BD Time : Seule à la récré

Seule à la récré  par Bloz

Résumé :
La vie pourrait être parfaite pour Emma. Mais voilà, il y a Clarisse. Et Clarisse lui fait vivre un enfer à l’école. Elle a même réussi à monter les autres élèves contre elle. Ses parents ne remarquent presque rien, si ce n’est son changement de comportement, et les maîtresses ne prêtent pas attention à ce que l’on pourrait prendre pour « des jeux », mais qui relève de quelque chose de beaucoup plus grave. Parfois drôle, tendre tout le temps et se basant sur leur propre expérience, Ana et Bloz composent un album engagé sur un problème de plus en plus fréquent de notre société.

Mon avis/mes impressions :

Le harcèlement (scolaire) est une problématique compliqué et douloureuse, qui remet aussi profondément en cause notre système, et la sacro sainte loi du plus fort.
Avec des dessins (très BD) que je n’apprécie pas spécialement, mais bien quand même, ils ont ici assez bien expliqué le problème et également les réactions des gens autour adultes et enfants.
Le dossier à la fin est bien, et intéressant.
Cela n’a rien de drôle et de pardonnable, et cela peut avoir des conséquences graves et néfastes, sur la victime et les autres.
Je finirai par le fait que ce soit hallucinant le fait que les témoins laissent faire et participent, autant que la réaction des adultes, ou certains qui nient l’existence, ou d’autres que ça forge le caractère. Mais c’est malheureusement réaliste.
Les parents sont complètement dépassés, ils ne voient rien, et quand ils savent ont bien du mal à savoir quoi faire.
Le système éducatif a réagi de façon affligeante !
Bref, comme beaucoup de fois si on ne se lève pas tous à l’unisson, en disant stop ! C’est intolérable ! Rien n’avancera vraiment.
Bref, ce n’est vraiment pas comme cela qu’on peut apprendre à vivre ensemble, se respecter et respecter les différences de l’autre !

Surtout que les enfants sont encore malléables, et réagissent à leur environnement.

Publicités

Film & BD Time : Au revoir là-haut

Ca m’embête un peu de ne pas avoir eu l’occasion de le faire plus tôt (un peu après visionnage et lecture)

Au-revoir là haut est un film, une BD et un livre. Oui, la totale.
J’ai regardé le film, puis découvert la BD. Je n’ai à ce jour pas eu l’occasion de lire le livre (et je ne sais pas si je le ferai, ça dépend aussi d’éventuelles occasions).

L’affiche est très belle, elle montre comme un visage/masque et plein de gens qui sortent de sa tête

Résumé :
Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l’un dessinateur de génie, l’autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l’entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire…
(Source : Filmfrancophone.fr)

Adapté du livre Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre

Fiche SB

Durée : 2 H 00
Genre : Comédie dramatique
Pays : France

Mon avis/mes impressions :

J’ai connu ce film et même cette histoire par sa bande annonce intrigante (et non le bruit qu’il a pu faire, le fait qu’il était adapté d’un livre et tout, sur quoi je suis tombée par après). La BA nous questionne si c’est un jeu ou la réalité mais elle est prenante.

Pour une fois qu’un film français est bien, prenant, intéressant et où 2 heures n’est pas un supplice. Je le conseille !

Voilà une histoire originale, intéressante, prenante, qui nous fait passer par tout un mélange d’émotions. On passe du rire aux larmes. C’est aussi une histoire pour réfléchir à différents niveaux. Albert Maillard (Albert Dupontel), Édouard Péricourt (Nahuel Perez Biscayart), et Louise (Héloïse Balster) forment un superbe trio et tiennent le film (l’histoire) à bout de bras. Cette histoire se passe un peu après la 1ère guerre mondiale, une belle amitié, un lien unique va les unir. Edouard qui a gardé de grosses séquelles de la bataille, et artiste dans l’âme, va se livrer à un drôle de jeu de masques !

