Album Time : La Grande Ourse

 

La Grande Ourse par Bordier

D’Elsa Bordier
et Sanoe

Editeur : Soleil

Papier : 17.95€
Numérique : 12.99€
Il est atrocement cher sous ces 2 formats pour peu de pages.
Environ 80-90 pages

Je « connais » Sanoe par ses illustrations sur des albums sortis par Nobi nobi et j’adore son travail ❤

Résumé :
Louise, une jeune femme d’une vingtaine d’années, peine à oublier ses proches disparus. Elle vit depuis en leur compagnie, au point même de se couper des vivants de peur de les perdre à leur tour… Sourire, profiter de la vie sont des choses qu’elle semble ne plus savoir faire. Soudain, l’étrange Phekda, l’une des étoiles de la Grande Ourse, fait irruption… et l’entraîne dans une immersion au plus profond d’elle même. Une immersion qui passe par une virée sur la plage de son enfance, par une nuit dans une petite maison biscornue, par une forêt labyrinthique qui oscille entre réel et fantastique jusqu’à la montée de cet incroyable escalier sorti des nuages… Mais où la mènera-t-elle ? Et quelles en seront les conséquences ?…

Mon avis/mes impressions :
C’est superbe, les illustrations sont très belles, à couper le souffle. Le message délivré est beau. Mais ça va très vite et reste jeunesse.
L’histoire est comme un rêve éveillé, elle avance, elle ne trouve que bienveillance et aide. C’est beau, c’est doux, c’est plein d’espoir, on fait de très belles rencontres mais on n’a pas tous les dialogues, et l’histoire elle manque de profondeur. Si Louise en est là, ce n’est pas pour rien, et ça ne se répare pas si facilement !
Un livre à lire et à relire pour son graphisme et l’espoir qu’il dégage.

Louise est touchante. On voit juste qu’elle voit des fantômes, on ne connaît rien de son histoire. Apparemment, elle a même réussi à être en couple, mais il n’en peut plus et la quitte. La petite étoile si belle apparaît telle une fée, elle la connaît, elle l’a observé, elle veut lui redonner goût à la vie avant que Louise fane, s’étiole avant l’heure, et pour qu’elle n’ait plus peur, avance dans sa vie et en profite. Le propos est donc très beau et prometteur, du coup je regrette beaucoup le manque de consistance de l’histoire.
Mais ça reste un très bel album que je conseille pour les merveilleuses illustrations de Sanoe et l’espoir qu’elle dégage.

Vous devez donc garder en tête que c’est comme un album jeunesse, que le message est puissant, mais qu’il manque beaucoup de choses, ici c’est du fantastique, donc on va admettre que ça marche d’un coup de baguette et juste parce qu’elle a accepté et pris le risque de suivre Phekda. Magique !

Même si ça avait bien commencer quand Phekda la fait renouer avec son passé pour lui montrer qu’à une époque elle savait sourire. Mais les choses ont changé depuis, et elle a grandit.
Tout va vite, bien trop vite.

 

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BD Time : Le monde de Zhou Zhou tome 1 (Fiche)

Le monde de Zhou-Zhou, tome 1 par Zhao

Résumé :
Yu Zhou zhou, petite fille de 6 ans, entre à l’école. Elle a vécu jusqu’ici avec sa mère.. Heureusement, elle va bientôt faire la connaissance de Benz – Benz, un garçon de même âge qui pleure tout le temps (il a ses propres démons).
A la maison les difficultés s’accumulent, et Yu Zhou zhou va devoir s’installer chez la sa grand-mère. La petite fille doit désormais partager sa chambre avec deux cousines plus âgées qu’elle… Jalousies, premiers conflits et premières amitiés surtout, une nouvelle vie commence pour la petite fille.

