Cinéma Time : The Garden of Words

Résumé :
Takao, un jeune lycéen qui souhaite devenir cordonnier, sèche les cours et se rend dans un jardin japonais où il s’entraîne à dessiner des chaussures, les jours de pluie. Il y fait la rencontre de Yukino, une étrange jeune femme. Alors qu’ils deviennent de plus en plus proches, la saison des pluies touche à sa fin…

Durée 45 minutes de Makoto Shinkai
Traduction : le jardin des mots
Date de 2013

Mon avis/mes impressions :
Makoto Shinkai nous livre une pépite, une merveille à voir et à revoir, tant sur l’image, la bande son que sur l’histoire. Beaucoup d’émotions s’en dégagent.
Les images sont au niveau de l’affiche juste sublimes.
Deux êtres qui se rencontrent et se revoient dans d’étranges circonstances, ils partagent des choses mais ne se connaissent pas vraiment. Les jours de pluie, un nouveau monde s’ouvre à tous les 2. Ce petit jardin est leur lieu à eux deux.

Le graphisme est à tomber, on ne peut pas ne pas rester focaliser, garder les yeux dessus. Le film n’a aucune dimension fantastique.
L’esthétique est soignée, on bouge avec les personnages, on vit avec eux, on entend la pluie qui tombe, les émotions sont décuplées.

Le jeune Takao n’a pas forcément une situation familiale facile, mais il y a de l’amour entre eux, il est au lycée. Il souhaite devenir cordonnier, il craint qu’on se moque de lui. Il a des amis, il a sa vie. Seulement, il sèche ses cours les jours de pluie, et seulement les jours de pluie.
Un jour, il va dans un jardin, c’est un jour de pluie. Et il croise Yukino, qui semble plus âgée que lui. On ne connaît ni son âge ni son métier. Au fur et à mesure, ils font connaissance. Yukino a l’air blessé, elle récite des poèmes, l’écoute. Ensemble, ils partagent quelque chose. ils finissent par se retrouver tous les jours de pluie. Mais Yukino qui semble être en âge de travailler en entreprise, que fait-elle dans le jardin ? Peut-elle seulement se le permettre ?

Les moments de vie sont jolis, bien brossés. Ce n’est pas forcément parce qu’elle est la plus âgée, ou une femme, qu’elle sait ou pas faire quelque chose mieux que ce jeune lycéen.

Takao avance dans sa vie…les choses et des questions vont se relier magistralement.

C’est une oeuvre sublime, touchante, poétique, où 2 personnes partagent au départ de simples instants de vie sans en savoir beaucoup sur l’autre. Comme Takao, on va s’interroger sur Yukino …
Tant par l’histoire que par le graphisme, une histoire à voir et à revoir ! Une histoire touchante qui fait réfléchir.

Je ne peux pas vous en dire plus, mais si vous ne l’avez toujours pas vu, réparer vite cela XD !

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Cinéma : Demain tout commence

Résumé :
Samuel vit sa vie sans attaches ni responsabilités, au bord de la mer sous le soleil du sud de la France, près des gens qu’il aime et avec qui il travaille sans trop se fatiguer. Jusqu’à ce qu’une de ses anciennes conquêtes lui laisse sur les bras un bébé de quelques mois, Gloria : sa fille ! Incapable de s’occuper d’un bébé et bien décidé à rendre l’enfant à sa mère, Samuel se précipite à Londres pour tenter de la retrouver, sans succès. 8 ans plus tard, alors que Samuel et Gloria ont fait leur vie à Londres et sont devenus inséparables, la mère de Gloria revient dans leur vie pour récupérer sa fille… (Source : Allociné)

Mon avis/mes impressions :
Pour une fois, on se retrouve avec un bon film français, touchant, même si parfois ça a l’air un peu idéalisé. C’est un très bon moment à passer, le meilleur rôle d’Omar Sy. On ne croirait pas que c’est un film français, il a marché comme marche des films américains, anglais sur moi. Comme quoi ils peuvent faire quelque chose de bien ! Un joli hymne à la vie !

