n’est pas seule contre le monde entier, vu qu’elle se fait des amies.
Des amies si belles, si heureuses en apparence, mais des situations tendues par moment. Pourtant tout le monde a fait des erreurs, craquent par moment.
C’est un peu comme si on nous donnait l’impression qu’il suffit de travailler pour avoir plein de belles choses. Mais Jane a un bon travail a la base, elle a une maison, mais c’est loin d’être une maison de rêve comme les autres.
En entrant dans la vie des gens, dans leurs couples, on voit que tout n’est pas facile, aisé, rose, que sous la surface des choses se cachent.
Et il y a cette femme intelligente, blessée, avec des enfants, qui est tombée sur un drôle de numéro, non elle se ne laisse pas faire, mais ça suffit ? elle peut continuer comme ça encore longtemps ? elle se cache la vérité, la terrible vérité et la cache aux autres, y compris ses fidèles amies.
La place de la femme et son épanouissement sont également abordés. Et les jugements cachés des autres :(.

Viendrez vous dans ce lieu de rêve découvrir ce qui se cache sous la surface ? découvrir aussi de belles amitiés ? la vie dans tous ces états ? et comment ainsi que pourquoi elle s’est arrêtée pour un des membres de la communauté ? Et que s’est-il passé avec les enfants réellement ?

Série Time : Berlin 56

C’est difficile de passer après une série qui donne la boule au ventre, met les nerfs à vif, vous percute : 13 reasons why.

Bref, aujourd’hui on se retrouve pour parler de 2 mini séries.

Tout d’abord :

Berlin 56

Ku'damm 56

Résumé :
Caterina Schöllack dirige une prestigieuse école de danse berlinoise. Sa plus grande préoccupation est de marier ses trois filles, Monika, Eva et Helga, à des gentlemen bien établis et de bonne famille, afin de conserver les traditions dans son école de danse “Galant”.
Toutefois, Monika vit difficilement son entrée dans l’âge adulte et son rôle en tant que femme à cette époque. Elle est en effet fascinée par un tout nouveau monde fait de coiffures banane, de vestes en cuir, de jupons et de rock and roll. (Source : Allociné)

Nombre d’épisodes 6.
La série faisait 6 épisodes lors de la diffusion sur Arte ou 3 (seriebox – 100 min) selon le découpage.

Merci Arte pour la découverte.
C’est une série allemande !

Cette série permet de revoir Maria EHRICH, l’héroïne des films de la trilogie des gemmes (rouge rubis etc.)

Mon avis/mes impressions :
C’est une série qui se passe dans l’après guerre seconde guerre mondiale. Le monde est en train de changer, malgré ceux qui veulent garder la tradition. La condition féminine est encore une véritable catastrophe, et certains sujets traités comme si ce n’était rien.
Les 3 premiers épisodes ont une certaine lenteur, c’est moins le cas dans les 3 derniers qui ont aussi vu un personnage très effacé évoluait, s’affirmait.
On a plutôt répondu aux questions en suspens, mais ce n’est pas non plus une fin réelle.

La mère des filles est très traditionnelle dans sa façon de voir les choses, dans son école de danse, avec ses filles. Elle a un côté très austère, voire carrément cruelle. J’ai été très partagée me posant des questions sur elle, elle les aime à sa manière, mais les brident. Elle-même sa vie de femme n’a pas toujours été facile. Mais où est donc leur père ?
Les femmes n’ont pas beaucoup de droits, très contrôlées par le mari, et leur mère cherche à tout prix à les marier avec le meilleur parti possible. Et les sentiments ?
Helga est la première à se marier avec un chic type en apparence, qui se découvre de drôles de penchant. Ce n’est pas ça le pire, mais sa façon de reporter sa frustration sur sa femme. La voilà comme dans une prison, bridée, et même pas satisfaite, loin d’être épanouie.
Eva aurait voulu faire des études, mais c’est interdit aux femmes, elle travaille néanmoins à l’hôpital comme infirmière, et sa mère voudrait bien qu’elle se marie avec un professeur, docteur.
Monika est timide, douce, complètement bridée par sa mère, mais douée en danse, elle est attirée par les danses modernes, qui révulsent sa mère. Elle vit une expérience traumatisante poussée par sa mère, un type révulsant qu parfois le sera moins, un type qu’on n’arrêtera pas de croiser. Monika finira par faire quelque chose, un travail, où elle se fait complètement marcher sur les pieds au départ. Avec une bonne rencontre, un bon ami, elle s’ouvrira au monde, y arrivera beaucoup mieux face aux autres, sortira de son cocon pour devenir un beau papillon. Peut-il être plus pour elle ? Ce ne sera pas toujours facile pour elle, mais elle nous entraînera avec son talent sur les pistes de danse.
D’ailleurs, ce ne sera pas toujours facile pour aucune d’elles.
Que vont devenir les filles ? Quels choix vont-elles faire ? Comment est la vie à cette époque en Allemagne ?
Vous n’avez plus qu’à regarder la série pour le découvrir

