Cinéma Time : Point films

Le petit Nicolas
Les vacances du petit Nicolas

M6 a eu la bonne idée 2 mardi soir à une semaine près de nous plonger dans les aventures du petit Nicolas. Ce petit a quelque chose d’attachant. Il est de classe moyenne : ses parents ne sont ni vraiment pauvre ni vraiment riche.
Cette saga est désopilante, on rigole bien et on passe vraiment de bons avec eux. Les enfants peuvent avoir une de ces imaginations débordantes o_O.
Quand il est avec ces potes, c’est encore plus de bêtises par moment, plusieurs cerveaux qui réfléchissent mais pas forcément de la bonne façon XD.
Cela ne se passe pas dans nos années mais quelques temps avant (vers 1960).
Le premier film reste meilleur que le 2ème, mais on passe quand même de bons moments dans le 2ème aussi.
Et aussi ces chers enfants changent d’avis comme de chemise loool.
Dans le 1er film, un pote de Nicolas a eu un petit frère, il note certaines choses qui ont changé, et d’un coup Nicolas note les mêmes, s’inquiète, croit qu’il va être abandonné comme le petit poucet… Une imagination débordante et des discussions pas assez claires XD.
Dans le 2ème film, on dit un au revoir tonitruant à l’école, puis Nicolas part en vacances, là il va inventer des choses, croyant encore un drôle de truc, et faire la rencontre de plein de potes différents.
Les parents sont touchant à un moment donné ^^.
Alors, oui ça peut être exagéré, formaté, oui comme le petit Nicolas a grandi le temps de faire le 2ème film, c’est quelqu’un d’autre qui a pris sa place (et y avait un autre truc bizarre). Mais ce sont de bonnes détentes pour l’été à voir et revoir.

Diana 

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Je l’ai pris comme un film à part et c’est intéressant de suivre une princesse alors qu’elle n’est plus une princesse. Malheureusement, j’ai trouvé qu’il lui manquait quelque chose.
Diana a la bonne idée de se servir de son pouvoir pour tenter de faire bouger les choses, s’investir dans des causes, mais elle ne cesse d’être traquée par des « pseudo-journalistes » à scandale, des paperazzis, parfois elle en joue, mais souvent elle est agacée de perdre son intimité. Autant ces combats ont à être connu, mais son intimité devrait lui appartenir. Elle tombe amoureuse d’un médecin étranger, qui est très attaché à sa carrière, même s’il tombe sous le charme de la femme, il a bien du mal avec l’image de Diana, et surtout de risquer d’être suivi comme cela, tout le temps. Diana tente de tenir le coup jusqu’à l’effondrement, l’épuisement. Jusqu’à ce qu’ironiquement le fait d’avoir été princesse, d’être connue la prive de quelque chose d’important pour elle.
Le film a de grosses lenteurs.
La dernière scène est poignante. C’est vraiment fou comme certains humains ont une aura qui attire les autres.

Jeu trouble / Come and Find Me

J’aime bien son titre en anglais : Viens et trouve moi. Vous n’en avez pas entendu parler ? Normal, il est sorti direct en VOD sans passer par la case cinéma, et ça se tient comme ça. Un thriller sympathique à voir une fois.
J’ai beaucoup aimé voir le couple construire sa vie par flashback, partager de tendres moments, parfois ils se disputaient aussi.
Un jour, Claire, sa future femme, sa fiancée, sa promise disparaît. David commence alors à chercher là où il ne faut pas. Mais qu’est-il arrivé à Claire ? Qui est-elle vraiment ? L’a-t-elle seulement aimée ? (et comment aurait-elle pu simuler à un tel point ?) Quelqu’un l’a enlevé ? Est-elle partie ? N’a-t-elle pas eu le choix ? POURQUOI ?
A première vue, lui semble avoir un métier stable, et elle semble plus dans l’émotionnel. C’est aussi sympathique de voir quelqu’un passionné par la photo, en faire en noir et blanc, dans un espace dédié pour les développer ..
Leur rencontre est inattendue, sympathique, et le début du film commence sur un drôle de jeu XD. Il y a des moments tendres, adorables, de vie tout simplement, et aussi la quête de la vérité.
Beaucoup aurait renoncé, mais David ne renonce pas, il veut retrouver Claire et enfin savoir la vérité (coup assez classique mais pas pour le commun des mortels XD).

