Cinéma Time : Le vent se lève & Mustang

Résumé :
Irlande, 1920. Des paysans s’unissent pour former une armée de volontaires contre les redoutables Black and Tans, troupes anglaises envoyées par bateaux entiers pour mater les velléités d’indépendance du peuple irlandais. Par sens du devoir et amour de son pays, Damien abandonne sa jeune carrière de médecin et rejoint son frère Teddy dans le dangereux combat pour la liberté…

Le vent se lève est un film de 2006, il a déjà 12 ans, et je ne l’avais pas encore vu, mais il n’est jamais trop tard voyons 😉

Mon avis/mes impressions :

La première fois que j’ai croisé ce film se fût en cherchant le Ghibli de Miyazaki.
Je m’étais dit qu’un jour il me faudrait l’essayer sans en faire une priorité
Et voici qu’Arte dans cette semaine de folie (au vu de ce qu’il y a à tester) nous le propose.

La réalisation était certes lente mais ça n’empêche pas le film d’être bon, puissant, émouvant, avec des scènes dures mais nécessaires, et de nous mettre au bord des larmes.
Cillian Murphy qu’on aura déjà vu dans d’autres films et série dont l’excellente Peaky Blinders est un plaisir à retrouver. Il joue très bien, et il incarne une personne réfléchie
et attachante.
Damien n’est pas un homme d’action, contrairement à son frère Teddy, il se destine à être médecin, et il est amoureux d’une irlandaise. Mais son pays va l’obliger à oublier un temps ces aspirations. Bien que tout le monde l’appelle docteur, et que son aide peut s’avérer bien nécessaire. Il se reproche même d’avoir des idées, mais d’avoir plus de mal à passer à l’action, mais à chacun ses atouts.
Et en même temps en voyant ce qu’il se passe dans son pays, à des gens qu’il connaît, à qui il tient, il décide de se joindre à la bataille.
C’est absolument atroce de voir la façon dont les anglais traitent les irlandais, ce qu’ils disent, comme ils les font s’aligner, persécuter. Un grand sentiment d’injustice bouillonne.
Damien ne peut plus rester simple spectateur en voyant ce qu’il advient de son pays.
On a souvent entendu parler des irlandais, de l’IRA, mais on a très peu abordé ce pan de l’Histoire, et dans nos cours encore moins, vu que ce n’était pas notre pays.
On sent comme toujours toute l’atrocité de la guerre, et de ceux qui ont eu moins de chances et d’opportunités dès la naissance.
Les décisions tout le long du film peuvent être très difficiles, leur lutte pour la liberté implique de se mouiller, d’agir, voire de tuer, d’oublier ses propres sentiments
personnels par moment pour suivre la ligne de conduite du clan choisi, et pour montrer qu’on ne s’en tire pas si facilement, qu’on ne trahit pas impunément.
Le film va s’avérer très ironique et terrible dans sa dernière partie. Les britanniques sont prêts à concéder certaines choses mais pas la totalité. Il y a alors plusieurs clans qui
s’opposent, certains veulent continuer la bataille et ne pas signer, d’autres veulent signer. Et là ils finissent par s’opposer entre eux, et c’est presque comme s’ils faisaient
comme les britanniques.
Les gens agissent selon leurs croyances.
Il y a également ce moment avec un tribunal qui est très marquant, ainsi que les arguments utilisés par toutes les parties.
On ne nous épargne rien, ni les décisions difficiles, ni les scènes de torture.
Mais malgré sa lenteur, les acteurs sont bons et touchants, l’horreur qui s’abat sur eux est comme toujours sans nom et infâme. Un film à voir sauf si c’est trop difficile pour vous.

Résumé :
Le film est présenté à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes 2015.
C’est le début de l’été. Dans un village reculé de Turquie, Lale et ses quatre sœurs rentrent de l’école en jouant avec des garçons et déclenchent un scandale aux conséquences inattendues. La maison familiale se transforme progressivement en prison, les cours de pratiques ménagères remplacent l’école et les mariages commencent à s’arranger. Les cinq sœurs, animées par un même désir de liberté, détournent les limites qui leur sont imposée

Mustang est un film de 2015.

