BD/Manga Time : M.O.R.I.A.R.T.Y Tome 1 & Solitude d’un autre genre & Twelve Demon Kings Tome 1

Hello,

Il peut arriver que cela ne le fasse pas.
Ici je me retrouve avec un profond manque de conviction et une absence de sentiments.
En tant que personne, j’ai eu bien du mal. En tant qu’analyse, j’ai tenté de prendre du recul et voir ce qui en ressort.

Voyons, cela plus en détail

J’aime Sherlock Holmes, j’aime Moriarty et j’aime le policier. Imaginez combien j’ai été étonnée de mon ressenti XD.

Moriarty - Fred Duval

Regardez moi cette couverture monstrueusement prometteuse, non ?
Eh ben, ce coup-ci on a nous a trompé. Je ne suis pas la seule à être très mitigée sur celui-ci.

Fiche Izneo

Mon avis/mes impressions :

La couverture est particulièrement belle et prometteuse ainsi que l’histoire. Après tout, pour beaucoup, cela reste un plaisir de retrouver Sherlock Holmes et ses déductions. Si l’histoire reste intéressante, une fois la bande dessinée ouverte le dessin déçoit. Comme il y a des histoires de « monstres », il y a des scènes assez atroces, comme ça le lecteur sera au courant. Maintenant qu’il y est prêt, cela reste un plaisir de retrouver Holmes, Watson, ainsi que Mycroft et leurs joutes verbales. Notre fin limier est toujours aussi excellent, et fait de sacrées déductions. L’ambiance et le langage de l’époque sont aussi agréables et changent. Trois affaires un peu étrange, mais peut-être liées ? Et comment ? Quel est leur plan diabolique ? Et qui est derrière tout cela ? L’idée de l’automate est assez originale et sympathique. C’est aussi quelque chose que de retrouver Dr Jekyll et Mr Hyde. Où est passé Mr Jekyll ? S’est-il fait spolier par Mr Hyde ? Bien sûr, beaucoup d’entre nous connaissent ce nom et cette histoire ne sera pas totalement une surprise. Le plan qui s’échafaude est lui aussi machiavélique mais connu, cela commence à faire bien des fois qu’on ne fait ce genre de coup. Néanmoins, on a envie de connaître la suite et fin, de voir comment Holmes va sortir de sa mauvaise posture et comment il va contrecarrer ce projet diabolique. Il risque aussi de retrouver une ancienne connaissance.

C’est un dyptique, j’aurais presque envie de croire que ça va être mieux dans le 2, mais déjà que je l’ai oublié maintenant, d’ici qu’il sorte.
Ca ne se ressent pas tellement dans ce que je dis, parce que j’ai pris les faits, l’histoire, mais le dessin, la réalisation ce n’est pas trop cela.
J’aime beaucoup plus le manga de Moriarty sorti récemment, et je vous redirige plus vers lui.

lesvoyagesdely - Bng0x_VjYSK

Solitude d'un autre genre - Kabi Nagata

Fiche Izneo

Mon avis/mes impressions :

Solitude d’un autre genre est un roman autobiographique de Kabi Nagata. C’est une lecture nécessaire et intéressante, qui fait réfléchir, mais qui est dur à appréhender. C’est très particulier, et éviter de le lire si vous êtes déprimés ou que vous avez un coup de blues. Le graphisme est très moyen, les teints utilisés sont blanc, noir et rose. Le sens de lecture est à l’occidental. Malgré les thématiques douloureuses et intéressantes abordés, on a une somme de faits étalés sans arriver à vraiment rentrés dedans ou à être touché. En cela, le bonus à la fin est beaucoup plus intéressant et prenant. La jeune femme nous rappelle plus les filles nunuches qu’on croise dans certains shojos. On y aborde la difficulté de sortir du moule, de s’épanouir, de savoir ce qu’on veut. On y aborde l’anorexie, la boulimie, la scarification, les tendances suicidaires. Tout y passe. Non ça n’a rien de gai. On y aborde l’apprentissage de son corps et les lacunes du système. Au Japon, parler de sexualité est encore plus tabou qu’en France. On y aborde la pression de la société japonaise et d’être encore plus dure envers les femmes. La difficulté d’être différent et de se comprendre, de comprendre cette différence et ce qu’elle implique. Par contre, notre jeune demoiselle a l’air très fade à la base, de n’avoir envie de rien, de se contenter de peu, et d’un coup elle parle de dessiner des manga, et en plus elle utilise sa propre expérience. Un peu comme un exorcisme. C’est aussi très particulier cette décision d’aller voir une prostituée dans un love hotel. Elle a surtout l’air perdue et déboussolée, sans aide, mais on ne comprend pas vraiment comment elle en est arrivée là. Surtout qu’au départ on ne l’a jamais vu essayé de faire des efforts. Après si dans la société japonaise, la pression est plus forte, ce n’est pas forcément mieux en France, ou ailleurs. Avec le sacro saint capitalisme qui règne, le culte de la rentabilité, le harcèlement tant sexuel que moral, tant à l’école qu’en entreprise. La femme toujours moins payée que l’homme. Il reste de sacrés problèmes en général et pas des moindres. Le fait de ne pas trouver sa place dans la société ou de faire un choix entre avoir un travail sûr et rentable, et même pas tant que cela toujours ou de faire quelque chose qui plaît vraiment et pas sûr. Et encore ce n’est pas forcément que ça ne plaît pas, mais les conditions du système. Que les études, l’école ne préparent pas à tout. Qu’être en relation avec d’autres est compliquée. Ce sont des faits qui méritent questionnement et réflexion. Ce livre est également conseillé à un public mûr et averti, et pas dépressif.