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Cinéma Time : Le procès du siècle / Denial

Synopsis :
Deborah Lipstadt, historienne et auteure reconnue, défend farouchement la mémoire de l’Holocauste.

Elle se voit confrontée à un universitaire extrémiste, avocat de thèses controversées sur le régime nazi, David Irving, qui la met au défi de prouver l’existence de la Shoah.

Sûr de son fait, Irving assigne en justice Lipstadt, qui se retrouve dans la situation aberrante de devoir prouver l’existence des chambres à gaz. Comment, en restant dans les limites du droit, faire face à un négationniste prêt à toutes les bassesses pour obtenir gain de cause, et l’empêcher de profiter de cette tribune pour propager ses théories nauséabondes ?

Fiche du film

Mon avis/mes impressions :
C’est un film marquant, puissant, intéressant, passionnant sur plusieurs aspects. C’est aussi un beau travail d’équipe, un investissement pas facile, mais des retombées possibles sur le monde entier.
Les acteurs sont bons et nous emportent.
Jusqu’à la toute fin, même si notre coeur nous dicte le verdict, on doute, surtout avec la dernière remarque du juge qui n’est pas fausse (mais n’excuse pas).

Deborah Lipstadt a un métier particulier, un métier qui exige d’être motivé à fond sur son sujet, de parler en public et de réaliser des écrits. Elle est historienne, et spécialisée sur l’holocauste, la Shoah.
On ne sait pas grand chose de sa vie, elle a un chien, une très belle maison, elle fait son jogging, elle assure sur son sujet, elle dort dans un lit à 2 places, elle fréquente pas mal de monde, n’est pas timide.
David Irving vient un jour la confronter en plein auditoire, jusqu’à présent elle ne s’était pas donnée la peine de lui répondre n’en voyant pas l’intérêt et elle l’explique. Irving est un bonhomme qui a quelque d’attachant à part ses idées, mais il arrive à fédérer les gens, les manipuler. Et voilà qu’il lui demande quelque chose que ni elle ni nous n’avons pensé un jour en plein dans les années 2000 : de prouver l’existence de l’Holocauste, qu’on a parqué des gens pour les exterminer, c’est vraiment un beau parleur qui a quelque chose de redoutable. Il lui intente donc un procès, mais à Londres.
On est aussi médusé qu’elle sur le coup, elle n’a pas pour habitude de se dérober, comme elle dit elle n’a pas demandé un procès elle.
Mais ce procès a une spécificité énorme c’est elle qui doit prouver l’existence de l’Holocauste, le droit anglais est différent du droit français et américain, et à ce qu’on nous apprend la présomption d’innocence n’a pas court. Cela semble rien comme cela, mais en fait c’est très important, et ça aurait été bien trop facile d’avoir une lettre d’Hitler.
Il va falloir choisir entre un procès avec jury ou un où seul le juge rend son verdict. Et une autre spécificité. Bien sûr, il faut aussi que les 2 parties soient d’accord.
En Angleterre, il y a encore d’autres spécificités, c’était quelque chose de voir l’arrivée du juge à chaque fois et d’autres détails.
Un cabinet d’avocat avec une équipe constituée de plein de gens qui ont chacun leur domaine va être constitué, il reste aussi la question du coût et du temps que cela va prendre, même si au départ le cabinet était prêt à le faire gratuitement.
Alors comment lever les fonds ? Croyez vous que tout le monde la soutien ?
A elle, si indépendante, fière, énergique, spécialisée dans son sujet, impliquée on va également demandée l’impensable : se taire.

