Manga : L’oiseau d’or de Kainis Tome 1 (Fiche) – une jeune femme prend son envol

L'Oiseau d'or de Kainis - Kazuki Hata

Edition : Glénat
Titre original : Kainis no Kane no Tori
Dessin : HATA Kazuki
Scénario : HATA Kazuki
Traducteur : KANEHISA Hana
Seinen : En cours avec 1 tome en France. Terminé en 4 tomes au Japon.
Collection : Shojo+
Genre : Historique, Social
Prix papier : 7.60€
Prix numérique : 4.99€

Histoire :
Début du XIXème siècle, à l’est de Gloucestershire, Léa a grandi au milieu de livres “inaccessibles pour son cerveau féminin“ et se passionne pour l’écriture, un art réservé à la gent masculine. C’est donc sous l’identité fictive d’Alain Wedgwood qu’elle va débarquer à Londres pour faire publier ses ouvrages, se plonger le monde littéraire et se faire de nouveaux amis. Que va-t-elle pouvoir découvrir sous sa nouvelle apparence ?

Mon avis/Mes impressions :

« L’oiseau d’or de Kainis » nous présente une jeune femme, Léa, attachante, qui a envie de réussir par ses propres moyens, et dans son art de créer des histoires.
Seulement, voilà, à l’est de Gloucestershire, début XIXème siècle, son plus grand obstacle est celui d’être née femme.
La couverture est très belle, nous y voyons Léa déterminée, tenant son roman qu’elle écrit, sans doute entre les mains, avec des feuilles qui volent. Un titre qui a une certaine poésie, un oiseau de représenté, ça fait un peu penser au fait de prendre son envol.
La série sera en 4 tomes par la mangaka HATA Kazuki qui nous emmène à une autre époque, dans un autre pays : l’Angleterre. Evidemment, ce n’est sans doute pas la première fois si vous commencez à avoir de l’expérience, que vous croisez ce genre d’histoire et de problématiques, mais Léa est très attachante, le graphisme est agréable, le propos touche, sans arriver encore, du moins de mon côté à le faire à un niveau plus fort, mais cela reste un fort bon moment de lecture.
Léa est dans son élément à Gloucestershire, elle est d’une famille qui lui assure un certain confort et niveau de vie. Elle a cette femme Patty qu’elle connaît depuis toujours, qui travaille pour eux, à qui elle peut se confier. Elle a son amie, Katie, qui l’adore, mais contrairement à Léa semble accepter les règles de la société.
Alors que Léa lit, écrit et rêve en grand. Nous voyons plusieurs moments empreint de sexisme, de condescendance sous couvert d’autres choses, des petites remarques très déplaisantes : qu’elle ne pourra pas lire ce livre là, qu’elle ne pourra pas écrire, etc.
Tout cela dû à autre chose que ce qu’elle croit au départ.
C’est un plaisir de la suivre dans ce lieu où elle a grandi, de la voir vivre, écrire à l’extérieur, etc.
Léa a décidé de faire vivre son ami imaginaire : Alan Wedgwood, pour s’assurer d’être traité avec équité, que les gens ne détourneront pas sans sommation le regard.
Un jour, elle va avancer dans son rêve, son but et cette fois-ci elle se doit de rencontrer son éditeur, à Londres. C’est ainsi qu’elle va entamer un voyage en prenant l’identité de quelqu’un d’autre, après tout c’est seulement quelques jours. Pourtant, là bas, elle va faire des connaissances intéressantes, mais aussi être prise au dépourvue. Comme nous pouvons nous en douter, ce ne sera pas si facile. Peu de temps après, elle devra également prendre une décision qui changera sa vie à jamais, mais pourrait lui permettre de déployer ses ailes.
En rencontrant et échangeant avec pas mal d’écrivains, même si elle semble surtout avoir un bon feeling avec l’un d’eux, c’est très intéressant de voir ce qu’ils partagent, et ce qui est différent, dans leurs processus de création.

Ce n’est déjà pas évident de tout quitter pour recommencer ailleurs, mais alors quand en plus il faut cacher le fait d’être femme, c’est encore plus compliqué. La fin donne envie de très vite découvrir la suite. Comment Léa va-t-elle s’en sortir ? Surtout qu’elle n’a plus aucun de ces repères maintenant.

Citations :
« Une fille ne serait jamais capable d’écrire un texte pareil ! »
« Les adultes sont vraiment trop nuls ! »
« Toi, tu acceptes inconsciemment les règles de notre société. Moi, je les abhorre et les rejette totalement. »
« Que l’auteur soit Léa Void ou Alan Wedgewood, le contenu de l’œuvre reste le même et pourtant, la société ne le voit pas ainsi. Le sexe de l’écrivain va prédéterminer le jugement du public. »

Ce qu’on y trouve :
-> l’Angleterre, début XIXème siècle et toutes ses règles
-> Un jeune femme, Léa, volontaire et attachante
-> Léa aime lire et écrire, mais elle est bridée par sa condition féminine
-> Des artistes qui échangent sur leurs processus de création
-> Léa aussi pour avancer doit se faire passer pour Alan, l’ami imaginaire qu’elle s’est créée.
-> Un graphisme doux et agréable
-> Plein de personnages aux caractères différents
-> Une lecture agréable, plaisante

Ce qu’on n’y trouve pas :
-> Le truc en plus qui fait fondre le cœur
-> Quelque chose de totalement innovant pour les gens d’expérience (ayant déjà beaucoup lu et vu, et entre autre sur ces thèmes : femme, 19ème siècle, se faire passer pour un homme …)

Bonne lecture.

Série en 4 tomes. Une fin qui donne envie de lire la suite.

Lu avec Izneo
Merci pour cette lecture qui me tenait à cœur.

Graphisme

 

Et vous ? Tenté ? Vous l’avez repéré ?

3 commentaires sur « Manga : L’oiseau d’or de Kainis Tome 1 (Fiche) – une jeune femme prend son envol »

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