Roman Graphique Time : Entre les lignes (Oneshot – Fiche)

Couverture Entre les lignes (BD)

Edition : Rue de Sèvres
de Dominique Mermoux et Baptiste Beaulieu
Prix papier : 20€
Prix numérique : 8.99€
Genre : Tranche de vie, Historique, Contemporain
Sortie le 12 mai 2021.
Environ 168 pages.
Oneshot.

Résumé :
Lorsqu’il découvre dans une vieille malle trois carnets renfermant des lettres d’amour, le père de Baptiste sombre dans une profonde mélancolie. Baptiste, lui, tombe des nues : Moïse, son grand-père, y raconte toute l’histoire de sa vie. Plus incroyable encore, Moïse adresse son récit à une inconnue : Anne-Lise Schmidt. Naviguant entre les grands drames du xxe siècle et des témoignages d’aujourd’hui glanés dans une tentative éperdue de faire passer un message à son père, Baptiste devra percer le lourd secret d’un homme et lever le voile sur un mystère qui va chambouler toute une famille…

Hello Livre :
Les éditions Rue de Sèvres ont présenté ce livre au milieu de Alicia, et Idiss, en parlant de destinée, en disant qui c’était un coup de cœur pour eux. Leur fiche m’a donc intrigué et donné très envie de découvrir ce roman graphique, et spoiler j’ai bien fait.

Edition papier & Présentation & Graphisme :
C’est un grand livre. Quand je le lisais, une personne proche me disant à un moment donné wow il est grand celui là ^^’.
Je me suis vraiment pris le temps de le découvrir, de le savourer, d’en profiter.
Le toucher est très agréable. La couverture est un peu rugueuse. Les pages tiennent bien en main, et c’est un peu cela ça donne une impression d’être entre doux et rugueux, un peu comme leurs vies.
Le graphisme est en deux parties, et les deux sont intéressantes et prenantes.

Tiré/Adapté d’un roman (que je n’ai pas lu)

Mon avis/Mes impressions :

Nous sommes plongés dans des affaires et des mystères de famille, quelque part sur plusieurs générations, mais chaque histoire est importante, prenante. C’est une lecture riche, intéressante, nous ne savons pas tout ce qui va se produire, c’est surprenant par moment, ça fait réfléchir et ça serre le cœur. Nous sommes avec des gens vrais qui ont une vie, qui ont vécu, et certaines cicatrices sont restées. Nous finissons cette histoire, loin d’être indifférent, le cœur serré, avec le sourire, et en même temps les larmes aux yeux. Ce n’est pas une lecture simple, facile, et c’est aussi une façon plus humaine, réaliste quelque part d’aborder le cœur compliqué des hommes, mais également les situations sociales, y compris la guerre.

C’est quelque chose que nous pouvons oublier bien souvent, dont nous n’avons peut être pas pu discuter. Mais une partie d’entre nous, des humains, à un moment donné dans l’histoire ont eu des grands parents/parents/connus des gens/de la famille qui ont vécu les deux guerres mondiales puis ensuite certains « uniquement » la deuxième (ce qui va se faire maintenant de plus en plus rare, mais combien ont vraiment pu parler avec eux de cette époque là ? Surtout au niveau de la famille, avec leurs descendants). Ici, Moïse, le grand père qui semble avoir gardé des secrets les a vécu, chacune a des âges différents, et elles ont marqué sa vie. C’est différent à voir à travers les yeux de quelqu’un que des évènements, ou plutôt des faits donnés dans des livres. Ici, sa famille va pouvoir apprendre à mieux le connaître à travers les carnets qu’il a laissé et qui vont raconter toute sa vie. Oui, cela depuis qu’il était petit. Attention néanmoins, ces carnets ont été écrit plus tard et adressé à une certaine Anne-Lise Schmidt, sa petite souris, et souvent il nous redonne la date. Il faut juste ne pas prendre la date du journal pour celle où les faits se déroulent, mais bien celle où ils ont été écrits.

Il est des gens également qui ne savent pas câliner, donner de l’amour, à un enfant, ce qui provoque un manque, mais il y a sans doute une raison derrière.
La grand-père, Moïse est né plutôt du mauvais côté de la barrière si l’on peut dire, du côté plutôt pauvre. Mais il a aussi eu des jours heureux.
Il va vivre quelque part la guerre des deux côtés, celle de l’enfant, du jeune garçon privé de son père, l’attendant, confronté à tout cela, lors de la 1ère guerre mondiale. Et ensuite, celle où il est plus âgé, et où il risque de devoir aller combattre, et du coup de repenser à son père, et encore une fois confronté à des choses qu’il n’a pas choisi.

Nous y retrouvons totalement ce côté la vie est belle et cruelle à la fois, ainsi que totalement imprévisible. Il y a des choses horribles, mais également d’autres belles, qui ont permis de tenir le coup. Il y a des ratés, et d’autres part des sentiments forts. Moïse a en tout cas beaucoup à nous raconter. Cette partie est faite dans une police d’écriture qui rappelle le côté manuscrit, ainsi que des dessins crayonnés en couleurs qui illustrent très bien les propos et offrent une meilleure immersion, dans pas mal de tons bleus et autres.

L’autre partie de l’histoire a un dessin agréable, plus classique, avec plein de couleurs différentes, bande dessinée, plus contemporain, mais quelque part elle nous permet pas seulement de découvrir l’histoire de Moïse, mais également de permettre à un fils et à son père de renouer leurs liens, à différents niveaux.
Baptiste va partir à la recherche de ses descendants, voyager, mais cela va aussi lui permettre de s’attaquer à la mélancolie de son père, de renouer avec lui, de comprendre d’où il vient, ses traces du passé, mais également de vraiment lui parler.

C’est donc un récit familial très beau, très touchant, très prenant, et cela sur plusieurs niveaux.

Citations

« C’est si banal, la guerre. La paix, c’est ça qui est rare. Ça qui est extraordinaire. »
« On dresse des monuments aux morts qui ont combattu, on ne dresse jamais rien aux vivants qui ont tendu la main. »
« On ne choisit pas ce qui reste dans nos mémoires, mais je suis sûr que le dernier souvenir qu’on brûle, c’est l’amour. Tu seras la dernière à t’en aller de ma tête, ma Lisette, et tant pis pour moi ! T’oublier m’aurait rendu la vie bien moins pénible, il faut que tu le saches »
« Le contraire de « libre », ma petite souris, ce n’est pas « captif », c’est « obéissant ». »
« Ce qui fait le lien entre le passé et le présent, ce n’est pas la façon dont les pavés ont vieilli ou ont été remplacés. Ce qui fait le monde d’aujourd’hui, ce sont les fils et filles des hommes et femmes d’hier. »
« Les hommes mettent tellement de barrières entre eux comme s’il n’y avait pas un coin du globe où ils ne vibrent pas des mêmes émotions. »

Graphisme :

Et vous ? Il vous tente ? Avez vous connu le roman ? les récit familiaux qui en plus se mêle à l’Histoire vous touchent-ils ?

Merci à Rue de Sèvres pour l’envoi de cette lecture et la confiance (maintenant il faut que je me remette, mais c’est un plaisir de pouvoir présenter une histoire aussi forte qui en plus est mêlé à l’Histoire).
Un récit très riche et cela à différents niveaux.
On a même des cartes pour aider à situer, plein de petits détails, le côté journal est très bien fait (juste attention aux dates).
Bonne à très bonne lecture. Un récit très fort qui ne peut pas laisser indifférent le lecteur.

2 commentaires sur « Roman Graphique Time : Entre les lignes (Oneshot – Fiche) »

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