Manga Time : Le dévoreur de souvenirs Tomes 1 & 2 (Fiche – Fin)

Couverture Le Dévoreur de souvenirs, tome 1 Couverture Le Dévoreur de souvenirs, tome 2

Edition : Delcourt/Tonkam
Dessin : MURAYAMA Nachiyo
Scénario : ORIGAMI Kyôya
Seinen : 1 tome en France, 5 au Japon. En cours.
Genre : Suspense, Fantastique
Prix papier : 7.99€
Coût de la série : 15.98€

Extrait du manga

Hello Livre :
J’aime beaucoup la collection Moonlight. l’histoire, l’incertitude plus grande de nos vies (pour expliquer que je cède de suite), et qu’il soit en deux tomes.

Résumé :
Ryôichi, étudiant, mène des recherches sur les légendes urbaines et s’intéresse à la façon dont elles sont propagées. Alors que plusieurs personnes perdent étrangement la mémoire autour de lui, il entend parler d’un mystérieux monstre, le Kiokuya, qui se nourrir de souvenirs. Mais ce Kiokuya existe-il vraiment ? Et pourquoi chercherait-il à effacer la mémoire de ceux qui viennent le voir ?

Mon avis / Mes impressions :

Le dévoreur de souvenirs est un nouveau titre de la collection Moonlight, qui est clairement pour moi une collection à suivre, ne serait-ce que pour la réflexion dégagée par leurs titres. Celle-ci s’avère très puissante. Des sujets auxquels vous avez sans doute déjà pensé, ou pas.

Les couvertures sont vraiment belles, et surtout le côté mémoire/souvenir qui s’évapore est très joliment représenté.
Les personnages sont un peu en relief sur la couverture ce qui donne un bel effet et est agréable au toucher.
Chaque tome nous offre une page couleur, ce qui fait plaisir.

Le graphisme est plutôt agréable. Nous nous laissons facilement portés et emportés par l’histoire.

L’histoire exploite les souvenirs, mais le tout à travers une légende urbaine, celle du Kiokuya, le dévoreur de souvenirs.
Elle pose la question du pouvoir d’une légende, d’une rumeur, de son existence, de sa représentation, s’il est toujours le même, s’il existe vraiment.
Un peu comme le téléphone arabe, tout se déforme au fil des personnes qui content l’histoire.
Déjà abordé une légende, qui on le dit a forcément quelque part, un fond de vérité est très intéressant.

Ensuite, nous abordons une question beaucoup plus compliquée, intéressante, sur laquelle vous pouvez chacun réfléchir. Peut-on effacer des souvenirs ? Est-on encore nous-même à ce moment là ?
Attention, il s’agit d’effacer quelque chose qui peut empêcher d’avancer, de refaire confiance, etc. Comme cette fille qui n’arrive pas à passer dans une ruelle le soir.
Ce que l’on appelle souvent le PTSD (trouble de stress post traumatique).
Notre jeune homme, Ryochi, pense que c’est mal, qu’il faut apprendre à vivre avec. Seulement, ceci est le cas idéal. Vous le savez, nous ne vivons pas tous les choses de la même façon, certains restent prisonnier de leur passé. Est-ce les libérer ?
La question est complexe. Ryochi représente un peu un idéal, une naïveté.

L’air de rien en deux tomes, nous rencontrons plusieurs personnages, nous entrecroisons plusieurs histoires.
Quand on efface des souvenirs, on efface une partie de ce qui constitue la personne, on peut également effacer des liens qu’elle a tissé, et on n’empêche pas le danger de revenir, mais on peut lui permettre d’avancer. Le prix à payer reste une question que je vous pose souvent, une question où la réponse est très souvent complexe.

Nous mêlons le passé, le présent, les expériences, les confrontation au Kiokuya, mais on dit aussi que si vous l’avez rencontré, vous ne vous en souvenez plus.
L’ambiance est à part, entraînée par cette légende. On prend plaisir à voir cet étudiant mené son enquête. Je ne pense pas que tout le monde sera forcément satisfait au niveau de l’histoire, moi je n’ai pas eu de problème majeur, mais la réflexion elle est tellement puissante et intéressante pour tout le monde.

Les souvenirs qui s’effacent est quelque chose de présenter joliment et poétiquement dans le manga. C’est aussi quelque chose qui nous met vite mal à l’aise et fait peur, quand nous revoyons quelqu’un qui ne se souvient plus.

