Lecture Time : L’oiseau bleu

Un grand merci à Ki-oon pour m’avoir permis de découvrir cette histoire émouvante, touchante.
Et également d’y avoir joint un poster et un extrait d’Unlucky men, qui m’intrigue aussi.

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Fiche one shot MN

Résumé:

Yuki Higashimoto est la plus heureuse des femmes : un mari aimant, Naoki, ainsi qu’un adorable garçon de cinq ans, Shu, la comblent de bonheur. Mais la sortie de route de la voiture qui les ramène d’un innocent pique-nique va sonner de manière cruelle et irrémédiable la fin de cette existence paisible… Le petit Shu ne survit pas à la violence du choc, et Naoki est plongé dans un coma végétatif. Pour Yuki, un long combat commence : comment reconstruire sa vie et préserver un lien avec un mari qui est présent sans l’être ?

LES POINTS FORTS DE LA SÉRIE:

Dans ce manga post 11 mars 2011, l’auteur du remarqué Chien gardien d’étoiles évoque la difficulté de surmonter la perte d’un être cher. Famille, enfance, vieillesse, oubli… la plume poétique de Takashi MURAKAMI parcourt délicatement le cycle de la vie et fait mouche en nous transmettant un formidable message d’espoir.

Mon avis/Mes impressions :

C’est une belle chronique sociale : prenante, intéressante, angoissante, on y rit, on y pleure. En somme, c’est la vie ! Dans toute sa splendeur et toute son infamie. Des personnages très réels, et faisant au mieux. Des femmes aimantes et courageuses.
Tout est inexorablement lié, la perte d’un être cher voire de soi-même en toile de fond. Comment y faire face ? Comme on dit, quoi qu’il arrive il faut continuer à avancer. Très réaliste sans jamais verser dans le pathos, tout en finesse.

L’oiseau bleu en voilà un beau titre, une belle couleur, une envie de liberté, de s’envoler.
Ce que j’ai trouvé : une quête du bonheur ? d’espoir de plus aucune maladie ? voire d’immortalité ?! Mais qu’est ce le bonheur ?
Un côté poétique.
L’oeuvre est décomposé en 2 grandes phases : l’oiseau bleu et les feuilles mortes dont le titre et son double sens japonais est expliqué à la fin par l’auteur, car oui on a une postface. Il nous explique aussi l’influence qu’à eu la catastrophe du 11 mars 2011, et son envie voire sa nécessite de parler de la perte d’un être cher.
Et tout est lié, plein de personnages. Dans un monde si grand, on peut même retomber sur quelqu’un de son passé.
Mais je ne vous dirai en aucun cas les liens. Vous les découvrirez par vous même.

Adolescente, j’en étais arrivée la conclusion la vie est une longue suite d’épreuves. Ce Oneshot nous montre plein d’épreuves, mais aussi la force de vivre, le courage, le cycle de la vie.

Un dramatique accident prive une maman de son jeune fils, et son mari tombe dans le coma dans un état végétatif où on est sûr de rien. Elle a beaucoup de mal à accepter la mort de son fils, elle fait beaucoup de dénis, par ailleurs elle s’occupe  énormément de son mari, fait tout pour lui, et pourtant le système ne l’aide pas, les frais sont conséquents. Certes, on est dans le système japonais, mais ça n’est guère mieux dans le français.
Par ailleurs, un homme fait tout son possible à son travail, dans une usine : une aciérie, il veut que son fils ait de meilleurs chances de s’en sortir, de pouvoir réfléchir par lui même grâce aux études. Du travail mais peu de personnel, l’usine demande souvent à ces employés de rester, comme cela veut dire plus de sous il se dévoue très souvent. Mais à trop en faire, qui peut tenir la cadence ? Et l’usine ne peut accepter cette vérité, car il y aurait des impacts négatifs. Un collègue, qui s’est souvent occupé de son fils, est très marqué par tout cela.
Et enfin, il arrive à un adorable couple âgé une chose effroyable et une rencontre impromptue, un peu de joie dans l’horreur. L’homme est frappé par la terrible maladie d’Alzheimer, j’ai été d’autant plus touché qu’il nous parle directement, nous explique ce qu’il ressent, et parfois le dessin devenait tout noir comme lui qui perdait tous ses repères. Là encore, le système est loin d’aider assez. Les post it aident bien à s’y retrouver, mais imaginez l’horreur pour sa femme, et fatalement plus la maladie avance pire c’est.

Pour finir, on a le droit à quelques belles pages couleurs : au tout début, avec l’oiseau bleu et à nouveau quand on débute les feuilles mortes.
Tout retournera à la poussière.

Le graphisme est bien et correspond à son genre.

 

J’ai hâte un jour d’enfin lire le chien gardien d’étoiles, un autre oeuvre du mangaka.

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