Cinéma Time : Le procès du siècle / Denial

Synopsis :
Deborah Lipstadt, historienne et auteure reconnue, défend farouchement la mémoire de l’Holocauste.

Elle se voit confrontée à un universitaire extrémiste, avocat de thèses controversées sur le régime nazi, David Irving, qui la met au défi de prouver l’existence de la Shoah.

Sûr de son fait, Irving assigne en justice Lipstadt, qui se retrouve dans la situation aberrante de devoir prouver l’existence des chambres à gaz. Comment, en restant dans les limites du droit, faire face à un négationniste prêt à toutes les bassesses pour obtenir gain de cause, et l’empêcher de profiter de cette tribune pour propager ses théories nauséabondes ?

Fiche du film

Mon avis/mes impressions :
C’est un film marquant, puissant, intéressant, passionnant sur plusieurs aspects. C’est aussi un beau travail d’équipe, un investissement pas facile, mais des retombées possibles sur le monde entier.
Les acteurs sont bons et nous emportent.
Jusqu’à la toute fin, même si notre coeur nous dicte le verdict, on doute, surtout avec la dernière remarque du juge qui n’est pas fausse (mais n’excuse pas).

Deborah Lipstadt a un métier particulier, un métier qui exige d’être motivé à fond sur son sujet, de parler en public et de réaliser des écrits. Elle est historienne, et spécialisée sur l’holocauste, la Shoah.
On ne sait pas grand chose de sa vie, elle a un chien, une très belle maison, elle fait son jogging, elle assure sur son sujet, elle dort dans un lit à 2 places, elle fréquente pas mal de monde, n’est pas timide.
David Irving vient un jour la confronter en plein auditoire, jusqu’à présent elle ne s’était pas donnée la peine de lui répondre n’en voyant pas l’intérêt et elle l’explique. Irving est un bonhomme qui a quelque d’attachant à part ses idées, mais il arrive à fédérer les gens, les manipuler. Et voilà qu’il lui demande quelque chose que ni elle ni nous n’avons pensé un jour en plein dans les années 2000 : de prouver l’existence de l’Holocauste, qu’on a parqué des gens pour les exterminer, c’est vraiment un beau parleur qui a quelque chose de redoutable. Il lui intente donc un procès, mais à Londres.
On est aussi médusé qu’elle sur le coup, elle n’a pas pour habitude de se dérober, comme elle dit elle n’a pas demandé un procès elle.
Mais ce procès a une spécificité énorme c’est elle qui doit prouver l’existence de l’Holocauste, le droit anglais est différent du droit français et américain, et à ce qu’on nous apprend la présomption d’innocence n’a pas court. Cela semble rien comme cela, mais en fait c’est très important, et ça aurait été bien trop facile d’avoir une lettre d’Hitler.
Il va falloir choisir entre un procès avec jury ou un où seul le juge rend son verdict. Et une autre spécificité. Bien sûr, il faut aussi que les 2 parties soient d’accord.
En Angleterre, il y a encore d’autres spécificités, c’était quelque chose de voir l’arrivée du juge à chaque fois et d’autres détails.
Un cabinet d’avocat avec une équipe constituée de plein de gens qui ont chacun leur domaine va être constitué, il reste aussi la question du coût et du temps que cela va prendre, même si au départ le cabinet était prêt à le faire gratuitement.
Alors comment lever les fonds ? Croyez vous que tout le monde la soutien ?
A elle, si indépendante, fière, énergique, spécialisée dans son sujet, impliquée on va également demandée l’impensable : se taire.

C’est une énorme partie qui se joue, il faut réussir à démontrer, il faut invalider Irving, que son jugement est biaisé par son antisémitisme, que ce n’est pas un vrai historien. Rien d’émotionnel c’est trop risqué (et ce serait dur de les confronter directement à quelqu’un comme Irving), mais juste les faits !
Il y a également tout un jeu psychologique. Celui qui la défend, pose les questions à la Cours, un homme plein de surprises où des apparences ont pu potentiellement nous tromper. Et Irving assure sa défense lui-même. Imaginez qu’il arrive à véhiculer, faire accepter ses idées nauséabondes, dangereuses ?!

Je vous laisse découvrir encore plein de choses par vous-même et plein de petits détails aussi.
Oui, Irving a même une réponse pour dire qu’il y avait des chambres à gaz mais c’était pour autre chose. Qu’a-t-il donc bien pu inventer ? Et comment prouver que ce n’était pas pour cela ?