Je crois que c’est celui qui est le moins passé des 3 vu que j’ai soupiré une dizaine de fois, et que j’avais pas intérêt à m’arrêter en cours, car ça aurait été compliqué de m’y remettre.
Et pourtant c’est aussi celui au moins pour la thématique où je suis obligée de vous dire empruntez le, feuilletez le, jetez y un oeil, ou au moins lisez le bonus de fin qui est la meilleure et la plus intéressante partie du livre.
La fille est juste hyper énervante et comme on a aucune explication, on ne l’a jamais vu vraiment essayer de faire quelque chose, ça ne passe pas.

 

Twelve Demon Kings - Shin Yamamoto

Fiche Izneo

Twelve Demon Kings n’est clairement pas le monde des bisounours, et évitez de trop vous attachez aux gens rencontrés. Une chose que vous avez déjà pu apprendre dans la série Game of Thrones, ou Red Eyes Sword. Il sort chez l’éditeur Pika. On s’inscrit clairement dans un récit de Dark Fantasy avec des montres, des démons, de la guerre, beaucoup de morts. Il est difficile de survivre dans ce monde. Il traverse une période obscure. La couverture a un côté envoûtant, et donne envie de découvrir l’histoire. Les illustrations sont d’ailleurs très belles. Malheureusement, c’est moins le cas à l’intérieur, les visages ont même une forme assez bizarre par moment. Le ressenti, les sentiments qui se dégagent, ne sont pas très présent non plus. Pourtant on a bien un mangaka japonais aux commandes YAMAMOTO Shin, qui a été le dessinateur sur Monster Hunter Flash. Sur cette nouvelle série, il est le dessinateur et le scénariste, entièrement aux commandes. L’histoire part d’une bonne idée de départ, assez géniale même, et elle ne demande qu’à être exploitée. Au départ, on fait la connaissance d’héros officiers, qui sont le dernier espoir de l’humanité, qui se battent pour protéger l’humanité. Des gens aux caractères divers et variés qui collaborent ensemble. Mais les choses vont assez vite changées. Mais que se passe-t-il ? Au fur et à mesure du tome, on apprend de plus en plus de choses sur les démons, c’est qu’est devenu ce monde. On a aussi pas mal de flashbacks. Adu, un des héros officiers a un grand secret, et il a aussi ce sourire diabolique, en coin. Il est très fort, et utilise pas mal de stratégies. Les démons sont tellement forts, que les humains ont peu de chance à la base de réussir. Mais à part les héros officiers qui se battent, certains tentent aussi d’utiliser de la technologie, de mettre au point des choses pour combattre les démons. Le titre a pas mal d’ironies assez terribles, et le visuel des démons aura de quoi vous faire trembler. Une jeune femme qu’on va rencontrer sait voir à travers, et tentera un marché diabolique. Pourquoi les démons ont-ils attaqués les humains ? Quel espoir quand tout est noir ? Et si un démon et pas n’importe lequel passait un étrange marché, mais pendant qu’il tente d’accomplir sa quête, il garde un comportement assez ironique par rapport à son but. Et pourquoi a-t-il pris une telle décision ? Cela pourrait lui coûter bien cher. Souhaite-t-il mieux comprendre les humains ? Ces êtres qui parfois peuvent déployer une grande force, et d’autres être terriblement irrationnel. La fin du tome relance l’histoire et nous laisse méchamment en plan.

En soit, c’est dommage car j’aime l’originalité de l’histoire, je suis intriguée par ce fameux personnage et son but, mais entre mon absence de ressenti et des dessins très moyens, j’ai cru qu’il était français pendant un moment, je ne me vois pas continuer comme ça sur de nombreux tomes, et comme en plus il faut faire des choix.

 

Merci à Izneo pour les découvertes.

4 commentaires sur « BD/Manga Time : M.O.R.I.A.R.T.Y Tome 1 & Solitude d’un autre genre & Twelve Demon Kings Tome 1 »

  1. Dommage pour la BD, la couverture était vraiment sympa ^^
    Je ne trouve pas les dessins du manga si catastrophiques que ça perso, mais je ne suis pas plus tentée…
    Quant à Solitude d’un autre genre, je m’y attendais un peu après l’avoir feuilleté, c’est pour ça que finalement je ne l’ai pas pris alors que le sujet m’intéressait. Dommage V.V

    Aimé par 1 personne

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