Les premières minutes du film seront peut-être pour certains difficiles à soutenir, on est dans les tranchées, les hommes sont à bout de forces, la 1ère guerre mondiale fait rage, mais elle devrait bientôt se finir. Pourtant, cela ne semble pas convenir à tout le monde.
Après un coup fourré, étrangement il va se passer quelque chose de beau au milieu de l’horreur : Pericourt sauve Maillard in extremis, mais subit de graves séquelles. Pericourt est défiguré, et n’accepte pas de revoir sa famille ainsi. Maillard va le faire passer pour mort (à la demande de Pericourt). Pericourt est un artiste de génie dans l’âme, qui aime dessiner, pas toujours facile, et plein de surprises. Maillard se sent redevable, il ne le laisse pas tomber malgré sa situation difficile et qu’au final Pericourt est une charge supplémentaire à assumer. Pericourt s’invente de nouveaux visages. Louise est une fille du voisinage, elle s’attachent à eux, et peut interpréter les paroles de Pericourt.
Alors que Maillard avait un métier correct, qu’il a survécu à la guerre, rien ne l’attend à son retour, il affronte moultes difficultés et ne trouve plus d’emploi dans sa branche. C’est bien triste. Maillard et Pericourt ont une belle union, ils sont unis par quelque chose d’unique, cela n’empêchera pas les disputes.
Pericourt qui a la haine du système, qui veut se venger va monter une gigantesque et ironique arnaque, ce pauvre Maillard va être chargé de trouver l’argent pour mettre tout cela en place.
Pour le reste, je vous laisse découvrir vous-mêmes, vous verrez c’est plein de surprises !

Le film dégage une atmosphère particulière, unique, entre Pericourt et ses masques qui peuvent retracer son état d’esprit, qui sont intéressant et bluffant, Maillard qui est attachant, un honnête gars au départ, et Louise, qui sait interpréter ce que veut dire Pericourt et qui est toujours là pour eux, les soutenir, les aider.

En plus, les masques ça le faisait bien dans la période d’Halloween ^^

Il y a également des phrases bien senties et de jolies réflexions. De quoi être révolté aussi ! Et des choses pas mal dans le plan, mais je ne peux vous en dire plus.

Résumé :
1919. Au sortir de la guerre, la société française peine à ménager une place aux anciens poilus devenus encombrants, et les trafics les moins glorieux vont bon train. Albert Maillard, modeste comptable qui a sauvé la vie d’Édouard Péricourt, jeune fils de bonne famille, juste avant la fin des combats, tente de les faire vivre de retour à Paris. Édouard, défiguré, refuse de reprendre contact avec les siens et imagine une gigantesque arnaque à la nation pour tenter de se projeter dans une vie nouvelle, ailleurs.

Prix papier : 22.50€
Prix numérique : 9.99€
Editeur : Rue de Sèvres
Relié: 168 pages 
Sortie le 3 octobre 2015
de Pierre Lemaitre (Auteur),‎ Christian de Metter (Illustrations)

Mon avis/mes impressions :

Au niveau de l’histoire, les grandes lignes restent les mêmes (cf avis film).
Il y a quelques petites choses moins expliquées, et d’autres plus expliquées.
Les 2 supports se complètent bien et sont intéressant, prenant à lire.

Je vous montre un peu le graphisme.
Texte très intéressant et touchant à lire au début.

On a pas mal de pages (168), donc ça s’est une bonne chose, pour bien (re)plonger dans l’histoire et qu’elle soit bien présentée quand même.