Un film que je vous conseille de voir, à part une photo et le fait lui même il n’y a pas d’image choquante.

Personnellement, ça ne me dit rien, tiré d’une histoire vrai, et de la BBC Film (la BBC fait de superbes séries, ils ont également fait un excellent film)
En tout cas, Deborah Lipstadt a bien existé. Si vous ne connaissez pas, ne vous informez pas avoir d’avoir vu le film.

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Anime Time : Shuumatsu no Izetta

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Résumé:
En 1939, l’empire de Germania a commencé à envahir les pays limitrophes. Depuis, toute l’Europe est entrée dans la spirale de la guerre. Un an plus tard, la Germania jette son dévolu sur l’Eylstadt, un petit archiduché verdoyant situé dans les Alpes. Unique héritière du trône, la princesse Finé se prépare tant bien que mal à protéger son royaume. Elle croise alors la route d’Izetta, dernière descendante d’une ancienne lignée de sorcières.

Fiche sur SB

Autrement dit The Last Witch, autrement dit la dernière sorcière

Disponible sur crunchyroll

En 12 épisodes.

Découvert lors du calendrier de l’avent de fleurs de sakura, cet anime m’a tout de suite appelé. Qu’en est-il ?

Mon avis/mes impressions :
Dès les premières images, j’ai été ensorcelée, captivée, intéressée, transportée par les images et la musique. De plus, il est très riche, on a de nombreux rebondissements et il s’appuie sur la très sombre 2nde guerre mondiale, il y fait parfaitement écho et en cela renforce tout quelque part. La stratégie, la politique sont bien abordés aussi. Tout est très bien fait et entrainant.

Il commence sur de la pure beauté, de la joie, de l’ensorcellement, 2 jeunes filles : Finé et Izetta. Un lien complice se noue entre elles, car Finé est la première à l’accueillir les bras ouverts, la défendre malgré sa différence, son pouvoir. Bien des années plus tard, elles n’auront point oublié.
Finé est certes princesse, elle a un rang, mais elle est aussi prête à se battre, donner de sa personne pour son pays, son peuple, défendre ses droits.
Quand elles se reverront, Izetta pourra l’aider avec sa magie. Seulement, ce n’est pas parce qu’elle a des pouvoirs magiques que tout est gagné d’avance, cela aide, donne de très belles scènes, mais il y a des obstacles, des règles, et la Germania n’a pas dit son dernier mot.
Le pouvoir d’Izetta subjugue, autant qu’il terrorise, certains pays réagissent mal à tout ce concentré de pouvoir qui pourrait se retourner un jour contre eux, on a peur de ce qu’on ne comprend pas, de ce qu’on ne peut pas avoir.
On croisera dès le 1er épisode, un scientifique de la Germania, très intelligent, mais sa froideur fait peur aussi. Il ne sera pas le seul à nous glacer le sang, certains n’hésitent à faire des choix difficiles, prendre des décisions dures en pensant faire au mieux.

La Germania fait donc allusion à l’Allemagne, Atlanta aux Etats Unis d’Amérique, etc.
La Germania fait froid dans le dos.
Ainsi, on se retrouve quand même en tant de guerre, du coup quand même déconseillé aux âmes sensibles.

Ils ont pensé à énormément de choses. On n’est loin d’être au bout de nos surprises. Il y a beaucoup de rebondissements et grâce à la complicité des 2 filles et à la magie de très belles scènes aussi. Des yeux décidés, des choses qui font très plaisir, d’autres qui déçoivent, des interrogations.

Par exemple, c’est bien difficile de simplement voir un ennemi dans le jeune homme qui a beaucoup accompagné le scientifique dont je vous ai parlé, et n’hésite pas à accepter une mission.
Je vous laisse le plaisir de découvrir tout ce qui passe par vous même si vous en avez le courage dans cet anime de très bonne facture. A voir de toute urgence si c’est possible (pas trop sensible, et à cause de la guerre …) !