Série Time : 13 reasons why

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Résumé :
Clay Jensen découvre sous son porche au retour du lycée une mystérieuse boîte portant son nom. À l’intérieur, des cassettes enregistrées par Hannah Baker, une camarade de classe qui a disparu tragiquement deux semaines auparavant. Les enregistrements révèlent que la jeune fille, dont il était amoureux, a décidé de mettre fin à ses jours pour treize raisons. Clay est-il l’une de ces raisons ?
(Source : Allociné)

Adapté du livre Treize raisons de Jay Asher

Trailer de la série (Vous n’êtes pas forcé de le regarder, vous pouvez garder toute la surprise, ou juste le début pour ressentir l’ambiance, ou vous le regardez à vous de voir)

Fiche de la série

Images:
1/ Sur cette belle affiche de la série un brin énigmatique, il y a Clay Jensen, avec son casque, il écoute sans doute Hannah Baker qui se reflète devant lui.
Avec ce message qui fait mal « Si vous écoutez, il est déjà trop tard »
2/ L’autre met en avant le radio cassette. Oui, cela semble être d’un autre temps du coup. Qui a encore un walkman ? une radio permet d’écouter des cassettes ?
3/ La dernière image montre Hannah et Clay, dans la tenue de leur petit boulot.

Titre :
13 raisons 13 épisodes 13 cassettes
13 raisons pourquoi, de la cause
Pourquoi tant de choses, pourquoi la vie est injuste, pourquoi je n’ai pas de place etc. ???????

Mon avis/mes impressions :
C’est l’histoire de la vie et de la mort d’Hannah Baker.
Cette série est prenante, intéressante, captivante, belle, touchante, horrible, intense, puissante. On monte crescendo, les derniers épisodes redoublent d’intensité, d’ailleurs une mise en garde est mise, âmes sensibles s’abstenir.
La série bénéficie aussi d’une belle mise en scène, d’une bonne musique, d’acteurs justes.
C’est la vie dans ce qu’elle a de plus beau et de plus terrible.
On rencontre tout un tas de gens, de situations. Chacun a fait de bonnes et mauvaises choses. L’effet de groupe, la connerie humaine sont toujours aussi terribles. Les adultes ne sont pas vraiment mieux, d’abord comme effacés, secondaires, ils prennent plus d’importance.
Hannah a fait un choix, personne n’a à la juger, mais c’est grave d’en arriver là, et elle a entraîné beaucoup de gens, de questions avec elle. Elle aurait bien voulu éviter ça, elle avait une telle soif de vie, mais petit à petit des choses lui font mal, la détruise, jusqu’au point de non retour.

Quand on commence, on a déjà perdu Hannah, pourtant elle semble tellement présente, vivante à ce moment là encore, comme si elle se cachait et attendait qu’ils réagissent.
Et on est avec Clay, un jeune homme discret, gentil, adorable, assez différent des autres, mais pas timide pour autant. Il arrive à parler aux autres, se confronter. D’ailleurs, il y a des moments où ils se rappellent de son existence, même des moments où ils sont vraiment gentils, je ne parle pas des moments où certaines personnes cherchent à savoir ce qu’il va faire, veulent le pousser dans une direction. Jusqu’où sont ils capables d’aller ?