Edité par Casterman
De Golo Zhao
Disponible en numérique
la série sera composée de 2 tomes, un seul tome est sorti à l’heure actuelle

Mon avis/mes impressions :

Une BD tout en couleur poétique et charmante.
La BD est très agréable à lire, les couleurs sont douces dans des tons pastels, la police de caractère est agréable et change selon, on peut très bien avoir du texte en blanc, et du texte en noir …
Du haut de ses 6 ans, Zhu Zhu n’a pas vraiment eu de chance, mais elle s’imagine des histoires, et vit sa vie tranquillement. Son monde est peuplé de super-héros.
Dès le début, le ton est agréable, on sourit en découvrant cette première planche qui peut nous remémorer des souvenirs et cette jeune fille.
Pourtant sa vie n’est pas tous les jours faciles, ni sa relation avec les autres. Elle a même du mal à pouvoir aller à l’école suite à un problème. Elle va vivre avec sa grand-mère et ses 2 cousines, seulement elle est loin de s’entendre avec elles.
Elle continue à se réfugier dans son monde, à parler seule, elle n’a pas vraiment de bonnes notes, pas de fleurs (bon point), elle ne fédère pas les foules, mais elle aussi a le droit de vivre et de profiter des bonnes choses. Il faut dire aussi qu’elle aime jouer, que rester concentrer en cours est difficile pour elle.
Mais elle a son ami Benz Benz qui n’a pas la vie facile lui non plus et pleure bien souvent. Sauf que quand elle va vivre chez sa grand-mère, ils doivent se dire au revoir.
Elle fait la rencontre d’autres jeunes garçons, un la taquine beaucoup mais semble vraiment s’intéresser à elle.
Du haut de ses 6 ans, elle tente de vivre sa vie pleinement, malgré l’absence de sa maman par moment, malgré les problèmes, malgré la dureté de la vie. On ne voit pas grand chose non plus. On verra juste quelque chose vers la fin.

Une BD touchante, poétique, adorable, pour passer un moment avec une petite fille chinoise. Elle est comme un bonbon amer (tendre mais parfois on ressent l’amertume de la vie)

On a quelques fois de beaux dessins pleine pages.
On a aussi des bonus à la fin de la BD pour nous expliquer mieux certains fonctionnement en Chine, c’est intéressant !

BD Time : Balthazar au pays blême

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Résumé :
Saint-Pétersbourg, début du XXe siècle. Balthazar s’enfuit de l’orphelinat pour échapper aux sbires du terrible Raspoutine. Poussé toujours plus au Nord par ses poursuivants, le jeune garçon atteindra les confins de la Sibérie, où il découvrira à la fois le secret de ses origines et comment contrer les pouvoirs maléfiques du maître des ténèbres. Tout le merveilleux de la Russie éternelle convoqué pour un conte enlevé et flamboyant.

Sortie le 30/08/2017 chez Casterman
de Mathilde Domecq et François Corteggiani

Disponible en numérique

Mon avis/mes impressions :

Voilà une BD que je n’ai croisé nulle part, et qui a été une excellente surprise, la note s’est bonifié (a augmenté) au fil des pages.
Le graphisme n’est pas mal sans être exceptionnel, le tout en couleur. Il y a quelques bulles comme la manière dont débute l’histoire avec le texte et le format de la bulle que j’ai particulièrement adoré.
Le très joli truc en plus a aussi été le dessin en noir et blanc de toute beauté à chaque changement de chapitre. Ils sont juste magnifiques.
Ensuite, j’ai adoré l’ambiance russe avec Raspoutine, qui n’est pas sans rappelé Anastasia. J’ai adoré ma rencontre avec tous ces personnages. Le jeune Balthazar est orphelin, il va s’enfuir de l’orphelinat et être poursuivi, il va aller à la rencontre de sa destinée faite de dangers mais également de belles rencontres, d’un zeste de magie, et ce sera également l’occasion d’en savoir plus sur lui-même.
Son jeune ami le soutien, ça fait plaisir à voir, malgré qu’il se retrouve alors lui-même en danger.
Il y a également une dose d’humour, et beaucoup de choses à découvrir, des surprises nous attendent régulièrement.
Ce livre est une excellente surprise et découverte

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BD Time : Les petites victoires

Les petites victoires par Roy

Résumé :
Comment dire à son fils tant désiré qu’il est le plus formidable des petits garçons malgré le terrible diagnostic qui tombe comme un couperet : autisme, troubles psychomoteurs, inadaptation sociale…

C’est le combat que va mener ce père, resté uni à sa femme malgré leur séparation, pour transformer ensemble une défaite annoncée en formidables petites victoires.

