Cinéma Time : Ce qui nous lie & Avant d’aller dormir

Dire que je n’ai toujours pas eu le temps … donc faisons au moins ces 2 là, peut être les autres en quelques lignes, ou pas, j’y réfléchis. Un avis ?

Voilà déjà 2 films qui valent le coup d’être vu

Résumé :
Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie. Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent

Fiche SB

Mon avis/mes impressions :

C’est assez impressionnant pour le noter mais nous voilà avec un bon film français, les choses sont bien abordées et avec intelligence, ça peut rappeler des problèmes que tout le monde peut avoir à affronter, déjà tout le monde vit, fait des choix de vie. Sous fond de vignoble, de saisons qui défilent telle la vie, et de flashback de l’enfance, un film intelligent, intéressant, qui nous touche en plein coeur.

La musique qui risque de vous trotter dans la tête

Nous avons 3 frères et soeurs, chacun a fait des choix de vie. Un est même parti à l’aventure, fuite, envie d’ailleurs, un peu tout ça finalement.
Ils ont grandi, mais des choses de leur passé leur reste en travers.
Ils ne sont pas non plus les plus à plaindre, pourtant la succession avant d’avoir l’argent reste houleuse, fait ressortir des choses de l’enfance, on se dit des vérités, on se confronte, on fait le ménage dans sa vie, on décide d’où on veut aller maintenant et on avance !
Dans le film, nous avons le droit à un très joli défilé des saisons, nous avons également des histoires autour du vin, c’est particulier, et on rentre un peu dans comment ça se passe. Vendange, goûter le vin, etc. On les revoit aussi enfant, ça donne plus de puissance au film, ça permet de mieux rentrer dans cette famille.
Les choses sont abordées avec une grande justesse, et plein de choses peuvent parler à plein de monde. Une grande force de ce film.

 

Résumé :
Christine Lucas est amnésique depuis quatorze ans, depuis qu’un grave accident l’a laissée sans mémoire.
Tous les matins, elle se réveille en ayant oublié tout ce qui lui est arrivé la veille, sans identité, et se croyant encore une jeune femme de 20 ans.
Jour après jour, aidée de son mari, elle doit tout réapprendre, tout en sachant qu’elle ne se souviendra plus de rien le lendemain. Son mari la soutient du mieux qu’il peut, ne ménageant pas ses efforts pour l’aider à supporter cette situation.
Un matin, le téléphone sonne : il s’agit de son médecin, le docteur Nash, qu’elle voit en cachette de Ben, et qui l’aide à reconstituer le fil de sa vie et de ses souvenirs grâce à un journal vidéo.
Bientôt, Christine découvre que tout, dans son existence, n’est que mensonges et interrogations. Qui est-elle ? Que lui est-il réellement arrivé, quatorze ans plus tôt ?

Adapté du livre Avant d’aller dormir de S.J. Watson

Fiche SB

Mon avis/mes impressions :

Ce film est assez inédit tout en alliant des thèmes connus : l’amnésie & le jour qui recommence. Rien que pour son idée originale et intéressante, il mérite qu’on s’y arrête.

Nicole Kidman incarne donc cette jeune femme : Christine, qui chaque matin se réveille aux côtés d’un inconnu, qui lui dit être son mari. Vous imaginez ?
Autant pour elle qui ne se souvient de rien, qui naît comme « vierge » chaque jour que pour les proches qui sont oubliés, doivent se répéter, combien la situation est difficile.
Par un concours de circonstance, elle finit par suivre une thérapie. Son psy l’appelle chaque matin pour lui expliquer. Elle a fait également dans le film un journal en vidéo, elle se filme, se raconte ses sentiments, ses journées. Comme ça, elle a au moins une base.
Mais quelle vie avoir dans de telles circonstances ? Et si elle se rappelle ?
Comme dans tout bon thriller, le doute s’installe. On doute de plein de monde, y compris d’elle-même.
On finit par apprendre des choses, il y a des révélations. Et en même temps souvent, ça peut se tenir des 2 côtés. Dans cette situation, et à force, c’est dur de répéter la même chose chaque jour, surtout si ça fait mal. Comment faire la part du vrai du faux ? du réelle ou de l’imaginaire ? A qui faire confiance ?

Imaginez l’angoisse avant d’aller dormir, la journée que vous venez de vivre va disparaître, s’effacer de la mémoire comme les précédentes.

L’année prochaine, il va falloir que je lise le livre ! J’aurais juste lu qu’apparemment, dans le livre ce serait un journal papier.