C’est une énorme partie qui se joue, il faut réussir à démontrer, il faut invalider Irving, que son jugement est biaisé par son antisémitisme, que ce n’est pas un vrai historien. Rien d’émotionnel c’est trop risqué (et ce serait dur de les confronter directement à quelqu’un comme Irving), mais juste les faits !
Il y a également tout un jeu psychologique. Celui qui la défend, pose les questions à la Cours, un homme plein de surprises où des apparences ont pu potentiellement nous tromper. Et Irving assure sa défense lui-même. Imaginez qu’il arrive à véhiculer, faire accepter ses idées nauséabondes, dangereuses ?!

Je vous laisse découvrir encore plein de choses par vous-même et plein de petits détails aussi.
Oui, Irving a même une réponse pour dire qu’il y avait des chambres à gaz mais c’était pour autre chose. Qu’a-t-il donc bien pu inventer ? Et comment prouver que ce n’était pas pour cela ?

Un film que je vous conseille de voir, à part une photo et le fait lui même il n’y a pas d’image choquante.

Personnellement, ça ne me dit rien, tiré d’une histoire vrai, et de la BBC Film (la BBC fait de superbes séries, ils ont également fait un excellent film)
En tout cas, Deborah Lipstadt a bien existé. Si vous ne connaissez pas, ne vous informez pas avoir d’avoir vu le film.

Cinéma Time : Florence Foster Jenkins

Résumé :
L’histoire vraie de Florence Foster Jenkins, héritière new-yorkaise et célèbre mondaine, qui n’a jamais renoncé à son rêve de devenir une grande cantatrice d’opéra. Si elle était convaincue d’avoir une très belle voix, tout son entourage la trouvait aussi atroce que risible.
(Source : Allociné)

Fiche du film sur SB

Mon avis/mes impressions :
Un film étonnant, détonnant, et non dénué d’intérêt. Il sort des sentiers battus. Meryl Streep qui incarne Florence Foster Jenkins et Hugh Grant qui interprète St Clair Bayfield sont un régal à suivre. On peut se poser la question du bien fondé de taire ainsi la vérité et si cela peut continuer pour toujours. On s’en met plein la vue, mais nos tympans souffrent. Avoir la passion suffit-il ? La différence entre la réalité et les apparences c’est vraiment quelque chose et donne une drôle d’impression.

Florence Foster Jenkins aurait pu me paraître détestable à se prendre pour une diva. Mais il n’en est rien, on peut admirer son courage de ne jamais abandonner, elle a vraiment cette passion dans le sang, si bien que ça paraît bien cruel qu’elle n’a pas la voix qui va avec.
J’imagine également sans peine que si elle n’avait pas été aussi riche, ce jeu n’aurait guère durée.
Mais plus j’apprenais à la connaître, plus elle était attachante. Elle a eu des malheurs inattendus dans son histoire, et elle fait preuve de gentillesse, bienveillance, sans se prendre de haut en allant rendre visite à son pianiste.
D’ailleurs, lui est tout nouveau, il ne va pas en revenir de ses yeux; c’est une aubaine d’avoir un salaire correct mais également une mise en danger s’ils se produisent sur une grande scène.
Elle a également eu beaucoup de chance de croiser St Clair Bayfield, d’être avec lui, mais voilà à un moment on se demande si on a bien vu, la situation est très compliquée, les sentiments aussi, mais il se plie vraiment en quatre pour elle, et pour la protéger de ses frasques. Son domicile subjugue, ils sont dans une sorte d’hôtel particulier. Quel standing !

Elle a vraiment l’air d’aimer cela, et quand elle a la drôle d’idée de se produire sur une grande scène, c’est avant tout pour remonter le moral des soldats. Seulement, ce n’est plus la même ambiance, le même peuple, et s’ils rient tous d’un coup ? Comment St Clair pourra-t-il la protéger cette fois ci, tout canaliser ? Ce n’est plus une de ces représentations avec gens triés sur le volet.