Samuel (incarné par Omer Sy) vit une vie très tranquille, à la baba cool, le genre de personne qu’une partie de moi-même a envie de baffer à ne rien prendre au sérieux, faire n’importe quoi. On ne sait même pas vraiment s’il a fait des études, aucune attache, il anime un centre de vacances je dirai, la plage, la mer, les vacances, le bateau. Il fait la fête, couche avec plein de filles même plusieurs en même temps. Il ne se prend pas la tête, énerve sa patronne mais en même temps ramène des clients et les fait revenir avec sa chaleur, sa joie de vivre, qui sonne a priori assez naturelle.
Mais un jour, une jeune dame vient, elle lui annonce qu’ils ont couché ensemble il y a un an et lui présente son bébé. Là, il se livre à un jeu de mot, il est perdu. Et voilà qu’elle dit qu’elle va payer le taxi et le laisse, et qu’elle se casse avec le taxi (oui, elle abandonne sa fille à un inconnu, voire pratiquement)
Désemparé, et prenant la vie comme elle vient (c’est ce que je dirai), il la poursuit à l’aéroport, mais la rate, et va à Londres. Là, il est perdu, dans cet endroit où il ne connaît ni la langue ni la ville, adieu soleil et mer, bonjour pluie. Il ne se débrouille pas trop bien en anglais. Pour certain, la vie peut offrir de drôles d’opportunité, suite à une bévue et une rencontre voici son avenir pas si mal assuré que cela dans un métier certes original.
C’est absolument étonnant qu’il reste là bas, ne fait pas de test de paternité, ne la confie pas à la DDASS. Elle est là, et il l’intègre plus ou moins laborieusement à sa vie, sans se poser plus de questions. Il se bat d’abord pour retrouver sa mère, puis en sa mémoire invente des histoires.
Samuel, toujours aussi baba cool, mais avec une fille maintenant. Dans son malheur, cette rencontre a été une chance énorme, il a maintenant une vie un peu plus stable, un beau foyer, il y a mis sa joie de vivre, ses pétillements dedans. Il a une maison et une façon de fonctionner incroyable par moment. Il use toujours autant de ses charmes, atouts mais sans coucher à tout va.
L’histoire est belle, touchante, assez incroyable avec une très belle double lecture.

Samuel a sa fille Gloria, il fait tout pour elle, mais ne maîtrise toujours pas vraiment son anglais, c’est elle qui traduit pour lui. Il semble conserver des comportements que la société qualifierait d’irresponsable. Il ferait tout pour elle. Ils forment un magnifique duo à l’écran qui nous fait rire, nous touche en plein coeur. C’est un papa plein d’amour pour sa fille.

Mais un jour la mère revient. Et si tout cela n’était pas si simple ?

Mention spéciale à Bernie qui est une crème et une aide précieuse.
Mention spéciale à Gloria qui est une super jeune fille, intelligente, dynamique …

Ce film est beau, touchant, nous fait passer du rire aux larmes, nous entraîne. On ne peut pas être sûr avant la fin, les derniers mots qui nous sont donnés. C’est aussi un hymne à la vie, et d’en profiter. Et une réflexion sur qu’est-ce qu’un parent ? C’est aussi un humain, qui ne peut pas tout savoir, qui a ses défauts, mais c’est surtout important d’être présent pour son enfant, bien l’élever, passer du temps avec lui pour tisser des liens, lui donner de l’amour, de la confiance en lui.

Cinéma Time : Before I Fall / Le Dernier Jour de ma Vie

Résumé :

Une élève de Terminale se rend compte qu’elle est peut-être en train de revivre sans cesse le dernier jour de sa vie jusqu’à ce qu’elle fasse les choses bien. (Source : Allociné)

Adapté du livre Le Dernier Jour de ma vie de Lauren Oliver

Mon avis/mes impressions :

Before I fall est peut être un film typiquement adolescent, mais c’est aussi tellement plus. Il aborde un sujet des plus intéressants et nous permet de fissurer tous les masques.
Et si vous deviez vivre éternellement la même journée ? Si rien de ce que vous faisiez n’y changeait rien ?

Before I Fall, avant que je ne tombe, avant que je réfléchisse, que je remette les choses en perspective.
La dernier jour de ma vie, mais elle n’est pas réellement morte, elle revit la même journée perpétuellement.