L’illustration de la BD est jolie, les ailes de paon, elle fait penser à la liberté. Elle est assez représentative l’air de rien.

lesvoyagesdely - BbG_BqzHGc_

Albums Time : L’abri et La petite princesse

Un peu de douceur dans un monde brutes ? C’est parti !
Je fais les fiches un peu plus courtes avec juste le résumé et un lien, sinon je vais avoir du mal à m’en sortir, la preuve le retard sur les films …

L'abri par Claire

Résumé :
Une tempête s’annonce. Chaque famille se prépare et fait des provisions avant de s’enfermer, bien au chaud. Mais deux étrangers avancent dans le froid. Ils ont été surpris par la tempête. Qui sont ces gens ? Que veulent-ils donc ? La méfiance amène les habitants de la forêt à fermer leur porte et leur coeur. Heureusement, un acte de bonté survient…

Fiche LA

Mon avis/mes impressions :
Un très bel album, un brin poétique, avec des dessins colorés très doux.
Ils sont tous tellement adorables et se réveillent de manière différente. Quand ils sont au courant pour la tempête, tout le monde participe pour être prêt, c’est très bien cela, même les enfants.
Une fois abrité, à l’abri, ils sont brièvement soulagés, mais quand ils voient 2 inconnus ils se méfient et n’osent ouvrir leurs portes. Cela est triste, mais il est aussi difficile de faire confiance à un inconnu, encore plus ces derniers temps dans la société actuelle et avec les serial killers.
J’ai adoré l’innocence du petit renard, l’enfant, qui a une jolie idée, il ne peut pas faire plus, mais il offre déjà quelque chose.
On remarque aussi que chaque fois que quelqu’un demande un service, il offre quelque chose en retour. de belles notions d’entraide et de partage.
Mention spéciale à la fin très belle.
Un bel album à découvrir.

La petite princesse par Palluy

Résumé :
Lorsque son père, le riche capitaine Crewe, la confie aux bons soins de Miss Machin et de son pensionnat londonien, la petite Sara découvre une toute nouvelle vie faite d’amitiés et de rêves. Choyée et entourée, elle vit comme une véritable princesse. Jusqu’au jour où une terrible nouvelle va tout bouleverser…

Fiche LA

Mon avis/mes impressions :
Les illustrations sont plutôt jolies. le texte a un côté bien écrit, poétique.
C’est l’histoire bien connue de beaucoup d’entre nous qu’on connaît aussi sous le titre Princesse Sara.
Mais quelque part l’histoire va vite, même si j’y retrouve les éléments essentiels, la ligne temporelle n’est pas des plus claires et l’émotion peine effectivement à complètement se dégager. Par contre, pour des petits enfants cela devrait être bien et une belle entrée en matière dans cette histoire et leur donne envie d’en savoir plus.
Si d’ordinaire c’est parfois de belles leçons de vie, Sara est assez différente, elle est rêveuse, elle invente des histoires, elle est une princesse dans son coeur qu’elle soit riche ou pauvre. Elle a toujours cette gentillesse, et le coeur sur la main. Elle n’est pas du tout égoïste, imbue d’elle-même malgré toutes ces belles possessions et avantages. le jour où elle perd tout, elle voit surtout qui reste vraiment, la directrice de l’orphelinat je trouve toujours ça dingue à quel point elle change en 5 secondes, et d’une manière abjecte et cruelle, sans rien tenter, sans aucune parole gentille, elle voit juste la fortune du père en Sara et celle-ci n’est plus, elle ne vaut plus rien à ses yeux.

Album Time : La Grande Ourse

 

La Grande Ourse par Bordier

D’Elsa Bordier
et Sanoe

Editeur : Soleil

Papier : 17.95€
Numérique : 12.99€
Il est atrocement cher sous ces 2 formats pour peu de pages.
Environ 80-90 pages

Je « connais » Sanoe par ses illustrations sur des albums sortis par Nobi nobi et j’adore son travail ❤

Résumé :
Louise, une jeune femme d’une vingtaine d’années, peine à oublier ses proches disparus. Elle vit depuis en leur compagnie, au point même de se couper des vivants de peur de les perdre à leur tour… Sourire, profiter de la vie sont des choses qu’elle semble ne plus savoir faire. Soudain, l’étrange Phekda, l’une des étoiles de la Grande Ourse, fait irruption… et l’entraîne dans une immersion au plus profond d’elle même. Une immersion qui passe par une virée sur la plage de son enfance, par une nuit dans une petite maison biscornue, par une forêt labyrinthique qui oscille entre réel et fantastique jusqu’à la montée de cet incroyable escalier sorti des nuages… Mais où la mènera-t-elle ? Et quelles en seront les conséquences ?…

