Cinéma Time : Mary Shelley

Histoire :
En 1814, Mary Wollstonecraft Godwin entame une relation passionnée et scandaleuse avec le poète Percy Shelley et s’enfuit avec lui. Elle a 16 ans. Condamné par les bienpensants, leur amour tumultueux se nourrit de leurs idées progressistes. En 1816, le couple est invité à passer l’été à Genève, au bord du lac Léman, dans la demeure de Lord Byron. Lors d’une nuit d’orage, à la faveur d’un pari, Mary a l’idée du personnage de Frankenstein. Dans une société qui ne laissait aucune place aux femmes de lettres, Mary Shelley, 18 ans à peine, allait révolutionner la littérature et marquer la culture populaire à tout jamais.

Mon avis/mes impressions :

J’aime beaucoup l’affiche qui me rappelle d’autres choses, me fait penser à Jane Austen aussi. Une belle position pour lire.

Mary Shelley est un film particulier qui pourra autant plaire que déplaire aux gens. Des gens intéressés par un ou plusieurs de ces éléments y seront plus réceptifs que les autres : une autre époque, les tenues de cette époque, Londres et l’Ecosse, une jeune femme passionnée et différente, la poésie, les sciences.

Pour ma part, Mary m’a profondément touchée, l’ironie de la vie était de la partie, c’est un film aussi beau que tragique, tout comme son histoire d’amour et l’histoire de sa vie.

Quand nous rencontrons Mary, elle a 16 ans, la fougue de la jeunesse, le monde lui appartient, et elle rêve en grand. Et certainement pas d’une vie banale. Elle a un lieu bien particulier où elle part se réfugier, les tâches ménagères ne lui parlent pas trop mais la littérature et les sciences bien plus. Elle s’entend à la base bien avec son père, et cherche son approbation. Mais elle a aussi de grandes phrases, et ne comptent pas se laisser marcher sur les pieds.
Tout au long du film avec qui que ce soit, cette femme a du répondant et ne se laisse pas démonter.
Elle est fougueuse et énergique, elle crée des histoires, elles les racontent en y mettant de la passion, mais elle gardera en tête les mots de son père, de se créer sa propre histoire, ne pas réutiliser les mots des autres.

Sa situation familiale est un peu plus complexe qu’il y paraît, et je vous laisse la découvrir.
Elle va être envoyée en Ecosse quelques temps, où elle sympathisera avec Isabel (Maisie Williams, autrement dit Aria de games of thrones qu’on prend plaisir à revoir)

Les décors, les costumes, le réparties font partie de l’ambiance du film et contribue à le faire apprécier.

Mary est très proche de sa soeur Claire, elle partage beaucoup avec elle. Claire a un caractère totalement différent. Certaines situations sont à la fois belles, et prêtes à questionnement. Mais leur relation reste un point important.

Les talent de Mary sont reconnus très tôt par son entourage, et plutôt encouragés.

Mary découvre l’amour d’une belle façon a priori, elle le retrouve même on peut dire, mais une surprise de taille l’attend. Le couple prête à questionnement, il est à la fois gentil et égocentrique et narcissique. Il croit en elle, il aime être avec elle, mais semble prôner de drôles de choses par moment. J’aime l’envie de Mary de s’affranchir du carcan de la société mais pas sa tendance à mystifier, à prôner de drôles de valeur, et à la faire souffrir par moment, et à trop boire.
Il s’avère aussi gentil que cruel, et ce n’est pas le pire.
Les femmes de tout temps en prenant bien plus dans la figure, cela ne va pas être facile tous les jours.

L’ironie de la vie fera qu’au gré de ses expériences, de ses découvertes, mais également de la terrible solitude et abandon qu’elle a ressenti, elle produira une oeuvre qui dépassera largement tout : Frankenstein. Et qui n’a jamais entendu le nom de Frankenstein ?
Mary n’hésite pas à se battre pour être reconnue pour elle-même. Etre un faire valoir, passer à la trappe n’est pas pour elle. Elle a tout abandonnée pour lui, pris tous les risques. Mais elle aura aussi de quoi déchanté.

Une histoire aussi belle que cruelle, 2 histoires sont nées s’inspirant de la réalité et de tragédies. Ce qu’ils ont vécu a fait d’eux ce qu’ils sont aujourd’hui et a inspiré leurs oeuvres. C’est la terrible ironie et cruauté de la vie.
Le message caché derrière ces histoires, c’est quand même quelque chose : Vampyre et Frankenstein.

4 commentaires sur « Cinéma Time : Mary Shelley »

  1. Un film vraiment intéressant (merci de m’avoir rappelé de le regarder) mais avec lequel je reste un peu sur ma faim. Au final, on voit très peu Mary écrivaine, le réalisateur préférant se concentrer sur sa romance avec Shelley. Je ne sais pas si c’est le meilleur choix qu’il ait pu faire… Mais c’est clairement un film à voir pour les amoureux des films en costume et du XIXe siècle anglais.

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