Petit mot sur l’édition : celle ci est en noir & blanc, les dessins ne sont pas beaux, mais correct, simples et assez réaliste. J’ai juste été un peu choquée que tout était en noir et blanc et descendue de 1 à 2 points la note (babelio, livraddict).
C’est survolé, mais on nous avait prévenu, et c’est vraiment une histoire à lire !
Malgré tout, cette fois ci je n’ai pas été aussi généreuse que les autres ^^’
Si jamais juste noté certaines choses je l’aurai été tout autant, mais pas pour l’ensemble, même si je suis d’accord que c’est touchant et à lire !
La BD est finie mais sans être vraiment finie !

Mon avis/mes impressions :
C’est une très belle et touchante histoire sur un enfant né différent, et l’amour d’un père. Ce qui est aussi important et marquant c’est qu’au-delà de l’autisme, c’est une belle leçon pour tous les parents, d’aimer et accepter son enfant comme il est et non comme on voudrait qu’il soit, de l’aider à s’enrichir, s’épanouir.

Marc et Chloé s’aiment. Tout naturellement au bout d’un moment ils font un bébé, ils s’étaient également fait une promesse. Marc a un travail plus dans l' »émotionnel », il dessine des BD. Il n’est pas forcément bien jugé par les amies de sa femme, mais Chloé sait ce qu’il fait pour elle. Il a des attentions pour sa femme et son fils qui font grand plaisir à voir, à prendre en exemple ! Ils ont du respect l’un pour l’autre et ceci durera.
Le diagnostic tombe vite et au début Marc réagit mal, mais arrivera à prendre du recul dessus. Je suis par contre très déçue que le couple reste séparer comme si c’était impossible d’être avec Olivier tout le temps.
Chloé a beaucoup de patience, elle a la chance de faire de bonnes études et avoir par la suite un métier qui rapporte bien apparemment.
Tous les 2 restent présent pour leur fils à leur manière.

On va donc surtout suivre le père et ses efforts, ses questionnements. C’est la partie la plus intéressante et prenante. Le titre de la BD est très bien trouvé : les petites victoires. Il travaille longtemps et fait preuve de patience avec son fils, il ne suit pas tout ce que les institutions lui ont dit et qui le choque. Il dit des choses marquantes et importantes qui doivent toucher tous les parents. Il parle des désirs, espoirs qu’on a à travers son enfant et qu’il faut le prendre comme on nous le donne. On ne choisit pas. Ici, il doit déjà apprendre à comprendre son fils, tenter de se mettre à sa place. Il n’a pas tort qu’au niveau institution on a des papiers austères, des médicaments … Je n’aime pas trop qu’ils en parlent comme d’une maladie. J’aime comment Marc bouscule les choses, tout en ayant du respect pour les méthodes des autres.
Comme il dit aussi, lui il ne s’intéresse pas à tout en général, mais à l’autisme de son fils. Petit à petit, Olivier apprend des choses, à interagir avec des gens aussi.

Il fait des jeux avec lui, lui montre des choses, interagit avec lui, le pousse à interagir avec les autres, veille à ce qu’il développe plusieurs compétences, instaure des récompenses, des traditions plutôt. Il prend des moments pour lui aussi. Il distingue ce qui est caprice, et reste le chef ! Il est aux petits soins pour son fils tout en voulant le rendre autonome. Beaucoup de gens auraient des choses à apprendre de cette BD et de Marc et Chloé XD (vu ce que je croise par moment)

Les différences gênent souvent les humains, que ce soit de comportement, ou autre. Au-delà de ce que l’on a qualifié d’autisme, c’est une belle histoire sur l’acceptation de l’autre et de ses différences, qui peuvent également nous enrichir. C’est le combat d’un père pour son fils, c’est l’amour d’un père pour son fils.

Marc est sincère, il essaye de dire ce petit mantra, celui qui reste bloquer dans sa gorge au départ, qu’Olivier est plus formidable des petits garçons (comme c’est le sien).
Les parents peuvent aussi éprouver de la culpabilité, être mal, ici on ne voit pas trop cela, « juste » que le papa a du mal avec le diagnostic.

Moment marquant : A un moment, Marc se rend compte de combien le regard des autres peut être dévastateur, il essaye de l’oublier.

