Manga Time : Shine Tomes 4 & 5 & 6

Fiche

Shine - Kotoba Inoya

Kokoro fait la couverture, encore une fois elle semble tout droit sorti d’un magazine de mode.
Elle est l’assistante de Ikuto, et travaille à l’atelier avec lui. Mais c’est aussi un mannequin.
Du haut de ses 1m81, elle a tout pour être mannequin et s’est fait repéré dans la rue. Mais c’est un autre visage de la jeune femme qu’on découvre. Une jeune femme perdue, qui a du mal à dire non, mais qui se donne à fond. Elle a un profond manque de confiance en elle. Et malgré son succès en tant que mannequin souhaite être styliste. Est-ce vraiment juste une lubie ? A quoi se serait-elle destinée sans le mannequinat ? Cela, on n’en a aucune idée, nous pouvons donc supposer que rien ne l’avait encore vraiment intéressée. Très complexée par sa grande taille, elle était contente que pour quelqu’un ce soit utile, bien vu, mais elle a dû faire face aux mauvaises langues.
Ainsi qu’à la dureté, sévérité de celui qui dirige l’atelier, même s’il explique bien ses raisons, c’est quand même dur de se faire houspiller ainsi, plus appelé par un sobriquet.
Ikuto doit lui-même tenter d’accéder à son rêve, et à lui-même des gens contre lui, mais il se montre très gentil avec Kokoro, alors même que si elle réussissait, elle pourrait être une rivale. C’est beau de voir son soutien face à ce rêve, mais également de la soutenir
de manière générale.
A côté de cela, Ikuto va participer à un concours de FMAD (Faculté de Mode et des Arts Décoratifs), une première épreuve et une ambiance particulière.
Mais qu’est qu’ils vont vraiment juger ? Il faut dire que la mise en place a déjà des idées de génie et surprenantes.
Le lecteur pourra également apprécier que pour s’aider à trouver des idées, il va aller revoir Chiyuki. Nous voyons tous les efforts qu’ils fournissent, mais également d’autres personnes. La différence majeure étant que Ikuto essaye vraiment d’être sur tous les fronts, de tout faire.
Un tome qui nous fait impatiemment attendre la suite, surtout avec une telle fin.

Coup de poker et coup de génie dans Shine. Nous entamons la fin de la 1ère épreuve, et nous allons enfin savoir ce qui est vraiment derrière et quel est le véritable critère de jugement, mais aussi découvrir le top 3 des professeurs, qui donne le droit à quelque chose de particulier. Le moins que l’on puisse dire c’est que nos nerfs à tous ont été mis à vif. Le manga ne cesse de soulever des points intéressants, de confronter, de faire réfléchir. On y sent totalement le côté shonen, mais ça prend bien. Nous retrouverons aussi quelques réflexions très intéressantes sur des effets de mode. Ikuto a plus ou moins fait face et gérer son problème d’argent, mais qui a failli lui coûter très cher, vu la bonne idée de l’école. Seulement comment faire à l’avenir ? Créer demande du temps et de l’argent. Nous retrouvons Chiyuki qui fait face à ces problèmes de taille pour trouver du travail. Elle n’a d’autre choix, du moins pour le moment, que de se concentrer sur ceux qui veulent bien lui proposer du travail, et donner le meilleur d’elle-même. Elle montre une sacrée motivation pour décrocher son travail, peut être que ça parlera à certaines personnes, des lettres de motivation mais aussi prendre son téléphone, démarcher directement, etc. Pour tenter de mettre toutes les chances de son côté. Une des grandes forces de l’histoire est de faire passer beaucoup d’émotions pas le graphisme. Le lecteur ressent les tensions, espoirs, doutes, confiance ou manque de confiance, combien les personnages se donnent à fond ou pas, leur motivation, etc. Comme bien souvent, et pour nos deux jeunes amis Ikuro et Chiyuki, la confiance reste un élément clé, et avoir confiance en soi c’est déjà faire une partie du chemin. Même si cela peut rester bien plus facile à dire qu’à faire.

Tous les deux sont confrontés à des remarques désagréables, leur travail est remis en question. Il faut faire face aux coups bas, se relever et sans s’y perdre. Nous continuons à apprendre des éléments sur le monde de la mode, le stylisme et le mannequinat, progressivement, en suivant nos personnages, cela rend la chose facilement prenante et même passionnante, car il y a tant de petits détails auxquels nous ne penserions pas finalement. Mais certaines thématiques restent universelles et dépassent largement le monde de la mode. Ainsi, même si vous n’êtes pas vraiment intéressé par la mode dans la réalité, il est possible que vous tombiez sous le charme de ce manga. La vie peut être bien ironique et cruelle, l’expérience de ces femmes devenues adultes nous sera révélé. Et ce n’est guère évident, des choix difficiles, des injustices, etc.

Chiyuki et Ikuto se battent toujours pour réaliser leur rêve, qui semble impossible. Et s’ils faisaient des compromis ? En plein concours, ce n’est pas facile de se confronter. Ikuto peut-il réussir avec son caractère ? Sa gentillesse ? Les gens qu’il aide ne deviendront-ils pas ses rivaux ? Chacun a ses raisons pour concourir, gagner, faire ce qu’il fait. Jusqu’où sont-ils prêts à aller ? Ne risquent-ils pas d’aller trop loin ?
Ce tome est également l’occasion de réfléchir aux différents métiers qui gravitent autour de la mode. L’histoire a également un côté réaliste et percutant, car il ne suffit malheureusement pas toujours de faire des efforts pour y arriver, être reconnu. Les personnages se confrontent à des désillusions, doivent se relever, continuer à avancer, mais sans être certain d’y arriver.
Chiyuki se donne les moyens, en allant à Paris, et en se proposant, même si elle va devoir prendre sur elle, encaisser les remarques, qui ne sont pas tendres, mais il faut aussi se mettre à leur place. Kokoro tente toujours de faire valoir qu’elle préfère le stylisme au mannequinat, et elle travaille d’arrache-pied pour cela, encouragée par Ikuto. Ikuto continue sur sa lancée, il peut être fier d’avoir avancé dans le concours. Nous nous souvenons également de ses débuts fracassants, mais comment il a été rattrapé par la réalité : âge, expérience, etc. Il acquiert de l’expérience, mais il a encore beaucoup à apprendre, et malheureusement de mauvaises finances. Comment s’en sortir alors ? S’il doit gagner de l’argent à côté, il peut également moins se concentrer sur le concours. Doit-il accepter une des propositions ? Est-ce correct ? Est-ce ce qu’il veut ? Mais peut-il espérer rester dans la course sinon ?

Non, décidément ce n’est vraiment pas facile. La cruauté du monde explose dans la figure de certaines personnes, et le tome est sous tension par moment. Le lecteur se demande où il va être emmené, quel choix va être fait, mais voir des gens se battre pour leur rêve, même si cela semble impossible, dégage toujours une certaine force, qui peut être communicative pour nous donner du courage dans nos propres vies. Ce tome fait parfaitement écho avec les débuts de la séries, ses rêves impossibles a priori, Chiyuki et Ikuto qui s’aident, se parlent, se stimulent. Une certaine complicité les unit quoi qu’il arrive.

Merci à Izneo pour ces lectures.

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