BD – Quelqu’un à qui parler (Oneshot) – Confrontation avec soi-même

Quelqu'un à qui parler - Panaccione Grégory

de Cyril Massarotto et Grégory Panaccione
Editions : Lombard
Sortie le 27 août 2021
Prix papier : 22.50€
Prix numérique : 9.99€
Genre : Tranche de vie
Cette histoire est en un tome teinté entre réaliste et fantastique
256 pages

Hello Livre : Je suis tombée dessus dans la liste, j’ai été intriguée en regardant le titre, la couverture. J’ai aimé ces deux hommes, cet ancien téléphone, ce chat noir, la nature autour. J’ai bien aimé et été intéressée en lisant l’histoire. J’ai regardé les premières pages entre autres pour le graphisme, hésitait un moment puis jetée à l’eau.

Résumé :

Samuel broie du noir. Et il y a de quoi ! Il est célibataire, vit dans un petit appartement sous un toit de Paris et se morfond dans un travail qui ne le passionne pas… Seul chez lui le soir de son anniversaire, Samuel s’amuse à appeler le seul numéro qu’il connait par coeur, celui de sa maison d’enfance. À sa grande surprise, quelqu’un décroche : lui-même. Le petit Samuel, 10 ans, qui rêve d’être footballeur, de voyager et d’écrire des romans pour impressionner les filles… Comment garder la tête haute quand on doit avouer à l’enfant qu’on était qu’on n’a réalisé aucun de ses rêves ? Il est temps pour Samuel de reprendre sa vie en main…

Adapté du livre du même nom (pas lu de mon côté, je ne connaissais même pas son existence et vous ?)

Couverture Quelqu'un à qui parler

Mon avis/Mes impressions

Son graphisme ne nous donne pas forcément envie de s’attarder sur lui. Pourtant quand on lit le titre, qu’on lit l’histoire, là on est intrigué, on se dit que c’est prometteur, intéressant.
Et effectivement, l’album fait un peu plus de 250 pages, il se laisse très bien lire, on est totalement pris dedans, et on voit que Samuel Verdi a changé du tout au tout.
Au début, de l’histoire, il fête son anniversaire, 35 ans. Pas de femme, un boulot qui ne lui plait pas vraiment et une envie un peu constante de frapper son patron, pas vraiment d’amis. Ce soir-là, il est seul. Il rappelle une ex petite amie qui lui dit un peu ses quatre vérités.
Frapper par la loi des séries, ce soir qui devait être festif est très noir. N’ayant personne à qui parler, il se sent terriblement nul, seul, désemparé. Il appelle là où il vivait il y a 25 ans, quand il avait 10 ans, un peu par hasard, à bout, et c’est le seul numéro qu’il connaît.
Quand quelqu’un décroche il n’y croit pas vraiment, mais quand la magie opère encore moins. Il se retrouve à converser avec le jeune lui.
Le lecteur va lui découvrir toute sa vie à travers ses deux temporalités. Il se souvient d’une partie, d’une autre moins. Il parle avec lui-même aisément, même si parfois il s’interroge sur ce qu’il peut dire ou non, même si ça lui fait bizarre de parler ainsi à un gamin de 10 ans, et encore plus, comme c’est lui dans le passé.
Mais le jeune Sam lui rappelle qui il était, ses rêves, et le pousse à faire des choses pour lui-même, à se prendre en main. Le Sam adulte lui rassure le petit, que certaines choses ne sont pas de sa faute, qu’il lui faudra être courageux. Ainsi, ces conversations leur font du bien mutuellement.
Et surtout, à force, Sam va essayer d’entamer la voie du changement. Il n’est pas totalement seul, cela a aussi son importance, il s’entend très bien dans son immeuble avec un couple âgé, qui est très gentil, prévenant avec lui, il est un peu comme un fils pour eux.
Un chat tout noir qu’on voit sur la couverture va également entrer dans la vie du Sam adulte.
C’est très croustillant de voir les échanges entre les deux Sam, c’est très agréable de voir le Sam adulte reprendre sa vie en main, y croire et espérer à nouveau. Le concept est très intéressant. Si vous aussi vous êtes adulte comme lui, qu’est-ce que cela donnerait si vous parliez à votre moi enfant ? Que vouliez-vous faire dans le temps ?
A certains moments, on a presque l’impression que les deux Sam sont ensemble, il y a quelques jolis jeux sur les dessins.
Le dessin est simple, il n’est pas de ceux qui me plaise le plus, mais l’histoire elle a tout de suite su me prendre dans ses filets.
C’est séparé en différents chapitres avec également un prologue, et un épilogue.
L’album est adapté du livre du même nom.
Une histoire à découvrir, pas de regrets d’avoir osé tenter.

Mini avis du Ly’s week :  Bonne à très bonne lecture. Très bonnes idées. Certes je ne suis pas fan du graphisme mais ça vaut totalement la lecture. Imaginez vous, encore plus si vous êtes adulte, parler à votre vous enfant.

Notes supplémentaires :
->Il y a des éléments bien gérés. Aussi des choses qui ont changé avec le temps (bien sûr lui a grandi, mais également dans la société, le monde, la technologie).
->On en revient à quelque chose de plus facile à dire qu’à faire qui peut aussi aller avec une prise de risque : être acteur de sa vie.
->Autre chose, on met aussi en avant l’importance d’avoir quelqu’un avec qui parler, échanger, partager.

Graphisme

Il vous intéresse ? Vous tente ? Comment trouvez-vous l’idée ?

Lu avec Izneo
Merci pour cette lecture qui change, qui vaut le coup.
N’hésitez pas à passer sur Izneo si vous voulez lire deux autres avis.

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2 commentaires sur « BD – Quelqu’un à qui parler (Oneshot) – Confrontation avec soi-même »

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