Mon avis/mes impressions :
C’est superbe, les illustrations sont très belles, à couper le souffle. Le message délivré est beau. Mais ça va très vite et reste jeunesse.
L’histoire est comme un rêve éveillé, elle avance, elle ne trouve que bienveillance et aide. C’est beau, c’est doux, c’est plein d’espoir, on fait de très belles rencontres mais on n’a pas tous les dialogues, et l’histoire elle manque de profondeur. Si Louise en est là, ce n’est pas pour rien, et ça ne se répare pas si facilement !
Un livre à lire et à relire pour son graphisme et l’espoir qu’il dégage.

Louise est touchante. On voit juste qu’elle voit des fantômes, on ne connaît rien de son histoire. Apparemment, elle a même réussi à être en couple, mais il n’en peut plus et la quitte. La petite étoile si belle apparaît telle une fée, elle la connaît, elle l’a observé, elle veut lui redonner goût à la vie avant que Louise fane, s’étiole avant l’heure, et pour qu’elle n’ait plus peur, avance dans sa vie et en profite. Le propos est donc très beau et prometteur, du coup je regrette beaucoup le manque de consistance de l’histoire.
Mais ça reste un très bel album que je conseille pour les merveilleuses illustrations de Sanoe et l’espoir qu’elle dégage.

Vous devez donc garder en tête que c’est comme un album jeunesse, que le message est puissant, mais qu’il manque beaucoup de choses, ici c’est du fantastique, donc on va admettre que ça marche d’un coup de baguette et juste parce qu’elle a accepté et pris le risque de suivre Phekda. Magique !

Même si ça avait bien commencer quand Phekda la fait renouer avec son passé pour lui montrer qu’à une époque elle savait sourire. Mais les choses ont changé depuis, et elle a grandit.
Tout va vite, bien trop vite.

 

BD Time : Le monde de Zhou Zhou tome 1 (Fiche)

Le monde de Zhou-Zhou, tome 1 par Zhao

Résumé :
Yu Zhou zhou, petite fille de 6 ans, entre à l’école. Elle a vécu jusqu’ici avec sa mère.. Heureusement, elle va bientôt faire la connaissance de Benz – Benz, un garçon de même âge qui pleure tout le temps (il a ses propres démons).
A la maison les difficultés s’accumulent, et Yu Zhou zhou va devoir s’installer chez la sa grand-mère. La petite fille doit désormais partager sa chambre avec deux cousines plus âgées qu’elle… Jalousies, premiers conflits et premières amitiés surtout, une nouvelle vie commence pour la petite fille.

Edité par Casterman
De Golo Zhao
Disponible en numérique
la série sera composée de 2 tomes, un seul tome est sorti à l’heure actuelle

Mon avis/mes impressions :

Une BD tout en couleur poétique et charmante.
La BD est très agréable à lire, les couleurs sont douces dans des tons pastels, la police de caractère est agréable et change selon, on peut très bien avoir du texte en blanc, et du texte en noir …
Du haut de ses 6 ans, Zhu Zhu n’a pas vraiment eu de chance, mais elle s’imagine des histoires, et vit sa vie tranquillement. Son monde est peuplé de super-héros.
Dès le début, le ton est agréable, on sourit en découvrant cette première planche qui peut nous remémorer des souvenirs et cette jeune fille.
Pourtant sa vie n’est pas tous les jours faciles, ni sa relation avec les autres. Elle a même du mal à pouvoir aller à l’école suite à un problème. Elle va vivre avec sa grand-mère et ses 2 cousines, seulement elle est loin de s’entendre avec elles.
Elle continue à se réfugier dans son monde, à parler seule, elle n’a pas vraiment de bonnes notes, pas de fleurs (bon point), elle ne fédère pas les foules, mais elle aussi a le droit de vivre et de profiter des bonnes choses. Il faut dire aussi qu’elle aime jouer, que rester concentrer en cours est difficile pour elle.
Mais elle a son ami Benz Benz qui n’a pas la vie facile lui non plus et pleure bien souvent. Sauf que quand elle va vivre chez sa grand-mère, ils doivent se dire au revoir.
Elle fait la rencontre d’autres jeunes garçons, un la taquine beaucoup mais semble vraiment s’intéresser à elle.
Du haut de ses 6 ans, elle tente de vivre sa vie pleinement, malgré l’absence de sa maman par moment, malgré les problèmes, malgré la dureté de la vie. On ne voit pas grand chose non plus. On verra juste quelque chose vers la fin.