Moment touchant : Il apprend à son fils à regarder dans les yeux (couverture)
A un moment un petit garçon qui joue avec Olivier, dit à Marc que son fils est bizarre, et s’il n’a pas un problème au cerveau. Marc lui dit alors qu’Olivier est différent mais qu’il aime bien joué avec lui, et le petit gars répond que lui aussi il aime jouer avec Olivier.

Autre superbe moment : Marc parle de l’accompagnement, la confiance à donner à son enfant, et que ça va l’aider à avancer, à croire en lui !

Dans un monde où le travail prédomine, et le présentéisme, et il nous reste pas tant de temps que cela, où le regard des autres se fait inquisiteur, où le harcèlement moral n’es pratiquement pas géré, on peut aussi se poser la question de l’investissement à faire, qui peut être bien cruel et difficile. Et de quelle vie il aura dans ce monde aussi beau que cruel ?!

Une BD à lire en tout cas.

BD Time : Les cochons dingues

Les cochons dingues par Dufreney

Edité par Delcourt
de Laurent Dufreney (Auteur), Magali Paillat (Auteur), Miss Prickly (Illustrations)

Disponible en numérique

Résumé :
Ils sont très mignons et aiment grignoter, dormir, faire de drôles de petits bruits, grignoter et dormir encore. Ce sont…les cochons d’Inde ! Une BD qui va bouleverser l’idée que l’on se fait de ces adorables rongeurs.

Mon avis/mes impressions :
Pour commencer, avez vous vu le jeu de mots, nous sommes avec des cochons dindes et le titre s’appelle les cochons dingues XD
Le titre se veut très humoristique, mais ces adorables petites boules de poil nous font fondre. Chacun à son petit caractère. La fin est très pédagogique et permet de se rendre compte de la réalité à assumer si on veut un ou des cochons dindes comme animaux de compagnie.
Dans cette petite histoire avec nos adorables compagnons, nous suivons César, le tout nouveau cochon dinde qui arrive au parc. Le parc est très beau, il y a de la place, on voit qu’on est aux petits soins pour eux. Seulement César vient d’une ferme, où il était à l’air libre avec d’autres animaux, et là il se sent dépassé et emprisonné, il rêve d’évasion et tente de le faire comprendre aux autres, qui ne comprennent pas et se sentent très bien dans leur grand parc.

Un adorable moment, une histoire toute mignonne, à passer avec nos amis les cochons dindes.

BD Time : Silencieuse(s)

Couverture Silencieuses

Résumé :
Stop au Harcèlement de rue: « Chatte à talon! » Des mots crachés comme ça. A son passage. Mais elle a fait semblant de ne rien entendre. Comme toujours. Avec le recul, ce n’est pas grand-chose… Elle pourrait même trouver la formule assez drôle. Sauf qu' »Elle », c’est Anaïs, Mahé, Zoé, Julie…

de Sibylline Meynet  et Salomé Joly.

Fiche LA

J’ai découvert son existence par la petite renarde Margaud. Quand l’occasion s’est présenté de le lire, je l’ai saisi.

Mon avis/mes impressions :
Une excellente BD qui traite d’un sujet qui n’aurait jamais dû exister : le harcèlement de rue, tout comme le harcèlement en général.
Les dessins sont très agréables (surtout pour une BD) et la vie est bien croquée, réaliste. On voit les liens entre les différentes jeunes femmes, des instants de vie nous font sourire, elles tentent de construire leur vie au mieux, d’avancer. C’est déjà pas tous les jours faciles, alors ne pas pouvoir aller où on veut, s’habiller comme on veut, être prise comme une sorte d’objet sans considération est une HONTE et NON ça ne devrait pas exister, ce n’est PAS TOLERABLE. Non, mais il se sentent bien pour oser faire ça ?! Les hommes ne doivent pas sous-estimer non plus ce que ça peut créer. Elles ne l’ont pas cherché, elles sont victimes, et doivent faire entendre leurs voix.