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Film & BD Time : Au revoir là-haut

Ca m’embête un peu de ne pas avoir eu l’occasion de le faire plus tôt (un peu après visionnage et lecture)

Au-revoir là haut est un film, une BD et un livre. Oui, la totale.
J’ai regardé le film, puis découvert la BD. Je n’ai à ce jour pas eu l’occasion de lire le livre (et je ne sais pas si je le ferai, ça dépend aussi d’éventuelles occasions).

L’affiche est très belle, elle montre comme un visage/masque et plein de gens qui sortent de sa tête

Résumé :
Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l’un dessinateur de génie, l’autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l’entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire…
(Source : Filmfrancophone.fr)

Adapté du livre Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre

Fiche SB

Durée : 2 H 00
Genre : Comédie dramatique
Pays : France

Mon avis/mes impressions :

J’ai connu ce film et même cette histoire par sa bande annonce intrigante (et non le bruit qu’il a pu faire, le fait qu’il était adapté d’un livre et tout, sur quoi je suis tombée par après). La BA nous questionne si c’est un jeu ou la réalité mais elle est prenante.

Pour une fois qu’un film français est bien, prenant, intéressant et où 2 heures n’est pas un supplice. Je le conseille !

Voilà une histoire originale, intéressante, prenante, qui nous fait passer par tout un mélange d’émotions. On passe du rire aux larmes. C’est aussi une histoire pour réfléchir à différents niveaux. Albert Maillard (Albert Dupontel), Édouard Péricourt (Nahuel Perez Biscayart), et Louise (Héloïse Balster) forment un superbe trio et tiennent le film (l’histoire) à bout de bras. Cette histoire se passe un peu après la 1ère guerre mondiale, une belle amitié, un lien unique va les unir. Edouard qui a gardé de grosses séquelles de la bataille, et artiste dans l’âme, va se livrer à un drôle de jeu de masques !

Les premières minutes du film seront peut-être pour certains difficiles à soutenir, on est dans les tranchées, les hommes sont à bout de forces, la 1ère guerre mondiale fait rage, mais elle devrait bientôt se finir. Pourtant, cela ne semble pas convenir à tout le monde.
Après un coup fourré, étrangement il va se passer quelque chose de beau au milieu de l’horreur : Pericourt sauve Maillard in extremis, mais subit de graves séquelles. Pericourt est défiguré, et n’accepte pas de revoir sa famille ainsi. Maillard va le faire passer pour mort (à la demande de Pericourt). Pericourt est un artiste de génie dans l’âme, qui aime dessiner, pas toujours facile, et plein de surprises. Maillard se sent redevable, il ne le laisse pas tomber malgré sa situation difficile et qu’au final Pericourt est une charge supplémentaire à assumer. Pericourt s’invente de nouveaux visages. Louise est une fille du voisinage, elle s’attachent à eux, et peut interpréter les paroles de Pericourt.
Alors que Maillard avait un métier correct, qu’il a survécu à la guerre, rien ne l’attend à son retour, il affronte moultes difficultés et ne trouve plus d’emploi dans sa branche. C’est bien triste. Maillard et Pericourt ont une belle union, ils sont unis par quelque chose d’unique, cela n’empêchera pas les disputes.
Pericourt qui a la haine du système, qui veut se venger va monter une gigantesque et ironique arnaque, ce pauvre Maillard va être chargé de trouver l’argent pour mettre tout cela en place.
Pour le reste, je vous laisse découvrir vous-mêmes, vous verrez c’est plein de surprises !

Le film dégage une atmosphère particulière, unique, entre Pericourt et ses masques qui peuvent retracer son état d’esprit, qui sont intéressant et bluffant, Maillard qui est attachant, un honnête gars au départ, et Louise, qui sait interpréter ce que veut dire Pericourt et qui est toujours là pour eux, les soutenir, les aider.

En plus, les masques ça le faisait bien dans la période d’Halloween ^^

Il y a également des phrases bien senties et de jolies réflexions. De quoi être révolté aussi ! Et des choses pas mal dans le plan, mais je ne peux vous en dire plus.

Résumé :
1919. Au sortir de la guerre, la société française peine à ménager une place aux anciens poilus devenus encombrants, et les trafics les moins glorieux vont bon train. Albert Maillard, modeste comptable qui a sauvé la vie d’Édouard Péricourt, jeune fils de bonne famille, juste avant la fin des combats, tente de les faire vivre de retour à Paris. Édouard, défiguré, refuse de reprendre contact avec les siens et imagine une gigantesque arnaque à la nation pour tenter de se projeter dans une vie nouvelle, ailleurs.