Je me suis demandée si certains pouvaient entendre autre chose, un son mélodieux, alors que la plupart, moi y compris, se font briser les tympans ? C’est vraiment quelque chose, et pourtant elle a un professeur à domicile et tout.
Le décalage entre la vérité, ce que lui disent les gens et ce qui est vraiment est tellement frappant, étrange, saisissant. Un peu comme si elle était protégée dans son petit cocon à se croire vraiment douée, et ce n’est pas faute d’essayer, le vouloir, avoir la passion.
Même si quand elle parle du nombre d’heures qu’elle y passe dans la journée comme si c’était quelque chose de grand, d’exceptionnel, prête à sourire.
Vous aussi, même sas vouloir être méchant, vous risquez d’avoir quelques crises de rires.

La période est celle des trentes Glorieuses avec les zazous, et plein d’autres choses. Kathleen va vous entraîner dans la danse (je vous laisse découvrir qui elle est).
Le pianiste Cosme McMoon est attachant, on découvre un peu tout ce petit monde et son fonctionnement à travers ses jeunes yeux.

C’est une biographie. C’est vraiment bien ces derniers temps tout ce que le « cinéma » nous fait découvrir, ces gens inconnus.

Cinémas Time : Ben-Hur et The Infiltrator

Personnellement, j’étais ressortie conquise et ravie de ma double séance cinéma ❤

Je suis contente, au moins ça m’a semblé être moins une vaste blague que la dernière fois au niveau de l’histoire, certes classique mais efficace !
Parfois, on se dit que c’est vraiment dommage, comme de voir ces 2 frères de coeur se déchirer, mais on cherche toujours l’origine de son sang. Une relation très complexe des 2 côtés, pourtant oui il y a eu de l’amour entre eux.
Il avait une très belle position sociale, il voulait aider tout le monde, rester neutre, mais pas laisser quelqu’un devant lui de côté. Autant dire, que de tout temps, il faut trouver le bouc émissaire, que la neutralité ne semble pas très appréciée, et que même quelqu’un avec une position sociale plus que confortable peut tout perdre. Et il lui en fallu de la force, de la motivation, du courage, de l’envie de vivre pour survivre à l’horrible traitement qui lui sera infligé : être sur une galère en pleine mer. Là aussi c’est impressionnant, terrible et beau à voir : les bateaux sur la mer.
Son frère malgré sa bonne positon auprès des romains ne va pas pouvoir l’aider, lui même pourrait vite la perdre et certains n’attendent que de le faire tomber.
Au niveau des costumes, un pur régal <3. Et la bataille horrible mais passionnante, c’est vraiment quelque chose à voir !
On croise souvent un homme très altruiste; assez étonnant. Là aussi, vous comprendrez pourquoi quand il sera nommé.

Un péplum où je me suis régalée les yeux et en plus une histoire intéressante.

Sortie en 2D et 3D

The infiltator

L’infiltration est aussi intéressante, terrible, que vraiment pas évidente. Il y a le risque de basculer de l’autre côté, celui de se faire découvrir et mourir, voire en représailles avec toute la famille. Et qu’avec certains, même si on n’est pas d’accord avec ce qu’ils font, on s’attache. Comme cet homme, qui avait intelligence et grande classe.
La chef de l’opération policière, une sacrée petite bonne femme, ça fait plaisir de voir une fille aussi !
Bryan Cranston/Robert Mazur est un homme intelligent, intéressant, très classe. J’ai eu grand plaisir à voir quelqu’un comme lui et réussir avec brio !
Avec son collègue, qui a la tête parfait du délinquant, revendeur de drogue, ce n’est pas toujours facile, mais intéressant !
A cause /Grâce à son intégrité, enfin quelqu’un de bien, il en cède pas aux avances féminines, même en mission, et il s’invente donc une fiancée. Et donc, une fille de la police va devoir se joindre à lui, ce qui ne sera pas toujours facile !
Ce sera pourtant là leur meilleur chance de rendre justice et de faire un joli coup de filet !

Cette drogue, ces ravages et l' »argent facile » que ça brasse, plus les banques qui s’enrichissent grassement. Terrible !

C’est tiré d’une histoire vraie !!! Au générique de fin, on a des photos des vraies personnes.

