Cinéma Time : Florence Foster Jenkins

Résumé :
L’histoire vraie de Florence Foster Jenkins, héritière new-yorkaise et célèbre mondaine, qui n’a jamais renoncé à son rêve de devenir une grande cantatrice d’opéra. Si elle était convaincue d’avoir une très belle voix, tout son entourage la trouvait aussi atroce que risible.
(Source : Allociné)

Fiche du film sur SB

Mon avis/mes impressions :
Un film étonnant, détonnant, et non dénué d’intérêt. Il sort des sentiers battus. Meryl Streep qui incarne Florence Foster Jenkins et Hugh Grant qui interprète St Clair Bayfield sont un régal à suivre. On peut se poser la question du bien fondé de taire ainsi la vérité et si cela peut continuer pour toujours. On s’en met plein la vue, mais nos tympans souffrent. Avoir la passion suffit-il ? La différence entre la réalité et les apparences c’est vraiment quelque chose et donne une drôle d’impression.

Florence Foster Jenkins aurait pu me paraître détestable à se prendre pour une diva. Mais il n’en est rien, on peut admirer son courage de ne jamais abandonner, elle a vraiment cette passion dans le sang, si bien que ça paraît bien cruel qu’elle n’a pas la voix qui va avec.
J’imagine également sans peine que si elle n’avait pas été aussi riche, ce jeu n’aurait guère durée.
Mais plus j’apprenais à la connaître, plus elle était attachante. Elle a eu des malheurs inattendus dans son histoire, et elle fait preuve de gentillesse, bienveillance, sans se prendre de haut en allant rendre visite à son pianiste.
D’ailleurs, lui est tout nouveau, il ne va pas en revenir de ses yeux; c’est une aubaine d’avoir un salaire correct mais également une mise en danger s’ils se produisent sur une grande scène.
Elle a également eu beaucoup de chance de croiser St Clair Bayfield, d’être avec lui, mais voilà à un moment on se demande si on a bien vu, la situation est très compliquée, les sentiments aussi, mais il se plie vraiment en quatre pour elle, et pour la protéger de ses frasques. Son domicile subjugue, ils sont dans une sorte d’hôtel particulier. Quel standing !

Elle a vraiment l’air d’aimer cela, et quand elle a la drôle d’idée de se produire sur une grande scène, c’est avant tout pour remonter le moral des soldats. Seulement, ce n’est plus la même ambiance, le même peuple, et s’ils rient tous d’un coup ? Comment St Clair pourra-t-il la protéger cette fois ci, tout canaliser ? Ce n’est plus une de ces représentations avec gens triés sur le volet.

Je me suis demandée si certains pouvaient entendre autre chose, un son mélodieux, alors que la plupart, moi y compris, se font briser les tympans ? C’est vraiment quelque chose, et pourtant elle a un professeur à domicile et tout.
Le décalage entre la vérité, ce que lui disent les gens et ce qui est vraiment est tellement frappant, étrange, saisissant. Un peu comme si elle était protégée dans son petit cocon à se croire vraiment douée, et ce n’est pas faute d’essayer, le vouloir, avoir la passion.
Même si quand elle parle du nombre d’heures qu’elle y passe dans la journée comme si c’était quelque chose de grand, d’exceptionnel, prête à sourire.
Vous aussi, même sas vouloir être méchant, vous risquez d’avoir quelques crises de rires.

La période est celle des trentes Glorieuses avec les zazous, et plein d’autres choses. Kathleen va vous entraîner dans la danse (je vous laisse découvrir qui elle est).
Le pianiste Cosme McMoon est attachant, on découvre un peu tout ce petit monde et son fonctionnement à travers ses jeunes yeux.

C’est une biographie. C’est vraiment bien ces derniers temps tout ce que le « cinéma » nous fait découvrir, ces gens inconnus.

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2 commentaires sur « Cinéma Time : Florence Foster Jenkins »

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