Mon avis/mes impressions :

Mustang est une jolie surprise, il aborde la vie de jeunes femmes et soeurs, sans être lent. La réalisation est agréable et les 5 jeunes femmes dynamiques donnent tout l’intérêt à cette histoire. Par moment, on en oubliera ce qui gravite autour, tellement on est porté par leurs énergies, mais à d’autres cela nous reviendra de plein fouet.
Tout commence bien, elles sortent de l’école, elles sont toutes en uniformes. On pourrait croire des amies, mais ce sont des soeurs. Elle veulent profiter du beau temps, et rentrent
donc à pied. C’est la seule fois où on les verra à l’école.
On apprend qu’elles n’ont plus de parents et que c’est leur grand-mère qui les élève. Elles n’ont rien fait de mal à leur sens pour des filles de leurs âges, mais on sent le poids de la rumeur, de ce que des gens ont vu et colportés. Elle les punit une à une. Ensuite, on verra leur oncle, qui dit qu’elle a fait un mauvais travail d’éducation, devant lui néanmoins elle prend leurs défenses, il envoie même les plus âgées passaient un examen pour avoir un certificat de virginité.
Le temps de l’insouciance semble être déjà terminé, leur maison où sera aussi leur oncle se transforme de plus en plus en une prison, et elles ont de plus en plus de cours et d’activités pour être de parfaites fées du logis.
Les 5 soeurs sont assez fusionnelles, elles s’entendent bien généralement, ce qui n’évite pas les disputes. Elles passent pas mal de temps ensemble, mais ont parfois des activités
séparées. Leurs jeux sont fait d’amour, d’eau fraîche,de joie et de bonne humeur, surtout qu’on les a privé de pas mal de choses. Elles aussi maintenant ont des robes austères.
Pourtant elles ne perdent pas leurs joies de vivre, leurs énergies, elles jouent même sur les codes.
On voit beaucoup de femmes autour d’elles portaient un foulard pour cacher les cheveux, mais ni les soeurs ni leur grand-mère n’en portent.
C’est très étrange de voir les adultes autour d’elles s’affairer, puis faire des rencontres pour préparer leurs mariages. Ce sont les parents qui décident pour leurs filles, ou du moins la famille. Leur grand-mère leur dit avoir été mariée jeune aussi et qu’on apprend à aimer son mari, ce parfait inconnu, auquel il faudra se donner la nuit de noce, et remettre le drap à sa famille avec le sang pour prouver l’avoir fait et assurer la virginité de la jeune fille. Leur oncle les traite de dépravées, et si jamais elles n’étaient plus vierges quelle honte et on ne pourrait plus les marier.
Si l’une d’elle à quelqu’un en vue, mais alors il faudra déjà que la famille de son amoureux demande sa main, l’autre pas et elle se retrouve avec un inconnu où la famille observe leur rencontre et à peine se regardent ils disent qu’ils se plaisent bien. Tout cela se passe en Turquie, mais ce n’est pas sans rappeler les mariages arrangés dans le temps dans notre propre culture.
La plus jeune, Lale, observe cela, elle ne comprend pas encore l’amour, mais elle voit bien qu’on force ses soeurs à se marier, à partir de la maison, qu’on les prive de leurs libertés, et elle tient plus que tout a sa liberté. Tout comme elle voit qu’elle peut de moins en moins sortir de chez elle.
Certaines rencontres sont comme magique et des liens étranges se nouent. Elles sont plutôt débrouillardes.
A un moment il se passe quelque chose, et pourtant plus personne n’en disctutera, c’est comme si ça ne s’était jamais passé. C’est un peu un effet et sentiment global, comme si tout cela était parfaitement normal.
Il nous manque des explications, des liens, mais ces jeunes femmes portent le film, on a de beaux paysages, on s’attache. Cela rappelle aussi combien la liberté est précieuse.
D’ailleurs c’est un peu pareil, une fois mariée, on ne revoit plus vraiment les autres jeunes femmes et comment cela se passent pour elles.
On voit également cette soif de liberté qui les poussent à un moment donné à tenter quelque chose, même s’il n’y a qu’une seule qui s’intéresse vraiment à là où elles vont se rendre.

Tous les 2 ont été diffusés par Arte cette semaine et sont disponibles sur son replay. On peut saluer le fait qu’Arte mette des films en replay, une très bonne initiative.
Mustang est uniquement disponible en vostfr, vous entendrez donc une langue à laquelle la plupart d’entre nous ne sont pas habitués.
Cette fois-ci, cela me semble bien plus justifiés qu’ils ont eu un prix.
Ce sont 2 films à voir chacun dans leur genre, ne serait-ce que pour la culture.

Ces 2 films sont une ode à la liberté.

Un commentaire sur « Cinéma Time : Le vent se lève & Mustang »

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