Roman Graphique : Moon – Déconnexion obligatoire (Oneshot)

Bonjour tout le monde,

En ce moment, il y a trois romans graphiques qui me font très très envie chez Rue de Sèvre. Celui-ci plus ces deux autres, tous ont des thèmes forts et importants.

Couverture L'espace d'un instant

J’ai lu ce que nous sommes qui a été un coup de coeur et m’a beaucoup touché. Chronique sur babelio, je la mettrai sur le blog.
Edit : Tant que je pouvais j’ai dévoré l’espace d’un instant, superbe. Chronique sur babelio.

Couverture Moon

Moon est par contre le seul que j’ai pu toucher et profiter de la belle édition de Rue de Sèvre.

Résumé :
En bord de Méditerranée, lorsque les vacances sont terminées, les estivants désertent les plages et hors-saison, chacun tue le temps comme il peut en attendant le mois de juillet.
C’est au coeur de ce quotidien où l’ennui n’est jamais loin que vivent Gabriel, surnommé Cosmos car il semble venir d’une autre galaxie, et Luna, fille populaire, redoutée et admirée sur les réseaux sociaux.
Le jour où la foudre s’abat sur l’antenne-relais de la station balnéaire : Internet, téléphones et réseaux sociaux sont coupés et le blues s’abat définitivement sur la petite bande à laquelle ils appartiennent.
Obligés de faire bouger les lignes qui régissaient jusqu’ici la cour du collège, ils vont apprendre dans ces conditions à réinventer leur quotidien 2.0.
Un récit d’une grande justesse et aux dialogues percutants sur l’adolescence, ou comment faire face à l’autre, dans le jeu du paraître et le besoin de lien social.

Avis / Impressions :

L’objet livre est super agréable à tenir en main, il fait des petits cracs. Les pages sont de bonnes qualités, on aime glisser nos doigts dessus.
Et on se régale de certaines double page pleines.
J’adore aussi la simplicité à l’ouverture (pages de présentation/garde)

Moon a une belle couverture, tout est dans des teintes assez sombres. Le graphisme et le langage sont assez particulier mais font leur travail. Du langage de jeunes piqués au vif, sans détour, sans raffinement, cela écorche un peu les oreilles. Le graphisme ne me plaît pas particulièrement, mais ça c’est une question de goût.
Moon a aussi une histoire qui sait intéresser et intriguer, effectivement le début est bien joué, cette référence à l’Atlantide, mais aussi toute la richesse de l’histoire qui est amenée au fur et à mesure. C’est âpre et dure comme peut l’être la vie.
Ces jeunes sont sans pitié autant avec leurs parents, mais toutes les situations familiales ne se valent pas, qu’entre eux. Un peu trop cruel.
Violences et harcèlement seront aussi présents, sous différentes formes.

Cette cruauté s’exerce encore à un autre niveau maintenant qu’il y a les réseaux sociaux. Ils vivent sur le net, un like devient quelque chose de bien plus, moultes interprétations fusent.
Ils vivent dans un lieu qui s’anime que deux mois par année. Eh oui, il est lié au tourisme. Le reste du temps, ils s’ennuient qu’ils disent dans leur petite ville paumée, mais tant qu’il y a le net tout va bien, pourtant un jour le réseau va être interrompu pour une certaine durée, et là rien ne va plus.

Nous pourrons aussi remarquer qu’ils ont des cours de sensibilisation à l’utilisation des réseaux sociaux, mais ça semble les indifférer totalement. Tant qu’ils ne sont pas confrontés aux problèmes, ils semblent se dire que tout va bien. L’un d’eux à cause de sa famille n’a pas de portable, il est donc informé par intermédiaire et un peu un martien.
Ils sont jeunes, vifs et un peu fou. Cette déconnexion ne leur fera peut être pas de mal non plus. Alors vont-ils ressortir d’anciennes choses ? Quoi comme ? Redécouvrir une autre forme de lien social ?

Mais il n’est pas certain qu’ils retiennent vraiment la leçon non plus.
C’est percutant, ça sonne juste, réaliste, ça fait réfléchir, mais ça fait mal par moment.

L’album est de Cyrille Pomès et mis en couleur par Isabelle Merlet. Il sort aux éditions Rue de Sèvres qui savent nous proposer des chroniques sociales fortes et intéressantes.

En bref, Moon a été une bonne lecture, intéressante, percutante, cette déconnexion forcée leur fait revoir les choses.
Par contre, j’ai vraiment du mal avec les adolescents typiques, leur inconstance, leur grain de folie, leur irrationnalité, leur manque de conscience du danger (bon moi je l’avais de trop)…je n’ai jamais été comme ça, même avant, donc c’est toujours un peu dur.
On voit aussi l’influence des réseaux sociaux, et il y a du bon et du nettement moins bon voire sacrément dangereux.

Graphisme

Et j’en mets un peu plus dans le tweet 😉

Citation
« Normal ?! Sans déconner. Qu’est-ce que tu trouves normal ici, toi ? Un village de zombies qui s’anime deux mois par an ? »

Merci à Rue de Sèvre pour l’envoi de cette lecture et la confiance.

Et comme je dois réduire mon activité, je vous souhaite de passer de bonnes fêtes de Pâques. Plein de bons chocolats mais pas d’excès 😉
(et espère que vous verrez le message)

Il vous intéresse ? Vous connaissiez ? Et pour les deux autres ? Vous intéressez-vous aux chroniques sociales publiées par Rue de Sèvres ?

5 commentaires sur « Roman Graphique : Moon – Déconnexion obligatoire (Oneshot) »

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