Cinéma Time : Pentagon Papers

Histoire :
En 1971 éclate aux Etats-Unis l’affaire des « Pentagon Papers », vaste fuite de renseignements liés à la Guerre du Vietnam. Les documents rendus publics par le Washington Post éclaboussent alors la classe politique US de l’époque.

Déjà, Meryl Street et Tom Hanks y sont magistraux, un régal !
Sortir un journal, c’est aussi quelque part assurer le show, mais pas n’importe comment non plus, on se doit de se renseigner, y être crédible, mais il faut également appâté le lecteur et le fidéliser au journal si possible.
Le film met en avant plusieurs choses intéressantes : le risque, le droit à la vérité sans nuire à la nation, une femme au pouvoir. Beaucoup de gens gravitent autour d’eux, c’est tout un travail de sortir le journal à l’heure chaque matin, et parfois il y a aussi des décisions difficiles à prendre. Passionnant. Il m’a manqué le truc en plus, mais il reste un superbe film à voir.

Les papiers du Pentagone, des papiers confidentiels qui sortent. Seulement, on y apprend que la guerre du Vietnam est une vaste blague, et que depuis longtemps ils savaient que ça ne servirait à rien, mais ne voulait pas affronter la honte, l’humiliation de se retirer, en attendant plein de famille sont brisées car leurs fils, maris, fiancés, frères partent faire la guerre du Vietnam.
Le New York Times est le premier à sortir l’information, à avoir accéder à l’information. Mais le gouvernement s’en mêle très vite sous prétexte de trahir son pays.
Ben Bradlee travaille au Post dans un poste bien placé, il est à fond dans son travail, restituer l’information, il est mal vu par une partie du conseil d’administration. On voit mal le fait que Kay l’ait embauché. Et s’il avait ce rapport le publierait-il ? Enfin ferait-il un article dessus ? Et comment se le procurer ? Qui a fait fuiter ce rapport ?
Kay Graham dirige le Post, au cours des années elle s’est attachée à ce journal qui appartient à sa famille. Il n’était pas prévu qu’elle le dirige, mais son mari est mort, et elle a pris sa succession. Cela a été très mal vu par une partie du conseil d’administration qu’une femme prenne la direction du journal. Pour eux, elle n’y a ni sa place ni les compétences requises. Et pourtant, c’est toujours elle qui a le fin mot de l’histoire pour le moment. Son journal ne va pas très bien, les ventes ne sont pas florissantes, ils envisagent de le faire entrer en Bourse pour renflouer les caisses. Mais si jamais, elle accepte de diffuser cette information sensible, elle mettra tout ce qu’elle a mis des années à construire en grand danger.

Kay Graham est une femme formidable, qui tente au mieux de faire la part des choses. Au cours de sa vie, elle a connu pas mal de gens bien placés. 
C’est très intéressant et prenant de voir le journal fonctionnait : les coursiers, la recherche d’informations, la transmission, la rédaction, la correction, l’envoi à l’imprimerie, etc. Il n’y a pas encore toute l’évolution technologique d’aujourd’hui.
On pose aussi la grande question de la liberté de la presse et du droit à la vérité.

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