Une BD touchante, poétique, adorable, pour passer un moment avec une petite fille chinoise. Elle est comme un bonbon amer (tendre mais parfois on ressent l’amertume de la vie)

On a quelques fois de beaux dessins pleine pages.
On a aussi des bonus à la fin de la BD pour nous expliquer mieux certains fonctionnement en Chine, c’est intéressant !

BD Time : Balthazar au pays blême

Résultat de recherche d'images pour "balthazar au pays blême"

Résumé :
Saint-Pétersbourg, début du XXe siècle. Balthazar s’enfuit de l’orphelinat pour échapper aux sbires du terrible Raspoutine. Poussé toujours plus au Nord par ses poursuivants, le jeune garçon atteindra les confins de la Sibérie, où il découvrira à la fois le secret de ses origines et comment contrer les pouvoirs maléfiques du maître des ténèbres. Tout le merveilleux de la Russie éternelle convoqué pour un conte enlevé et flamboyant.

Sortie le 30/08/2017 chez Casterman
de Mathilde Domecq et François Corteggiani

Disponible en numérique

Mon avis/mes impressions :

Voilà une BD que je n’ai croisé nulle part, et qui a été une excellente surprise, la note s’est bonifié (a augmenté) au fil des pages.
Le graphisme n’est pas mal sans être exceptionnel, le tout en couleur. Il y a quelques bulles comme la manière dont débute l’histoire avec le texte et le format de la bulle que j’ai particulièrement adoré.
Le très joli truc en plus a aussi été le dessin en noir et blanc de toute beauté à chaque changement de chapitre. Ils sont juste magnifiques.
Ensuite, j’ai adoré l’ambiance russe avec Raspoutine, qui n’est pas sans rappelé Anastasia. J’ai adoré ma rencontre avec tous ces personnages. Le jeune Balthazar est orphelin, il va s’enfuir de l’orphelinat et être poursuivi, il va aller à la rencontre de sa destinée faite de dangers mais également de belles rencontres, d’un zeste de magie, et ce sera également l’occasion d’en savoir plus sur lui-même.
Son jeune ami le soutien, ça fait plaisir à voir, malgré qu’il se retrouve alors lui-même en danger.
Il y a également une dose d’humour, et beaucoup de choses à découvrir, des surprises nous attendent régulièrement.
Ce livre est une excellente surprise et découverte

lesvoyagesdely - BZI1JJsnaFt

 

BD Time : Les petites victoires

Les petites victoires par Roy

Résumé :
Comment dire à son fils tant désiré qu’il est le plus formidable des petits garçons malgré le terrible diagnostic qui tombe comme un couperet : autisme, troubles psychomoteurs, inadaptation sociale…

C’est le combat que va mener ce père, resté uni à sa femme malgré leur séparation, pour transformer ensemble une défaite annoncée en formidables petites victoires.