Cinema Time : Lady in the van

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Dans les années 1970, à Londres, Alan Bennett, auteur de pièces de théâtre, habite le quartier de Camden Town. En face de chez lui, une drôle de vieille dame vit dans une camionnette. Peu à peu, une étrange relation se développe entre eux, et Miss Shepherd finit par s’installer dans l’allée de la maison de Bennett…

Adapté du livre La dame à la camionnette de Alan Bennett

Durée : 1h44
Avec Maggie Smith et Alex Jennings.

Fiche de série SB

Mon avis/mes impressions :
Le film n’est pas dénué d’intérêt, avec des petites choses mordantes et la réalité glauque du devenir des personnes âgées.
On a quand même du mal à comprendre que cette situation ait pu perdurer aussi longtemps.
Mais personnellement, il n’a pas du tout résonner en moi, pour moi il était insipide, trop long. Ça aurait sans doute plus retenue mon attention, si on avait mis des scènes de la vie de la vieille dame, qui n’a pas toujours été vieille et vécue dans une camionnette.
Une drôle d’expérience.

Un film qui nous dit être presque une histoire réelle.
On voit le voisinage bien pensant être gêné par la présence de cette vieille dame, son odeur, les déchets etc., et se poser des questions sur cet écrivain qui vit seul. Ceux qui parlent le plus sont également ceux ayant le rejet le plus total une fois confronté.
L’écrivain va interagir avec elle tout en gardant ses distances.
Il faut dire que cette vieille dame est assez acariâtre, plutôt détestable et il semble qu’elle n’ait jamais appris à dire merci.
Sa situation fait froid dans le dos.
L’écrivain est dédoublé : il y a celui qui vit sa vie, mais quelle vie comme il le dit lui même ? et celui qui écrit. En gros, il se parle à lui-même. Et cède à la vieille dame bien souvent.
Mais que se passe certains soirs chez lui ?
Qui est cette vieille dame, ce qu’elle raconte est-elle vrai ? Il semble que son nom ne soit pas vraiment son nom.
Parfois une assistante sociale passe, parfois le camion change mais finit un peu toujours de la même façon, parfois elle fait un tour à la mer, parfois elle rend visite à quelqu’un…
Au début, dans ce quartier de Camden, elle va devant la maison de l’un puis de l’autre, et par un concours de circonstance et l’indolence de l’écrivain, qui ne peut que faire écho avec la situation de sa mère aussi, elle finit dans son allée. C’était prévu pour 3 mois le temps qu’elle se retourne, trouve où allez et pourtant cela a duré bien plus longtemps !

Cinéma Time – Thruth : le prix de la vérité

 

Résumé :

Version courte (pour ceux qui n’en veulent pas de trop)

L’histoire de Mary Mapes, journaliste primée de CBS et productrice de Dan Rather, l’un des plus célèbres journalistes et présentateurs de l’histoire de la télévision américaine, qui a dévoilé -entre autres scoops- le scandale de la prison d’Abou Ghraib.

Version longue

9 septembre 2004. Le présentateur vedette du JT de CBS, Dan Rather, et sa productrice Mary Mapes plongent dans la tourmente… La veille, les deux journalistes ont diffusé un reportage dans l’émission-culte 60 Minutes II particulièrement compromettant pour George W. Bush : le président aurait tenté de fuir ses obligations militaires entre 1968 et 1974. Pire encore : il aurait bénéficié d’appuis familiaux et politiques pour échapper à la guerre du Vietnam. Mary Mapes et ses enquêteurs avaient réuni à la hâte des témoignages et des documents inédits, jugés solides. À l’approche du duel entre Bush et Kerry pour la présidentielle, cette affaire pouvait avoir un impact non négligeable sur l’issue du scrutin. Mais en l’espace de quelques jours, l’opinion publique et les médias ont cessé de s’intéresser au passé militaire de Bush. En revanche, Mary Mapes et Dan Rather sont dans l’œil du cyclone : les documents présentés dans l’émission sont des faux. Tout à coup, l’équipe de 60 Minutes est accusée de faute professionnelle et d’amateurisme. Mary Mapes finit par être licenciée et Dan Rather est contraint de prendre sa retraite anticipée. L’intégrité et l’indépendance de la presse ont-elles encore leur place dans les salles de rédaction.