Hannah est une jeune fille pleine de vie, avec une belle répartie, Clay et elle ont des échanges délicieux, intelligente, qui accorde une grande importance à ce que les gens peuvent penser d’elle, qui a besoin des autres, comme elle l’explique nous sommes humains, nous interagissons, on a besoin de relations sociales. Elle a besoin de toucher à tout, d’être avec des gens de son âge, de découvrir, de s’épanouir.
Oh, mais elle dit bien les choses, elle s’adresse à eux comme dans la vie de tous les jours, elle tente de leur faire comprendre en quoi ils ont contribué à sa décision finale, en quoi ça lui a fait tellement mal. Sans élever la voix, sans être pleine de mépris, juste en disant les choses comme elles se sont passées, comme elle les a ressenti, comme ça a contribué à l’éteindre, sa vérité à elle.

Ses jeunes gens à leur manière, c’est plus ou moins grave, mais c’est un peu bizarre voire facile de dire cela. D’ailleurs, avoir ses secrets exposés ils ont bien du mal, déjà dans la petite communauté des gens qui sont dans la cassette, avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête que d’autres pourraient apprendre leurs secrets. D’ailleurs, certains disent même qu’elle ment, que c’est n’importe quoi, qu’elle voulait juste se faire remarquer.
De toute manière, Hannah dit aussi qu’elle a fait de mauvais choix. Mais comment savoir ce qu’un choix va réellement entraîner ? comment savoir vers quoi une nouvelle relation va nous conduire ? On peut faire de bonnes comme de mauvaises rencontres. On ne peut pas non plus s’interdire de vivre !!!

Il y a également beaucoup de belles choses et de positivité. Aucun n’est juste totalement mauvais. Il y a même des relations étonnantes !

Avec Clay qui écoute les cassettes, on va retracer tout ce qui s’est passé, Clay écoute les cassettes que lui a donné Tony, son ami. Et que vient faire Tony dans cette histoire ? Il va dans les lieux, et on revit les scènes avec lui. On découvre Hannah.
Clay avance à son rythme, c’est limite insoutenable pour lui de l’écouter, son amie, sa muse, voire plus si affinités, qu’il n’a pas pu protéger, de découvrir ce qu’elle a vécu, ses sentiments, et surtout de ne pouvoir plus rien faire. Mais est-ce vraiment le cas ? Pour Hannah, il est trop tard. Mais Clay n’est pas comme eux. Certaines phases de son passé semblent obscures aussi, Hannah lui fait traverser une épreuve difficile. A certains moments on a envie de hurler, d’ailleurs il le fera. Hannah a dit qu’ils ont tous participé, mais que peut bien faire Clay sur ces cassettes ?

Et les adultes ? Enfin les responsables de ces jeunes, ils ont l’air bien largué, bien embêté, les parents d’Hannah vont vous faire fondre le coeur. Auraient-ils pu faire quelque chose ? Voir quelque chose avant qu’il ne soit trop tard ?
D’abord très en retrait, on les voit un peu plus, d’ailleurs on en voit qui n’ont pas volé leur comportement actuel, il y a également des situations familiales difficiles, à vous briser le coeur.

Hannah est une jeune fille pleine d’énergie, jouant avec subtilité avec les règles du monde, mais elle se suicide et laisse un petit jeu, des cassettes derrière elle pour expliquer comment elle en est arrivé la. La on est avec Clay un jeune homme discret qui les écoute et on découvre avec lui …
Tous coupable, ceux qui n’ont rien fait aussi, ont laissé faire, des petits jeux à la con mais petit à petit et quand on ternit une image ça devient insupportable.
Il y a également plein de belles choses, de bons moments, de la joie.
Il y a ces traces qui restent, les gens autour qui sont impactés.

Hannah est une fille, pas une mythomane, pas quelqu’un qui veut à tout prix attirer l’attention, juste une fille qui veut profiter de la vie, et tout commence par une bête rumeur amplifié par le partage immédiat, la réputation qui défaille.

Avoir une image ternie est dure.
Et d’autres ne se privent pas d’encore une fois la juger, parce qu’elle s’est suicidée.
Terrible image, terribles jugements de gens qui ne savent rien de votre vie, de ce que vous ressentez. Comme si elle avait pu faire ça à la légère. C’est grave non quelqu’un de tellement blessé qu’il n’a plus envie de continuer ? perd le goût de vivre ?!