Petit mot sur l’édition : celle ci est en noir & blanc, les dessins ne sont pas beaux, mais correct, simples et assez réaliste. J’ai juste été un peu choquée que tout était en noir et blanc et descendue de 1 à 2 points la note (babelio, livraddict).
C’est survolé, mais on nous avait prévenu, et c’est vraiment une histoire à lire !
Malgré tout, cette fois ci je n’ai pas été aussi généreuse que les autres ^^’
Si jamais juste noté certaines choses je l’aurai été tout autant, mais pas pour l’ensemble, même si je suis d’accord que c’est touchant et à lire !
La BD est finie mais sans être vraiment finie !

Mon avis/mes impressions :
C’est une très belle et touchante histoire sur un enfant né différent, et l’amour d’un père. Ce qui est aussi important et marquant c’est qu’au-delà de l’autisme, c’est une belle leçon pour tous les parents, d’aimer et accepter son enfant comme il est et non comme on voudrait qu’il soit, de l’aider à s’enrichir, s’épanouir.

Marc et Chloé s’aiment. Tout naturellement au bout d’un moment ils font un bébé, ils s’étaient également fait une promesse. Marc a un travail plus dans l' »émotionnel », il dessine des BD. Il n’est pas forcément bien jugé par les amies de sa femme, mais Chloé sait ce qu’il fait pour elle. Il a des attentions pour sa femme et son fils qui font grand plaisir à voir, à prendre en exemple ! Ils ont du respect l’un pour l’autre et ceci durera.
Le diagnostic tombe vite et au début Marc réagit mal, mais arrivera à prendre du recul dessus. Je suis par contre très déçue que le couple reste séparer comme si c’était impossible d’être avec Olivier tout le temps.
Chloé a beaucoup de patience, elle a la chance de faire de bonnes études et avoir par la suite un métier qui rapporte bien apparemment.
Tous les 2 restent présent pour leur fils à leur manière.

On va donc surtout suivre le père et ses efforts, ses questionnements. C’est la partie la plus intéressante et prenante. Le titre de la BD est très bien trouvé : les petites victoires. Il travaille longtemps et fait preuve de patience avec son fils, il ne suit pas tout ce que les institutions lui ont dit et qui le choque. Il dit des choses marquantes et importantes qui doivent toucher tous les parents. Il parle des désirs, espoirs qu’on a à travers son enfant et qu’il faut le prendre comme on nous le donne. On ne choisit pas. Ici, il doit déjà apprendre à comprendre son fils, tenter de se mettre à sa place. Il n’a pas tort qu’au niveau institution on a des papiers austères, des médicaments … Je n’aime pas trop qu’ils en parlent comme d’une maladie. J’aime comment Marc bouscule les choses, tout en ayant du respect pour les méthodes des autres.
Comme il dit aussi, lui il ne s’intéresse pas à tout en général, mais à l’autisme de son fils. Petit à petit, Olivier apprend des choses, à interagir avec des gens aussi.

Il fait des jeux avec lui, lui montre des choses, interagit avec lui, le pousse à interagir avec les autres, veille à ce qu’il développe plusieurs compétences, instaure des récompenses, des traditions plutôt. Il prend des moments pour lui aussi. Il distingue ce qui est caprice, et reste le chef ! Il est aux petits soins pour son fils tout en voulant le rendre autonome. Beaucoup de gens auraient des choses à apprendre de cette BD et de Marc et Chloé XD (vu ce que je croise par moment)

Les différences gênent souvent les humains, que ce soit de comportement, ou autre. Au-delà de ce que l’on a qualifié d’autisme, c’est une belle histoire sur l’acceptation de l’autre et de ses différences, qui peuvent également nous enrichir. C’est le combat d’un père pour son fils, c’est l’amour d’un père pour son fils.

Marc est sincère, il essaye de dire ce petit mantra, celui qui reste bloquer dans sa gorge au départ, qu’Olivier est plus formidable des petits garçons (comme c’est le sien).
Les parents peuvent aussi éprouver de la culpabilité, être mal, ici on ne voit pas trop cela, « juste » que le papa a du mal avec le diagnostic.