Samantha dite Sam est une adolescente à qui semble tout réussir, famille aimante, groupe d’ami, petit ami, pas de problème majeur à l’école, de santé ou autre.
Elle n’est pas vraiment méchante, mais elle n’hésite pas non plus à suivre le groupe, et donc à en rajouter une couche. Elle n’est pas vraiment gentille, car elle a oublié des choses essentielles, elle n’a plus beaucoup de contact avec sa famille, se souci de l’amour, de ses amitiés, ça ne la gêne pas de dire ou faire des choses méchantes, elle ne perd pas son temps avec certaines personnes. Bref, une adolescente dans toute sa splendeur. Les 4 filles ont quelque chose d’attachant, leur amitié, et en même temps on voit l’effet de groupe par moment. Le film ne récèle donc rien de spécial au départ, oui ces petits adolescents sont même énervants, ils n’ont pas l’air non plus de se tuer au travail ou de se soucier de leurs cours. Il disent des méchancetés, vont à des fêtes etc, la plupart. Ceux qui ne sont pas comme eux, qui sont considérés comme les « faibles » (je n’aime pas ce terme) en font les frais, à croire qu’il faut absolument emmerder l’autre, alors quoi ils ne se sentent pas vivre sinon ?!

Comme je dis toujours le harcèlement, le rejet c’est compliqué. Et cette vie qui ne tient qu’à un fil. Encore une journée passée 100 à l’heure, et là l’accident, ça aurait pu être la fin, mais Sam se réveille dans son lit, et tout recommence, c’est exactement pareil sauf si elle change la donne.

Classiquement, elle remet tout en question, elle a du mal à accepter la vérité. Et puis petit à petit, elle remet les choses en question autour d’elle, elle en marre de ces petits jeux qui se répètent inlassablement, elle réfléchit à ce qui est vraiment important, à ce qu’elle ressent vraiment, à comment les choses ont pu évoluer ainsi, elle se confronte à des gens, elle apprend des choses, des vérités qui ont de quoi vous faire rire jaune. Elle renoue avec sa famille, elle gueule d’abord un bon coup sur ses amies, puis la fois suivante renoue avec elles. Elle ose dire aux gens qui comptent pour elle que c’est le cas, qu’ils comptent, qu’elle les aime !

La musique participe bien à l’ambiance du film.

Tout a une nouvelle perspective pour elle, vu que ce qu’elle fait ce jour là, elle n’en a pas les répercussions, vu que le jour suivant n’arrive jamais. Elle ignore ce qui se passe, comment casser la boucle, si elle est en Enfer, si c’est une punition, elle réfléchit plus sur ses actes, la mort n’a plus la même perspective pour elle (si elle meurt, elle revient). Tout change !

La fin est assez abrupte, mais ce film vaut surtout pour ses réflexions et ce qui se dégage une fois le masque fissuré !
Ce ne serait peut être pas une mauvaise idée de temps en temps oublier la routine, se poser pour réfléchir sur soi, sur les autres, sur ses actions, sur ce qu’on désire vraiment, ce qui compte vraiment, si c’est juste la société qui a poussé à faire ce choix ….

Manga Time : Point La Maison du Soleil (tomes 1 à 3)

Couverture La maison du soleil, tome 01Couverture La maison du soleil, tome 02Couverture La maison du soleil, tome 03

Résumé :
Petite, Mao passait ses journées dans la famille Nakamura. La vie y était joyeuse et insouciante et comblait le vide laissé par l’absence de sa mère, partie avec un autre homme, et celle de son père, travailleur acharné. Plusieurs années ont passé… Le père de Mao s’est remarié et construit une nouvelle vie de famille à laquelle la jeune fille se sent étrangère. Hiro, l’aîné des Nakamura, vit seul dans la maison familiale depuis le décès de ses parents. Face à la détresse de la jeune fille, il lui propose d’emménager chez lui…

Série terminée en 13 tomes
Fiche du manga sur MN

Pika

Disponible en numérique et en papier.

Mon avis/mes impressions sur ces 3 tomes :
La maison du soleil est un titre tout doux, tout mignon, on laisse rentrer le soleil dans notre vie, et tellement plus.
La maison du soleil c’est une maison où on se sent bien, où on apprend à vivre, à profiter, à participer … C’est important de pouvoir vivre dans un endroit où on se sent bien, comme dans un cocon.
Il est intéressant de voir ce jeune homme qui a un métier correct, intéressant, dans la vie active, à devoir tout assurer : ménage, coût, etc. Il vit tout seul à la base.
Il est mignon et intéressant de voir la relation se développer entre Hiro et Mao, et les animaux, de voir ce que chacun apporte, et sa contribution au bien être du foyer.