Nous rencontrons assez vite toutes ces jeunes femmes, c’est tellement bien croqué qu’on s’attache vite à elles. Pourtant on n’a pas vraiment le temps de faire connaissance, juste de croquer des instants de vie, de les voir avancer, avec leur famille, avec leur petit-ami. Et toutes à un moment rencontre une situation hallucinante : on les siffle, on les touche, on leur lance des « invitations », on les suit.
Le thème c’est le harcèlement de rue, mais on aurait aimé passer plus de temps avec elle.
Après, il y a l’incompréhension, la honte, la peur, ne pas oser en parler. On tremble, car il n’y a que quelques pas pour que ça atterrisse au viol. On voit que ça les retourne, les larmes.
Jupes ou pantalons, ils trouvent toujours une raison pour les embêter :(.

Il y a des moments touchants, la fille avec sa grand-mère trop mignonne, mais on a de quoi s’interroger, car il y a encore beaucoup de progrès à faire.

A cause d’idiots, elles changent leur comportement pour se préserver. Malheureusement, ce n’est pas le seul cas dans lequel on est amené à ce genre de chose :s.

Nous sommes encore dans une histoire de différence et ici vous savez quoi ? C’est juste d’être née femme.

Dans un monde où on trouve ça normal, où les gens ne bougent pas en voyant ça, où des gens se permettent de faire ça, où les femmes sont toujours moins bien payées que les hommes, où certains hommes font des remarques qui vont dans leur sens. Dans un monde qui tolère le harcèlement sous toutes ses formes, et rend coupable les victimes. Il faut vraiment faire comprendre que ce n’est pas normal, en parler et que ça change !

 

Vous en avez déjà été victime ? -_-

BD Time : Adieu Monde Cruel !

Adieu monde cruel par Rousselot

Résumé :
Séparés, ils ont raté leur vie… Ensemble, vont-ils réussir leur mort ?
A la faveur d’une rencontre anonyme sur internet, trois hommes et une femme se donnent rendez-vous à l’aube sur la place d’une grande ville. Sans échanger noms ni prénoms, ils entrent dans une voiture, abandonnent leurs téléphones et quittent la ville.
Le mode opératoire de leur funeste projet, décidé d’un commun accord, semble bien en place : L’endroit, l’ambiance, les derniers mots. Bref, il y a plus qu’à…
Seulement rien ne va se passer comme prévu. Car si vivre seul n’est pas toujours facile, vouloir en finir en groupe est loin d’être simple et peut vous réserver quelques surprises..

de Stéphane Massard, Jean Rousselot et Nicolas Delestret (2017)

Fiche LA

Mon avis/mes impressions :
Cette BD est une jolie surprise.

Le dessin est sympa.
On tourne quelque part à la dérision, pourtant le sujet est sérieux, et on se demande comment ils en sont arrivés là, à prendre une telle décision.
Quand on débute, ils se rejoignent, on dirait vraiment que c’est pour préparer un sale coup, un crime (braquage, meurtre …). Ils ne savent ni leur prénom, ni leur âge, ni leur profession, ni la raison de cette envie d’en finir avec la vie définitivement.
On voit quelques bribes, et petit à petit comme rien ne se passe comme prévu, des choses se dévoilent.
Adieu le joli plan bien préparé, plein de bâtons dans les roues.
On note aussi qu’ils aimeraient en finir ensemble sans souffrir, et que leurs réactions restent très humaines et touchantes. Ils n’ont pas vraiment les réactions de gens allant commettre un tel acte. Ils se soucient de choses, comme toujours, comme tout le monde.
Alors que va-t-il arriver à ce petit groupe réunit pour un bien sombre projet ?
La couverture est belle et impacte, ils sont réunis mais comme prêt à se faire sauter la tête.
Une lecture sympathique que je ne regrette pas d’avoir eu l’occasion de faire.

BD & Cinéma Time : Seuls

Seuls, Tome 1 : La disparitionSeuls, Tome 2 : Le maître des couteauxSeuls, Tome 3 : Le clan du requinSeuls, Tome 4 : Les cairns rougesSeuls, Tome 5 : Au coeur du MaelströmSeuls, Tome 6 : La quatrième dimension et demieSeuls, Tome 7 : Les terres bassesSeuls, tome 8 : Les arènesSeuls, tome 9 : Avant l'Enfant-Minuit

Résumé :
Dans une ville dont les habitants ont mystérieusement disparu, cinq enfants vont devoir apprendre à se débrouiller… seuls.