Plus largement, cette histoire nous fait penser également à Alzheimer, à l’amnésie, à ces gens qui ont changé du tout au tout.
Aux relations humaines, aux expériences qu’on a vécu, à toutes ces choses qui ont forgé au fil du temps ce que nous sommes devenus, nos besoins, etc.
Si l’on perd une partie d’eux, qui est-on vraiment ?
Parfois, on pose également la question de la responsabilité de nos actes si l’on ne s’en souvient plus.
Et nous pouvons également penser à la personne qui reste, qui elle porte le poids de se rappeler, mais a vu son lien détruit. Vous imaginez combien plus le lien était fort, plus ça doit être terrible de faire face à quelqu’un qui vous prend pour un étranger ? Cette partie est bien retracée avec la jeune femme qu’il aide.

En conclusion, tout le monde ne sera sans doute pas satisfait par l’histoire, je n’ai pas eu de problème majeur qui de mon côté m’empêche de bien en profiter, de l’aimer. J’encourage un maximum de gens à la lire, et à réfléchir à toutes les questions dont regorge l’histoire. Comme toujours, si vous en avez l’occasion, je respecte nos différences, et nos accès qui ne sont pas toujours forcément évident.

Pour moi, c’est un coup de coeur.

Citations :

« Les légendes urbaines, c’est un peu comme le téléphone arabe. Elles changent au fur et à mesure que les gens en parlent. Ça veut dire qu’elles partent forcément de quelque chose, d’un fait qui s’est vraiment produit à la base. Moi, ce que je tente de trouver, c’est le schéma suivant lequel elles évoluent dans le temps. En bossant sur le périmètre au sein duquel, elles sont connues, et sur la vitesse à laquelle elles se sont propagées. En gros, je mène une sorte d’enquête sociologique autour de la diffusion d’un sujet peu orthodoxe, quoi. »
« Il paraît que le cerveau humain recèle encore une tonne de mystères qui nous échappe. Je ne peux pas dire que je suis un spécialiste en la matière, en même temps. Je ne devrais donc pas être aussi étonné de ne pas comprendre quelque chose. Après tout, perdre la mémoire aussi soudainement, ça arrive peut-être plus souvent que je ne le crois. »
« A notre époque, il n’est pas rare que certains adolescents refusent d’aller à l’école, se cloîtrent chez eux ou vivent en marge de la société. »
« N’est pas en soi, une mauvaise chose. Je le comprends bien mais en même temps, je ne cautionne pas ! Aussi pénible que la vie puisse être je pense qu’on doit s’y confronter et faire en sorte de tenir le coup malgré tout !
Bien sûr, ce serait la solution la plus simple. Mais il y en a pour qui ce n’est pas possible de vivre ainsi. »
« Il était un homme qui connaissait bien les faiblesses et la petitesse de la nature humaine. »
« C’est sûrement un coup du Kiokuya.
Un être mystérieux qui traîne dans le coin depuis très longtemps. On dit qu’il peut effacer la mémoire des gens et faire oublier les souvenirs les plus douloureux et les plus traumatisants. On raconte qu’on peut le trouver dans le parc à la nuit tombée de la nuit. Il y attend ceux qui sont tourmentés par leur passé. »
« La personnalité de quelqu’un, son comportement et ses relations avec les autres, tout ça se forme au fur et à mesure que cette personne vit, et se construit des souvenirs. Si elle perd la mémoire. Peut-on vraiment être sûr qu’elle reste toujours celle qu’elle était auparavant ? »
« Ha ha, c’est dingue ! C’est la première fois qu’on se voit en vrai !
C’est marrant ça fait bizarre de se connaître déjà sans jamais s’être vus !
C’est la première fois que je fais ça d’ailleurs. Rencontrer un pote du net dans la vraie vie. »
« Les sentiments ça ne se contrôle pas. Tout comme il est des choses qu’on peine à accepter. »
« J’aurai aimé que notre relation puisse rester la même avec le temps. Mais quand j’y repense, je me dis que c’était bien égoïste de ma part. »
« D’ailleurs, moi je n’aime pas trop faire l’autruche. Faire comme si un problème ne se posait pas au lieu de le résoudre, ce n’est pas dans mes habitudes ! »

Il vous intéresse ? Vous l’avez lu ?

7 commentaires sur « Manga Time : Le dévoreur de souvenirs Tomes 1 & 2 (Fiche – Fin) »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s