Fiche du film sur SB

Tiré d’une histoire vraie

Mon avis/mes impressions :
Un très bon film qui retourne les tripes.
Un film poignant, bouleversant. Le prix de la quête de la vérité … Cate l’illumine. On se régale avec une enquête journalistique comme dans Spotlight.
Pour moi ce film aborde plusieurs choses, au-delà de ce qu’on peut ou ne pas penser du sujet lui-même :
L’intégrité journalistique, du vrai journalisme où on cherche la vérité, ou on ne la falsifie pas, ne l’édulcore pas, ne la tait pas est-il encore possible ? Ou tout n’est-il qu’une course d’audimat et juste avoir de l’audience, faire de l’argent au détriment de tout ??!!
Même si la femme s’est émancipée, la quête reste obscure, longue, difficile, périeuse.
Peut-on se fier à ses collègues ? Notre travail, notre envie de bien faire n’est guère suffisante.
Les gens au pouvoir, riche, célèbre ont toujours l’air aussi immunisé.
L’équilibre entre vie privée et professionnelle reste précaire, et s’il faut s’enivrer et prendre des médicaments pour supporter :s
Y a pas à dire, le passé nous marque et nous façonne.

j’ai aimé quand Mary (Cate Blanchett) réunit toute son équipe pour réaliser un reportage, chercher la vérité sur un sujet, le fait que son équipe se compose d’hommes, de femmes, de jeunes, de vieux, très hétéroclite.
Cela faisait assez drôle de voir de vieilles télévisions, encore des téléphones avec fil, mais aussi d’anciens téléphones portables.
On a un mélange des plus intéressants, beaucoup de questionnements.
J’ai aimé la relation entre Cate Blanchett et Robert Redford (qui a bien vieilli mais assure son rôle), de grands complices.
Mary qui fait son travail au mieux, a aussi un adorable fils qui semble intelligent, sympa, ainsi que son mari. Ils la soutiennent, mais elle est souvent absente, ou quand elle est là souvent absorbé par son travail, bien de trop, elle en oubli de faire des pauses.

Voir la progression de bout en bout était intéressant, chercher, les coups de fil, supporter tout, et à la fin aussi de discuter avec les techniques, mais il est difficile de savoir où couper, et quand on précipite la date, ce n’est jamais vraiment bon. Comment voulez vous bien faire, bien penser à tout quand tout devient serré.

Ainsi se passe la première heure, on rencontre l’équipe, on investigue. Oui, mais voilà leur vérité dérange, ils ne se sont pas attaqués à n’importe quel sujet, et cela juste avant les élections présidentielles, alors on va tout remettre en cause, chercher un coupable, pointer du doigt, vous avez mal fait votre travail. Noyer la vérité, chercher la petite bête.
Que va faire l’équipe ? Que va faire Mary ? Que font ces patrons ?
Jusqu’où cela ira-t-il ? Se rétracter ou pas ?
Devoir justifier chacune de ses décisions, ce qu’on écrit dans des e-mails aux collègues, le ton employé, qu’on n’a pas de parti pris, qu’on n’a pas falsifié les preuves … : enquête interne. Le monde professionnel est cruel.
Le prix de la vérité !

Je vous laisse découvrir le reste, tout ce qui se passe, et comment chacun y fait face.
Réfléchir à tout cela.
Méditer sur le discours du présentateur ainsi que ce qu’il dit à Mary à la fin et vous souhaite bon courage pour affronter la vie, vous relever de vos blessures, y parvenir en restant vous même et sans vendre votre âme au diable.

A la fin, nous saurons enfin ce que veut dire une abréviation utilisée par eux (la fine équipe de journalistes) : FEA.

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Classe, élégante, intelligente. Comment s’en sortira-t-elle ?