Résumé :

Leïla, 16 ans, se réveille en retard comme tous les matins. Sauf qu’aujourd’hui, il n’y a personne pour la presser. Où sont ses parents ?
Elle prend son vélo et traverse son quartier, vide. Tout le monde a disparu.
Se pensant l’unique survivante d’une catastrophe inexpliquée, elle finit par croiser quatre autres jeunes : Dodji, Yvan, Camille et Terry. Ensemble, ils vont tenter de comprendre ce qui est arrivé, apprendre à survivre dans leur monde devenu hostile… Mais sont-ils vraiment seuls ?

(Source : Allociné)

Adapté de la série de bds Seuls

J’ai eu cette chanson qui m’est venu en tête XD

Mon avis/mes impressions :
Histoire :
C’est au niveau de l’histoire, de son originalité, malgré une thématique connue que je salue le plus le travail effectué. Franchement, l’idée est excellente.
Des jeunes gens se réveillent un matin, plus de parents, les rues sont désertes, puis ils tombent les uns sur les autres, que des enfants. Où sont les adultes ? Où sont les autres enfants ? Ils vont devoir avec des caractères très différents apprendre à avancer ensemble, et trouver la vérité !
La fin du cycle 1 nous a scotché, et ça se tient bien, c’est là que le film finit.

BD :
Pour ma part, j’ai lu il y a quelques mois, lorsque j’ai découvert l’existence du film et que c’était tiré d’une BD à succès, et parce que j’ai eu une opportunité sympa.
J’ai donc lu les 9 premiers tomes à la suite, à peu près. 48 pages environ ça va très vite, ça me fait toujours un peu bizarre, alors j’étais bien contente de pouvoir passer à la suite. Sans être extraordinaire, ça se laisse bien lire, on a pas mal de rebondissements, de révélations, faire cohabiter ce groupe de caractères différents et d’âges différents n’est pas tous les jours une sinécure, mais c’est diablement intéressant.
Le dessin n’est pas top, pas de ceux qui me font vibrer.
Oui, je sais le tome 10 est sorti, mais je n’y ai pas encore accès.

Film :
Le film finit le cycle 1, et nous laisse donc sur une fin acceptable, pouvant appeler une suite. Grosso modo, on garde les différents caractères, les grosses ficelles, il est possible qu’il y ait des variations autrement, je crois (oui ça fait un peu longtemps maintenant que j’ai lu les BD).
J’ai eu très peur car ce sont les français qui s’en sont occupés, mais ça se laisse voir. J’aime beaucoup l’affiche du film. J’ai eu beaucoup de mal avec le début de l’histoire, c’est très violent, et ce langage, les moments où on se dit mais où va le monde ?! Bref.
On ressent bien l’inquiétude, la désolation, le côté ville fantôme, tout est pareil que hier mais si différent vu qu’il n’y a plus grand monde.
Il me semble que Terry m’énervait énormément dans la BD, nettement mois dans le film. Dodji avait l’air encore plus inquiétant dans le film.
Bon, si les américains voire la BBC veut le reprendre, je veux bien XD

Pourquoi le regarder/lire ?! Pour l’originalité de son histoire et les rebondissements.

Pourquoi sont ils seuls ? Où sont tous les autres ? Comment s’organiser ?

Pour la réflexion sur un monde où on perd tous ces repères, ici les études, les diplômes (bout de papier), l’argent (bout de papier) … ne représentent plus rien.

Entre autre, vous aurez un personnage énigmatique appelé le maître des couteaux, et une histoire de brume. Plein d’autres choses, mais ça c’est à vous de le découvrir.

Sans conséquence, et avec un trop plein, les jeunes se lâchent complètement par moment XD.

Ca reste meilleur et différent que d’autres films français XD.

BD Time : La différence invisible

Différence invisible

Résumé :
Marguerite a 27 ans, en apparence rien ne la distingue des autres. Elle est jolie, vive et intelligente. Elle travaille dans une grande entreprise et vit en couple. Pourtant, elle est différente.

Site de l’éditeur

Disponible en numérique.