Prix papier : 22.50€
Prix numérique : 9.99€
Editeur : Rue de Sèvres
Relié: 168 pages 
Sortie le 3 octobre 2015
de Pierre Lemaitre (Auteur),‎ Christian de Metter (Illustrations)

Mon avis/mes impressions :

Au niveau de l’histoire, les grandes lignes restent les mêmes (cf avis film).
Il y a quelques petites choses moins expliquées, et d’autres plus expliquées.
Les 2 supports se complètent bien et sont intéressant, prenant à lire.

Je vous montre un peu le graphisme.
Texte très intéressant et touchant à lire au début.

On a pas mal de pages (168), donc ça s’est une bonne chose, pour bien (re)plonger dans l’histoire et qu’elle soit bien présentée quand même.

L’illustration de la BD est jolie, les ailes de paon, elle fait penser à la liberté. Elle est assez représentative l’air de rien.

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Cinéma Time : Before I Fall / Le Dernier Jour de ma Vie

Résumé :

Une élève de Terminale se rend compte qu’elle est peut-être en train de revivre sans cesse le dernier jour de sa vie jusqu’à ce qu’elle fasse les choses bien. (Source : Allociné)

Adapté du livre Le Dernier Jour de ma vie de Lauren Oliver

Mon avis/mes impressions :

Before I fall est peut être un film typiquement adolescent, mais c’est aussi tellement plus. Il aborde un sujet des plus intéressants et nous permet de fissurer tous les masques.
Et si vous deviez vivre éternellement la même journée ? Si rien de ce que vous faisiez n’y changeait rien ?

Before I Fall, avant que je ne tombe, avant que je réfléchisse, que je remette les choses en perspective.
La dernier jour de ma vie, mais elle n’est pas réellement morte, elle revit la même journée perpétuellement.

Samantha dite Sam est une adolescente à qui semble tout réussir, famille aimante, groupe d’ami, petit ami, pas de problème majeur à l’école, de santé ou autre.
Elle n’est pas vraiment méchante, mais elle n’hésite pas non plus à suivre le groupe, et donc à en rajouter une couche. Elle n’est pas vraiment gentille, car elle a oublié des choses essentielles, elle n’a plus beaucoup de contact avec sa famille, se souci de l’amour, de ses amitiés, ça ne la gêne pas de dire ou faire des choses méchantes, elle ne perd pas son temps avec certaines personnes. Bref, une adolescente dans toute sa splendeur. Les 4 filles ont quelque chose d’attachant, leur amitié, et en même temps on voit l’effet de groupe par moment. Le film ne récèle donc rien de spécial au départ, oui ces petits adolescents sont même énervants, ils n’ont pas l’air non plus de se tuer au travail ou de se soucier de leurs cours. Il disent des méchancetés, vont à des fêtes etc, la plupart. Ceux qui ne sont pas comme eux, qui sont considérés comme les « faibles » (je n’aime pas ce terme) en font les frais, à croire qu’il faut absolument emmerder l’autre, alors quoi ils ne se sentent pas vivre sinon ?!

Comme je dis toujours le harcèlement, le rejet c’est compliqué. Et cette vie qui ne tient qu’à un fil. Encore une journée passée 100 à l’heure, et là l’accident, ça aurait pu être la fin, mais Sam se réveille dans son lit, et tout recommence, c’est exactement pareil sauf si elle change la donne.

Classiquement, elle remet tout en question, elle a du mal à accepter la vérité. Et puis petit à petit, elle remet les choses en question autour d’elle, elle en marre de ces petits jeux qui se répètent inlassablement, elle réfléchit à ce qui est vraiment important, à ce qu’elle ressent vraiment, à comment les choses ont pu évoluer ainsi, elle se confronte à des gens, elle apprend des choses, des vérités qui ont de quoi vous faire rire jaune. Elle renoue avec sa famille, elle gueule d’abord un bon coup sur ses amies, puis la fois suivante renoue avec elles. Elle ose dire aux gens qui comptent pour elle que c’est le cas, qu’ils comptent, qu’elle les aime !

La musique participe bien à l’ambiance du film.

Tout a une nouvelle perspective pour elle, vu que ce qu’elle fait ce jour là, elle n’en a pas les répercussions, vu que le jour suivant n’arrive jamais. Elle ignore ce qui se passe, comment casser la boucle, si elle est en Enfer, si c’est une punition, elle réfléchit plus sur ses actes, la mort n’a plus la même perspective pour elle (si elle meurt, elle revient). Tout change !

La fin est assez abrupte, mais ce film vaut surtout pour ses réflexions et ce qui se dégage une fois le masque fissuré !
Ce ne serait peut être pas une mauvaise idée de temps en temps oublier la routine, se poser pour réfléchir sur soi, sur les autres, sur ses actions, sur ce qu’on désire vraiment, ce qui compte vraiment, si c’est juste la société qui a poussé à faire ce choix ….