Oneshot : Années 90 -Le poids de son époque – La plus belle couleur du monde & Les coeurs insolents

Avant de vous donner mon avis sur ces 2 oneshot qui se passent dans les années 90. Je vais vous faire réfléchir à quelque chose : Qu’est-ce qui était normal dans ces années là ? Ou du moins était considéré ainsi. Et est-ce que ça l’est toujours aujourd’hui ? On pourrait également penser à cela sur différentes époques.

La plus belle couleur du monde

Chez Glénat
de Golo Zhao (c’est aussi lui qui fait le monde de Zhou Zhou, la balade de Yaya …)
Prix : 29€
Prix numérique : 15.99€
584 pages

Le monde de Zhou Zhou est sur le blog.

Résumé :
Rucheng est en 3e2, c’est la classe avec l’option beaux-arts. À part le dessin et les cartes à collectionner, il n’est intéressé que par une chose : attirer l’attention de Yun. Une élève brillante qui, en plus d’être assez mignonne, maîtrise parfaitement le dessin et les couleurs. Rucheng aime bien Yun. Elle est douce et talentueuse. Mais il se demande parfois s’il ne se passe pas quelque chose entre elle et le beau gosse de la classe, Wen Jun. Il faut dire qu’il a tout pour plaire : il est grand, ses parents sont riches et lui rapportent tous les gadgets dernier cri du Japon, il est bon en sport et il arrive même à se débrouiller en dessin. Tous les trois voudraient d’ailleurs pouvoir entrer à l’Académie des Beaux-Arts l’année prochaine. Les places sont limitées et il faudra redoubler d’efforts. Mais même en se donnant à fond, on ne peut empêcher les coups du sort. La vie est faite d’aléas, de hasard, tout arrive et parfois, le talent et le travail ne suffisent pas pour réaliser ses rêves.
Dans La Plus Belle Couleur du Monde, Golo Zhao dessine et raconte, aidé d’un sens raffiné de la dramaturgie, le quotidien simple et doux-amer d’un jeune garçon chinois des années 1990 qui cherche à comprendre sa place dans le monde. Long et tendre zoom consacré à cette époque si particulière de nos existences, ce roman graphique coloré de près de 600 pages se dévore avec la fraîcheur de l’adolescence qu’il dépeint.

Mini avis Ly’s week :
Très bonne lecture, très beau livre. Mais il peut être difficile à manipuler et pèse son poids. C’était très plaisant et intéressant de suivre ces jeunes gens en Chine dans les années 1990. Le jeu des couleurs est sublime et nous enivre. Mais la dernière partie est exécuté de main de maître et fait tout passer à un autre niveau.

Je vous rappelle que ma chronique entière est sur Lireka que je remercie encore pour la lecture.
La plus belle couleur du monde : colorez votre monde entre illusions et désillusions

Les coeurs insolents

Les coeurs insolents - Ovidie

de Ovidie & Audrey Lainé
Editeur : Marabulles
Prix papier : 17.95€
Prix numérique : 12.99€

Résumé :

Les coeurs insolents plonge le lecteur dans un univers a priori sans vague, celui de la jeunesse de la classe moyenne et de la France pavillonnaire des années 90.Un monde souvent idéalisé et prétendument sécurisé, sans portable et sans réseaux sociaux. Mais dans lequel, pourtant la question du consentement n’était jamais abordée et où la misogynie était tue. Par des flash-back, Ovidie revisite sans nostalgie sa propre adolescence, entre exaltation politique, premiers émois mais aussi violences sexistes et sexuelles. Ovidie se questionne sur l’évolution de la représentation des corps et la construction de la sexualité au moment de l’ère #MeToo. Devenue mère, elle se demande quel est son rôle dans la transmission mère-fille, auprès de Capucine sa fille adolescente ? Spontanément, elle fait le parallèle avec sa propre adolescence. Des moments tendres et drôles rythment cette aventure mère-fille sans jugement.

Avis/Impressions

Une chronique sociale intéressante, percutante, qui ne laisse pas indifférent et fait réfléchir. Une femme devenue maman s’interroge et revient sur son passé, sur sa génération, sans portable, où le consentement n’était pas abordé, …
Elle regarde sa fille grandir, comme toutes les mères elle s’interroge, elle a des doutes, peur de mal faire. Une fois sa fille devenue adolescente, Ovidie s’interroge sur son propre passé. Nous avons des parallèles, des situations qui ressortent à travers les deux prismes, chacun étant aussi sous l’influence de son époque. Certaines choses on se disait que c’était normal, on n’en parlait pas, on faisait avec, de nos jours les consciences se sont plus éveillées, on dénonce, on qualifie de viol ce qui était tue à l’époque. Encore une fois, nous voyons autant les dangers que les bienfaits apportés par les réseaux sociaux, comme toute évolution technologique cela reste principalement une question d’utilisation. Dans le temps, trop bourré, on ne savait rien, mais aujourd’hui avec ceux qui filment il y autant la double peine que des faits avérés.
Certains moments sont bouleversants, et cela commence déjà avec la préface qui donne le ton.
Il y a également un autre moment très intelligent, c’est la mère d’Ovidie, ces réactions décalées, ses oppositions avec sa fille. Mais ces femmes ont chacune à leur mesure était assujetties au poids de leur époque, des convenances, de leurs croyances etc.
Comment protéger sa fille dans ce monde ? Comment faire de son garçon quelqu’un de bien, quelqu’un qui respecte les filles ? Comment préserver sa liberté ?
Sur la couverture, nous voyons Ovidie jeune adolescente. Cette façon de suivre les tendances, même douteuses, reste dingue, mais adolescente, rebelle, sans toutes les cartes en main, ce n’est pas toujours facile. L’influence des autres, du suivi, est très forte.
La partie qui cerne Ovidie a plutôt des tons bleus, alors que celle qui cerne sa fille plutôt des tons jaunes. Le dessin est simple, sans l’être de trop, efficace et tout a fait agréable.
Elle met pas mal d’éléments en avant, et montre aussi les différences entre sa génération et celle de sa fille. Tout aurait beaucoup plus pu mal tourné pour Ovidie, heureusement elle a quand même pu construire une vie, faire de belles rencontres.
Un livre à mettre entre toutes les mains et dans les bibliothèques.
Une découverte qui vaut le coup.

Citations :
« Oui mais comment tu fais pour savoir si elle dit oui parce qu’elle en a envie et pas parce qu’elle se sent obligée ? »
« Pour nous, un viol, c’était un inconnu dans une ruelle … Quand ça nous arrivait, on ne savait pas quel mot poser dessus. »
« Il faut dire que quand on a toujours été éduquée dans l’idée que notre valeur dépend du regard des hommes…C’est pas à 70 ans qu’on va en remettre le patriarcat en question. »
« Mon bulletin scolaire était leur baromètre. Tant que je continuais le latin et que j’avais des bonnes notes, ils partaient du principe que tout allait bien.
C’est comme ça que j’ai gagné ma liberté. Un peu de travail scolaire en échange d’une paix royale. »

Mini avis Ly’s week
Bonne à très bonne lecture. Je ne regrette pas de l’avoir tenter celui là, vraiment une belle et pertinente découverte qui fait réfléchir.

Lu avec Izneo
Merci pour la lecture.

Et vous ? Ca marchait l’influence de groupe ? Ca marche l’influence des réseaux sociaux ? Vous connaissez ces livres ? Ils vous tentent ?

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