Mon avis/mes impressions :
Marguerite n’est pas totalement comme les autres, mais elle a aussi le droit de vivre, a une place. Elle a du mal à cause de l’image qu’on lui renvoie, mais c’est un soulagement pour elle-même d’apprendre quelle est cette différence même si c’est loin de simplifier les choses, d’être gagné. Cela lui permet de mieux appréhender sa différence et ne pas être seule.

C’est un livre, une BD touchante et instructive qui parle de cette différence. Les dessins sont assez sympathiques, les illustrations sympathiques aussi, des dessins bien croqués et réalistes.

Marguerite est a priori une jeune femme comme les autres, elle a un job, un appartement, ses animaux de compagnie et même un petit ami. Elle n’aime pas vraiment les mêmes choses que les autres, elle ressent les choses différemment, ce n’est ni mal ni bien, elle est comme ça c’est tout. Elle essaye de faire avec, elle essaye de se conformer, mais par moment sa différence qu’elle ne comprend pas au départ l’inquiète, lui fait peur, elle se sent anormale. Mais qu’est ce qu’être normal ? Pourquoi ce serait elle l’anormale ? On est tous unique quelque part.
Elle peut prendre sur elle sur une partie des choses, elle peut s’adapter, surtout si les gens s’y prennent de la bonne façon, on a tous des choses qui fonctionnent plus ou moins bien pour apprendre, faire ce qui est demandé. Mais elle ne pourra jamais juste être comme eux, prendre plaisir là où ils prennent du plaisir, aller et rester longtemps dans des soirées bruyantes, etc.
Ils ne sont pas à sa place, mais se permettent de la juger, ils ne tentent même pas d’essayer de comprendre ce qu’elle ressent.

Ces collègues ne sont pas vraiment méchant, mais lance des piques, réagissent de manière blessante. Eh non, tout le monde n’est pas adepte de tous ces jeux sociaux. Elle est très honnête, dit ce qu’elle pense, sans penser à mal un instant.

Elle vit sa vie au mieux en encaissant, en essayant de s’adapter socialement avec plus ou moins de succès.

Mais un jour, elle met le doigt sur sa différence. Elle est soulagée, elle se sent moins coupable. Vu ce que tous les autres lui sortaient, en lui reprochant de ne pas faire d’efforts, alors qu’elle prenait déjà beaucoup sur elle.

Elle est assez discrète, pas de trop timide, et pas de trop méfiante, elle fait quand même pas mal d’actions. Elle entame alors pas mal de démarches, elle n’a pas vraiment l’air de les faire avec difficulté, elle en informe même les autres, en espérant qu’ils la comprennent mieux, et qu’elle trouve sa place. Seulement, elle va être déçue.

De nos jours, cela semble vraiment être un beau rêve vicieux que la devise égalité, liberté, fraternité soit appliquée, ou alors trop à outrance sans prendre en compte les différences, le respect de l’autre, etc.
En moyenne, les médecins, ainsi que ceux de l’âme psychologues ne sont l’aident guère, au contraire l’enfonce. Est-ce qu’elle veut être dans une case ? se faire remarquer ? Non, mais qu’on la reconnaisse pour ce qu’elle est et qu’on respecte ses différences, ses besoins. Elle n’y peut rien.
Pou l’entreprise, les collègues, ce sera la même déception. L’entretien avec la DRH est complètement inutile, tant qu’il faut avoir un peu de matériel supplémentaire ils gèrent, mais les autres problèmes harcèlement moral, sexuel, rejet, mal être, besoin d’espace calme, etc ils ne gèrent pas du tout, ils me donnent même l’impression de n’en avoir strictement rien à faire. Bon, s’il y a témoin sur certains cas, ils vont au moins devoir faire semblant de faire quelque chose.

Bref, après toutes ces déceptions, elle va apprendre à faire du tri dans sa vie, à dégager les gens nocifs, à apprendre à connaître de nouvelles personnes avec leurs caractères, différences, rêves, problèmes, etc. Elle va également fréquenté des gens qui ont la même différence qu’elle, voir d’autres expériences, qui sont tout aussi touchantes et intéressantes.
Attention, c’est bien précisé il ne faut pas à tout prix rentrer dans les cases de Marguerite, et c’est un ensemble de choses, mais chacun vit cette différence différemment, beaucoup ont aussi essayé de trouver leurs propres moyens de survivre.