On n’empêche guère des écueils du shojo manga et quelque part de l’amour, des relations humaines : non dit, trio, secrets, malentendus, … Mais il y a tellement plus à en retirer, puis il fait du bien au moral. On est contente que Mao se soit trouvé un endroit digne d’être appelé maison.
Il y a aussi pas mal d’ironie, car Mao a été recueilli par Hiro, mais avec ses propres frères et soeurs, la relation n’est pas toujours évidente, et si un jour ils reviennent quelle serait la place de Mao ?
Mao nous touche avec ses différences, son caractère, sa volonté de ne pas être un poids…

Tome 1 :
Ce premier tome avait été une très jolie découverte, douce, intéressante, de jolis dessins et sentiments bien croqués, une situation familiale bien compliquée pour Mao et bien triste pour Hiro.
Ce tome met les choses en place, aussi beau que triste, et parfois on est mal à l’aise.

Tome 2 :
Ce deuxième tome confirme pour l’instant le bien que je pense de la série, même si les travers du shojo reste, et que vraiment le monde est petit parfois.
Je me retrouvais comme ma précédente lecture dans la thématique de la chaleur d’un foyer. Les paroles que dit Mao par moment font mal, sont bien tristes quelque part, et c’est bien comme cela qu’elle ressent les choses, sa vérité. Cela explique les difficultés, les peurs qu’elle peut avoir par moment.
Mao est également pleine de surprises vu qu’elle écrit un roman sur mobile et qu’en plus elle rencontre du succès, se posant des questions sur ses sentiments pour Hiro, elle bloque, et un de ses fans la joint, l’encourage et lui propose une rencontre.
Mao se demande si son père va tenir sa promesse envers Hiro, s’il se soucie vraiment d’elle.
Daiki va faire une réapparition, le frère d’Hiro. C’est intéressant.
Mao est partagé, elle a peur que si la famille d’Hiro se réunit, elle ne trouve plus sa place ici non plus.

Tome 3 :
Une fois encore, un tome tout doux, tout chou, tout mignon. Mettons un peu de soleil dans nos vies.
Le chien Croquette apporte une présence agréable en plus, c’est doux de s’amuser avec lui, quand il vient quand Hiro rentre le soir d’une journée harassante. Mais c’est aussi un coût, des soucis, il faut l’élever.
Le père de Mao nous met mal à l’aise, nous fait nous poser des questions, d’ailleurs Hiro aussi et il le confronte, le pousse à continuer à venir en personne, et que sa fille et lui parlent.
Mao est différente, elle a des goûts pas communs, ce qui lui a valu des difficultés relationnelles. Mais un jour, elle rencontre son amie Chii-san, et tout change pour elle. Elle est acceptée comme elle est, c’est quelqu’un avec qui elle peut bien discuter, d’ailleurs elle va enfin pouvoir vider son sac.
Par ailleurs, on voit que son ami qui a toujours eu du succès auprès de la gente féminine s’en méfie avec l’expérience de ses soeurs, mais Mao qui a des réactions différentes a su le toucher.
C’est intéressant de voir comment ces 3 là se sont rencontrés.
Mao n’a jamais vraiment appris les tâches ménagères, et fait pas mal de choses de travers, en plus comme elle est maladroite. Une fois que Hiro comprend la raison, il pourra l’aider, ainsi que Chii-san (maintenant qu’elle est au courant de la situation) comme ça ils seront 2 pour participer.
Et devinez qui vient à la fin ?

La maison du soleil avec ses dessins doux, sa maison bienveillante fait entrer le soleil également dans nos vies, dans nos coeurs. Cette série en 13 tomes est pour le moment un grand coup de coeur, et on sent bien à sa lecture. Malgré les travers de la vie, des situations, on a le sourire aux lèvres. Il croque également plein de moments, d’instants de vie. Il y a également des situations amusantes.
J’attends chaque tome avec impatience ❤