 

Cinéma Time : Je ne tuerai point

Résumé :
Quand la Seconde Guerre mondiale a éclaté, Desmond, un jeune américain, s’est retrouvé confronté à un dilemme : comme n’importe lequel de ses compatriotes, il voulait servir son pays, mais la violence était incompatible avec ses croyances et ses principes moraux. Il s’opposait ne serait-ce qu’à tenir une arme et refusait d’autant plus de tuer. Il s’engagea tout de même dans l’infanterie comme médecin. Son refus d’infléchir ses convictions lui valut d’être rudement mené par ses camarades et sa hiérarchie, mais c’est armé de sa seule foi qu’il est entré dans l’enfer de la guerre pour en devenir l’un des plus grands héros. Lors de la bataille d’Okinawa sur l’imprenable falaise de Maeda, il a réussi à sauver des dizaines de vies seul sous le feu de l’ennemi, ramenant en sûreté, du champ de bataille, un à un les soldats blessés.
(Source : Allociné)

Fiche du film sur SB

Tu ne tueras point est un des commandements, ici c’est aussi une philosophie de vie.

Mon avis/mes impressions :
Suivre ces convictions, surtout quand elles s’opposent aux normes communément admises est très difficile ! C’est une très belle, impressionnante et émouvante histoire ! Elle risque de vous retourner les tripes, les scènes de la Guerre sont à la limite du soutenable. Ce jeune est très impressionnant dans ses convictions ! C’est aussi une très belle histoire d’amour !

Andrew Garfield a incarné un très touchant Desmond T. Doss. Ce gars était gentil et impressionnant à plus d’un titre !
Il rencontre sa femme et sait que c’est elle. La relation qui se tissent entre eux est très belle, douce, pleine de bonnes intentions.
Il a ses convictions : il ne touchera pas d’arme, par contre de lui même il s’inscrit à l’Armée, il est jeune, en bonne condition physique, et considère que c’est son devoir de participer à l’effort de guerre, alors qu’il aurait pu en être dispensé. Il suit tous ces cours, même les physiques, c’est une véritable anguille, d’ailleurs on le verra également sur le champs de bataille, il n’y a aucun problème, mais le jour où il faut porter une arme et apprendre à tirer, tout vire au drame.
Il reste fort de ses convictions : pas d’arme, pas de travail le samedi. Evidemment, comment ferait on si tout le monde faisait comme lui ? Comment fera-t-il sur le champs de bataille ? Comment pourrait-il protéger les autres, et lui même ?
Les collègues corrects jusque là, une fois leur permission annulée, et d’autres choses à cause de Desmond, lui font payer. Le tout va jusqu’à lui dire de démissionner, puis le procès. Pourtant, malgré tout, c’est difficile de totalement leur en vouloir, pour une fois je trouve aussi que tout est fait avec respect, une certaine bienveillance. Même s’il a été frappé, un s’y est opposé. Il reste tellement calme, quoi qu’on lui dise, quoi qu’on lui assigne comme corvée pour le décourager. C’est vraiment impressionnant.
Et pourtant, une fois qu’on va lui laisser sa chance, il va avoir un comportement exceptionnel, être d’une aide inestimable sur le champs de bataille. Ses convictions lui empêchent de perdre espoir, il veut sauver tout le monde.

On verra plusieurs choses : lui jeune ayant failli commettre l’irréparable, des scènes atroces de le guerre, sa famille avec son père qui a mal tourné, sa rencontre avec sa belle, son apprentissage à l’Armée.

Une sorte de miracle. Vraiment un film à voir !
Les Japonais sont aussi impressionnants et spéciaux dans leur façon de faire, prêt à se sacrifier pour leur cause.
Comme dans Sully, on a le droit de retrouver quelques mots sur les vraies personnes qui ont vécu cette Histoire.

Cinéma Time & la 2nde Guerre Mondiale

Ces derniers temps, j’ai vu plusieurs films en rapport avec la terrible seconde guerre mondiale, d’ailleurs j’ai également eu une pensée pour la thématique douloureuse et compliquée du harcèlement. Grosso modo pendant cette bataille, il était décidé que si vous étiez Juif, vous deviez mourir ! Dis comme ça, ça percute !

Bref, j’ai vu 3 films. J’ai failli en voir un 4ème, mais une autre personne de la maisonnée ne voulait pas encore de cette thématique douloureuse, comme on en avait déjà vu un. D’ailleurs, en attendant ce qu’on avait décidé d’un commun accord, on l’a mis, du coup je vais en dire 2-3 mots, ce sera très rapide !

Commençons par un film qui m’a tout de suite intéressé en lisant l’histoire, mais où en voyant la prétendue actrice principale, j’ai eu un mouvement de recul, non pas elle, ils ne peuvent pas prendre une vraie actrice. C’est rare, mais elle je ne la supporte plus, on est d’ailleurs plusieurs dans ce cas là. Autant être averti, certains renoncent carrément à voir le film.