Si vous êtes prêt, laisser Hannah vous conter sa vie, trop courte, faite de joie et d’horreur, mais rien ne vous sera épargner.

En tout cas, il faudrait vraiment laisser une place à chacun, se parler, en finir avec le gars qui est Dieu et la fille une p***, ne pas isoler quelqu’un, éduquer correctement les gens certains ne semblent pas avoir compris des choses, importantes à savoir.
Ils n’ont vraiment rien de mieux et de plus intelligent à faire ?
Ils auraient juste oublié, mais là c’est plus compliqué. Les gens se rendent ils seulement compte de ce qu’ils font par moment ? Non, ce ne sont pas que des enfants, non ce n’est pas pardonnable. Non, ça ne se limite pas à l’école.
J’ai aussi le sentiment que dans un monde pressurisé, on essaye de s’échapper, bien que boire à outrance à ne plus savoir ce qu’on fait, se droguer … Je n’en vois pas l’intérêt.
Il faut également arrêter de fermer les yeux, et de rendre la victime coupable à 100%.

On a nos réponses, mais on peut très bien la continuer aussi. Affaire à suivre.
Oui, j’ai réussi à dire tout ça sans rien révéler d’essentiel, car comme je vous l’ai dit suivez Hannah et Clay et découvrez tout par vous même.

Serie Time : Le Mystère Enfield

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Résumé:
Eté 1977, Maurice Grosse, chercheur débutant dans le paranormal, enquête sur les événements étranges se déroulant dans une maison située à Enfield. Il est rejoint par la suite dans son travail par Guy Lyon Playfair, investigateur expérimenté qui aborde ce cas avec scepticisme.

Mon avis/mes impressions :
Une bonne série pour la période, totalement angoissante, prenante, effrayante. Une maison hantée.

Ce soir, le 27 octobre 2016, Arte a décidé de faire nous faire trembler, voire passer une mauvaise nuit XD. Une mini série qui va très bien avec la période d’Halloween et nous offre quelques frayeurs, on pourrait même se surprendre à sauter de son fauteuil.

La mini série est anglaise, elle fait 3 épisodes. Arte a assuré en ne cassant nullement l’ambiance et en nous mettant les 3 épisodes à la suite. Chaque fois que vous êtes à la fin de l’épisode et avez le fameux « à suivre », vous êtes bien content d’avoir la suite immédiatement.
La série est fort bien dans son ensemble !
D’entrée de jeu, on nous met un avertissement, oui prenez le au sérieux, si vous êtes seul(e) dans une vieille maison qui craque et/ou trop sensible, ne vous lancez pas dedans ou du moins pas seul(e). Vous voilà prévenu.
On nous dit que c’est inspiré de faits réels ! C’est « l’un des dossiers paranormaux les plus médiatisés d’Angleterre. »

Comme toujours, on peu douter, se demander où est la part de vérité. Et si c’est vrai, comment être cru et surtout comment s’en sortir ?
Les meubles qui bougent d’un coup mais comment ? Pourquoi ? Jusqu’où cela ira ? Comment faire si on n’arrive pas à avoir de preuves ?

On passe par plein de phases, à part les événements paranormaux on est très ancré dans le réel, on voit la vie de tous les jours se dérouler, c’est une modeste famille, on voit les problèmes qu’ils ont, la situation familiale. On en découvre aussi plus sur Maurice Grosse, et comment il en est arrivé à exercer ce « travail ». Comme beaucoup de fois, ce n’est pas pour rien, surtout qu’il s’implique énormément et s’attache à la jeune fille. On voit également le harcèlement, les problèmes que Janet a à l’école suite à l’article.

D’ailleurs, autant lui que Guy qui dit s’y connaître et met tout en doute, en question, vont rester vivre avec la famille. Pour être là, également installé des caméras …

L’angoisse est présente tout du long. Maurice et Janet sont très attachant, en voit de toutes les couleurs, et tissent un lien.

C’est bien réalisé, l’ambiance est angoissante, on se questionne, on tremble avec eux et on sursaute.

La série est disponible 7 jours sur le replay d’arte.