Moment marquant : A un moment, Marc se rend compte de combien le regard des autres peut être dévastateur, il essaye de l’oublier.

Moment touchant : Il apprend à son fils à regarder dans les yeux (couverture)
A un moment un petit garçon qui joue avec Olivier, dit à Marc que son fils est bizarre, et s’il n’a pas un problème au cerveau. Marc lui dit alors qu’Olivier est différent mais qu’il aime bien joué avec lui, et le petit gars répond que lui aussi il aime jouer avec Olivier.

Autre superbe moment : Marc parle de l’accompagnement, la confiance à donner à son enfant, et que ça va l’aider à avancer, à croire en lui !

Dans un monde où le travail prédomine, et le présentéisme, et il nous reste pas tant de temps que cela, où le regard des autres se fait inquisiteur, où le harcèlement moral n’es pratiquement pas géré, on peut aussi se poser la question de l’investissement à faire, qui peut être bien cruel et difficile. Et de quelle vie il aura dans ce monde aussi beau que cruel ?!

Une BD à lire en tout cas.

BD Time : Les cochons dingues

Les cochons dingues par Dufreney

Edité par Delcourt
de Laurent Dufreney (Auteur), Magali Paillat (Auteur), Miss Prickly (Illustrations)

Disponible en numérique

Résumé :
Ils sont très mignons et aiment grignoter, dormir, faire de drôles de petits bruits, grignoter et dormir encore. Ce sont…les cochons d’Inde ! Une BD qui va bouleverser l’idée que l’on se fait de ces adorables rongeurs.

Mon avis/mes impressions :
Pour commencer, avez vous vu le jeu de mots, nous sommes avec des cochons dindes et le titre s’appelle les cochons dingues XD
Le titre se veut très humoristique, mais ces adorables petites boules de poil nous font fondre. Chacun à son petit caractère. La fin est très pédagogique et permet de se rendre compte de la réalité à assumer si on veut un ou des cochons dindes comme animaux de compagnie.
Dans cette petite histoire avec nos adorables compagnons, nous suivons César, le tout nouveau cochon dinde qui arrive au parc. Le parc est très beau, il y a de la place, on voit qu’on est aux petits soins pour eux. Seulement César vient d’une ferme, où il était à l’air libre avec d’autres animaux, et là il se sent dépassé et emprisonné, il rêve d’évasion et tente de le faire comprendre aux autres, qui ne comprennent pas et se sentent très bien dans leur grand parc.

Un adorable moment, une histoire toute mignonne, à passer avec nos amis les cochons dindes.

BD Time : Silencieuse(s)

Couverture Silencieuses

Résumé :
Stop au Harcèlement de rue: « Chatte à talon! » Des mots crachés comme ça. A son passage. Mais elle a fait semblant de ne rien entendre. Comme toujours. Avec le recul, ce n’est pas grand-chose… Elle pourrait même trouver la formule assez drôle. Sauf qu' »Elle », c’est Anaïs, Mahé, Zoé, Julie…

de Sibylline Meynet  et Salomé Joly.

Fiche LA

J’ai découvert son existence par la petite renarde Margaud. Quand l’occasion s’est présenté de le lire, je l’ai saisi.

Mon avis/mes impressions :
Une excellente BD qui traite d’un sujet qui n’aurait jamais dû exister : le harcèlement de rue, tout comme le harcèlement en général.
Les dessins sont très agréables (surtout pour une BD) et la vie est bien croquée, réaliste. On voit les liens entre les différentes jeunes femmes, des instants de vie nous font sourire, elles tentent de construire leur vie au mieux, d’avancer. C’est déjà pas tous les jours faciles, alors ne pas pouvoir aller où on veut, s’habiller comme on veut, être prise comme une sorte d’objet sans considération est une HONTE et NON ça ne devrait pas exister, ce n’est PAS TOLERABLE. Non, mais il se sentent bien pour oser faire ça ?! Les hommes ne doivent pas sous-estimer non plus ce que ça peut créer. Elles ne l’ont pas cherché, elles sont victimes, et doivent faire entendre leurs voix.