Les Alliés

Résumé :
L’agent secret Max Vatan rencontre la résistante française Marianne Beausejour lors d’une périlleuse mission derrière les lignes ennemies en Afrique du Nord en 1942. Réunis à Londres, leur relation se verra menacée à cause des tensions liées à la Guerre.

Fiche film sur SB

Mon avis/mes impressions :
On s’attend à avoir de la classe, de l’élégance, ce qui est le cas fort heureusement, par contre il y a quelque chose qui n’est pas passée, outre une certaine personne. Une sorte de lenteur, la réalisation qui aurait largement pu être mieux.
Le film se sépare en 2 parties. Dans la deuxième partie, c’est assez dur pour Max, qui va être amené à tout remettre en question, à douter de tout et surtout d’elle, et pourtant il l’aime. Quelle est la vérité ? Et est-ce si simple que cela dans une telle période ?!
Je suis plus que mitigée sur le film, même si l’histoire avait du potentiel.

Même si cela pouvait être assez classique quelque part, ça aurait pu être beaucoup plus efficace !
Etre espion n’est jamais une chose aisée, qui est on vraiment ? Qu’est ce qui est vrai ? Comment faire avec soi même et les autres ? Le mensonge est souvent de mise, avec un soupçon de vérité. Les échanges entre Max et Marianne sont croustillants, Marianne dit pas mal de choses intéressantes, elle a apparemment su se faire intégrer.
C’est aussi intéressant de voyager, et s’imprégner plus ou moins des différentes cultures.
Que va donner leur mission ? Que va donner leur relation ? A vous de le découvrir 😉

Le voyage de Fanny

Résumé:
En 1943 la France est occupée par les Allemands. Fanny, 13 ans, va devoir fuir et mener un groupe de 9 enfants livrés à eux-mêmes jusqu’à la frontière Suisse. Ensemble, traqués de toutes parts, sauvés aussi parfois, ils vont s’efforcer de déjouer les pièges et de saisir les opportunités durant ces quelques jours de voyage pour sauver leurs vies.

Fiche du film sur SB

Mon avis/mes impressions :
Pour une rare fois, on se retrouve face à un film français qui se laisse vraiment bien voir ! Il est prenant, intéressant, les horreurs d’un côté, tenter de survivre et de prendre son émancipation bien plus tôt que prévu, et la joie des enfants, ou de simples jeux d’enfants où pendant un moment on oublie tout. Toujours cette question : à qui faire confiance ?

Des enfants séparés de leurs parents à cause de la guerre, placés pour leur donner une meilleure chance se s’en sortir a priori.
Des gens durs mais qui ont bon fond, comme la dame qui les recueille, guide et s’efface pour leur laisser une meilleure chance, tout en motivant la plus grande et celle dont ça peut le faire avec le caractère : Fanny.
La jeune Fanny va devoir fuir avec quelques autres enfants, laissés seuls ils doivent se prendre en main, veiller les uns sur les autres, chacun a son histoire, il y a des disputes, il y a les petits qui par leur bêtise, leur inconscience font plus d’une fois peur, et puis la question se pose de comment aller là où ils doivent aller ? La dame leur a fait répéter leur fausse identité, de dire qu’ils vont en colonie de vacances à la montagne si on leur demande, cela suffira-t-il ? S’il leur arrive quelque chose, que faire ? Peuvent-ils trouver de l’aide ? On est bien obligé parfois d’aller vers quelqu’un sans savoir si c’est le bon choix. Leur vie est en constant danger, et certaines choses ne doivent pas être découverte. Il y a de la tension, mais également une belle solidarité qui naît entre eux, et parfois ils oublient tout et jouent comme des enfants. Pour savoir s’ils s’en sortent et comment, ce qui se passe, qui les ont aidé, qui les ont trahi, vous n’avez plus qu’à regarder le film.

Résumé:
Srulik, un jeune garçon, a 5 ans lorsque la deuxième guerre mondiale débute. Après avoir perdu sa famille, il s’enfuit du ghetto de Varsovie, survivant dans les bois et la campagne polonaise.

Fiche du film sur SB

Mon avis/Mes impressions :
Un petit garçon courageux et seul fait tout son possible pour survivre alors que beaucoup voudrait le voir mourir. Un film touchant, même si on ne voit pas les chambres à gaz, il y a des scènes dures. De la méchanceté, mais également de la gentillesse peut être même pas de ceux desquels on pourrait s’y attendre. Il est intelligent et a force et courage avec lui, il est également prêt à se rendre utile ! Le film souffre quand même de quelques lenteurs, mais c’est vraiment un film à voir.