On a du texte explicatif intéressant au début, puis on fait la connaissance de Marguerite et petit à petit on voit le masque se fissurait, les petites choses différentes, les gênes, …
Des petits morceaux bien croqués pour voir là où la bât blesse, ainsi que les gens.
Là où tout se fissure.
Puis à la fin, d’autres petites explications intéressantes, bien illustrées, qui montre que les gens qui ont cette différence peuvent aussi avoir une place.
D’ailleurs, comme beaucoup de fois, ça dépasse les gens quand ils ne voient rien. C’est à double tranchant pour les gens qui ont cette différence.

Je ne peux que vous encourager à découvrir cette BD !!!

D’ailleurs, j’en ai parlé sans utiliser le mot pour éviter le côté case, et surtout sans dire handicap ou maladie. C’est juste une différence invisible. Il faut juste prendre en compte certaines choses voire faire certains aménagements.
Je le dis dans la phrase suivante, si vous ne savez pas, ne lisez pas les hashtag, vous pouvez décider librement de savoir ou non :
Marguerite découvre qu’elle est autiste asperger. On lui a sorti mais non tu ne te cognes pas contre le mur, tu regardes les gens dans les yeux, …
Bonjour l’image. On nous explique aussi qu’une fille le cache plus facilement qu’un garçon.

N’hésitez pas regarder le site de l’éditeur pour quelques images ou sur mon instagram public.

Kushi, tome 1 : Le Lac sacré

Résumé :
Au début des années 80 en Chine, dans un petit village reculé de Mongolie Intérieure, KUSHI vit en harmonie avec la steppe et ses belles étendues généreuses, mais au fragile équilibre. KUSHI est orpheline. Apparue mystérieusement dans le village alors qu’elle n’était qu’un bébé, elle est considérée comme le mouton noir de sa communauté. Trop turbulente, cette surdouée recueillie et élevée par une vieille chamane, agace et attise la méfiance des villageois qui la traitent de petite sorcière. Quand elle découvre les agissements de BOLD, un bandit local prêt à tous les crimes pour s’enrichir au détriment du fragile équilibre de la steppe et de ceux qui y vivent depuis des millénaires, une lutte sans merci s’engage entre la jeune fille, cet escroc sans foi ni loi et les tenants d’une certaine idée du progrès.

Fiche Kushi sur MN

Disponible également en version numérique.

Mon avis/mes impressions :
Les éditions Fei nous convie à un nouveau voyage en la compagnie de la jeune, débrouillarde et intelligente Kushi et de son adorable chien loup. Une très belle aventure dans les steppes mongoles. Cette série sera en 4 tomes, les images sont belles, douces, on a envie de s’évader avec Kushi et son chien loup et hâte de découvrir la suite à la fin du tome.

Kushi ne se laisse pas faire, avec son chien loup, elle tente d’arrêter Bold, qui pille les steppes. Quel avenir pour son peuple s’il continue ainsi ?
Le progrès, la modernité mais à quel prix ? Alors que le chef de la tribu semble nourrir de bonnes intentions à la base en voulant mettre un peu de modernité, s’il soutient quelqu’un comme Bold, ses façons de faire, c’est loin d’être une si bonne chose.
Kushi jeune, a bien du mal à faire entendre sa voix à tous, elle n’est pas forcément vu d’un bon oeil par tout le monde, même si certains ont su l’apprécier. Elle est loin d’être bête. Et voilà que sous un prétexte fallacieux, le chef de la tribu cherche à l’éloigner, comme elle voit trop clair dans leur jeu et pourrait leur faire obstacle.
Heureusement, que Kushi peut compter sur son fidèle compagnon, qui n’est guère épargné et a intérêt à ruser, être agile.

Avec ce premier tome, on est convié à un voyage qui s’annonce intéressant, extraordinaire, difficile. Une fort bonne lecture, toute en couleurs, dans des tons doux.

Page de l’éditeur consacrée à Kushi (avec des extraits)

C’est une oeuvre de Patrick Marty 
et illustrations de Golo Zhao
Vous pouvez trouver leur profil sur le site de l’éditeur, et je vous ai même mis les liens 😉

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J’aime beaucoup le mouton à la fin qui nous invite à la suite de ces aventures, mais chut je ne vous ai pas tout dit.