Nous rencontrons assez vite toutes ces jeunes femmes, c’est tellement bien croqué qu’on s’attache vite à elles. Pourtant on n’a pas vraiment le temps de faire connaissance, juste de croquer des instants de vie, de les voir avancer, avec leur famille, avec leur petit-ami. Et toutes à un moment rencontre une situation hallucinante : on les siffle, on les touche, on leur lance des « invitations », on les suit.
Le thème c’est le harcèlement de rue, mais on aurait aimé passer plus de temps avec elle.
Après, il y a l’incompréhension, la honte, la peur, ne pas oser en parler. On tremble, car il n’y a que quelques pas pour que ça atterrisse au viol. On voit que ça les retourne, les larmes.
Jupes ou pantalons, ils trouvent toujours une raison pour les embêter :(.

Il y a des moments touchants, la fille avec sa grand-mère trop mignonne, mais on a de quoi s’interroger, car il y a encore beaucoup de progrès à faire.

A cause d’idiots, elles changent leur comportement pour se préserver. Malheureusement, ce n’est pas le seul cas dans lequel on est amené à ce genre de chose :s.

Nous sommes encore dans une histoire de différence et ici vous savez quoi ? C’est juste d’être née femme.

Dans un monde où on trouve ça normal, où les gens ne bougent pas en voyant ça, où des gens se permettent de faire ça, où les femmes sont toujours moins bien payées que les hommes, où certains hommes font des remarques qui vont dans leur sens. Dans un monde qui tolère le harcèlement sous toutes ses formes, et rend coupable les victimes. Il faut vraiment faire comprendre que ce n’est pas normal, en parler et que ça change !

 

Vous en avez déjà été victime ? -_-

BD Time : Adieu Monde Cruel !

Adieu monde cruel par Rousselot

Résumé :
Séparés, ils ont raté leur vie… Ensemble, vont-ils réussir leur mort ?
A la faveur d’une rencontre anonyme sur internet, trois hommes et une femme se donnent rendez-vous à l’aube sur la place d’une grande ville. Sans échanger noms ni prénoms, ils entrent dans une voiture, abandonnent leurs téléphones et quittent la ville.
Le mode opératoire de leur funeste projet, décidé d’un commun accord, semble bien en place : L’endroit, l’ambiance, les derniers mots. Bref, il y a plus qu’à…
Seulement rien ne va se passer comme prévu. Car si vivre seul n’est pas toujours facile, vouloir en finir en groupe est loin d’être simple et peut vous réserver quelques surprises..

de Stéphane Massard, Jean Rousselot et Nicolas Delestret (2017)

Fiche LA

Mon avis/mes impressions :
Cette BD est une jolie surprise.

Le dessin est sympa.
On tourne quelque part à la dérision, pourtant le sujet est sérieux, et on se demande comment ils en sont arrivés là, à prendre une telle décision.
Quand on débute, ils se rejoignent, on dirait vraiment que c’est pour préparer un sale coup, un crime (braquage, meurtre …). Ils ne savent ni leur prénom, ni leur âge, ni leur profession, ni la raison de cette envie d’en finir avec la vie définitivement.
On voit quelques bribes, et petit à petit comme rien ne se passe comme prévu, des choses se dévoilent.
Adieu le joli plan bien préparé, plein de bâtons dans les roues.
On note aussi qu’ils aimeraient en finir ensemble sans souffrir, et que leurs réactions restent très humaines et touchantes. Ils n’ont pas vraiment les réactions de gens allant commettre un tel acte. Ils se soucient de choses, comme toujours, comme tout le monde.
Alors que va-t-il arriver à ce petit groupe réunit pour un bien sombre projet ?
La couverture est belle et impacte, ils sont réunis mais comme prêt à se faire sauter la tête.
Une lecture sympathique que je ne regrette pas d’avoir eu l’occasion de faire.