Ce petit là a très bien compris le nom à utiliser, de dire qu’il n’est pas juif, par contre baisser son pantalon le trahit souvent.
Il va beaucoup bourlinguer, même s’ils croisent des gens, il finira souvent par se retrouver à nouveau seul. Il est prêt à aider, à travailler, il bosse dur, il est poli, reste le temps qu’on l’accepte, puis repart.
On lui a dit de ne pas oublier qui il était, mais devant les autres ce petit homme courageux sait adopter le « bon » comportement.
Pourra-t-il échapper aux Allemands ? S’il se fait prendre, que deviendra-t-il ? Où sont ses parents ? Qu’est il arrivé ? Survivra-t-il et à quel prix ? Et que faire après ?
Il lui arrivera quelque chose d’horrible, et pourtant à part de grosses crises de nerf bien compréhensibles, il continuera à vivre, survivre !
Regarder le film pour répondre à vos interrogations 😉

Celui que j’ai un peu regardé de loin et arrêté, d’ailleurs je ne suis absolument pas motivée à le voir, tellement il souffre de grosses lenteurs : Diplomatie.

Commun aux films : ne pas savoir à qui se fier, devoir prendre des décisions. Même si certains y sont prêt contre espèces sonnantes et trébuchantes, il ne faut pas oublier non plus que si vous n’étiez pas d’accord, aider les Juifs, vous en preniez en pleine tête, était tout autant menacé.
On croise pas mal de gens dans les 2 films avec les enfants qui tentent d’aider dans leurs faibles moyens, un petit peu par ci par là, si ça devient trop chaud, ils leur disent de partir.

 

Lecture Time : Miss Pérégrine et les enfants particuliers Tome 2

Couverture Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 2 : Hollow City

Résumé :
Jacob et les enfants particuliers sont désemparés : Miss Peregrine, changée en oiseau, est prisonnière de son état, suite à l’attaque des Estres, des âmes damnées, sur l’île Cainholm. Les voilà donc livrés à eux-mêmes ! Après avoir essuyé une tempête entre Cainholm et le continent, Jacob et ses amis s’échouent sur une rive de Grande-Bretagne, en 1940, alors que la Seconde Guerre Mondiale fait rage. Entre fuir des Estres déguisés en soldats, des rencontres avec des animaux singuliers, et la recherche de la dernière Ombrune en liberté afin de redonner à la directrice de l’orphelinat sa forme humaine, cette deuxième aventure de la série s’annonce palpitante et pleine de frissons !

J’ai demandé à une amie IRL si elle acceptait de faire une LC (lecture en commun) avec moi sur ce tome. Elle a dit oui <3. J’ai passé fin octobre et le mois de novembre dans ce monde. Il faut aussi savoir qu’on a enchaîné avec le tome 3 et ainsi je suis aujourd’hui à quelques pages de finir la trilogie (oui oui, j’ai tardé).

Mon avis/mes impressions :
Ce tome a été pour moi (et mon amie d’ailleurs) très bon, même excellent. Je peux aussi vous dire que le tome 3 suit le même chemin.
Bref, ce qui m’a embêté le plus si on peut dire, c’est la cruelle absence de Miss Pérégrine. Prisonnière, puis trop blessée et sous sa forme d’oiseau, elle ne peut plus les conseiller, les épauler, les guider. Les voilà complètement livrés à eux mêmes !
L’unité du groupe, même si on n’évite pas les disputes, est époustouflante et fait plaisir à voir ! L’auteur a une excellente plume et fait des parallélismes quelque part avec des choses très connues.
Les 50 dernières pages sont une complète tuerie et on a un retournement de situation grandiose, ça devient bien plus compliqué d’attendre pour lire la suite !

Le parallélisme qu’on peut faire entre les nazis et les monstres m’a semblé encore plus criant de vérité dans ce tome.
Ils ont autant de chance que de malchance d’être dans cette période, certaines choses peuvent mieux passer, on fait moins attention tellement on est focalisé sur d’autres choses. L’horreur de la seconde guerre mondiale fait rage au dehors !
Ils s’enfuient, ils sont dans une barque sur l’eau. On reprend pile là où on s’était arrêté.

Des enfants avec des particularités, des pouvoirs, ayant vécu dans un monde préservé, protégé, ne connaissant pas l’extérieur, et un jeune homme de notre époque se découvrant à peine de nouvelles facultés et d’autres choses. On est loin de partir gagnant !
Les frissons seront totalement au rendez-vous !

Que doivent-ils faire ? A qui faire confiance ? Ont-ils dans leur bagage des ressources insoupçonnés ? Jusqu’où iront-ils pour leur directrice adoré ? Y a-t-il encore une ombrune de libre ? Comment vont-ils les libérer ? Ce sera très loin d’être simple !

Il y a des hauts et des bas, des réussites, des échecs. A qui peuvent ils faire confiance ?

Ils vont faire des rencontres : des gitans avec qui ils ont au moins en commun le rejet par les gens dit « normaux », des particuliers bien singuliers d’une autre boucle.

Jeu de pistes et de faux semblants. Frissons garantis.

Les photos en noir & blanc dérangent toujours de la même manière. Et la fille de la couverture, on la croisera, on comprendra alors mieux.

Il y aura aussi des interrogations sur Jacob qui lui a une famille, une vie, a connu autres choses. Doit-il rentrer chez lui ? A quel moment ? Se reverront-ils ?

Les contes des particuliers ont un fond de vérité. Il le découvriront, cela les aidera t’ils ? Trouveront ils la vérité cachée dedans ?

Cinéma Time : La femme au tableau

Coup de coeur ❤ ❤ ❤

Résumé :

Lorsqu’il fait la connaissance de Maria Altmann, un jeune avocat de Los Angeles est loin de se douter de ce qui l’attend… Cette septuagénaire excentrique lui confie une mission des plus sidérantes : l’aider à récupérer l’un des plus célèbres tableaux de Gustav Klimt, exposé dans le plus grand musée d’Autriche, dont elle assure que celui-ci appartenait à sa famille ! D’abord sceptique, le jeune avocat se laisse convaincre par cette attachante vieille dame tandis que celle-ci lui raconte sa jeunesse tourmentée, l’invasion nazi, la spoliation des tableaux de sa famille, jusqu’à sa fuite aux Etats-Unis. Mais l’Autriche n’entend évidemment pas rendre la « Joconde autrichienne » à sa propriétaire légitime… Faute de recours, ils décident d’intenter un procès au gouvernement autrichien pour faire valoir leur droit et prendre une revanche sur l’Histoire.

Avec Helen Mirren et Ryan Reynolds
et plus si affinités

Petit mot pour dire que les 2 films cités : Discours d’un roi et Majordome valent eux aussi la peine qu’on les voit.
Ensuite, ce film est appelé la femme au tableau ou la dame en or, quand on voit le tableau de Gustav Klimt on comprend aisément le titre
Et c’est inspiré d’une histoire vraie !

On est également confronté à la période trouble, horrible mais très intéressante de la 2nde guerre mondiale, on y retourne à travers les yeux de Maria qui grandit.
On rencontre plein de gens, on voit que les enjeux ce n’est pas rien, et on voyage. On va avoir un côté très classique et compréhensible un coup c’est elle qui ne veut plus, un coup c’est lui, il faut bien comprendre que remuer le passé est douloureux et qu’au départ pour elle retournait sur les lieux où elle a subit tout ça est affreux même si c’est une part d’elle même et qu’elle y a aussi vécu de belles choses, un mal nécessaire ? Et aussi qu’on parle d’années, ce jeune avocat va lui même contre toute attente et par son histoire à lui s’embringuer à fond dans cette histoire, mais cela à un prix et pas des moindres non plus !
Maria est une femme très classe, élégante, avec une belle répartie, intelligente et fidèle (sur un évènement qui se passe, qqch qu’on lui propose bravo), ensuite il faut aussi bien comprendre qu’elle se bat pour ses droits, pour faire reconnaître son histoire, la spoliation dont a été victime sa famille, là où tout le monde voit l’oeuvre majeur d’un peintre : Gustav Klimt, qui vaut des millions allez savoir pourquoi c’est très obscur le monde de l’art, mais au moins ça ressemble à qqch contrairement à l’art abstrait d’aujourd’hui (ce qui n’engage que moi), Maria elle voit sa tante, Adèle, une personne qu’elle a aimé, voire admiré, qui était bonne avec elle.

En bref, un très beau film très prenant, très percutant, très intéressant. Maria, une femme intelligente, classe, élégante voulant juste faire reconnaître au fond l’injustice subit par sa famille. Et les tribunaux toujours aussi lents, ne facilitant guère les choses.